Beziehungen zur Uno und zu den internationalen Organisationen mit Sitz in der Schweiz. Bericht 2004
(04.037)- Redetext
- RedetextMicheline Calmy-Rey(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Je voudrais tout d'abord remercier le président de la Commission de politique extérieure, Monsieur Peter Briner, pour le rapport qu'il vient de faire.
Notre adhésion aux Nations Unies nous a donné des moyens nouveaux pour défendre nos intérêts et réaliser les objectifs de notre politique étrangère. Au cours de l'année écoulée, nous avons pu affiner le profil de la Suisse au sein des Nations Unies et le présenter comme celui d'un pays actif dans l'organisation, attaché au multilatéralisme, attaché au développement du droit international, à la recherche de solutions concrètes et sans agenda caché. La Suisse ne participe pas à un quelconque "bloc", la Suisse est un pays indépendant et neutre. Cette situation fait qu'au sein des Nations Unies, l'appui de la Suisse - du fait de sa crédibilité - à différents projets est recherché.
J'ai pu vérifier lors de mon passage à New York le crédit que l'on accorde à notre pays. J'ai pu avoir des discussions avec les membres du panel qui a été mis en place par le secrétaire général des Nations Unies pour faire des propositions de réformes de l'institution. Je leur ai présenté les résultats du travail du groupe d'experts, dirigé par la Suisse, sur le droit de la légitime défense et les propositions de notre pays en matière de réforme de la Commission des droits de l'homme. Il y a eu un intérêt très certain du panel pour la proposition de la Suisse de créer un conseil des droits humains.
L'entrée de notre pays dans les Nations Unies a, de fait, changé une chose: nous devons nous engager de façon plus importante qu'auparavant dans tous les domaines d'activité des Nations Unies et nous devons prendre des positions. Cela demande la capacité de participer à des rencontres multiples en dehors de séances formelles, aux discussions des différents membres des Nations Unies.
Je suis convaincue que nous avons réussi notre mutation. La Suisse jouit, encore une fois, d'une bonne réputation et d'une crédibilité certaine parce qu'elle sait défendre ses intérêts tout en participant de façon constructive à la recherche de solutions. Elle sait aussi assumer des responsabilités particulières, notamment dans le domaine du droit international humanitaire.
Le rôle de la Suisse est apprécié, nous le voyons au travers de la nomination du professeur Nicolas Michel à l'un des postes les plus importants dans l'équipe rapprochée du secrétaire général. Le travail d'Adolf Ogi, comme conseiller spécial pour le sport au service de la paix et du développement, est très apprécié, de même que le travail de la représentante spéciale du secrétaire général en Géorgie, Madame l'ambassadrice Heidi Tagliavini. La présence de Kofi Annan, notamment lors de la remise du cadeau de la Suisse aux Nations Unies, marque la sympathie qui est éprouvée à l'égard de la Suisse. La Suisse préside également plusieurs groupes de travail comme le Mine Action Support Group et le Working Group on Marking and Tracing of Small Arms and Light Weapons. Une autre marque de reconnaissance de taille, plus récente celle-là, vient d'être obtenue par la Suisse avec succès - conjointement avec la ville de Rome et à l'issue d'une candidature commune: elle accueillera, à Genève, le secrétariat de la Convention de Rotterdam.
Donc, notre pays est apprécié, reconnu, et aussi, dans ce sens-là, vous me permettrez de citer le mandat qui a été donné à la Suisse par l'Assemblée générale des Nations Unies au sujet du mur édifié dans les territoires palestiniens occupés. Là, la Suisse aura une tâche difficile - qui, bien sûr, marque la crédibilité dont jouit la Suisse: savoir comment mieux appliquer le droit international humanitaire dans les territoires occupés et rendre l'organisation plus efficace.
Monsieur Reimann, concernant le représentant spécial, Monsieur Jean Ziegler, qui a été nommé par le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, je viens de me renseigner pour savoir si la Suisse avait soutenu cette candidature ou pas. On m'a dit que non puisque cela a été véritablement une nomination par le secrétaire général des Nations Unies. Le poste n'est pas financé par la Suisse et le mandat de Monsieur Jean Ziegler se termine en 2006.
Pour ce qui concerne maintenant la dernière question que vous avez posée, à savoir la position de la Suisse sur la question de l'élargissement du Conseil de sécurité, nous estimons, premièrement, que la composition du Conseil de sécurité n'est plus suffisamment représentative et devrait mieux refléter les changements géostratégiques de ces dernières années. Nous pensons, deuxièmement, qu'il appartient en premier lieu aux groupes régionaux de se mettre d'accord sur les éventuels candidats de chaque région qui pourraient être admis au sein du conseil en tant que membres permanents ou semi-permanents. Sur ce plan, nous attendons les propositions du panel nommé par le secrétaire général des Nations Unies pour la fin de l'année.
La Suisse est en outre opposée à ce que l'on accorde le droit de veto à plus de membres ou à son renforcement. La Suisse a demandé au contraire que les membres du Conseil de sécurité utilisent ce droit de veto avec circonspection et s'expliquent sur l'utilisation de ce droit. Pour ce qui concerne le soutien de la Suisse à l'Allemagne, le président de la Confédération a exprimé sa sympathie à l'égard de la candidature allemande au sein du Conseil de sécurité. Pour le reste, il appartient aux groupes régionaux de se prononcer avant tout sur les éventuels candidats qui appartiennent à ces mêmes groupes.
- RedetextMaximilian Reimann(Schweizerische Volkspartei)Schweiz
Auch ich habe diesen Bericht über die Aktivitäten der Schweiz als nun Vollmitglied der Vereinten Nationen mit Interesse zur Kenntnis genommen, und ich kann mich weitgehend der Beurteilung durch unseren Kommissionspräsidenten anschliessen - mit folgender Ergänzung: Ich danke Ihnen, Frau Bundesrätin, dass Sie uns die Vergleichszahlen betreffend unsere Kosten und Pflichtbeiträge vor und nach dem Uno-Beitritt ohne Verzug noch nachgeliefert haben. Entnehmen Sie aus diesem Dank, dass wir - zumindest aber ich als seinerzeitiger Urheber der ständerätlichen Empfehlung zur Kostenneutralität - stets volle Transparenz über unsere Uno-Ausgaben haben wollen. Ich bedanke mich auch bei unserem Kommissionspräsidenten, dass er seinerseits diesen aus meiner Sicht doch recht wunden Punkt aufgegriffen hat.
Es ist nämlich schon im ersten Ganzjahr unserer Vollmitgliedschaft deutlich mehr Geld ausgegeben worden, als uns seinerzeit in der Beitrittsbotschaft vom Dezember 2000 in Aussicht gestellt wurde. Ich möchte nun wegen dieser 7 Millionen Franken Mehraufwand nicht, wie man so sagt, päpstlicher sein als der Papst, aber als seinerzeitiger Befürworter des Uno-Beitrittes, der deswegen auch recht viel Kritik auf sich nehmen musste, möchte ich schon die Gewähr haben, dass die damaligen Kostenversprechen des Bundesrates heute und in Zukunft auch eingehalten werden. Deshalb hoffe ich nochmals auf unsere Empfehlung vom Jahr 2001, mit der wir einstimmig eine zumindest relative Kostenneutralität verlangt hatten.
Dann noch kurz zu einem anderen Aspekt, den der Präsident auch angeschnitten hat und zu dem Sie mir, Frau Bundesrätin, an unserer Sitzung der Aussenpolitischen Kommission vom 19. August 2004 noch nicht abschliessend Antwort geben konnten: Es ging mir damals unter dem Thema Schweizer Staatsangehörige in Uno-Diensten um die Person des Uno-Sonderberichterstatters für das Recht auf Nahrung, um unseren ehemaligen Nationalratskollegen [PAGE 641] Jean Ziegler. Herr Ziegler missbraucht gemäss der privaten Organisation United Nations Watch sein Amt, indem er krass das Prinzip der Unparteilichkeit verletzen soll, insbesondere mit Verbalattacken gegen Israel. Gerade die welsche Presse berichtete diesen Sommer ausführlich über diese Vorwürfe. Auch wenn United Nations Watch Israel und den USA näher steht als der palästinensischen Seite, veranlassten mich die Vorwürfe an die Adresse von Herrn Ziegler doch zur Frage an Sie, Frau Bundesrätin, ob Herr Ziegler seinerzeit mit Unterstützung des Bundesrates in dieses Amt berufen worden ist und ob er von der Schweiz mitfinanziert wird. Ihre damalige Antwort war, die Berufung von Herrn Ziegler sei zu einem Zeitpunkt erfolgt, als Sie noch nicht Mitglied des Bundesrates gewesen seien, und gemäss Ihrem damaligen Wissensstand beziehe Herr Ziegler keine Entschädigung seitens der Schweiz.
Ich bitte Sie, diese zögerliche Antwort vom 19. August 2004 heute zu bestätigen, wenn Sie es können. Denn ich hätte grösste Bedenken, wenn ein Schweizer Staatsangehöriger in offiziellen Uno-Diensten unserem Land auf der Weltbühne schaden und dafür erst noch vom Bund bezahlt würde. Ich denke in diesem Zusammenhang auch an Ihre von mir voll und ganz unterstützte nahöstliche Friedensmission im Rahmen der so genannten Genfer Initiative. Es wäre fatal, wenn sich ausgerechnet da ein anderer Genfer als Störenfried betätigen würde. So wird Jean Zieglers Engagement im Nahen Osten von Israel und den USA nun einmal empfunden. Ich habe mir erlaubt, Ihnen dieses Anliegen heute auch noch öffentlich kurz in Erinnerung zu rufen.
Noch eine letzte Frage, Frau Bundesrätin, aus aktuellem Anlass: Wie ist es nun mit der Unterstützung der Schweiz gegenüber Deutschland, das einen festen Sitz im Uno-Sicherheitsrat erhalten möchte? Da haben wir vom Bundesrat jüngst unterschiedliche Signale erhalten. Bundespräsident Deiss sicherte dem deutschen Bundeskanzler Schröder in Zürich kürzlich die volle Unterstützung durch die Schweiz zu. Sie hingegen haben diese Aussage relativiert: Ein solcher Entscheid sei im Bundesrat nicht gefällt worden. Was also gilt, Frau Bundesrätin? Nehmen Sie bitte die Gelegenheit wahr, uns heute klaren Wein einzuschenken.
- RedetextPeter Briner(FDP.Die Liberalen)Schweiz
Der Bundesrat unterbreitet dem Parlament mit dieser Vorlage seinen zweiten Bericht über die Zusammenarbeit der Schweiz mit der Uno und den internationalen Organisationen mit Sitz in der Schweiz. Die Präsenz der Schweiz in der Uno wurde im vergangenen Jahr verstärkt. Im Bericht sind verschiedene Erfolge aufgeführt. Der Bundesrat ist der Ansicht, dass die Schweiz im zweiten Jahr ihrer Mitarbeit als Uno-Mitglied die meisten ihrer Ziele erreicht hat. Er weist aber auch darauf hin, dass die Bilanz der Uno-Reformen immer noch gemischt ausfällt und dass die Anstrengungen in diesem Bereich weiterzuführen sind.
Der zweite Bericht präsentiert die Erfahrungen der Schweiz seit März 2003. Auf Wunsch des Parlamentes enthält er ein besonderes Kapitel über die Reform der Uno und den schweizerischen Beitrag in diesem Prozess. Das vergangene Jahr stellte für die Uno eine schwierige Periode dar. Es war geprägt durch die militärische Besetzung Iraks und deren geopolitische Auswirkungen. Der Irak-Krieg spaltete die internationale Gemeinschaft und liess die Uno vorübergehend marginalisiert erscheinen. Die bewaffnete Intervention durch eine Koalition von Ländern unter Führung der Vereinigten Staaten löste in der Schweiz wie in weiten Teilen der Welt eine intensive Diskussion über die Rolle und den Nutzen der Uno aus. Zwar konnte die Uno diesen Krieg nicht verhindern, doch hatte sie sich auch nicht für ihn instrumentalisieren lassen. Ein Jahr nach der militärischen Intervention im Irak zeigt die Komplexität der Situation allerdings auf, dass die multilateralen Institutionen nach wie vor eine zentrale Rolle spielen sollten. Die Irak-Krise veranlasste zahlreiche Mitgliedländer, ihr Festhalten am Multilateralismus zu bekräftigen. Sie führte zudem zu einer Debatte über die kollektiven Handlungsinstrumente und verlieh den Anstrengungen über die Reform der Uno neue Aktualität. Die Uno wurde schwer getroffen durch das Attentat im August 2003, bei dem der Sonderbeauftragte Sergio Vieira de Mello sowie mehrere Uno-Mitarbeiter in Bagdad getötet wurden.
Der Bundesrat setzte sich entsprechend seinen Schwerpunkten im vergangenen Jahr besonders für die Stärkung der Rolle der Uno und für die Fortführung der Reformen ein. Die Umsetzung der Millenniums-Entwicklungsziele und die Förderung der menschlichen Sicherheit bildeten die beiden anderen Schwerpunkte. Die Schweiz lancierte in diesen Bereichen verschiedene Initiativen. Die Schweiz trug zu den Reformarbeiten bei, indem sie in Genf einen Expertenworkshop über das Recht auf Selbstverteidigung und die Stärkung der kollektiven Handlungsinstrumente organisierte. Sie legte, ausgehend von einem Bericht von Walter Kälin, Professor an der Universität Bern, eine Reihe von Vorschlägen zur Reform der Menschenrechtskommission vor. Sie beteiligte sich zudem an den Diskussionen über die Revitalisierung der Generalversammlung mit dem Ziel, dieser wieder die zentrale Position einzuräumen, die ihr laut Charta [PAGE 640] zukommt, und zwar durch eine Stärkung ihrer Autorität und ihrer Rolle in der Organisation und durch eine Vereinfachung und Koordination ihrer Arbeitsmethoden. Diese Vorschläge zielen ab auf eine Verbesserung der Zusammenarbeit zwischen Sicherheitsrat, Wirtschafts- und Sozialrat und Generalversammlung und eine bessere Wahrung der Kontinuität beim Wechsel der Präsidentschaft.
Die Frage einer Reform des Sicherheitsrates ist dornenvoll. Zur Debatte stehen eine Veränderung der Zusammensetzung und die Regelung des Vetorechtes. Was das Vetorecht anbetrifft, so erscheint dessen Abschaffung illusorisch und wahrscheinlich auch nicht sinnvoll. Die Schweiz hat einen Vorschlag unterstützt, dass ein Veto nur in Fällen eingelegt werden darf, in denen ein fundamentales Interesse eines ständigen Mitglieds berührt wird. Der letztjährige Bundespräsident regte zudem in seiner Ansprache vor der Generalversammlung an, dass jedes ständige Mitglied, das von seinem Vetorecht Gebrauch mache, dieses vor der Generalversammlung begründen müsse.
Die Schweiz setzte sich sowohl in ihren bilateralen Programmen wie auch in multinationalen Institutionen für die Umsetzung der Millenniums-Entwicklungsziele ein. Besonders erwähnenswert ist dabei die Übernahme der Präsidentschaft des Unicef-Verwaltungsrates durch die Schweiz. Auf Wunsch des Parlamentes wird der Bundesrat 2005 einen besonderen Bericht über die Umsetzung der Millenniums-Entwicklungsziele vorlegen.
Im Bereich der menschlichen Sicherheit ist insbesondere die Schaffung einer Arbeitsgruppe zu erwähnen, die ein internationales Instrument zur Identifizierung und Rückverfolgung von Kleinwaffen und leichten Waffen ausarbeiten soll. Die Schweiz gehörte zu den Ländern, die diese Initiative lancierten, und sie konnte auch die Präsidentschaft dieser Arbeitsgruppe übernehmen. Im Weiteren präsidiert die Schweiz auch die Mine Action Support Group für die Jahre 2004 und 2005.
Der Bericht behandelt auch die letzten Entwicklungen in der Gaststaatpolitik und führt die wichtigsten Treffen und Konferenzen auf, die in der Schweiz abgehalten wurden. Dazu gehören der Weltgipfel über die Informationsgesellschaft, die 28. Internationale Rotkreuz- und Rothalbmondkonferenz sowie die Verhandlungen über die Wiedervereinigung von Zypern auf dem Bürgenstock. Im Rahmen ihrer Neutralitätspolitik stellt die Schweiz also nach wie vor ihre Guten Dienste zur Verfügung. Da sie keine politischen Bedingungen stellt, geniesst sie dabei auch noch immer eine hohe Glaubwürdigkeit. Als Sitzstaat internationaler Organisationen hat die Schweiz besondere Verpflichtungen. Dazu gehören die Gewährung von so genannten Privilegien und Immunitäten und die Übernahme einer besonderen Verantwortung auf dem Gebiet der Sicherheit.
Dass die Schweiz bei der Uno nun voll dabei ist, zeigt sich auch anhand der von Schweizern besetzten Positionen. Die meisten Kandidaturen im Berichtsjahr waren erfolgreich, und die Schweiz konnte mehrere wichtige Ämter übernehmen. Im vergangenen Jahr präsidierte die Schweiz, neben dem Verwaltungsrat von Unicef, auch die Uno-Kommission für soziale Entwicklung sowie den UNHCR-Exekutivausschuss. Zudem wurde die Schweiz in den Verwaltungsrat des Entwicklungsprogramms der Uno (UNDP) und des Bevölkerungsfonds der Uno (UNFPA) gewählt. Abgerundet werden diese Besetzungen durch die Ernennungen von Daniel Keuerleber-Burk, dem Direktor von Meteo Schweiz, in den Exekutivrat der Weltorganisation für Meteorologie (WMO) und von Professor Georges Malinverni ins Uno-Komitee für wirtschaftliche, soziale und kulturelle Rechte. Auch der Einsitz der Schweiz in den Exekutivrat der Unesco konnte erreicht werden. Die Wahl von Professor Nicolas Michel zum Advisor for Legal Affairs and UN Legal Council durch Kofi Annan ist Ausdruck besonderer Wertschätzung dieser überzeugenden und hoch qualifizierten Persönlichkeit.
Der Bericht fand in der Kommission breite Zustimmung. Zu Diskussionen Anlass gab die etwas undifferenzierte Betrachtung der NGO, die natürlich z. B. im humanitären Bereich hier dazugehören. Als politische Akteure haben sie indessen keine demokratische Legitimation. Die redaktionelle Reihenfolge in Kapitel 2.5 auf Seite 3906 des Berichtes etwa, wo die NGO und der Privatsektor vor den Parlamenten aufgeführt werden, sorgte bei den Kommissionsmitgliedern kaum für Belustigung.
Auf den Sonderberichterstatter der Uno für das Recht auf Nahrung, Jean Ziegler, geht der Bericht mit keiner Zeile ein. Seine Verlautbarungen wurden in der Kommission kurz, aber kontrovers diskutiert. Auch vom Sonderbotschafter für Sport, alt Bundesrat Adolf Ogi, ist in diesem Bericht keine Rede, und auch in der Kommission kam er nicht zu dieser Ehre.
Im Anhang 1 des Berichtes ist die Entwicklung des Pflichtbeitrages der Schweiz an die Uno aufgeführt. Dieser vermag allerdings keinen transparenten Vergleich herzustellen, der uns in die Lage versetzen würde zu prüfen, ob das Postulat aus dem Ständerat nach Kostenneutralität eingehalten werden konnte. Frau Bundesrätin Calmy-Rey sicherte uns eine neue Übersicht zu. Diese haben wir erhalten. Sie sieht unter dem Strich wie folgt aus: Der Pflichtbeitrag pro 2003 beträgt 75,5 Millionen Franken, für 2004 sind es 81,5 Millionen Franken. Nach Abzug des Beitrages, den wir als Beobachter hätten bezahlen müssen, lauten die Beiträge: 67,4 Millionen für 2003 und 74,3 Millionen Franken für 2004. Zu bemerken ist hier, dass die Beiträge für 2004 noch nicht vollständig abgerechnet sind und deshalb auf einer vorläufigen Annahme beruhen. Die Erhöhung vom Jahr 2003 auf das Jahr 2004 um rund 7 Millionen Franken ist dadurch begründet, dass für friedenserhaltende Operationen rund 9 Millionen Franken mehr zu leisten waren, währenddem das reguläre Uno-Budget rückläufig war. Immerhin ist auch zur Kenntnis zu nehmen, dass der Beitragssatz der Schweiz von 1,274 Prozent auf 1,197 Prozent für 2004 gesenkt wird.
Mit diesen Bemerkungen danke ich dem Bundesrat für den Uno-Bericht 2004, dessen hohe Qualität von der Kommission trotz den wenigen kritischen Fragen oder Feststellungen nicht infrage gestellt wird.
- Redetext
- RedetextMicheline Calmy-Rey(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Je croyais avoir répondu. J'ai répondu que le Conseil fédéral était d'avis qu'il convenait d'augmenter la représentativité du Conseil de sécurité, qu'il était donc d'accord avec l'augmentation du nombre de ses membres mais pas d'accord avec le renforcement du droit de veto. Implicitement, cela signifie que nous prenons des positions de principe, mais que nous n'avons pas à nous mêler des problèmes de l'Union européenne dans cette affaire.
- RedetextRemo Gysin(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Ich würde es als Anmassung empfinden, wenn ich jetzt anfangen würde, für den Bundesrat zu sprechen. - Sie sehen, dass Sie die Antwort von Frau Bundesrätin Calmy-Rey bekommen; ich denke, das ist besser so.
- RedetextGerhard Pfister(Die Mitte)Schweiz
Herr Gysin, ich stelle Ihnen die Frage in Ihrer Eigenschaft als Kommissionssprecher.
Herr Bührer und ich vermissten in Ihrer Antwort - und in der Antwort der Bundesrätin - eine Antwort auf unsere Frage zur Position des Bundesrates, was die Kandidatur Deutschlands für einen permanenten Sitz im Sicherheitsrat angeht.
Eine Frage an Sie: Kennen Sie die Position der Bundesrätin, oder können Sie diese Frage an die Bundesrätin weiterleiten?
- RedetextJacques-Simon Eggly(Liberal-Demokratische Partei)Schweiz
D'abord, j'aimerais dire qu'au moment de la campagne pour l'entrée de la Suisse dans l'ONU, la question de la neutralité avait été avancée, tant par les opposants que par les partisans. Or, indiscutablement, notre politique de neutralité n'a été en aucune manière altérée par notre participation depuis deux ans à l'ONU, bien au contraire! On pourrait même dire que l'esprit de la neutralité et de promotion de la paix et d'actions pour la paix a donné à la Suisse une crédibilité, l'a fait bénéficier d'une confiance qui s'est traduite par le fait qu'on lui a confié des mandats. Je crois qu'on peut dire aujourd'hui que la présence de la Suisse à l'ONU a totalement et parfaitement correspondu à sa politique de neutralité.
Monsieur Wobmann a dit tout à l'heure: "Au fond, la Suisse aurait pu faire tout autant en n'étant pas membre de l'ONU et je ne vois rien dans le rapport qui montre que sa participation et son adhésion à l'ONU lui ont donné des possibilités d'action supplémentaires." C'est une manière, Monsieur Wobmann, de dire qu'elle n'a pas pu faire moins! et que le fait d'être dans l'ONU depuis deux ans ne l'a pas empêchée d'être disponible pour des bons offices ou pour des actions d'intermédiaire. Par conséquent, les craintes qui avaient été exprimées à l'époque se sont révélées complètement infondées.
Mais la vérité et la réalité, c'est qu'au contraire, elle a pu faire bien davantage. Tout ce qui a été énuméré, notamment par Madame la conseillère fédérale Calmy-Rey tout à l'heure, le montre: croyez-vous vraiment que si nous n'avions pas été membres de l'ONU, nous aurions reçu un mandat, par exemple, pour évaluer la compatibilité du mur érigé par Israël avec le droit humanitaire? Probablement pas. Croyez-vous qu'en ce qui concerne la Commission des droits de l'homme, nous serions écoutés comme nous le sommes? Je crois vraiment que l'on peut dire que, dans sa fidélité à son action de toujours, la Suisse a maintenant des possibilités de poursuivre sa politique étrangère de manière bien plus efficace, dans son intérêt et dans l'intérêt de la communauté internationale.
Finalement j'aimerais, comme le rapporteur de langue allemande, dire que la commission a été impressionnée, mais vraiment impressionnée, par tout ce que le Conseil fédéral et ses diplomates ont pu accomplir, ont pu tenter depuis deux ans. Véritablement, c'était un défi pour la diplomatie suisse que cette entrée de la Suisse dans l'ONU. Ce défi a été vraiment relevé de manière remarquable.
La commission a considéré - avec les discussions qu'elle a eues, certaines réserves qui ont été émises, certaines inquiétudes qui ont été exprimées - qu'elle devait apporter ses félicitations, ses remerciements et son soutien relativement à la politique menée par le Conseil fédéral et par le Département fédéral des affaires étrangères à l'ONU.
Je vous invite à prendre acte du rapport dans ce même esprit.
- RedetextRemo Gysin(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Der Sprecher der SVP-Fraktion hat die Schweiz als in der Uno bedeutungslos heruntergestuft. Ich möchte Ihnen doch sagen, Herr Wobmann, die Uno wäre tatsächlich weniger ohne die Schweiz, und die Schweiz wäre auch weniger ohne die Uno. Das gilt nicht nur für die Schweiz, das gilt für jedes einzelne Land in der Uno, ob Vanuta oder China, auch wenn sie weltpolitisch nicht das gleiche Gewicht haben. Wir erkennen das Spannungsfeld zwischen hegemonialen Staaten, wie den USA, [PAGE 1535] und dem Völkerrecht. Aber gerade hier braucht es auch das Wirken aller Staaten als Gegenkraft.
Aber was Sie offenbar bisher nicht verstanden haben, wenn ich das so direkt ausdrücken darf, ist, dass es in der Uno nicht um die Frage des einzelnen Landes geht, sondern um die Gemeinsamkeit. Es ist das einzige Forum auf der Welt, in dem sich alle Länder - 191 Länder - treffen und gemeinsam nach Lösungen suchen. In dieser Gemeinsamkeit besteht das Besondere. Es ist bis zu einem gewissen Grad müssig zu fragen, was jetzt die Vermittlungsbemühungen der Schweiz bringen, welche sie im Verbund mit verschiedenen anderen Ländern unternommen hat. Das Herunterbrechen auf einzelne nationale Kosten-Nutzen-Rechnungen in solchen Zusammenhängen finde ich fragwürdig. Aber selbst wenn man fragt, was nun das Kosten-Nutzen-Verhältnis für die Schweiz ist, fällt die Antwort klar positiv aus; das sehen Sie, wenn Sie den Bericht lesen.
Wir haben in der APK eher kritischer diskutiert, als es hier zum Ausdruck kam, kritisch gegenüber der Uno, kritisch aber auch gegenüber dem Verhalten und dem Wirken des Bundesrates und unserer Botschaft. Es gibt Bereiche, wo wir in der Schweiz Schwierigkeiten haben. Die Kohärenz ist genannt worden, das ist auch ein schwieriges Gebiet. Es gibt Themen, die vom Bundesrat ein bisschen ausgeblendet werden, z. B. die Rechte der indigenen Völker. Aber insgesamt - das möchte ich unterstreichen - ist es grossartig, was der Bundesrat und unsere Botschafterinnen und Botschafter in diesen zwei Jahren in der Uno, mit der Uno, für die Uno und für unser Land erreicht haben; das ist ausserordentlich. Wenn wir die Bilanz ziehen, dann übertrifft das tatsächlich die Erwartungen z. B. der Initianten der Uno-Initiative.
Zusammenfassend: Die Schweiz hat ihren Platz in der Uno eingenommen. Wenn ich das als APK-Sprecher mit Gefühlen verbinden darf, dann löst das Gefühle der Dankbarkeit, auch ein wenig des Stolzes und der Ermunterung für Weiteres aus. Vielen Dank, Frau Bundesrätin, vielen Dank allen, die an diesem Fortschritt beteiligt sind.
Ich bitte Sie, den Bericht zur Kenntnis zu nehmen.
- RedetextMicheline Calmy-Rey(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Je voudrais remercier tout d'abord les rapporteurs, Messieurs Gysin Remo et Eggly, de la présentation du rapport qu'ils ont faite, et également les porte-parole des différents groupes pour leurs propos élogieux à l'égard du rapport.
Vous le savez, la sécurité des Suissesses et des Suisses repose sur deux piliers: la neutralité et la coopération internationale. La Suisse est neutre depuis 1648. C'était à l'époque une position très courageuse que d'affirmer que les armes ne seraient plus utilisées de façon agressive et de penser que la solution à un conflit interétatique pourrait normalement ne pas passer par les armes. C'était très courageux à une époque où les armes étaient considérées précisément comme un des seuls moyens pour trouver le chemin de la paix. Ce lien entre neutralité et politique de paix est plus d'actualité que jamais, car, pour les Suissesses et les Suisses, la meilleure façon de ne pas être touchés par un conflit, de ne pas en percevoir les conséquences, c'est d'empêcher qu'il ait lieu, de prévenir, de travailler à la médiation, de travailler avec des mesures de promotion de la paix, de lutter contre la pauvreté et de participer au développement du droit international et aussi du droit international humanitaire. En cela, la politique suisse de neutralité est active et constitue la base stratégique et idéologique de notre travail au sein des Nations Unies.
Le deuxième pilier de notre sécurité est la coopération internationale, et particulièrement aux Nations Unies. Les Nations Unies sont composées de 191 Etats, et ce que font les Nations Unies, ce qu'elles sont, est le résultat d'un processus de décision souvent long et difficile entre les 191 Etats membres de l'Assemblée générale des Nations Unies et les 15 membres du Conseil de sécurité. La force des Nations Unies repose sur cette capacité à permettre l'expression de différentes positions et d'en faire la synthèse. La force des Nations Unies est précisément cette universalité. Les Nations Unies sont le reflet du monde: quand le monde va bien, les Nations Unies vont bien, quand le monde va moins bien, les possibilités d'influencer la marche des choses se réduisent. C'est vrai que l'on voit aujourd'hui que le climat de la coopération internationale n'est pas au mieux de sa forme.
Aujourd'hui les Nations Unies sont confrontées à des défis sur trois plans:
1. Le système de sécurité collective est mis en cause par de nouvelles évolutions. Je pense au terrorisme, mais aussi au [PAGE 1534] potentiel de certains Etats instables ainsi qu'à l'interprétation extensive de la notion de légitime défense.
2. Il y a un lien avec ce que le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, a appelé la crise de solidarité: les conditions de vie de millions de personnes ne se sont pas améliorées ces dernières années. Le développement des pays du Sud est une priorité et doit être une priorité aussi pour notre pays.
3. Je l'ai dit, le climat de la coopération internationale est quelque peu difficile du fait qu'il faut se comprendre et essayer de se comprendre l'un l'autre, mais aussi du fait de la montée de la peur des uns envers les autres.
Pour la Suisse, son entrée aux Nations Unies a de fait changé une chose: nous devons nous engager, aujourd'hui, dans tous les domaines d'activité des Nations Unies et nous devons prendre des positions. Cela demande de gros engagements et aussi la capacité de participer à des rencontres multiples, et en dehors des séances formelles.
Je suis persuadée que nous avons réussi notre mutation. La Suisse jouit d'une bonne réputation et d'une crédibilité. Nous savons défendre nos intérêts et nous savons aussi participer de façon constructive à la recherche de solutions; nous savons aussi assumer des responsabilités particulières, par exemple dans le domaine du droit international humanitaire.
Le rôle de la Suisse est apprécié, nous le voyons au travers de la nomination du professeur Nicolas Michel à l'un des postes les plus importants dans le staff du secrétaire général. Le travail d'Adolf Ogi, comme conseiller spécial pour le sport au service du développement et de la paix, est très apprécié. Il en va de même du travail de notre représentante spéciale en Géorgie, Madame l'ambassadrice Heidi Tagliavini. La présence de Kofi Annan, notamment lors de la remise du cadeau de la Suisse aux Nations Unies, marque la sympathie qui est éprouvée à l'égard de la Suisse.
La Suisse préside également plusieurs groupes de travail comme le Mine Action Support Group et, en la personne d'Anton Thalmann, le Working Group on Marking and Tracing of Small Arms and Light Weapons.
Aujourd'hui, deux ans après l'entrée de la Suisse aux Nations Unies, il est temps de regarder vers l'avenir. Le renforcement de la sécurité collective, je l'ai dit, est un enjeu important et, sur ce point, la Suisse souhaite améliorer ses capacités, en augmentant ses efforts en faveur de la prévention des conflits, des mesures de promotion civile de la paix et de la sécurité humaine. Enfin, elle met l'accent sur le respect des droits humains dans les activités de prévention des conflits et de maintien de la paix. Là, la crédibilité se manifeste par le mandat que l'Assemblée générale des Nations Unies a donné à la Suisse concernant la barrière de sécurité construite par Israël.
Comme acteur, participant et Etat membre des Nations Unies, la Suisse contribue au processus de réforme. Nous espérons que le panel de personnalités mis en place par le secrétaire général donnera des signes clairs dans ce sens. Nous pensons que le temps est venu pour une réforme majeure du Conseil de sécurité et nous espérons des réformes aussi à la Commission des droits de l'homme. Nous avons proposé la création d'un conseil des droits humains qui serait, pour ce qui concerne les droits humains, sur le même plan que le Conseil de sécurité, institutionnellement parlant. Je suis très heureuse de voir que cette proposition a été fort bien accueillie par le panel, nommé par le secrétaire général, chargé de proposer des réformes.
Concernant la réforme du Conseil de sécurité, la Suisse a pris position clairement, à plusieurs reprises, contre le droit de veto. Nous avons souligné que le droit de veto était une forme de privilège, qu'il était exercé de manière peu démocratique et qu'il entravait la capacité d'action du Conseil de sécurité. Nous avons donc demandé que les membres permanents du Conseil de sécurité fassent preuve d'une plus grande retenue quand ils font usage du droit de veto et qu'ils s'en expliquent après coup devant l'Assemblée générale des Nations Unies.
La Suisse a aussi demandé que la composition du Conseil de sécurité soit élargie, mais en s'exprimant dans ce contexte contre la création de nouveaux sièges dotés du droit de veto. La position de la Suisse est oui à une meilleure représentativité du Conseil de sécurité par un élargissement du nombre de membres, non à un élargissement du droit de veto.
Vous pouvez vous poser la question de savoir pourquoi la Suisse ne demande pas tout simplement l'abolition complète du droit de veto. Celle-ci impliquerait une modification de la Charte des Nations Unies, qui nécessiterait l'accord de deux tiers des membres des Nations Unies et des cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Or, ces derniers ne sont pas prêts à abandonner ce droit de veto. Il faut savoir raison garder: là, je crois que la proposition n'aurait aucune chance de succès.
Un autre enjeu - j'y ai fait référence tout à l'heure - est sans conteste les "Millennium Development Goals", qui incluent au sein de l'ONU la discussion sur des nouveaux instruments financiers et la Suisse est prête à en parler.
En ce qui concerne le développement du droit international, nous nous engageons en faveur de la Cour pénale internationale, de la Cour internationale de justice, pour le renforcement des normes portant sur les droits humains. Nous porterons en particulier notre attention sur le nécessaire équilibre entre la lutte contre le terrorisme et le respect des droits humains.
De plus, nous comprenons les Nations Unies comme un centre de gouvernance globale et nous soutenons le renforcement de liens entre les Nations Unies et les institutions de Bretton Woods, partant de l'idée qu'on ne peut pas entretenir deux politiques de développement différentes pour des raisons d'efficacité. Par conséquent, il convient de définir précisément les rôles des uns et des autres. Bien sûr, nous appuyons l'ouverture des Nations Unies vers la société civile - je fais référence là à un rapport des Nations Unies - comme nous avons aussi soutenu d'ailleurs l'ouverture vers le secteur privé.
Pour ce qui concerne les coûts - la question m'a été posée -, lors de la campagne pour l'adhésion de la Suisse à l'ONU, le Conseil fédéral avait estimé que les coûts financiers additionnels résultant de notre passage du statut d'observateur à celui de membre s'élèveraient à environ 70 millions de francs suisses par année. Les contributions versées en 2003 correspondent à un montant additionnel d'environ 67 millions de francs et les prévisions pour 2004 à un montant additionnel de 74 millions de francs. Ce dernier montant s'explique principalement par l'augmentation importante du nombre d'opérations de maintien de la paix engagées par les Nations Unies. Ces montants correspondent à l'ordre de grandeur qui a été indiqué par le Conseil fédéral.
Bien sûr, la Suisse soutient la discipline financière: nous suivons avec attention l'utilisation des crédits inscrits aux budgets. La Suisse défend la rigueur financière, mais nous sommes également attentifs à ce qu'une telle rigueur financière ne s'exprime pas avec des conséquences négatives à l'égard de la Genève internationale.
Concernant la question qui m'a été posée au sujet de la torture: la Suisse a signé le Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Nous sommes en train de préparer sa ratification, mais celle-ci touchant à certaines compétences cantonales, il y a actuellement une concertation en cours avec les cantons.
Je vous remercie encore une fois pour le bon accueil que vous avez fait à ce rapport.
- RedetextGerold Bührer(FDP.Die Liberalen)Schweiz
Die Berichterstatter haben uns verdankenswerterweise ausführlich informiert. Deswegen kann und will ich mich kurz fassen. Die FDP-Fraktion verdankt den ausführlichen Bericht des Bundesrates und nimmt davon Kenntnis.
Wir sind ganz generell der Meinung, Frau Bundesrätin, dass es sehr wichtig ist, erst zwei Jahre nach dem Uno-Beitritt diese Informationspflicht, diese Transparenz Schweiz/Uno, als "hoch" einzustufen. Wir müssen nämlich realpolitisch davon ausgehen, dass die innenpolitische Akzeptanz dieser Weltorganisation wahrscheinlich immer noch nicht so hoch ist, wie man sich das vielleicht wünschen würde. Eine gute Öffentlichkeitsarbeit ist daher sehr wichtig.
Wir sind auch der Meinung, wenn wir über diese zwei Jahre Bilanz ziehen, dass es sich durchaus gelohnt hat, dieses Ja zum Uno-Beitritt zu erstreiten. Denn selbstverständlich wird diese Weltorganisation immer ein Spiegel der Realpolitik der Welt bleiben. Insofern wird auch die Uno nie idealtypisch funktionieren können. Deswegen aber sich irgendwie abzumelden oder deswegen diese Bühne der Weltpolitik nicht zu beschreiten wäre auch mit Blick auf unsere nationalen Interessen - und die sind eigentlich ein bisschen zu wenig angesprochen worden - falsch.
Im Beitrittsgesuch unseres Landes ist sehr viel Wert auf die Neutralitätserklärung gelegt worden. Wir haben diese Neutralitätserklärung auch im Vorfeld der Volksabstimmung, vor allem von unserer Seite, stark gewürdigt. Wenn ich nun den Bericht und den Leistungsausweis der Schweiz betrachte, dann kann man durchaus einen insgesamt positiven Schluss ziehen. Ich möchte vier Stichwörter erwähnen:
1. Zum Einsatz der Schweiz als Depositarstaat der Genfer Konvention für die Menschenrechte: Das ist bereits von vielen Rednern erwähnt worden, ich möchte hier nicht ausführlich werden. Ich glaube, gerade im Bereich der Menschenrechte hat es sich gezeigt und wird es sich auch in Zukunft zeigen, dass unsere einzigartige neutralitätspolitische Rolle durchaus ein Vorteil und nicht ein Nachteil ist und dass wir gerade den Bereich der Menschenrechte auch in Zukunft im Rahmen der Uno gut ausfüllen können.
2. Zur Disponibilität der Guten Dienste, unserer friedensvermittelnden Aktivitäten: Auch hier kann ich höchstens wiederholen, dass unsere neutralitätspolitische Karte ein gutes Fundament ist.
3. Zu den Reformen in der Uno: Sie sind von den Berichterstattern erwähnt worden. Hier müssen wir realistisch bleiben. Selbstverständlich würdigen auch wir das Engagement unseres Landes, des Bundesrates, in diesem Bereich. Aber wir dürfen die machtpolitischen Verhältnisse nicht ausblenden. Hier ist Selbstbescheidenheit wahrscheinlich das Richtige.
Es ist die Frage der Erweiterung des Sicherheitsrates aufgeworfen worden, die aufgrund der veränderten globalen Verhältnisse angebracht ist. Es ist die Frage erhoben worden, ob wir uns bezüglich des Problems einmischen sollten, wer diesen Sitz innerhalb der Europäischen Union innehalten sollte. Die Bundesrätin ist aufgefordert worden, dazu Stellung zu nehmen.
Frau Bundesrätin, wir von der FDP-Fraktion sind klar der Meinung, dass es nicht mit unserer bewährten Neutralitätspolitik vereinbar wäre, wenn wir uns in diese Frage explizit einmischen würden. Ich bin gespannt auf Ihre Antwort. Sie konnten in den Medien verfolgen, wie allein schon innerhalb der Europäischen Union die Fetzen fliegen, wie selbst hier die Machtspiele um den Sitz im Sicherheitsrat laufen. Es wäre ein Bärendienst an unserer einzigartigen neutralitätspolitischen Rolle, wie ich sie erwähnt habe, wenn wir uns hier zum Fenster hinauslehnen würden.
4. Zur Wahrung der nationalen Interessen: Ich würde auch hier gerne von Bundesrätin Calmy-Rey noch hören, welche Schlussfolgerungen sie zieht und wie sie die Perspektiven sieht, wie wir unsere nationalen Interessen im Rahmen der Uno noch verstärkt zur Geltung bringen können. Denn Aussenpolitik ist in erster Linie auch Interessenpolitik. Es ist durchaus legitim, wenn wir diese auch im Rahmen der Uno verfolgen.
Es ist gesagt worden, wir sollten in Bezug auf die Millenniumsziele mit gutem Beispiel vorangehen. Hier möchte ich doch erwähnen, dass wir durchaus mit erhobenem Kopf durch die Wandelhallen auch in New York gehen sollten. Denn wenn ich im Bereich Entwicklungshilfe, im Bereich Umweltziele die verschiedenen Eckwerte anschaue, dann habe ich etwas Mühe, wenn hier in Selbstkasteiung gemacht wird. Wir sind sehr gut positioniert. Wir haben keinen Anlass, uns hier schlecht zu reden, sondern wir können die schweizerische Position selbstbewusst nach aussen darstellen. Ich würde davor warnen, dass wir in vorauseilendem Gehorsam mit Massnahmen so weit gehen, dass sie uns letztlich volkswirtschaftlich Schaden zufügen, weil sie nicht tragbar sind.
Die FDP-Fraktion nimmt von diesem ausführlichen Bericht Kenntnis. Wir erwarten gerne eine Präzisierung mit Bezug auf die aufgeworfenen Fragen.
- RedetextVreni Müller-Hemmi(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Schweizerische Uno-Politik ist schwergewichtig Menschenrechtspolitik. Engagiert für die Förderung der Menschenrechte einzustehen ist mindestens seit den Neunzigerjahren ein Pfeiler der schweizerischen Aussenpolitik. Selbstkritisch ist festzuhalten: Zuvor war die Schweiz keine Musterschülerin, sie ist oft erst spät den internationalen Menschenrechtsübereinkommen beigetreten. Die Europäische Sozialcharta beispielsweise ist heute noch nicht ratifiziert. Seit Anfang der Neunzigerjahre ist aber unsere Aussenpolitik von der Einsicht geprägt, dass Friede, Entwicklung und Stabilität nur in einer Staatengemeinschaft von Dauer sein können, die auf die Achtung der Menschenrechte, der Demokratie und des Rechtsstaates baut. Darum hat der Bundesrat im Aussenpolitischen Bericht 2000 die Förderung von Menschenrechten zu einer der fünf aussenpolitischen Prioritäten deklariert und dies im gleichen Jahr in einem Menschenrechtsbericht konkretisiert. Aktuellster Ausdruck dieser Politik ist das neue Bundesgesetz über Massnahmen zur zivilen Friedensförderung und Stärkung der Menschenrechte, das das Parlament zusammen mit dem Rahmenkredit letztes Jahr gutgeheissen hat und das nun die rechtliche Basis einer profilierten Menschenrechtspolitik bildet.
Wenn jetzt im Uno-Bericht 2004 im Kapitel Menschenrechte zu lesen ist, dass die Diskrepanz zwischen den Bekenntnissen zum Multilateralismus und der konkreten Zusammenarbeit im Bereich der Menschenrechte besonders deutlich ist, dann gilt es, das offensive Einstehen der Aussenministerin und der Menschenrechtsfachleute des EDA für eine konsequent an den Menschenrechtsnormen orientierte Politik deutlich zu unterstützen.
Die SP begrüsst ausdrücklich die schweizerischen Vorschläge für die Reform der Uno-Menschenrechtskommission wie auch die Forderung nach einem Menschenrechtsrat, der eben ähnlich wie der Sicherheitsrat als quasi permanentes Hauptorgan der Uno fungieren soll. Die schockierenden Enthüllungen über systematische Misshandlungen im irakischen Gefängnis Abu Ghraib sind ein besonders aufrüttelnder Hinweis auf diese Aussagen des Uno-Berichtes. Die klare Missachtung der Verpflichtungen der Uno-Folterkonvention soll aber erst recht Ansporn für die schweizerische Aussenpolitik sein, sich zusammen mit Gleichgesinnten in Uno-Gremien konsequent für die Einhaltung der Verträge einzusetzen, auch gegenüber den USA.
Glaubwürdig nach aussen zu sein bedingt innenpolitische Glaubwürdigkeit. Frau Bundesrätin, wir wissen, die Schweiz ist dabei nicht ohne Hausaufgaben. Zwei Hinweise:
1. Es gilt für die Schweiz, das auf Initiative der Genfer Association pour la prévention de la torture vor zwei Jahren von der Uno-Generalversammlung verabschiedete Fakultativprotokoll zum Übereinkommen der Vereinten Nationen gegen Folter und andere grausame, unmenschliche oder erniedrigende Behandlung oder Strafe zu ratifizieren. Nötig dazu ist ein nationaler Kontrollmechanismus. In der Antwort von letzter Woche auf meine entsprechende Anfrage bleibt der Bundesrat sehr unbestimmt. Darum - und dies sage ich hier vor allem zuhanden des zuständigen Justizministers -, nachdem die Kantone sich positiv geäussert haben, erwarten wir die Vorlage auf Anfang nächsten Jahres. Dreissig Staaten haben bereits unterschrieben und bereiten die Ratifizierung vor. Wenn die Schweiz in diesem Fall glaubwürdig bleiben will, muss sie nun als einer der ersten zwanzig Staaten ratifizieren.
2. Wo bleibt die schweizerische Glaubwürdigkeit, wenn sich das UNHCR gezwungen sieht, mit einem Gutachten auf die menschen- und völkerrechtswidrigen Verschärfungsvorschläge von Bundesrat Blocher zum Asylgesetz hinzuweisen? Diese Revision ist eine menschenrechtliche Lackmusprobe für die Schweiz. Aktuell sind Sorgfalt und Sachverstand im Ständerat gefordert.
Meine Hinweise zeigen: Die Respektierung der Menschenrechte ist auch für unseren Rechtsstaat eine Herausforderung. Deshalb ist es hilfreich, sich regelmässig den Spiegel vorzuhalten. National- und Ständerat haben darum vor vier [PAGE 1533] Jahren einen Menschenrechtsbericht pro Legislatur verlangt. Gemäss EDA-Homepage soll er Ende Jahr in den Bundesrat kommen. Frau Bundesrätin, vielleicht können Sie uns dazu auch noch etwas sagen.
Namens der SP-Fraktion kann ich festhalten: Wir begrüssen auf jeden Fall diese baldige, differenziertere Auseinandersetzung über eine starke, kohärente schweizerische Menschenrechtspolitik, und wir unterstützen das dezidierte Einstehen unserer Aussenministerin für die Respektierung und Förderung der Menschenrechte, international wie in der Schweiz.
- RedetextLiliane Maury Pasquier(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Le groupe socialiste a pris connaissance avec grand intérêt de ce deuxième rapport sur les relations de notre pays avec l'ONU et les organisations internationales ayant leur siège en Suisse.
Ce rapport, dont je ne peux que vous conseiller la lecture, à vous qui avez, comme moi, participé il y a finalement peu de temps au débat consacré à notre adhésion à l'ONU, montre à l'envi le rôle actif et dynamique qu'un petit pays neutre comme le nôtre peut jouer au sein des organisations internationales pour défendre ses priorités et ses valeurs, comme la promotion de la paix, la lutte contre la pauvreté, la préservation du milieu naturel, le développement durable ou les droits humains, dont ma collègue Müller-Hemmi vous parlera plus spécifiquement tout à l'heure. Ce rôle important, en tout cas proportionnellement à la taille de la Suisse, a du reste d'ores et déjà été reconnu, comme la nomination d'un certain nombre de nos éminentes et éminents compatriotes à des postes clés le démontre.
Pour que notre pays ne déçoive pas les espoirs placés en lui par l'ensemble de la communauté internationale, nous devons continuer à nous engager activement, chaque fois que cela est possible et souhaité, comme par exemple en remplissant au plus vite et au mieux le mandat qui nous a été confié par la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU sur la construction par Israël d'un mur dans les territoires occupés, et ce en notre qualité d'Etat dépositaire des Conventions de Genève.
Nous devons également, et c'est là au Parlement plutôt qu'à la représentante du Conseil fédéral que je m'adresse, assumer nos responsabilités, notamment en matière d'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement. Le rapport y fait allusion à plusieurs reprises parce que ces objectifs constituent l'un des trois axes prioritaires de notre pays au sein de l'ONU, comme l'a du reste rappelé le président en exercice devant l'Assemblée générale de l'ONU le 23 septembre 2003. Encore faudrait-il que la Suisse n'appelle pas seulement les autres pays industrialisés à tenir leurs engagements, mais surtout qu'elle balaye devant sa porte, soucieuse de donner l'exemple, comme elle aime à le faire, en mettant suffisamment de moyens à disposition dans sa participation à la lutte pour l'élimination de la pauvreté, notamment par le biais de l'aide publique au développement, qui est loin d'atteindre, faut-il le rappeler, le niveau requis de 0,7 pour cent du PIB.
Mener une politique cohérente de membre de la communauté internationale conscient de ses responsabilités, cela nécessite des moyens. Mener une politique adéquate d'Etat hôte du siège européen des Nations Unies et de toute une série d'organisations internationales, cela nécessite des moyens. Sachons donc nous en souvenir, non seulement lors de l'examen du rapport de ce jour, mais aussi quand il s'agira de voter les crédits nécessaires à notre politique.
- RedetextGeri Müller(Die Grünen)Schweiz
Vor uns liegt der Bericht 2004 über die Beziehungen zur Uno und zu den internationalen Organisationen mit Sitz in der Schweiz. Dieser Bericht ist von den Vorrednern und Vorrednerinnen gewürdigt worden. Es ist ein Wunsch des Parlamentes, dass der Bundesrat regelmässig zu diesen Beziehungen Stellung nimmt. Ich konzentriere mich in meinem Referat ausdrücklich auf die Tätigkeiten der Schweiz.
Für die Schweiz steht gemäss dem Bericht die Erfüllung der Millenniumsziele an vorderster Front. Sie vertritt diese Haltung auf der Uno-Ebene prominent. Das Postulat Genner 03.3670 verlangt, dass wir nächstes Jahr noch mehr darüber erfahren, was der Bund in dieser Sache gemacht hat. Denn wenn sich die Schweiz international derart profiliert, muss sie sich auch innenpolitisch kohärent verhalten. Wir sind nur dann glaubwürdig, wenn wir diese Ziele auch selber erfüllen wollen. Dazu haben Remo Gysin und Fernand Cuche vorhin auch schon Bemerkungen gemacht. Ich gehe da noch ein Stück weiter: Ich rufe alle im Parlament versammelten Kräfte - und die von hier aus gesteuerten Kräfte - auf, sich daran zu halten. Wir müssen eine glaubwürdige Politik machen, z. B. was die Reduktion des CO2-Ausstosses betrifft. Der Bundesrat schreibt selber, dass die Umsetzung dieses Ziels erheblich erschwert ist. Die Schweiz könnte da als gutes Vorbild vorangehen; sie könnte Innovationen fördern und damit auf dem Markt der CO2-Reduktion die Nase vorn haben. Die Auswahlsendung des Bundesrates in der Vernehmlassung zur CO2-Abgabe trägt leider nicht dazu bei.
Die Fähigkeit unseres Landes, neue und konstruktive Initiativen zu fördern, zeige sich insbesondere im Bereich der menschlichen Sicherheit, schreibt der Bundesrat in seinem Bericht. Wir finden dies löblich, müssen gleichzeitig aber daran erinnern, dass die im Vorfeld der Abstimmungen vom 26. September 2004 ausgeübte Hetze gegen eine Minderheitsreligion in der Schweiz die Glaubwürdigkeit einer aktiven, unabhängigen und neutralen Schweiz nicht gerade fördert. Die Einsetzung einer Arbeitsgruppe zum Thema Rückverfolgung von Kleinwaffen ist eine vorbildliche Initiative der Schweiz, doch der Ruf der Schweiz erhält Kratzer, wenn sie bekannt geben muss, dass auch Schweizer am illegalen Handel mit Kleinwaffen beteiligt sind. Wie verträgt sich der Aufruf nach mehr Humanität in der Welt damit, dass man zu Hause ein Ausländergesetz entwirft, welches Familien spaltet, welches Arbeiter auf ihre Eigenschaft als Arbeitskraft reduziert? Wie verträgt es sich damit, dass man ein Asylgesetz zusammenzimmert, das Hilflose auf die Strasse setzt?
Ich habe im Ausland erfahren dürfen, wie gut der Ruf und vor allem wie gross die Glaubwürdigkeit der Schweiz noch ist. Ich sage "noch". Es ist dem Renommee der Schweiz sehr abträglich, wenn aufgedeckt wird, dass ausgerechnet Mitglieder der Aussenpolitischen Kommission Beihilfe für fremdenfeindliche und falsche Inserate geleistet haben. Die Schweiz hat sich vor Jahrzehnten als kleines, aber leidgeprüftes Land entschlossen, der Welt ihre Guten Dienste anzubieten. Als Mitglied der Uno kann sie dies in verstärktem Masse tun, was auch der Bericht aufzeigt.
Ich bin froh, dass der Bericht so viele positive Tätigkeiten aufzeigt, und ich bin auch stolz darauf, als ganz, ganz kleines Rädchen mitwirken zu dürfen. Aber ich weiss auch, dass ein guter Ruf schneller kaputtgehen kann, als man sich das vorstellen kann. Deshalb rufe ich nochmals dazu auf, dazu beizutragen, dass unsere Wirkung nicht zerstört wird. Ob die Uno wirklich genügend Gewicht hat und dass sie in Irak gescheitert ist, sind für mich zwei verschiedene Fragen. Dieses Problem ist bereits von einem Vorredner aufgeworfen worden. Die Uno hat sich gerade im Konflikt um Irak eigenständig gezeigt und sich nicht dem Diktat der USA unterworfen und mitgemacht. Da hat sie Unabhängigkeit demonstriert. Es gab andere Fälle, bei denen sie mitgemacht hat.
Dass Reformen in der Uno schwierig sind, ist richtig, ist klar, ist zu kritisieren. Aber denken Sie daran, wie schwierig Reformen in der Schweiz sind, wie schwierig es hier in diesem kleinen Land ist, Reformen anzustreben. Wir können hier die Schuld nicht der Uno zuschieben.
Wir bitten Sie, vom Bericht Kenntnis zu nehmen.
[VS]
[VS]
Die Beratung dieses Geschäftes wird unterbrochen
Le débat sur cet objet est interrompu
- RedetextFernand Cuche(Die Grünen)Schweiz
Au nom du groupe des Verts, je vais faire quelques commentaires sur ce rapport, mais en précisant préalablement que nous prenons acte du rapport et que nous remercions les différents acteurs qui s'engagent, qui débattent au nom de la Suisse au sein de cette organisation internationale.
Parmi les engagements pris par la Suisse, un point qui nous est particulièrement cher, c'est la tentative de démocratiser davantage l'institution. Nous assistons au niveau international à une montée de l'organisation des mouvements de la société civile et au développement d'une action citoyenne de plus en plus coordonnée au niveau international. Pour les Verts, c'est vraisemblablement l'expression d'un affaiblissement des pouvoirs politiques en place, notamment par rapport au développement économique. Nous ne pouvons que [PAGE 1531] soutenir les efforts des différents acteurs de la Suisse, qui vont dans le sens de mieux écouter et les uns et les autres.
Nous sommes aussi particulièrement attentifs au fait que la Suisse accorde une importance considérable à la protection des personnes, en particulier en lien avec cette nouvelle menace un peu diffuse qu'est l'utilisation des armes légères de petit calibre. Nous ne pouvons qu'encourager la Suisse à maintenir son engagement dans ce secteur. Nous rappelons que les engagements pris concernant le déminage humanitaire et aussi la prévention ou l'interdiction de l'utilisation des mines doivent continuer.
Cela a été dit par les rapporteurs et aussi par le porte-parole du groupe UDC: la crise irakienne a profondément influencé, perturbé, peut-être discrédité l'Organisation des Nations Unies. Je crois qu'il faut porter un regard un peu plus exigeant sur la question. Ce n'est pas l'Organisation des Nations Unies, ce n'est pas son Conseil de sécurité - bien au contraire! - qui ont pris la décision d'une intervention militaire en Irak, qui a eu les conséquences que l'on connaît. Je crois qu'il nous faut attribuer ces conséquences désastreuses - au niveau de la coexistence, au niveau des différents drames humains qui se déroulent dans cette région - à la stratégie et à la seule responsabilité du gouvernement américain.
Nous sommes aussi particulièrement attentifs à la nécessité - et le rapport le souligne - de renforcer au sein de l'ONU le domaine économique et social. J'ai déjà eu l'occasion de le dire lors des différentes réunions de la commission, nous sommes dans une situation internationale où l'économie trouve des relais très rapides pour se développer et nous avons à chaque fois un temps de retard en ce qui concerne les préoccupations sociales et les préoccupations environnementales.
Je conclurai sur un point qui me tient personnellement très à coeur, et je suis très heureux de le trouver mentionné dans le rapport, c'est le fait que la Suisse estime que la coopération - je souligne le mot - entre les Nations Unies, les institutions de Bretton Woods et l'Organisation mondiale du commerce doit non seulement continuer mais aussi se renforcer. Je reste persuadé que le rôle important de l'ONU, c'est de redonner une chance et une responsabilité égales dans ces négociations internationales aux dimensions économique, sociale et environnementale, le tout inscrit dans un contexte de durabilité que personne ne conteste dans ce conseil.
- RedetextGerhard Pfister(Die Mitte)Schweiz
Namens der CVP-Fraktion danke ich dem Bundesrat für den ausgezeichneten Bericht, vor allem aber danke ich ihm für sein umsichtiges Engagement im Rahmen der Uno im Berichtsjahr.
Der Bericht zeigt, dass es der Schweiz innerhalb der Uno offenbar gut gelingt, eine aktive Rolle zu spielen. Das zeigen die vielen Vertreter der Schweiz, die innerhalb der Uno eine Funktion übernehmen konnten, und das zeigen die vielen positiven Aktivitäten der Schweiz als Gaststaat. Ich erinnere beispielsweise an die gute Organisation der Konferenz über eine Wiedervereinigung Zyperns auf dem Bürgenstock im März 2004. Solche Aktivitäten entsprechen der langjährigen schweizerischen Tradition der Guten Dienste, der Neutralität und eines pragmatischen aussenpolitischen Handelns, also nicht der Haltung eines Aussenstehenden, sondern im Gegenteil der Haltung eines aktiven, aber neutralen Vermittlers.
Die zuständige Bundesrätin äusserte sich im Ständerat gerade dahin gehend, dass die Stärke und die Glaubwürdigkeit der Schweiz darin bestünden, dass sie sich ausserhalb der grossen Blöcke befinde. Ich hoffe, sie vergisst diese Aussage nicht, und ich hoffe, diese Überzeugung ist auch zukünftig die Richtschnur ihres Handelns. Wir können in der Uno am meisten ausrichten, wenn wir uns ausserhalb der grossen Blöcke positionieren, und ich bin dankbar, dass der Bundesrat das auch so sieht.
Der Bericht überzeugt auch durch seine Offenheit: Er zeigt nicht nur die Erfolge, sondern auch die Probleme der Uno auf. Es stellt sich da aber schon die Frage, ob die Uno in einer Krise ist oder ob es sich nicht eher um Probleme handelt, die gerade dafür sprechen, dass es eine Organisation wie die Uno geben muss, die diese Probleme eventuell lösen kann. Die Uno ist nicht so erfolgreich, wie sie von ihren glühenden Verehrern gesehen wird, aber sie ist auch nicht in einer derartigen Krise, wie es die fundamentalen Kritiker sehen.
Im Grossen und Ganzen komme ich zum Urteil, dass es die Schweiz mit ihrer Aussenpolitik geschafft hat, in den ersten Jahren als Vollmitglied ihre Position innerhalb der Uno zu definieren, wirksam zu werden und doch ihre neutrale Haltung zu bewahren.
Im Folgenden möchte ich aber auf zwei Punkte im Bericht hinweisen, die ich kritisch beurteile und auf die ich eine Antwort der Aussenministerin erwarte. Der erste betrifft die Rolle der Nichtregierungsorganisationen (NGO) innerhalb der Uno und der zweite die Rolle des Sicherheitsrates bzw. die in letzter Zeit publizierten informellen Äusserungen des Bundesrates dazu.
Zu den NGO: Der Bericht erwähnt in Ziffer 2.5 die zunehmende Bedeutung der so genannten Zivilgesellschaft im weitesten Sinn, nämlich die staatlichen Parlamente, die NGO und den Privatsektor: "Die Schweiz befürwortet mit Nachdruck eine Weiterentwicklung der Synergien von NGO, Privatsektor und Parlamentsmitgliedern auf der einen und internationalen Organisationen auf der anderen Seite." (Bericht, S. 3906) Schon die Reihenfolge der Aufzählung verrät, dass die NGO offenbar vor den Parlamentsmitgliedern bzw. den Parlamenten behandelt werden. Ich nehme gerne an, dass diese Aufzählung keine Hierarchisierung bedeutet, bzw. ich erwarte vom Bundesrat, dass er klar zwischen dem Status von Parlamenten und jenem von NGO unterscheidet. Die Rolle der NGO darf keinesfalls höher bewertet werden als die Rolle der Parlamente, geschweige denn, dass die Finanzierung der NGO eine Bundesangelegenheit sein darf. Ich wünsche, dass der Bundesrat auch zukünftig die institutionellen Unterschiede zwischen den nicht demokratisch gewählten NGO, die Partikularinteressen verfolgen können, und den demokratisch legitimierten Parlamenten beachtet.
Zum Zweiten, den Reformen der Uno, fokussiert auf die Diskussionen um die Reformen des Sicherheitsrates: Es ist völlig unrealistisch, darauf zu hoffen, dass Reformen durchgesetzt werden können, die den Sicherheitsrat demokratisch öffnen würden, sodass die ständigen Sitze im Sicherheitsrat abgeschafft werden könnten. Solange die Mitglieder des Sicherheitsrates das Veto gegen eine solche Reform einlegen können, werden sie es natürlich tun. Die Haltung der Schweiz, den Sicherheitsrat erweitern zu wollen, mag in diesem Zusammenhang opportun erscheinen, zu viel versprechen sollte sich die Schweiz davon nicht.
Problematischer scheint mir aber der Passus auf Seite 3900 des Berichtes, wo der Bundesrat schreibt, dass sich Deutschland um einen ständigen Sitz im Sicherheitsrat bewerbe, wobei "in Bezug auf Europa jedoch auch ein ständiger Sitz für die Europäische Union infrage kommen könnte". In diesem Zusammenhang konnte man in den letzten Tagen vernehmen, dass der Bundesrat offenbar von dieser Haltung abweicht und jetzt einseitig eine Kandidatur Deutschlands für den Sicherheitsrat unterstützt. Ich bitte die Aussenministerin zu erklären, was die Haltung des Bundesrates ist: ein ständiger Sitz für die EU oder ein ständiger Sitz für Deutschland? Letztere Haltung könnte ich nicht akzeptieren. Es stellt sich ohnehin die Frage, ob sich die Schweiz zum jetzigen Zeitpunkt überhaupt äussern solle. Wir alle konnten vernehmen, dass die Kandidatur Deutschlands zu Irritationen zum Beispiel in Italien führte. Ich fände es mit der Neutralität und der pragmatischen Haltung der Schweiz unvereinbar, wenn sie sich dazu explizit äussern würde.
Ich bitte also die Bundesrätin, dass sie zum Status der Nichtregierungsorganisationen und zur Diskussion um die ständigen Sitze im Sicherheitsrat die Position des Bundesrates klärend und einheitlich darstellt.
Zum Abschluss möchte ich nochmals betonen, dass das schweizerische Engagement innerhalb der Uno grundsätzlich positiv zu beurteilen ist. Das Engagement hält die Balance zwischen aktiver Mitarbeit und nüchternem, neutralem Pragmatismus. Der vorliegende Bericht überzeugt durch Klarheit und Transparenz.
In diesem Sinne nimmt die CVP-Fraktion zustimmend Kenntnis von diesem Bericht.
- RedetextWalter Wobmann(Schweizerische Volkspartei)Schweiz
Seit zwei Jahren ist die Schweiz nun Mitglied der Uno. Sicher konnten in dieser kurzen Zeit keine Wunder erwartet werden. Aber wenn ich nun den vorliegenden zweiten Uno-Bericht durchlese, so sehe ich nur wenig, was nicht auch ohne die Vollmitgliedschaft hätte erreicht werden können. Laut dem Bericht hat die Schweiz die Ziele, die sie sich gesteckt hat, erreicht. Nur ist mir nicht ganz klar, welche das waren. Wohl wurden auf verschiedenen Nebengeleisen ein paar gut gemeinte Vorschläge gemacht, aber konkrete Reformvorschläge und -forderungen für eine demokratische Uno - z. B. Abschaffung des Vetorechtes - vermisse ich.
Generell muss festgestellt werden, dass die Uno schwächer denn je ist. Die Irak-Krise hat dies überdeutlich gezeigt. Dort hat die Uno bis heute völlig versagt, wie übrigens auch beim Terrorismusproblem; auch da fehlen Antworten. Die Bekämpfung des Terrorismus muss weitgehend den USA überlassen werden. Die Krise der Uno ist unübersehbar. Sie kann nur überwunden werden, wenn endlich grundlegende Reformen eingeführt werden, und zwar in den Bereichen des Sicherheitsrates und der Generalversammlung. Denn im Verhältnis zum Sicherheitsrat ist die Generalversammlung fast bedeutungslos. Aber diese dringend notwendigen Reformen werden seit Jahren immer wieder "vor sich hergeschoben", wie ein Schubkarren.
Vor allem das Problem des Vetorechtes und der Zusammensetzung des Sicherheitsrates muss dringend gelöst werden. Dies scheint mir der eigentliche Schlüsselpunkt zu sein. Die im Bericht geäusserte Meinung, für eine Änderung der Charta sei die Zeit nicht günstig, lässt nichts Gutes erahnen. Ja, wann ist denn die Zeit günstig für Reformen?
Das Versagen der Uno zeigt sich auch beim Konflikt Israel/Palästina. Da muss tatenlos zugeschaut werden, wie mitten durch Siedlungen Mauern und Sperranlagen aufgebaut werden. Auch hier wird durch das Vetorecht verhindert, dass entsprechende Resolutionen verabschiedet werden können und konsequent gehandelt wird. Es muss doch das Ziel sein: weg vom Vetorecht hin zur souveränen Gleichheit aller - mit Betonung auf "aller" - Mitglieder.
Im vorliegenden Bericht wird auch auf die Öffnung der Uno für Parlamente, NGO und andere Private eingegangen. Die Aussagen sind aber leider unklar. Es ist zu hoffen, dass die Uno nicht zu einer Jekami-Organisation verkommt. In diesem Zusammenhang stellt sich auch die Frage, welchen Stellenwert der Bundesrat dem Parlament und den NGO beimisst. Ebenfalls vermisse ich einen Hinweis auf den Uno-Sonderberichterstatter Jean Ziegler. Wird dieser von der Schweiz bezahlt? Wenn ja, mit wie viel?
Weitere offene Fragen betreffen die Beitragszahlungen. Im Abstimmungskampf wurde seinerzeit Kostenneutralität in Aussicht gestellt. Kostenneutralität heisst: Der Schweiz erwachsen durch den Beitritt nicht wesentlich höhere Kosten als vorher. Wegen Veränderungen in der Verbuchung der Zahlungen kann dies jetzt im Bericht leider nicht genau überprüft werden. Wie sieht nun aber der effektive Vergleich aus?
Laut Bericht verschlechtern sich die Finanzlage der Uno und die Zahlungsdisziplin der Mitgliedstaaten wieder markant. Die ausstehenden Pflichtbeiträge betragen 2,4 Milliarden US-Dollar, das heisst rund 3 Milliarden Schweizerfranken. Es wäre natürlich interessant zu wissen, welche Staaten den Beitragspflichten nicht nachkommen. [PAGE 1530]
Unter der Schirmherrschaft der Schweiz und Schwedens wurde 2003 eine so genannte Migrationskommission geschaffen. Auf deren Resultate kann man auch im Hinblick auf unser Land natürlich sehr gespannt sein.
Den zweiten Teil des Berichtes betreffend die internationalen Organisationen mit Sitz in der Schweiz kann ich grundsätzlich positiver beurteilen. Ich erachte es als richtig und auch als sehr wichtig, dass die Schweiz ihre Infrastruktur für Konferenzen und Verhandlungen zur Verfügung stellt, so z. B. bei der Abrüstungskonferenz, bei den Rotkreuz- und Rothalbmondgesellschaften und bei den Verhandlungen über die Wiedervereinigung Zyperns auf dem Bürgenstock. In solchen Bereichen liegt die Stärke unseres Landes. Erfreulich ist auch, dass mehrere wichtige Ämter von Schweizer Kandidaten besetzt werden konnten. Es ist zu hoffen, dass daraus auch entsprechende Resultate entstehen werden.
Die Uno ist ihrem Ziel der Friedenssicherung und Konfliktverhinderung auch im vergangenen Jahr nicht näher gekommen. Betrachtet man den Irak und ganz aktuell den Sudan, möchte ich sogar sagen: weiter weg denn je! Die SVP-Fraktion nimmt den Bericht zur Kenntnis und hofft, dass der Einfluss der Schweiz eines Tages doch noch sicht- und spürbar wird.
- RedetextJacques-Simon Eggly(Liberal-Demokratische Partei)Schweiz
Un de nos collègues, qui était opposé à l'entrée de la Suisse à l'ONU, m'a dit: "Tu vas aller parler des relations incestueuses entre la Suisse et l'ONU!" Eh bien franchement, il n'y a pas eu d'inceste, et je crois que ces relations, j'allais dire presque conjugales, se sont parfaitement déroulées depuis deux ans.
Je commencerai simplement par vous dire, en prenant quelques têtes de chapitre, quels ont été les grands domaines dans lesquels la présence de la Suisse au sein de l'ONU s'est renforcée au cours de l'année écoulée. Le Conseil fédéral d'ailleurs estime que la Suisse a rempli la plupart de ses objectifs de présence et de participation. Mais il note naturellement que le bilan des réformes et de l'action de l'ONU doit être analysé avec un jugement équilibré, avec des conclusions qui sont positives et des conclusions qui le sont moins.
L'année écoulée a constitué une période difficile pour l'ONU, marquée notamment par l'occupation militaire en Irak et par ses conséquences géopolitiques que l'on n'a pas fini de mesurer. On y a vu la marginalisation, temporaire en tout cas, de l'ONU et on a été frappé par l'attentat qui a coûté la vie au représentant spécial Sergio Vieira de Mello et à plusieurs membres du personnel de l'ONU à Bagdad. Un an après l'intervention militaire contre l'Irak, la complexité de la situation a bien montré que l'on ne peut pas se passer de l'ONU si l'on veut dégager une solution politique et sociale durable dans ce genre de crise.
En ce qui concerne les axes prioritaires de l'engagement de la Suisse: le Conseil fédéral s'était engagé particulièrement à participer aux discussions sur le renforcement du rôle de l'ONU et sur l'analyse des réformes possibles, ainsi que sur les Objectifs du Millénaire pour le développement. La Suisse l'a fait: elle a organisé à Genève, par exemple, un atelier d'experts portant sur le droit de légitime défense et le renforcement des moyens d'action collective; elle a présenté une série de propositions sur la réforme de la Commission des droits de l'homme, issues notamment du rapport du professeur Kälin de l'Université de Berne; elle a participé aux discussions sur la revitalisation de l'Assemblée générale, sur la réforme du Conseil de sécurité et sur une meilleure participation de la société civile au sein de l'ONU. La Suisse s'est engagée en faveur de la mise en oeuvre des Objectifs du Millénaire, tant par le biais de ses programmes bilatéraux qu'au sein des institutions multilatérales. Le Conseil fédéral nous a dit qu'il présenterait en 2005 un rapport spécifique sur la question de la mise en oeuvre des Objectifs du Millénaire.
En ce qui concerne la sécurité humaine, il faut mentionner l'établissement d'un groupe de travail chargé d'élaborer un instrument international visant à permettre l'identification et le traçage des armes légères. La Suisse a été l'un des pays à l'origine de cette initiative et elle a la présidence d'un groupe de travail. Elle soutient également l'action en ce qui concerne la lutte contre les mines antipersonnel et elle a la présidence du Groupe de soutien à l'action antimines.
Le rapport fait également le point sur les derniers développements de la politique d'Etat hôte et présente les principales réunions des conférences internationales qui se sont tenues en Suisse, par exemple le Sommet mondial de la société de l'information, la 28e Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ainsi que les négociations sur la réunification de Chypre, qui se sont tenues au Bürgenstock.
La Suisse a exercé la présidence du Conseil d'administration de l'Unicef, la présidence de la Commission du développement social de l'ONU, la présidence du Conseil d'administration du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Elle a été élue au Conseil d'administration du Programme des Nations Unies pour le développement et du Fonds des Nations Unies pour la population. Enfin, le professeur Nicolas Michel est devenu le conseiller spécial du secrétaire général pour les affaires juridiques.
Il y a évidemment de nombreux défis et des problèmes non résolus. Les questions de la sécurité internationale et du rôle de l'ONU, celle de la concertation des actions contre le terrorisme sont des questions très difficiles, qui sont toujours ouvertes. De même est ouverte la question de savoir si l'ONU sera capable de s'adapter et si elle est capable de mener à chef des réformes. Des réformes, il y en a eu: il y en a eu notamment sous la pression de plusieurs Etats membres en ce qui concerne une rationalisation du fonctionnement de l'ONU, et le secrétaire général s'était engagé dans des réformes financières. Il a réussi assez largement à les mener à chef.
Mais naturellement, la question de la réforme du Conseil de sécurité reste totalement ouverte et la Suisse fait des propositions qui pourraient être de compromis. Il ne faut pas songer à une suppression du droit de veto des membres permanents, mais on pourrait imaginer un droit de veto qui ne pourrait s'exercer que dans des circonstances exceptionnelles. Ce serait une voie possible, qui est notamment explorée par la Suisse. En ce qui concerne l'admission de nouveaux membres, vous savez que cela pose de grands problèmes: l'Inde, l'Allemagne, le Japon, et quels autres pays? La Suisse, naturellement, participe à ces discussions.
Elle participe également aux discussions pour une revalorisation du Conseil économique et social, l'Ecosoc. Avec une meilleure coordination - sous l'égide de l'Ecosoc - de toutes les organisations économiques et sociales qui en dépendent, l'Ecosoc deviendrait véritablement, dès ce moment-là, un conseil déterminant pour l'action économique et sociale de l'ONU. Les propositions du professeur Kälin, qui sont reprises par la Suisse, tendraient à faire également de la Commission des droits de l'homme une commission [PAGE 1529] indépendante de l'Ecosoc et qui dépendrait directement du Conseil de sécurité. Donc, l'idée serait de valoriser au maximum la Commission des droits de l'homme, en en faisant un organe permanent et direct. Je crois que c'est là une proposition qui est importante.
Naturellement, encore une fois, on peut se poser la question de la capacité de l'ONU à poursuivre ces objectifs et à se réformer. On sait bien que cela dépend notamment de l'attitude d'un pays comme les Etats-Unis et il faut aussi voir si l'Union européenne pourra jouer tout son rôle. Pour cela, il faudrait qu'elle soit unie, ce qu'elle n'a pas été - vous le savez - dans la question de l'Irak.
En ce qui concerne l'Irak, la Suisse a dit, je crois, sa disponibilité dans le cadre de l'ONU, dès lors que ce serait possible. Mais pour le moment, cela n'est pas tellement possible.
L'initiative de Genève, soutenue par la Confédération, a été saluée par le secrétaire général de l'ONU.
La Suisse a participé et participe avec des observateurs à des actions de paix en Afrique.
En ce qui concerne la question de l'environnement et du développement durable - qui tient à coeur à certains de nos collègues -, je rappellerai que, malheureusement, le Protocole de Kyoto n'a pas été ratifié par les Etats-Unis. C'est évident que dans ce cadre, la Suisse fait partie des pays qui aimeraient que l'ONU ait une action décisive. On peut avoir sur ce point évidemment des regrets, des inquiétudes, mais il faut persévérer.
En ce qui concerne le Proche-Orient, nous avons appris avec beaucoup d'intérêt que la Suisse avait été chargée par le secrétaire général de l'ONU d'examiner la compatibilité du mur de sécurité érigé par Israël avec le droit humanitaire. Je dois dire que c'est une marque de confiance à l'égard de la Suisse qu'elle soit chargée de cette question. Naturellement, cela tient aussi à son rôle de pays dépositaire des Conventions de Genève et cela n'est pas en contradiction avec, par ailleurs, son soutien à l'initiative de Genève. Je crois que cela montre à ceux qui étaient les adversaires de l'adhésion à l'ONU que la Suisse n'a rien perdu, et au contraire qu'elle a beaucoup gagné en disponibilité, en possibilités et en crédibilité pour mener ce genre d'actions qui, évidemment, exigent que l'on ait confiance en elle.
Votre commission a siégé le 28 juin dernier. D'une manière générale, elle a salué ce rapport et a considéré qu'il était très positif. Néanmoins, le souhait a été émis que désormais le Conseil fédéral présente un rapport plus ramassé, plus systématique, où les réponses suivraient les questions, plutôt qu'il y ait une certaine dilution dans la rédaction. Je crois que le Conseil fédéral en a pris note.
On aimerait aussi qu'à l'avenir, ce rapport présente mieux l'attitude et la position de la Suisse par rapport aux grands problèmes qui se posent à l'ONU. Il a été souhaité aussi que l'analyse soit encore plus prospective.
La question des rapports entre l'ONU et l'OMC a été abordée et la commission a pris acte du fait que l'on ne peut pas fusionner ces deux organisations: beaucoup de pays membres de l'OMC s'y opposeraient. Naturellement, la Suisse doit, et c'est le souhait de la commission, tout faire pour que d'une manière générale, les problèmes particuliers soient placés dans une vision et, si possible, une action d'ensemble.
Le souhait que la situation des peuples autonomes et la dimension sociale de la globalisation soient davantage développées dans les prochains rapports a été émis. En revanche, il y a eu une très grande satisfaction devant la candidature suisse à la Commission des droits de l'homme. Cette élection devrait avoir lieu en 2006.
J'aborde une question qui vous paraîtra moins "éthérée": la sécurité des organisations internationales à Genève. La commission a pris acte avec intérêt, mais avec un peu d'inquiétude, de l'évaluation qui a été faite, tant par les services de sécurité de l'ONU que par nos experts fédéraux, du degré de sécurité qu'offrent les organisations internationales à Genève en cas de menace terroriste éventuelle. On a donc enregistré le fait que la sécurité n'était plus évaluée avec autant de confiance qu'auparavant; que, pour l'ONU, un renforcement de la sécurité était nécessaire à l'intérieur des bâtiments des organisations internationales; que la responsabilité de l'Etat et du canton hôtes, c'est-à-dire de la Suisse et du canton de Genève en particulier, était engagée; que les mesures de sécurité prises en concertation avec les organisations internationales devaient aussi être renforcées.
En conclusion et en attendant les explications de la cheffe du Département fédéral des affaires étrangères, je vous dirai que la commission considère que ce rapport du gouvernement sur les relations de la Suisse avec l'ONU, qui dresse un bilan de la présence suisse, doit être considéré comme positif.
- RedetextRemo Gysin(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Ganz am Anfang möchte ich dem Bundesrat und unseren Botschafterinnen und Botschaftern in der Uno im Namen der APK - und sicher auch in Ihrem Namen - für die grosse Arbeit, die dort geleistet wurde, herzlich Dankeschön sagen. Ein Dankeschön auch dem Bundesrat für den Bericht, den er uns vorlegt. Er ist ein Rückblick von März 2003 bis ins Jahr 2004 hinein, mit einem besonderen Teil über die Reformen der Uno, worauf ich noch zurückkommen werde.
In einem schwierigen Uno-Jahr - einem schwierigen Jahr für die Welt -, das gekennzeichnet ist durch den Krieg in Irak und durch die Tragödie in Darfur, belegt der Bericht ein initiatives, konstruktives und auch kreatives Engagement der Schweiz in den Vereinten Nationen. Ich möchte zwei, drei Beispiele herausgreifen, um das zu belegen:
Die Schweiz hat sich vor allem auch für die Förderung der Menschenrechte eingesetzt, mit besonderem Akzent auf die besonders verwundbaren Gruppen - die Kinder, Frauen, älteren Leute und Minderheiten. Die Schweiz unterstützt die Allgemeingültigkeit und Unteilbarkeit der zivilen, politischen, wirtschaftlichen, sozialen und kulturellen Rechte im Rahmen der Förderung des Rechtsstaates und der Demokratie.
Ein zweites Beispiel ist der Einsatz unseres Bundesrates und unserer Botschafter für den Internationalen Strafgerichtshof; es gab da auch eine besondere Intervention vor dem Sicherheitsrat. Der Einsatz zur Bekämpfung der Klimaveränderung, d. h. für die Umsetzung des Kyoto-Protokolls, oder auch die Stellung der Schweiz gegen ein militärisches Vorgehen in Irak sind Beispiele für ein besonders unterstützenswertes und gutes Engagement gewesen.
Die Fruchtbarkeit der Zusammenarbeit Schweiz/Uno drückt sich auch in verschiedenen Berufungen aus: Die kürzliche ehrenhafte Berufung von Prof. Walter Kälin als Sonderbeauftragter für die Rechte von intern Vertriebenen sei genannt, oder auch die Berufung von Prof. Nicolas Michel als völkerrechtlicher Berater des Uno-Generalsekretärs.
Die APK ist überzeugt, dass der Bundesrat in seiner Arbeit die richtigen Prioritäten in Bezug auf die Uno setzt. Ich erwähne die drei Hauptpunkte: Der Bundesrat unterstützt zurzeit die notwendigen Uno-Reformen - wir sehen auch, dass die Uno Reformbedarf hat und dass es Schwächen zu beheben gibt -; der Bundesrat fördert die menschliche Sicherheit, im umfassenden Sinne des Wortes, und er setzt sich auch für die Umsetzung der Millenniumsziele in der Entwicklungszusammenarbeit ein.
Gerade bei diesem dritten Punkt tauchen die Probleme auf. Der Bundesrat und wir alle ringen um die Kohärenz in unserer Innen- und Aussenpolitik. Der Bundesrat sagt, er wolle den Beitrag leisten, den er versprochen hat, damit die Armut in der Welt bis zum Jahr 2015 halbiert werden kann. Gleichzeitig sagt er aber, dazu fehlten ihm die Mittel. Diese Aussage legt die ganze Problematik, das Spannungsverhältnis der Realisierbarkeit in einer Sparlandschaft, in der wir stehen, in aller Deutlichkeit dar.
Ich möchte mich auf einen Hauptpunkt der Uno-Berichterstattung konzentrieren, den wir, das Parlament, selbst gewünscht haben, nämlich die Reformen innerhalb der Uno und die Haltung des Bundesrates dazu. Die Reformen lassen sich erstens in solche in Bezug auf den Sicherheitsrat und zweitens in solche in Bezug auf die Aufwertung des Wirtschafts- und Sozialrates aufteilen. Der dritte Reformbereich ist die Uno-Menschenrechtskommission. Als vierten Punkt möchte ich ganz kurz die Demokratisierung der Uno ansprechen.
Zum Sicherheitsrat: Klar ist, dass die bestehende Zusammensetzung des Sicherheitsrates nicht mehr den geopolitischen Gegebenheiten entspricht. Indien z. B. hat trotz einer Bevölkerung von einer Milliarde Menschen keinen ständigen Sitz im Sicherheitsrat. Die Schweiz beziehungsweise der Bundesrat befürwortet eine Erweiterung des Sicherheitsrates, mit der die verschiedenen Regionen der Welt besser repräsentiert werden sollen. Damit verbunden ist auch die andauernde Diskussion über das Vetorecht. Die Abschaffung des Vetos ist wohl eine illusorische Forderung, weil sie die Zustimmung der ständigen Mitgliedländer verlangt, und die ist wohl nicht zu bekommen. Aber es gibt interessante Vorschläge, gerade auch aus der Schweiz. Eine Begrenzung des Vetorechtes z. B. in Situationen, in denen ein ständiges Mitglied fundamental berührt wird, scheint angebracht. Auch die nachträgliche Begründung eines Vetos vor der Generalversammlung wäre ein kleiner Fortschritt. Die APK begrüsst auch die bundesrätlichen Vorschläge, die Debatte im Sicherheitsrat transparenter zu gestalten, indem z. B. vermehrt Nichtmitglieder als Beobachter und Debattierer ohne Stimmrecht zugelassen werden.
Hervorzuheben ist auch die Absicht des Bundesrates, die Uno im wirtschaftlichen und sozialen Bereich zu stärken. So könnte der bestehende Wirtschafts- und Sozialrat Ecosoc mit erweiterten Entscheidungsbefugnissen zu einem erweiterten Sicherheitsrat für wirtschaftliche und soziale Fragen umgestaltet werden. Auf jeden Fall ist es im Hinblick auf eine nachhaltige und kohärente Weltwirtschafts- und -sozialpolitik nötig, dass die Uno stärkeres Gewicht gegenüber der WTO, den Bretton-Woods-Institutionen - dem IWF und der Weltbank - bekommt. Das heisst, die Zusammenarbeit zwischen diesen Institutionen sollte unter Führung der Uno verstärkt werden.
Ein Hinweis zur Reform der Uno-Menschenrechtskommission: Der Bundesrat möchte - und hier stützt er sich auf ein Gutachten von Prof. Walter Kälin - die Menschenrechtskommission, die heute Teil des Wirtschafts- und Sozialrates ist, zukünftig der Uno-Generalversammlung direkt unterstellen. Ziel wäre die Schaffung eines Menschenrechtsrates als ein Hauptorgan der Uno. Das dünkt uns eine bemerkenswerte Zielsetzung, die dem Stellenwert der Menschenrechte überhaupt, aber auch der Erklärung der Menschenrechte und der Uno-Charta entsprechen würde.
Ein leichter zu realisierender Reformvorschlag betrifft die Mitgliedschaft in der Menschenrechtskommission. Wir [PAGE 1528] haben hier das Hauptproblem, dass dort auch Mitgliedländer anzutreffen sind, die es mit den Menschenrechten nicht besonders genau nehmen, die diesbezüglich grosse Mängel aufweisen. Zur Erhöhung der Glaubwürdigkeit der Mitglieder sollten diese bei der Wahl aufgefordert werden, konkrete Verpflichtungen im Bereich der Menschenrechte öffentlich einzugehen. Diese Verpflichtungen könnte man dann wieder kontrollieren, man könnte schauen, ob sie eingehalten werden. So liessen sich eine Glaubwürdigkeit und ein Fortschritt effektiv realisieren. Das würde dann natürlich auch für die Schweiz zutreffen. Wir begrüssen es, dass der Bundesrat den parlamentarischen Auftrag, dass die Schweiz Mitglied der Menschenrechtskommission werden soll, auch tatsächlich angemeldet hat.
Der Bundesrat unterstützt auch die Öffnung der Uno für Parlamentarier und Parlamente. In einer zunehmend international geprägten Rechtsordnung werden nationale Organe nämlich immer mehr zu blossen Umsetzern dessen, was in internationalen Organisationen wie der Uno, der WTO oder anderen Institutionen beschlossen wird. Die Einbeziehung der Parlamente in diese Entscheidungsprozesse drängt sich deswegen ganz besonders auf und entspricht auch - das ist neu und wichtig - einer Empfehlung der Uno. Das Begehren kommt also nicht nur vom Parlament, von der Aussenpolitischen Kommission, und hat die Unterstützung des Bundesrates. Wir haben im Cardoso-Bericht, der im Juni dieses Jahres, vor kurzem also, vorgelegt worden ist, auch die Empfehlung 14, welche besagt: Die nationalen Parlamente, Parlamentarierinnen und Parlamentarier - Sie, meine Damen und Herren -, sollen ihre Stimme auch in der Uno einsetzen können. Das kann auf verschiedenen Wegen passieren. Es ist sicher ein Prozess nötig. Das kann vom Einbezug von parlamentarischen Mitgliedern in bundesrätliche Delegationen bis hin zu einer parlamentarischen Versammlung bei den Vereinten Nationen gehen. Das wäre eigentlich das Ziel, und wir haben hiermit eine grosse Herausforderung. Ich hoffe, dass wir dieses Ziel auch schrittweise im Parlament gemeinsam effektiv verfolgen. Im Moment sieht es nicht ganz so aus.
Im Namen der APK empfehle ich Ihnen, den informativen Bericht zur Uno zur Kenntnis zu nehmen und auch die verschiedenen Postulate, die hiermit verbunden sind, abzuschreiben.
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