Schweiz und Vereinte Nationen. Zusammenarbeit
(03.018)- Redetext
- RedetextMicheline Calmy-Rey(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Je remercie les rapporteurs de la commission de la présentation du rapport qu'ils viennent de faire. Je crois qu'à la lecture de ce rapport, même M. Schlüer aurait pu s'enthousiasmer, ce que je considère comme un succès.
En présentant ce rapport, le Conseil fédéral répond à différentes interventions parlementaires; il honore aussi un engagement qu'il avait pris avant la votation sur l'adhésion à l'ONU. Ce rapport a pour objectif de permettre au Parlement de mieux participer à la définition des priorités de la Suisse à l'ONU et à celle de notre politique d'accueil des organisations internationales. Même s'il ne reflète que l'activité de quelques mois, ce débat est important. La multiplicité des interventions démontre qu'il vous intéresse également, ce qui me réjouit beaucoup.
La Suisse est donc membre de l'ONU. Une nouvelle étape pour notre politique étrangère s'est ouverte et les premières expériences sont positives. Elles vont même au-delà de nos attentes. Notre adhésion à l'ONU nous a donné des moyens nouveaux pour défendre les intérêts de la Suisse et pour réaliser les objectifs de notre politique étrangère. Si nous portons un regard sur l'organisation elle-même, il faut bien constater qu'elle sort d'une situation difficile, la crise irakienne, qui l'a éprouvée durement ces derniers mois. Ce n'est pourtant pas la première phase délicate que traversent les Nations Unies, et je crois que les Nations Unies ont réussi, en définitive, à préserver leur rôle et leur autorité. L'ONU demeure une organisation incontournable.
Madame Polla, vous avez fait allusion à son efficacité, ou aux réticences que vous avez pu éprouver au sujet de son efficacité. Je crois que vous avez vu la partie vide de la bouteille, mais il existe aussi une partie pleine, dans la mesure où les coalisés ont, après tout, cherché pendant des mois la légitimité des Nations Unies. Aussi, pour la première fois, les Nations Unies ont eu à disposition un instrument tel que celui des inspecteurs afin d'essayer de concrétiser et d'appliquer leurs décisions; et ça, ce sont des éléments positifs dont il faut tenir compte au moment où on fait une évaluation des Nations Unies. Nous devons tirer, bien sûr, les leçons de l'expérience irakienne. Il faudra notamment convaincre les grandes puissances de coopérer davantage au sein des Nations Unies, mais il faut aussi oeuvrer en parallèle à la poursuite des réformes.
J'aimerais répondre à M. Gross Andreas au sujet des réformes: la Suisse a oeuvré et oeuvre toujours pour plus de transparence au Conseil de sécurité; cela veut dire que nous essayons de multiplier les possibilités de débat public. Nous l'avons fait récemment au sujet d'un récent débat portant sur la Cour pénale internationale. Nous essayons aussi de modifier structurellement le Conseil de sécurité, en nous mobilisant pour que le nombre de membres du Conseil de sécurité soit augmenté. Sur la question de droit de veto, il faut bien reconnaître que l'opinion du Conseil fédéral est nuancée, mais avec toutefois de bonnes raisons de l'être. Nous nous engageons aussi pour plus de travail avec les parlementaires, et par rapport à ce que M. Gross vous a dit, l'ONU ne peut qu'apprendre d'une organisation comme le Conseil de l'Europe, et nous pensons que l'on devrait réfléchir à la question de savoir si l'ONU peut devenir une Chambre parlementaire à même de réunir des délégués parlementaires afin d'améliorer sa représentativité.
Quant à M. Schlüer, il m'a interpellée à propos de l'application d'une éventuelle résolution dans le cadre de la crise irakienne. Le droit de la neutralité s'est appliqué dans le cadre de la crise irakienne, puisqu'il n'y a pas eu de résolution des Nations Unies autorisant l'emploi de la force. S'il y en avait eu une, cela aurait signifié que la communauté internationale aurait mené une opération de remise à l'ordre d'un membre de la communauté internationale et qu'à ce moment-là, il se serait agi d'une opération de police à laquelle la Suisse aurait pu donner son accord. L'autre cas d'utilisation de la force dans le cadre de la Charte des Nations Unies, c'est la légitime défense. Aucune de ces deux hypothèses ne s'est réalisée dans le cas de la crise irakienne, et la Suisse donc a appliqué le droit de neutralité et a pris les décisions et tiré les conséquences qui s'imposaient.
J'aimerais répondre maintenant à Mme Müller-Hemmi concernant la lutte contre le terrorisme et le respect des droits de l'homme. La Suisse s'est engagée à l'ONU en faveur de cette nécessité, c'est-à-dire celle de concilier la lutte contre le terrorisme et le respect des droits de l'homme. Nous l'avons fait notamment à la Commission des droits de l'homme au sein de la troisième Commission de l'Assemblée générale des Nations Unies. Lors de la session de ce printemps de la Commission des droits de l'homme, la Suisse a été particulièrement active sur cette question et a assumé un rôle de coordinateur pour le groupe des pays occidentaux dans les discussions. Nous avons aussi appelé le Haut-Commissaire aux droits de l'homme à formuler des recommandations à ce sujet et, dans mon intervention lors de l'ouverture de la Commission des droits de l'homme, j'avais moi-même souligné cette nécessité.
La Suisse est aussi intervenue sur le plan bilatéral pour appeler différents Etats à respecter les obligations qu'ils ont contracté en vertu de traités internationaux. Des interventions ont été faites vis-à-vis des Etats-Unis à propos de Guantanamo, de la Russie à propos de la Tchétchénie, de la Chinem, ainsi que d'autres pays.
Pour ce qui concerne le domaine des migrations, c'est la deuxième question soulevée par Mme Müller-Hemmi, nous souhaitons effectivement développer au niveau international la problématique des migrations. La Suisse a des atouts dans ce domaine, elle connaît le sujet. Pour ce faire, la [PAGE 1045] Suisse a organisé à Berne en été 2001 un colloque international et pris différents contacts, notamment dans le cadre des Nations Unies.
Les différents instruments de notre politique étrangère - politique de paix, promotion des droits de l'homme, coopération au développement et aide humanitaire - peuvent contribuer à ce que moins de personnes se voient contraintes d'émigrer. Ces instruments de politique étrangère doivent être orientés davantage à l'avenir sur la question des migrations. Entre pays d'origine, pays de transit et pays de destination, des partenariats devraient pouvoir être établis, qui tiennent compte des intérêts et des préoccupations des uns et des autres. Un groupe interdépartemental de travail a été créé pour discuter de cette question et formuler des propositions d'ici l'automne prochain.
En ce qui concerne le Kosovo, la Suisse y est très active, notamment grâce aux moyens financiers mis à disposition par l'Office fédéral des réfugiés au titre de l'aide structurelle. Elle s'est engagée particulièrement dans le soutien aux minorités, car cet aspect n'était pas suffisamment pris en compte jusqu'à présent. L'objectif est d'améliorer les conditions de vie des minorités, de renforcer leurs positions, notamment en promouvant le dialogue entre les groupes, les communautés éthniques, et d'inciter les minorités à demeurer au Kosovo.
Parmi les projets concrets, notons un programme de la Direction du développement et de la coopération et de l'Office fédéral des réfugiés de promotion des minorités, un soutien à une institution chargée de régler les différends en matière de propriété et de logement, un soutien à la reconstitution d'un cadastre foncier fiable. Ce dernier est un projet important, car les incertitudes actuelles quant à la délimitation des propriétés foncières sont un des facteurs les plus importants d'insécurité. Notons aussi un soutien à la radio publique du Kosovo qui bénéficie d'une haute crédibilité auprès des auditeurs et qui diffuse des programmes dans les différentes langues des minorités nationales.
Je répondrai encore à la dernière réflexion de M. Schlüer concernant l'Afrique. Il est vrai, Monsieur Schlüer, que l'Afrique connaît aujourd'hui de très grands drames, et en particulier en République démocratique du Congo. Votre analyse est que ces drames sont liés à la liquéfaction des frontières. Cela n'est pas mon avis, Monsieur Schlüer. Je pense que cette analyse n'est pas juste parce que la plupart des drames et des conflits qui naissent en Afrique sont liés à des conflits civils, et non pas à des conflits interétatiques et à des conflits de frontières. Or, ces conflits civils sont les plus fréquents lorsque le produit intérieur brut par tête d'habitant est le plus bas. Vous le voyez, la pauvreté est plus liée à la fréquence des conflits et aux drames qui ont lieu en Afrique qu'à la liquéfaction des frontières que vous évoquez.
Le Conseil fédéral est attaché aux principes et aux objectifs des Nations Unies parce que ceux-ci correspondent à ceux qui inspirent notre ordre constitutionnel suisse et les grandes orientations de notre politique étrangère. Le Conseil fédéral est convaincu que l'ONU représente un cadre indispensable pour faire progresser les droits de la personne humaine et le droit international.
Pour lutter contre la pauvreté, les maladies et la dégradation de l'environnement, les Nations Unies nous offrent un espace de coopération précieux pour la défense de nos intérêts et la recherche de l'intérêt commun. La coopération multilatérale dont l'ONU est le pilier central est dans l'intérêt de tous les pays du monde, petits ou grands, et notre pays peut jouer un rôle actif au sein de l'ONU, conforme à ses intérêts et à sa capacité.
La Suisse dispose de grands atouts dans cette coopération. Les prises de position de la Suisse sont ancrées dans le droit international et dans le droit suisse, notamment concernant la neutralité. La tradition humanitaire de la Suisse et son rôle de dépositaire des Conventions de Genève lui donnent un profil marqué et une grande crédibilité. Sa prospérité économique, sa place financière et sa position dans le commerce international lui permettent de participer aux débats, là encore avec de la crédibilité. Nous sommes également extrêmement cohérents sur les questions de protection de l'environnement et de développement durable. Nous sommes crédibles quant à la diversité culturelle puisque nous sommes un pays divers sur le plan culturel, sur les questions démocratiques et, là aussi, du fait de notre tradition. Et puis, nous contribuons, d'une façon qui n'est pas mineure, au budget des Nations Unies, ce qui, évidemment, augmente aussi le poids de certains de nos atouts.
Les priorités pour le futur sont la promotion de la paix, la stabilité du système international, le développement du droit international public et du droit international humanitaire, le développement durable, la politique des droits de l'homme, la politique de migration. La Suisse peut apporter beaucoup sur le plan de la substance et sur le plan intellectuel, dans les grands débats qui se mènent aux Nations Unies et qui visent à trouver des solutions générales aux problèmes que connaît le monde aujourd'hui.
La Suisse attache également une grande importance à promouvoir la Genève internationale dans la mesure où elle est un Etat hôte. De plus, sur le plan de la réforme des institutions et de la réforme de Nations Unies, j'en ai parlé tout à l'heure, nous sommes très engagés.
J'ai donc présenté nos priorités. Je dirai que ce qui reste à faire aujourd'hui, c'est coordonner davantage la sauvegarde bilatérale et multilatérale des intérêts de la Suisse. Il est essentiel à mes yeux que le Conseil fédéral, le Parlement et la société civile travaillent ensemble pour définir l'engagement de la Suisse aux Nations Unies, c'est un gage de son succès. Le débat d'aujourd'hui me permet de penser que vous vous y intéressez aussi et que vous vous y engagerez.
Je vous remercie de bien vouloir prendre acte de ce rapport.
- RedetextRemo Gysin(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Ganz kurz: Man kann natürlich alles, was in der Welt schief läuft, der Uno anhängen. Diese Argumantation haben wir vor und während der Uno-Abstimmung und auch heute wieder von SVP-Seite gehört. Niemand sieht in der Uno ein Idealgebilde, auch der Bundesrat und die APK nicht. Sie ist ein Spiegel der Welt; sie spiegelt die realen Verhältnisse wider, und diese sind tatsächlich alles andere als ideal. Aber das ist nicht alles. Sie gibt auch den kleinen Ländern Schutz, sie bindet die grossen, mächtigen Länder, auch die USA, ein; sie bindet die Weltmächte nicht ganz und auch nicht perfekt ein, aber sie bindet sie mit ein. Mit diesem Einbinden ist ein Schutz für die schwachen, kleineren Länder gegeben und ein wesentlicher, ein unabdingbarer Schritt zur Weltgemeinschaft gemacht. Es ist grundfalsch, Herr Schlüer, wenn Sie sagen, mit Resolutionen entstünde kein Völkerrecht - doch, das ist der Anfang des Völkerrechts. Es sind Konventionen, die von einzelnen Ländern anerkannt werden, weltweit Anerkennung finden und so auch Völkerrecht schaffen.
- RedetextJohn Dupraz(FDP.Die Liberalen)Schweiz
Beaucoup de choses ont été dites, mais je rappellerai que nous ne sommes pas entrés, en commission, dans un débat de fond sur le Conseil de sécurité, sur le droit de veto, sur le droit international. Nous sommes restés factuels et nous en sommes tenus aux propos qui étaient relatés dans ce rapport. Il ne m'appartient pas de répondre aux questions qui ont été posées par les uns et les autres. Je crois que c'est le rôle du Conseil fédéral, car c'est avant tout à lui qu'incombe la responsabilité en matière de politique étrangère.
Permettez-moi quand même certaines remarques. M. Gross Andreas trouve que le rapport est un peu frileux, qu'il n'est pas assez critique vis-à-vis des Etats-Unis. Il faut constater une chose, c'est que jusqu'au 10 septembre de l'an passé, la Suisse était assise sur un strapontin, comme observateur. La Suisse est membre de l'ONU depuis le 10 septembre de l'année passée et le rapport porte pratiquement sur trois mois et demi d'activité en tant que membre de l'ONU. Pour ma part, je trouve que la Suisse a fait énormément en quelques semaines. Alors, je crois qu'il faut rester un peu modeste, on ne peut pas révolutionner la planète en quelques semaines.
Le Conseil de sécurité et le droit de veto: il faudra du temps pour réformer les choses. Il faut en discuter, mais je crois qu'il serait malvenu que le dernier membre, le nouveau venu dans l'assemblée de l'ONU dise: "Ecoutez, cela ne marche pas, il faut tout changer." Je crois qu'il faut rester un peu modeste. Je constate que la Suisse est présente, qu'elle dialogue, qu'elle propose, qu'elle argumente et qu'elle décide. Elle a beaucoup fait. Je doute d'ailleurs que l'on puisse avoir un système de fonctionnement de l'ONU où, d'une certaine façon, les plus puissants n'auraient pas quelque chose à dire. Je n'imagine pas que l'ONU prenne des décisions contre l'avis des plus puissants ou en l'ignorant; car, à ce moment-là, ceux-ci risqueraient de sortir de l'ONU et la situation serait bien pire. Donc, il faut trouver de nouveaux modes de fonctionnement, où les grands ont encore [PAGE 1044] quelque chose à dire, autrement ce serait grave pour le fonctionnement de l'ONU. Par ces propos, je n'approuve pas certaines décisions et certains comportements des Etats-Unis, qui sont aussi très critiquables.
Quand M. Baumann Ruedi dit que certains cow-boys feraient bien de retourner au Texas, je lui répondrai qu'un cow-boy peut en cacher un autre et qu'on ne résout pas les problèmes ainsi.
Monsieur Beck, j'ai été très heureux de vous entendre, car durant la campagne avant la votation sur l'adhésion à l'ONU, vous étiez plus que critique, puisque vous étiez un opposant! Je considère que votre pensée a fait une évolution remarquable et je constate que, maintenant, vous êtes très satisfait que la Suisse participe aux travaux de l'ONU et qu'elle y soit présente.
Quant à M. Schlüer, je ne cherche pas à le convaincre parce que, pour moi, c'est un cas désespéré quant aux affaires internationales.
Je vous demande de prendre acte de ce rapport qui met en évidence le travail remarquable qu'a effectué la Suisse. Je crois que l'on peut être reconnaissant non seulement envers le Conseil fédéral, mais aussi envers ses collaborateurs, ses ambassadeurs et tous les fonctionnaires qui siègent et qui travaillent à l'ONU.
- RedetextUlrich Schlüer(Schweizerische Volkspartei)Schweiz
Besten Dank dafür, dass ich diese Uno-Diskussion abrunden darf! Wir haben auch einen ausnehmend schönen Bericht zur Kenntnis zu nehmen. Man könnte sich dafür begeistern. Er kündet euphorisch von der heilen Welt des Multilateralismus, räumt manchmal ein, bezüglich Wirksamkeit blieben noch gewisse Wünsche offen, aber alles sei auf besten Wegen, und - das hat uns der Herr Kommissionssprecher verraten - wir, die Schweiz, sind nun auch schon fast überall dabei. Was also könnte uns Besseres widerfahren?
Ich habe im Bericht immerhin einige Bemerkungen zum Vetorecht vermisst, nachdem diese Frage im Uno-Abstimmungskampf immer wieder - vor allem vonseiten der Bundesverwaltung und des Bundesrates - angesprochen wurde: Wenn wir erst Mitglied seien, dann hätten wir die Möglichkeit, bezüglich Vetorecht markant einzuwirken. Seit wir Uno-Mitglied sind, ist allerdings Konformität - ja nicht auffallen, ja nicht aussergewöhnliche Schritte unternehmen - oberstes Gebot.
Eine schwerwiegende Lücke weist der Bericht in Bezug auf die Neutralitätsfrage auf. Ich rufe einfach in Erinnerung: Wir waren noch kein halbes Jahr Mitglied der Uno, als wir uns zu einem Schritt gezwungen sahen, der in unserer Aussenpolitik eigentlich überhaupt nicht mehr vorgesehen war, wir mussten tatsächlich den Neutralitätsfall ausrufen. Die Neutralität musste wieder beschworen werden. Wir hatten zu dieser Frage intensive Diskussionen in der Aussenpolitischen Kommission. Ich möchte diese Diskussionen in Erinnerung rufen.
Frau Bundesrätin, Sie haben im Zusammenhang mit dem Irak-Krieg klar gesagt: Wenn der Sicherheitsrat eine Resolution gefasst hätte, dann hätte die Schweiz diese Resolution im Rahmen ihrer ganz normalen Neutralitätspolitik angewandt. Dann hätte es also keinen Neutralitätsfall gegeben. Wir wären einfach quasi mitgegangen. Ich mag mich erinnern, der jetzige Kommissionssprecher hat damals gesagt: Wäre eine solche Resolution Tatsache geworden, dann wäre das eine erpresste Resolution gewesen, die für die Schweiz nicht gelten würde. Als gäbe es Sicherheitsratsresolutionen, die gelten würden, und solche, die nicht gelten würden.
Das Ganze zeigt Ihnen nur Folgendes auf: Wenn Sie glauben, wir könnten alles aussenpolitische Denken aufgeben und sagen, wir begeben uns mit der Neutralität ganz ins Schlepptau der Uno, dann werden wir mit lauter Lebenslügen und mit schweren Problemen konfrontiert werden. Das ist eine nicht haltbare Position - dieser Tatsache sollte man sich einmal stellen.
Nun, was immer die Uno tut - und sie tut viel -, so ist klar festzuhalten: Das Kerngeschäft der Uno ist die Friedenserhaltung, die Friedenssicherung. Zu diesem Zweck wurde die Uno geschaffen, es ist ihr Kernauftrag. Auch dazu gäbe es mehr zu sagen, als es die schönfärberischen Sätze im Uno-Bericht tun. Ich frage mich überhaupt: Wem glaubt man eigentlich zu dienen, wenn solche Schönfärberei den ganzen Bericht prägt?
Natürlich können wir feststellen, Frau Kollegin Riklin, dass sich eine Macht, die Supermacht USA, bedauerlicherweise einfach über den Weltsicherheitsrat hinwegsetze. Aber diese Feststellung genügt doch nicht! Es ist auch darüber Rechenschaft abzulegen, dass der Sicherheitsrat 17 Resolutionen zu Irak gefasst hat. Aber er hat keine umgesetzt! Er hat sich nicht einmal darum bemüht, eine Resolution umzusetzen. In diesem Zusammenhang ist die Völkerrechtsproblematik anzusprechen: Es genügt doch nicht zu sagen, das Verabschieden von Resolutionen sei genügend, diese würden dann automatisch zu Völkerrecht. Wenn niemand daran denkt, diese Resolutionen je umzusetzen, so kann daraus auf dieser Welt doch nicht Recht entstehen! Es eröffnet sich zwar möglicherweise ein Eldorado für Bürokraten, die sich von Resolution zu Resolution hangeln. Aber Völkerrecht entsteht so nicht! Recht, das nur auf dem Papier bleibt, das sich niemand umzusetzen getraut, kann nie gültiges, geachtetes Recht werden! Das müssen wir hier festhalten.
Ein weiterer Punkt ist die Tragödie in Afrika. Afrika bewegt sich wieder einmal im Schritttempo, langsam, Schritt für Schritt, aber unaufhaltsam, auf eine neue, schwere Tragödie zu - es ist die x-te Tragödie in der Geschichte des Schwarzen Kontinentes. Es bietet sich immer das gleiche Bild: Auf dem Papier berufen sich unabhängige Staaten darauf, dass im Rahmen der kollektiven Sicherheit, im Rahmen der kollektiven Verantwortung auch andere mitverantwortlich seien, wenn sie die Ordnung in ihrem eigenen Land nicht aufrechterhalten können. Das ruft uns in Erinnerung, wie das Gerede von der kollektiven Verantwortung die konkrete Verantwortung aufgehoben hat. Grenzen sind nicht da, um sie zu zelebrieren und zu feiern. Grenzen sind dazu da, dass das Verantwortungsgebiet der Verantwortungsträger genau abgegrenzt wird, damit man feststellen kann, welche gewählte Regierung in einer bestimmten Region die Verantwortung für Ordnung und Frieden trägt. Indem wir unter Beschwörung des Multilateralismus konkrete Verantwortung abbauen und untergraben, macht sich meines Erachtens dieses Organ, das sich Weltgemeinschaft nennt, mitschuldig daran, dass Afrika von einer schwersten Tragödie zur nächsten schwersten Tragödie taumelt.
Wir sind Zuschauer, wir lesen einiges, nicht allzu viel, in der Zeitung. Aber wir wissen, dass es scheusslich ist, was sich derzeit wieder in Afrika abspielt. Das Geschehen hat auch mit der fahrlässigen Relativierung der Bedeutung von Grenzen als Abgrenzung von Verantwortungsgebieten zu tun. Dieser Problematik müssten wir uns stellen. Wir hätten als kleiner Staat, der nicht Macht entfalten kann, der auf geltendes, durchgesetztes Recht angewiesen ist, ein Interesse daran, dass solche Probleme endlich rechtsbildend diskutiert und vielleicht gar in Lösungen umgesetzt werden können. Dazu weist der Uno-Bericht Lücken auf. Wir nehmen ihn zwar trotzdem zur Kenntnis; aber wir meinen, es ist nicht die Zeit, uns einfach an schöner Mitgliedschaft zu erfreuen. Die Weltlage ist dazu etwas zu ernst.
- RedetextRuedi Baumann(Die Grünen)Schweiz
Die Uno kann Machtverhältnisse nicht gestalten, sie ist Ausdruck von Machtverhältnissen. Die Uno besteht vor allem deshalb und ist deshalb wichtig, weil sie alle Staaten einbindet. Die grosse Schwierigkeit besteht heute darin, dass sich die USA immer weniger einbinden lassen: Wenn der Sicherheitsrat der Uno - so geschehen vor und während des Irak-Krieges - nur noch entscheiden kann, ob er sich von den USA lieber manipulieren oder lieber ignorieren lassen will, dann spricht das meines Erachtens Bände.
Natürlich wissen wir, dass die kleine Schweiz, letztendlich auch Mitglied der Uno, diese Machtverhältnisse nicht einfach ändern kann. Die Schweiz als Kleinstaat hat aber ein grosses Interesse daran, dass die Probleme dieser Welt im Schosse der Uno diskutiert und, wenn möglich, eben auch gelöst werden. Wir können kein Interesse daran haben, wenn zunehmend Bereiche wieder aus der Uno ausgelagert werden. Es ist nicht im Interesse unseres Landes, wenn beispielsweise Wirtschafts- und Sicherheitsfragen von der Uno in die G8 verlagert werden usw. Die Einhaltung des Völkerrechtes muss durch die Uno gewährleistet werden können. Für mich ist dies eine der grossen Zukunftsfragen: Wird das Völkerrecht auf diesem Planeten breit akzeptiert? Kann Völkerrecht durchgesetzt werden? Wer soll es durchsetzen, wenn nicht die Uno und ihre Organe? Die Erfahrungen rund um den Irak-Krieg sind alles andere als verheissungsvoll. Auch der Umstand, dass die USA den Internationalen Strafgerichtshof nicht anerkennen will, zeigt, wie viel Aufklärungsarbeit auch dort noch notwendig ist. In Bezug auf die USA hat man das Gefühl, dass nur ein Regierungswechsel in Washington dazu führen kann, dass auch die letzte Supermacht das Völkerrecht akzeptiert oder - besser gesagt - wieder akzeptiert. Man könnte auch sagen, dass gewisse Cowboys wohl zuerst wieder nach Texas zurückkehren müssen.
Mir scheint, dass das Völkerrecht auch bei uns in der Schweiz viel zu wenig bekannt und auch zu wenig populär ist.
Der Vorschlag unserer grünen Fraktion an den Bundesrat oder eben an die Bundesrätin: Die Schweiz startet eine Informationskampagne im Inland - in den Schulen, in den Medien, an den Universitäten - zum Inhalt und zur wachsenden Bedeutung des Völkerrechts, des internationalen Rechts generell. Mit Professor Kälin und anderen haben wir ja hervorragende Experten im Uno-System. Die Uno würde dann vielleicht auch bei den immer noch aktiven Gegnern nicht mehr nur als bürokratischer Moloch, sondern als unverzichtbare Weltorganisation zur Konfliktlösung und Wahrung des Friedens wahrgenommen.
Wir Grünen danken für den ersten Uno-Bericht und hoffen, dass die Schweiz ein sehr aktives und solidarisches Mitglied der Uno sein wird und dazu beiträgt, dass die Uno in Zukunft gestärkt und nicht etwa noch geschwächt wird.
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- RedetextSerge Beck(Liberal-Demokratische Partei)Schweiz
La décision d'adhésion a été prise par nos concitoyens en mars 2002, après un débat intense qui a permis une détermination du corps électoral en connaissance de cause. Nous avons maintenant à assumer.
C'est avec intérêt que le groupe libéral a pris connaissance de ce premier rapport sur un exercice partiel, puisque l'adhésion officielle n'a pris effet qu'au 10 septembre 2002.
La neutralité de notre pays, rappelée dans la demande d'adhésion, a été reconnue tant par le Conseil de sécurité que par l'Assemblée générale des Nations Unies. Mais reconnaissons que ce n'est pas maintenant, mais bel et bien à l'épreuve du feu, que nous pourrons juger de la consistance de cette acceptation.
Le Conseil fédéral affirme que notre pays a été, depuis qu'il est membre, mieux à même de faire valoir ses positions et défendre ses intérêts. Nous souhaitons pour notre part que la priorité soit donnée au premier axe, soit à la défense et la promotion au plan universel de valeurs démocratiques qui nous sont chères. Nous avons, de par la nature de nos institutions, une expérience privilégiée qui nous amène à apporter une contribution déterminante dans la rénovation de l'organisation. Le défi n'est pas mince, et ceux qui veulent prendre prétexte de notre adhésion à l'organisation pour réduire les crédits consacrés à la politique étrangère ont une vision réductrice, nombriliste et peut-être même insultante à l'égard du potentiel d'apports de notre pays à la construction d'une communauté des nations plus démocratique, plus représentative et plus équitable.
Nous n'avons heureusement pas la possibilité, comme certains membres dominants de l'organisation, d'acheter les soutiens aux positions de certains Etats membres, et c'est par le dynamisme de nos relations diplomatiques bilatérales et multilatérales que nous devons motiver les pays partenaires pour le choix de solutions dont l'intérêt, pour eux-mêmes et pour la collectivité internationale, dépasse l'octroi ponctuel de crédits d'influence de quelques dizaines de millions de dollars.
Si le rôle de l'ONU comme forum privilégié pour le règlement des grands problèmes internationaux n'est pas contestable, la légitimité mondiale de certaines de ses décisions est moins établie que ne le prétend le Conseil fédéral. L'exemple des débats récents du Conseil de sécurité sur ce que j'appellerai la "lex americana", en relation avec le Tribunal pénal international, démontre le chemin que doit encore parcourir l'organisation pour atteindre cette légitimité universelle.
L'engagement de la Suisse dans cet objet est salué par le groupe libéral qui souhaite que notre pays soit parmi les initiateurs et contribue de manière dynamique et déterminée aux réformes de l'organisation évoquées sous chiffre 2.2.11 du rapport, particulièrement en ce qui concerne la réforme du Conseil de sécurité. Le droit de veto, et là je rejoins certains préopinants, est à analyser avec un oeil plus critique que celui du Conseil fédéral. En effet, si, dans le sens de la mise en place d'une mesure, il garantit un soutien international à celle-ci, dans le cadre de son abrogation, il garantit à un seul Etat la possibilité de blocage, même contre l'ensemble de la communauté internationale, et cela doit nous interpeller quant à l'aspect démocratique de tels effets.
En conclusion, le groupe libéral prend acte avec satisfaction de ce premier rapport. Il mesure l'importance des défis que notre pays, de par sa situation privilégiée, doit relever la situation privilégiée de notre pays lui impose quant à son engagement pour une amélioration de l'efficacité de l'Organisation des Nations Unies et souhaite que Parlement et gouvernement y consacrent l'énergie et les moyens adéquats.
- RedetextBarbara Polla(Liberal-Demokratische Partei)Schweiz
Le 10 septembre 2003 sera un anniversaire remarqué; cela fera une année que la Suisse sera devenue membre de l'ONU et je pense que nous serons nombreux à vouloir fêter cet anniversaire. La Suisse a adhéré à l'ONU grâce à notre soutien et malgré les craintes de certains, ces craintes dont les plus importantes se référaient, d'abord à la question de notre neutralité, ensuite à la question de l'efficacité d'une structure telle que l'ONU et enfin à la capacité de la Suisse à faire entendre sa voix.
En ce qui concerne la neutralité, je crois que nous sommes unanimes à constater que notre neutralité est parfaitement compatible avec notre adhésion à l'ONU. Aucun problème n'a été soulevé. Peut-être apparaîtra-t-il même bientôt que notre neutralité, comme nous l'avions suggéré, est un atout plutôt qu'une difficulté au sein de l'ONU, et peut-être qu'elle nous permettra justement d'agir dans le sens d'une augmentation de l'efficacité, grâce à une position privilégiée.
En ce qui concerne l'efficacité, les craintes de certains sont malheureusement vérifiées. Le point le plus évident est l'Irak; évidemment, il ne s'agit pas de l'efficacité de la Suisse au sein de l'ONU, mais de l'efficacité de l'organisme en tant que tel. La Suisse, dans toute la tradition de paix et de respect du droit qui la caractérise, s'est opposée au conflit en Irak sans l'accord du Conseil de sécurité et nous devons reconnaître l'inefficacité de l'ONU a faire accepter sa volonté. M. Gross Andreas a insisté là-dessus. A l'époque déjà, quand il était président de la Confédération au moment de l'adhésion, M. Villiger insistait sur le fait que la Suisse se devait d'être à la fois critique et constructive par rapport à l'ONU. Critique, bien sûr! mais il ne s'agit en aucun cas de renier l'ONU; au contraire, il s'agit, face aux plus puissants, de travailler à renforcer son pouvoir régulateur, son pouvoir modérateur, sa réelle capacité et son efficacité dans la résolution et la gestion des conflits. M. Gross Andreas a proposé l'idée d'un parlement de l'ONU. Je pense que la Suisse devrait, au sein de ce collège, apporter d'autres propositions qui permettraient réellement d'augmenter son efficacité.
Et puis finalement, la question était de savoir si la Suisse était capable de faire entendre sa voix dans ce cadre multilatéral universel. Je crois que les rapporteurs, en particulier M. Dupraz, l'ont bien souligné en donnant des exemples très concrets: la présidence du Conseil d'administration du Fonds des Nations Unies pour l'enfance qui est attribuée à la Suisse pour 2003; notre ambassadeur, M. Boulgaris, qui a été nommé vice-président du Comité exécutif du HCR et qui devrait en être président en 2004. Voilà une façon magnifique de faire entendre la voix de la Suisse à l'ONU.
La Suisse a fait entendre sa voix également dans beaucoup de domaines très spécifiques, dans des domaines dont les valeurs nous sont particulièrement chères, tels la paix, la sécurité, le désarmement - un domaine particulièrement important pour M. Dupraz, rapporteur -, l'engagement pour les droits de l'homme et l'engagement humanitaire en général, ensuite le développement et la lutte contre la pauvreté - M. Beck reviendra sur la question du développement, comme il reviendra aussi sur la question de l'efficacité et la nécessité que la Suisse contribue, au sein de l'ONU, à ce que le droit international ne soit pas seulement et plus jamais celui du plus fort, mais réellement un droit auquel nous pouvons adhérer. [PAGE 1042]
Un point, par contre, que les rapporteurs n'ont pas abordé, c'est la contribution de la Suisse à la politique internationale de lutte contre la drogue. Je profite de la discussion que nous venons d'avoir et allons avoir sur la politique de la drogue pour souligner l'importance de la cohérence entre la politique intérieure et la politique extérieure, si nous souhaitons effectivement une certaine efficacité. En effet, le 28 janvier 2003, la Suisse a voté la résolution que l'Assemblée générale de l'ONU a adoptée au cours de sa 57e session, au point 101 de son ordre du jour, à savoir la Résolution No 57/174 concernant la coopération internationale pour faire face au problème mondial de la drogue. La Suisse s'est notamment engagée à ce que "tous les Etats adoptent des mesures efficaces .... et renforcent leur système judiciaire et mènent, en coopération avec d'autres Etats, des activités efficaces de lutte contre la drogue", demandent "l'élimination des cultures de plantes servant à fabriquer des drogues illicites et les activités de substitution" et "tous les Etats donnent la priorité à l'élaboration et à la mise en oeuvre de politiques et programmes destinés à faire prendre davantage conscience .... des risques que comporte la consommation ...."
Je me permets d'insister là-dessus parce que je crois qu'il est essentiel, si nous voulons être efficaces, qu'il y ait une bonne cohérence entre la politique intérieure et la politique extérieure dans tous les domaines, la drogue en est un exemple, l'aide au développement en est un autre, dont parlera maintenant M. Beck.
- RedetextKathy Riklin(Christlichdemokratische Volkspartei der Schweiz)Schweiz
Wenn ein Ihnen allen bekannter ehemaliger Bundesrat den Bericht über die Tätigkeit der Schweiz in der Uno begutachten müsste, hätte er sicher gesagt: "Freude herrscht!" Die Schweiz ist seit dem 10. September 2002 aktives Mitglied in der Uno. Der vorliegende, ausgezeichnete Bericht gibt einen guten Überblick über die erfolgten Aktivitäten. Die Schweiz weist bereits einen beachtlichen Leistungsausweis aus. Sie kann nun auch Präsidenten und Vizepräsidenten in wichtigen Kommissionen und Organen stellen. Die Schweiz ist von der Beobachterin zur aktiven Teilnehmerin geworden, und damit sind nun alle Staaten der Welt - mit Ausnahme des Vatikans, der auch kein Staat im landläufigen Sinn ist - in dieser Weltvereinigung vertreten.
Die Auseinandersetzungen um den Irak-Krieg haben sehr viele kritische Stimmen zur Uno geweckt. Es ist nicht der Fehler der Uno, wenn sich die einzige noch verbleibende Weltmacht über sie hinwegsetzt; und mit einer Verlegung der Uno-Institutionen von New York nach Genf, wie dies Kollege Dupraz vorschlägt, wird dieses Problem auch nicht gelöst. Die Uno ist das Parlament der Welt und widerspiegelt diese unvollkommene Erde. Leider kann auch die Uno nicht alle Konflikte dieser Welt lösen, aber sie bemüht sich mindestens, dies zu tun.
Neben dem Irak sind noch Hunderte von Themen von grösster Wichtigkeit. Die Uno ist die Plattform, wo Fragen wie Umweltzerstörung und Kyoto-Protokoll, Antipersonenminen, Kinderarbeit, Gesundheitsprobleme und Menschenrechtsverletzungen behandelt werden. Wo denn sonst, wenn nicht in diesem Gremium, sollen solche weltumspannenden Probleme angegangen werden? Alle diese Fragen sind auch politische Fragen; es gibt keine unpolitischen Themen auf dieser Erde. Globale Probleme verlangen eine globale Organisation.
Als Bewohner des gleichen Planeten bilden wir alle zusammen eine Schicksalsgemeinschaft. Es wäre aber zu wünschen, dass die Beteiligung und Information der Schweizer Bevölkerung in Bezug auf die aktuellen Fragen und Meinungsbildungen im Zusammenhang mit der Uno grösser wären. Der Einbezug des Parlamentes wäre sehr zu begrüssen. Hier sollten wir eine klare Regelung finden. Die bevorstehende Tagung des Wirtschafts- und Sozialrates (Ecosoc) im Juli und die 58. Generalversammlung im September wären wichtige Treffen, an denen auch Schweizer Parlamentarierinnen und Parlamentarier teilnehmen und an deren Meinungsbildung sie sich beteiligen sollten. Es ist schade, dass die Subkommission Uno der APK nicht zustande kommt. Eine intensivere parlamentarische Begleitung der Geschäfte im Zusammenhang mit der Uno wäre sehr wünschenswert.
Die CVP dankt dem Bundesrat und den Diplomaten in New York und in Bern für die ausführliche Berichterstattung und die wertvolle Arbeit, die für die Uno und mit der Uno für eine bessere Welt geleistet wird.
- RedetextUlrich Fischer(FDP.Die Liberalen)Schweiz
Mein Votum wird etwas weniger visionär ausfallen als dasjenige von Kollege Gross.
Der Bericht gibt einen Überblick über die ersten vier Monate Mitgliedschaft der Schweiz bei der Uno. Man kann sich ja fragen, ob es sinnvoll sei, nach vier Monaten einen fast hundertseitigen Bericht zu erstellen. Weil es sich aber um den Einstieg der Schweiz als Vollmitglied in der Uno handelt, kann man dafür Verständnis haben, und es ist zu begrüssen, dass wir hier eine erste Bilanz erhalten haben.
Die Diskussion in der Kommission war relativ kurz. Es war ja auch noch nicht sehr viel Fleisch am Knochen. Herr Gysin als Kommissionssprecher hat da eine Menge Dinge erzählt, die in der Kommission überhaupt nicht zur Diskussion standen, vom WEF, von den Drei Schluchten usw. Das ist die private Meinung von Herrn Gysin und keinesfalls jene der Kommission, schon gar nicht der Mehrheit der Kommission; ich möchte das festgehalten haben.
Ich möchte folgende Themen kurz streifen: Die Frage der Einsitznahme der Schweiz im Sicherheitsrat wurde aufgeworfen. Es wurde uns gesagt, dass diese nicht aktuell sei, weil die Sitze der westlichen Staatengruppe bis ins Jahr 2014 ausgebucht seien. Ich glaube, das könnte uns [PAGE 1041] manches Problem und manche politische Zerreissprobe ersparen.
Diskutiert wurde auch eine allfällige Reform des Sicherheitsrates mit der Abschaffung des Vetorechtes. Dieses Vetorecht der fünf Grossmächte ist ganz klar eine Ungleichbehandlung der Mitglieder. Der Bundesrat macht sich aber für diese Abschaffung des Vetorechtes nicht stark, weil er befürchtet, dass das die starken Staaten dazu führen könnte, dann noch mehr ausserhalb der Uno zu agieren, als sie das bisher schon tun - das Verhalten der USA im Irak-Konflikt lässt grüssen.
Vor dem Beitritt der Schweiz zur Uno wurde immer wieder die Frage aufgeworfen, ob das mit unserer Neutralität vereinbar sei, ob die Neutralität nicht ein Hinderungsgrund für unser Land sei, in der Uno effizient mitzuwirken, vor allem in den politischen Gremien. Die bisherige Erfahrung hat gezeigt, dass das nicht der Fall ist. Die Aussage des Bundesrates vor der Abstimmung, dass man auch als neutraler Staat seine Aufgaben als Uno-Mitglied vollumfänglich wahrnehmen kann, ist bestätigt worden.
Allgemein möchte ich noch festhalten, dass der Schweiz ein guter Einstieg in die Uno gelungen ist. Sie ist willkommen und kann bereits sehr effizient mitwirken. Die Mitgliedschaft der Schweiz ist auch eine klare Stärkung von Genf als zweitem Uno-Sitz. Verschiedentliche Auftritte von Schweizer Vertretern in den Uno-Gremien sind bereits erfolgt. Die Wirkung lässt sich hier noch nicht abschätzen. Schliesslich möchte ich festhalten - was auch schon gesagt wurde -, dass wir mit Botschafter Staehelin einen ausgezeichneten Repräsentanten haben. Ich möchte ihm auch hier ein Kränzchen für seine gute Arbeit winden.
Ich beantrage Ihnen, vom Bericht zustimmend Kenntnis zu nehmen.
- RedetextAndreas Gross(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Es ist nicht leicht, wenn man zu spät zu kommt. Es ist sehr schwierig, als 190. Staat Mitglied einer universellen Weltgemeinschaft zu werden und nicht den Fehler zu begehen, sozusagen der Primus vergangener Zeiten sein zu wollen. Selbstverständlich kann man als neues Mitglied nicht mit der Türe ins Haus fallen. Man muss eine gewisse Bescheidenheit zum Ausdruck bringen, eine Bescheidenheit, die der 50-jährigen Verspätung geschuldet ist. Jemand, der zu spät kommt, kann auch nicht den Moment auswählen, in dem er am günstigsten reinkommt, um dann das Richtige, weil es einfach ist, zu tun.
Heute sind wir Mitglied geworden; heute, da die Uno vielleicht noch nie in einer so paradoxen Situation war. Ihre Popularität bei den Völkern, bei den Nationen, war vielleicht noch nie so gross. Aber auch ihre strukturelle Schwäche in der Staatenwelt war noch nie so gross, ihre politische Basis war noch selten so schwach. Den viel zu grossen Erwartungen kann sie in ihrer gegenwärtigen Struktur, die der Ausdruck der politischen Realität von vor 50 Jahren ist, nicht gerecht werden. Mit dieser Diskrepanz müssen wir uns auseinander setzen, wenn wir sozusagen die Idee der Uno für die nächsten 50 Jahre retten wollen.
In dieser Beziehung ist dieser Bericht zu sehr in Watte verpackt. Alles wird so abtempiert, dass die Kanten, welche auch in diesem Saal eine bessere Diskussion zur Folge hätten, welche ein Jahr nach der Abstimmung eine öffentliche Diskussion in der Schweiz zur Folge hätten, die Diskussion nicht auslösen. Alles wird zu sehr abtempiert. Man spricht von der Dominanz der Supermacht. Im gleichen Satz, in Kapitel 2.2.1, tut man aber so, als ob das Aufkommen nichtstaatlicher Kräfte genauso ein Problem sei. Oder man spricht von der Notwendigkeit, das Völkerrecht angesichts der Supermacht weiterzuentwickeln, sagt aber nicht, wo das Problem liegt. Man getraut sich nicht, analytisch in die Tiefe zu gehen, weil man möglicherweise auch die Konsequenzen scheut. Diese Schwäche, Farbe zu bekennen angesichts eines neuen Imperiums, das dem Gedanken der Uno völlig widerspricht, war eine Schwäche der Berichte vor der Abstimmung und wurde auch im Diskurs während der Abstimmungskampagne nicht geklärt. Es ist keine moralische Frage: Ich habe hier schon einmal gesagt, dass von allen möglichen Supermächten mir die USA die liebste sind, denn sie sind immerhin ein demokratischer Staat; das gilt es zu wiederholen.
Die Uno versuchte aber eben, eine Institution rechtsgleicher, souveräner Staaten zu sein, die miteinander im Sicherheitsrat ein Gewaltmonopol schaffen, damit alle davon profitieren und keiner das Recht hat, den anderen anzugreifen; das Souveränitätsrecht jedes einzelnen Staates wird geachtet. Diese Grundkonzeption ist heute nicht mehr möglich, weil einer so viel stärker ist als alle anderen, dass er eine Rolle fast erfüllen muss, die an sich die Uno erfüllen könnte, die ihm die Uno aber nicht abnehmen kann.
Die Reform des Sicherheitsrates ist in dieser Beziehung jetzt natürlich die Spitze des Eisberges. Aber wir müssen nicht mit der Spitze beginnen, wir müssen vielleicht eher mal die Diskussion über den Eisberg, über die Grundproblematik, zu führen versuchen. Da gilt es sich einzugestehen, dass heute die Schwäche der Uno eben darin besteht, dass auch verbrecherische Staaten, kriminelle Staaten gleichermassen geschützt sind und in ihrer Souveränität formell wie demokratische Staaten geachtet werden. Gleichzeitig gilt es sich einzugestehen, dass der Uno aber die Machtmittel fehlen, um von sich selber aus zu agieren. Deshalb ist z. B. die deutsche Armee heute daran, sich so zu reformieren, dass sie ihre eigentliche Bedeutung darin sieht, sich für internationale Organisationen - z. B. die Uno - zur Verfügung zu stellen.
Eine andere Möglichkeit, nicht sofort die Spitze des Eisberges anzugehen, sondern die Grundproblematik zu diskutieren, ist die Idee, dass der Uno eine parlamentarische Kammer zugeordnet werden muss. Denn ich muss Ihnen in aller Bescheidenheit sagen: Wenn Sie sehen, wie die Regierungen in der Uno miteinander reden - die Resolution von Ende Mai machte sozusagen im Nachhinein mit den USA Frieden und deckte damit alles zu -, ist das eine begrenzte Diskussion. Regierungen schonen einander viel zu sehr und verpassen damit eigentlich den notwendigen gegenseitigen Lernprozess. Das können Parlamentarier freier tun. Deshalb wäre die Idee, zu der sich auch die Schweiz bekennen müsste, die Schaffung einer parlamentarischen Kammer als Ergänzung der diplomatischen Regierungsorganisation, auch als Einstieg in eine andere künftige, transnationale demokratische Struktur. Die Idee wäre die Schaffung einer parlamentarischen Kammer. Diese wird eben eher dem Willen der Menschen gerecht und kann die strukturellen Schwächen der Uno diskutieren, dass die Strukturen dann miteinander so weiterentwickelt werden können, dass diese Diskrepanz in Zukunft nicht mehr existiert. Dann werden die Vereinten Nationen wirklich im eigentlichen Sinne - nämlich im Sinne der Menschen - die Politik der Friedenswahrung leisten können, die vor 60 Jahren die Grundlage der Uno war. Diese kann sie heute aber angesichts einer imperialen Macht, welcher die Uno in dieser Struktur nicht Herr wird, nicht mehr leisten.
- RedetextVreni Müller-Hemmi(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Die Uno ist mehr als der Sicherheitsrat. Wer noch einen Beweis mehr hierfür braucht, hat ihn hier mit dem Bericht des Bundesrates. Abgestützt auf das parlamentarische aussenpolitische Mitwirkungsrecht habe ich letztes Jahr einen jährlichen prospektiven Bericht auf die Uno-Generalversammlung hin verlangt. Dies, damit ein regelmässiger Austausch zwischen Bundesrat und Parlament stattfindet, damit die Öffentlichkeit die konkrete Uno-Arbeit, auch die unspektakuläre, besser kennen lernt. Ich begrüsse es, dass für die Öffentlichkeit eine attraktiv gestaltete Broschüre vorliegt. Wer sie gelesen hat, muss bestätigen: Die Uno ist mehr als der Sicherheitsrat.
Ein Beispiel dafür ist das Kinderhilfswerk Unicef, das dieses Jahr von unserem Uno-Botschafter, Jenö Staehelin, präsidiert wird. Unicef ist die Organisation, die sich mit der Unterstützung des Mitgliedes Schweiz weltweit dafür einsetzt, dass nicht weiterhin Millionen von Kindern vor ihrem fünften Geburtstag an leicht vermeidbaren oder behandelbaren Krankheiten sterben, dass nicht weiterhin 250 Millionen Kinder als billige Arbeitskräfte, Prostituierte oder Soldaten ausgebeutet werden, dass nicht weiterhin mehr als 3 Millionen Kinder unter 15 Jahren und fast 12 Millionen 15- bis 24-Jährige HIV-positiv sind und dass nicht weiterhin 130 Millionen Kinder keinen Zugang zu Schulen haben.
Ohne Uno keine Unicef. Das Uno-System ist die Basis für weltumspannende Engagements für bessere Lebens- und Überlebensbedingungen zugunsten von Kindern. Darum ist es schlicht weltfremd und dumm, wenn die SVP den Irak-Krieg zum Scheitern der Uno hochstilisiert und den sofortigen Austritt verlangt. Wer betreffend die Grenzen der Uno realistisch ist, musste davon ausgehen, dass sich die USA, traumatisiert durch "nine-eleven", nicht zurückhalten liessen. Sicher - nach der Uno-Irak-Krise erst recht -: Die Reform des Sicherheitsrates, die Reform des Völkerrechtes ist dringlich - mit Einsatz der Schweiz. Wir erwarten vom Bundesrat, Bezug nehmend auf die Zielsetzung in den Bereichen Menschenrechte und Völkerrecht, dass die Schweiz in der Uno speziell auch dafür einsteht, dass durch einzelstaatliche Antiterrorismusmassnahmen nicht quasi über Nacht bisher demokratisch abgesicherte Menschenrechtsnormen ausgehebelt werden. Frau Bundesrätin, dazu hätte ich gerne eine aktuelle Aussage.
Eine weitere Herausforderung ist die an der diesjährigen Generalversammlung traktandierte internationale Migrationsproblematik. Ich habe dazu kürzlich eine Interpellation betreffend eine kohärente Migrations-Aussenpolitik eingereicht und habe in der Antwort vom 28. Mai mit Interesse zur Kenntnis genommen, dass der Bundesrat eine EDA/EJPD-Arbeitsgruppe eingesetzt hat, die bis zum kommenden September entsprechende Vorschläge unterbreiten soll. Im Uno-Bericht ist auf Seite 2693 festgehalten, dass "die Schweiz in der internationalen Migrationsdiskussion weiterhin an vorderster Front aktiv sein" wird und dass zukunftsfähige [PAGE 1040] Lösungen "vor allem in migrationspolitischen Partnerschaften zu finden" sind. Frau Bundesrätin, auch dazu hätte ich heute gerne einige nähere Ausführungen.
Ein Wort noch zur Unmik-Mission in Kosovo, wo ich ein deutlicheres Engagement des Mitglieds Schweiz erwarte, im Bericht aber nichts gefunden habe. Frau Bundesrätin, mein kürzlicher Aufenthalt dort hat gezeigt, dass die Schweiz dank ihrem guten Ruf dazu prädestiniert ist, bei der in der Uno-Resolution 1244 vorgegebenen Implementierung der substanziellen Autonomie, inklusive multiethnischer Demokratie, eine bedeutendere Rolle zu spielen. Frau Bundesrätin, sind Sie auch dieser Meinung, und welche konkreten Angebote könnte die Schweiz machen, welche Aufgaben könnte sie verstärken?
Ich danke für die Antworten heute, ich danke allen Mitarbeitenden für den engagierten Einsatz in den Vereinten Nationen für eine friedlichere und gerechtere internationale Ordnung, wie ihn die Verfassung vorgibt. Dieser Einsatz ist abhängig von ausreichenden finanziellen Ressourcen. Wenn also heute eine deutliche Mehrheit zum schweizerischen Uno-Einsatz steht, dann sollten wir auch dafür sorgen, dass der Rahmenkredit und das Gesetz für die Friedens- und Menschenrechtspolitik nicht länger im Ständerat blockiert bleiben, sondern gemäss den Entscheiden unseres Rates in der Frühjahrssession rasch verabschiedet werden. Dies ist aktuelle, konkrete Uno-Politik in diesem Haus.
Die SP-Fraktion nimmt vom Bericht des Bundesrates zustimmend Kenntnis.
- RedetextJohn Dupraz(FDP.Die Liberalen)Schweiz
Le 10 septembre 2002, la Suisse est devenue membre de l'ONU. C'était une priorité du Conseil fédéral pour la législature 1999-2003. Cette adhésion est le résultat conjoint de la volonté affichée de longue date par le Conseil fédéral, de l'intérêt actif exprimé par le Parlement et, ne l'oublions pas, d'une initiative populaire.
La Suisse a été accueillie dans un climat particulièrement chaleureux par l'Assemblée générale comme 190e membre [PAGE 1039] de l'ONU. Suite à son adhésion, la Suisse a été en mesure de prendre part aussitôt aux travaux de l'Assemblée générale. Le chef du Département fédéral des affaires étrangères, M. Joseph Deiss, conseiller fédéral, a présenté les priorités de la Suisse. Elle s'est attachée à avoir une vue d'ensemble des 170 points inscrits à l'ordre du jour de la session, sur un total de 300 résolutions, la Suisse a coparrainé une soixantaine de textes et en a présenté deux - certains membres de la commission ont parlé d'activisme politique.
Au plan financier, les contributions de la Suisse s'élèvent pour 2002 à 25 916 708 francs, elles sont d'environ 6,7 millions de francs inférieures aux prévisions. Cela est dû à la faiblesse du dollar et à la diminution du budget des opérations de maintien de la paix.
Le professeur Walter Kälin a été élu membre du Comité des droits de l'homme des Nations Unies; de plus la Suisse a été choisie pour siéger au Comité du Programme et de la Coordination des Nations Unies. La Suisse est également membre de la Commission du développement social, elle a été élue à la présidence du Conseil d'administration du Fonds des Nations Unies pour l'enfance pour 2003, il s'agit de l'UNICEF. De plus, M. Jean-Marc Boulgaris, notre ambassadeur auprès de l'ONU et des autres organisations internationales à Genève, a été élu vice-président du Comité exécutif du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés; et en 2004, il devrait en assurer la présidence. Vous voyez que, pour une première Assemblée générale, la Suisse a été très active.
Dans le domaine de la paix, de la sécurité et du désarmement, la Suisse a pris position sur la crise irakienne le 17 octobre 2002 dans la déclaration du chef du Département fédéral des affaires étrangères devant l'Assemblée générale. Elle a notamment préconisé l'épuisement des voies diplomatiques avant le recours à la force. Au Proche-Orient, elle a condamné à la fois les attentats terroristes et la création et l'extension des colonies israéliennes en territoire palestinien.
L'adhésion de la Suisse à l'ONU a fourni l'occasion à notre pays de revitaliser dans un contexte multilatéral sa tradition de bons offices. Dans le domaine des opérations de maintien et de consolidation de la paix, la Suisse a fourni des contributions civiles et militaires. Notre pays préconise d'ailleurs des sanctions mieux ciblées qui visent les vrais responsables et épargnent les populations civiles et les pays tiers.
La menace terroriste donne un relief particulier aux débats sur les questions de non-prolifération, de maîtrise des armements et de désarmement. La Suisse a encore été active dans la lutte contre le commerce illicite des armes légères et de petit calibre. Elle a été active lors des négociations sur l'interdiction des mines antipersonnel ainsi que celles sur l'extension du champ d'application de la Convention de 1980 sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi de certaines armes classiques.
Politique du développement et lutte contre la pauvreté: deux rendez-vous importants sont à citer. Le premier, c'est la Conférence internationale sur le financement du développement; le deuxième, c'est le sommet mondial sur le développement durable où l'égalité hiérarchique des normes commerciales, sociales et environnementales a été confirmée.
En décembre 2001 à New York, sous la présidence de M. Adolf Ogi, s'était tenu le lancement de l'année internationale de la montagne et la Suisse s'était particulièrement intéressée à cette année-là.
Droits de l'homme. A la 57e Assemblée générale, en matière de droits de l'homme, l'adoption d'un Protocole facultatif à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants met un terme à un processus lancé il y a 25 ans par le Genevois Jean-Jacques Gautier.
Voilà quelques éléments résumés présentés dans ce rapport. Il contient une foule d'autres renseignements sur l'environnement, les questions économiques et sociales, le droit international, sur le fonctionnement et la réforme de l'ONU et son développement. Un chapitre spécial traite de la Genève internationale; rappelons que c'est 20 organisations intergouvernementales, 200 organisations gouvernementales, 35 000 fonctionnaires internationaux. Et à Genève, 149 Etats étrangers sont représentés. En fait, la Genève internationale est un des axes principaux de la politique étrangère de la Suisse.
Dans sa séance du 14 avril 2003, la Commission de politique extérieure a pris connaissance de cet important rapport. Elle constate que malgré les craintes de certains de nos concitoyens, l'adhésion de la Suisse à l'ONU n'a en rien entamé notre neutralité, notre indépendance et notre liberté de décider. L'action de la Suisse à l'ONU est largement acceptée par l'opinion publique. Elle n'a fait l'objet d'aucune inquiétude ou réprobation. L'action de la Suisse à l'ONU et sur la scène internationale fait partie de la vie quotidienne des Suisses.
La commission vous propose, à l'unanimité, de prendre acte de ce rapport.
- RedetextRemo Gysin(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Während mehreren Jahren hiess das aussenpolitische Ziel Nummer eins der Schweiz: Uno-Beitritt. Am 3. März 2002 haben Volk und Stände die Uno-Beitritts-Initiative angenommen. Am 10. September des letzten Jahres ist die Schweiz zu Beginn der 57. Generalversammlung feierlich als 190. Mitglied in die Organisation der Vereinten Nationen aufgenommen worden. Heute würdigen wir den ersten Rechenschaftsbericht über unseren Staat als Vollmitglied in der Uno. Das ist ein weiterer Meilenstein schweizerischer Politik, der Freude und Besinnlichkeit verdient.
Einer Anregung unserer Ratskolleginnen Müller-Hemmi und Maury Pasquier sowie unseres Kollegen Zäch zufolge, [PAGE 1038] haben wir nun eine Zusammenfassung über den Einsatz der Schweiz in der Uno vor uns. Was die Schweiz in der kurzen Zeit ihrer Mitgliedschaft bewegen konnte, die Kraft und die Begeisterung, mit der sie eine Fülle von zielgerichteten Aktivitäten entfacht hat - das alles ist beeindruckend.
Die Schweiz hat natürlich am 10. September 2002 nicht bei Null angefangen. Erinnern wir uns: Schon vor dem Eintritt verfolgten die Schweiz und die Uno weitgehend die gleichen Ziele - Stärkung der Menschenrechte, Förderung des Friedens, Bekämpfung der Armut, Einsatz für eine gesunde Umwelt. Die Schweiz war Mitglied sämtlicher Spezialorganisationen der Uno. Sie unterhielt Missionen an allen wichtigen Sitzen der Uno, in New York, Genf, Wien und Nairobi. Die Schweiz stellte schon vor dem Beitritt mit Genf neben Wien den europäischen Hauptsitz. Wir hatten schon an sämtlichen Weltkonferenzen teilgenommen. Unser Land war auch ohne Uno-Mitgliedschaft Vertragspartei der meisten Uno-Konventionen.
Was hat sich denn mit unserem Beitritt zu den Vereinten Nationen verändert? Die Antwort lautet in Stichworten:
1. Das Mitbestimmungsrecht. Wir lassen uns heute direkt vernehmen und müssen nicht mehr anstehen, bis die Beobachter auch noch etwas sagen dürfen.
2. Die Schweiz ist hiermit als Partner interessanter geworden. Wir können Stimmen geben und erhalten, hiermit wirksamer und leichter Koalitionen schmieden und Veränderungsprozesse einleiten.
3. Bisher verschlossene Türen zu neuen Positionen haben sich geöffnet.
Die Schweiz hat dies alles genutzt. Wir haben meines Wissens mit einer Ausnahme erfolgreich in für uns prioritären Gremien Kandidaturen aufgestellt. Ich erinnere: Mitgliedschaft im Uno-Menschenrechtsausschuss durch Professor Kälin; Botschafter Jenö Staehelin ist Präsident des Verwaltungsrates der Unicef geworden; Vizepräsidentschaft im Exekutivausschuss des UNHCR, des Uno-Flüchtlingshilfswerkes, durch Botschafter Jean-Marc Boulgaris; erstmalige Mitgliedschaft im Sonderausschuss für friedenserhaltende Operationen für 2003; Präsidentschaft in der Uno-Kommission für soziale Entwicklung für die Periode 2003/04 usw.
Gerne erwarten wir auch das im vorgelegten Bericht angezeigte Bundesprogramm zur Platzierung von Schweizer Nachwuchskräften in der Uno und in anderen internationalen Organisationen.
Die Schweiz hat sich auch inhaltlich in all ihren Schwerpunktbereichen zu Worte gemeldet. Herausgegriffen und erwähnt seien im Bereiche Menschenrechte das Engagement gegen Folter, indem sich die Schweiz für ein Zusatzprotokoll eingesetzt hat, in der Friedenspolitik in Zusammenarbeit mit Deutschland und Schweden der Einsatz für gezieltere Sanktionen, welche Verantwortliche direkter treffen und die unschuldige Bevölkerung ausschliessen sollen. Ein ganz aktuelles Beispiel im Bereich der Durchsetzung des Völkerrechtes: Die Schweiz spricht sich mit verschiedenen anderen Staaten gegen die von den USA geforderte Immunität von US-Blauhelmsoldaten vor dem Internationalen Strafgerichtshof aus.
Zusammengefasst können wir schon nach wenigen Monaten unserer Mitgliedschaft anerkennend feststellen: Die Schweiz hat in der Uno Platz genommen, sie hat ihren Platz eingenommen. Allerdings beschränkt sich diese Aussage auf die Diplomatie und - im Gegensatz zu anderen europäischen Ländern - leider überhaupt nicht auf das Parlament. Wir dürfen nicht müde werden, unsere parlamentarische Mitbestimmung auch im Bereiche der Uno anzumelden und schliesslich durchzusetzen. Hier besteht noch ein Defizit, an dem wir arbeiten müssen.
Trotzdem möchte ich an dieser Stelle allen Verantwortlichen ein grosses Dankeschön im Namen der Aussenpolitischen Kommission und sicherlich auch von der Mehrheit der im Saal Anwesenden aussprechen. Wir danken Ihnen, Frau Bundesrätin Calmy-Rey, und Ihrem Vorgänger im Amte, Herrn Bundesrat Deiss, dem Leiter der Uno-Abteilung im EDA, Herrn Botschafter Hofer, und dem Schweizer Uno-Botschafter in New York, Jenö Staehelin. Wir danken den zahlreichen Uno-Teammitgliedern, die intensiv und politisch kreativ hinter den Kulissen mitgewirkt haben.
Bei aller Begeisterung über die Schweiz in der Uno hat die APK natürlich sowohl die Uno als auch das Schweizer Verhalten inklusive den vorliegenden Bericht kritisch betrachtet.
Die Kritik zum ersten Bericht beinhaltete zum Beispiel folgende Stellungnahmen: Vieles ist sehr allgemein gehalten und hätte vertieft dargestellt werden dürfen, beispielsweise der Bereich Migrationspolitik, die Uno-Resolution über die Tätigkeit des Uno-Flüchtlingshilfswerkes UNHCR und anderes. Interessant wäre auch ein Kapitel über die Auswirkungen der Uno in der Schweiz gewesen, zum Beispiel im Bereiche der Menschenrechte. Hier gibt es noch einige Umsetzungsdefizite.
Der Bericht dürfte auch selbstkritischer sein, zum Beispiel in Bezug auf das Spannungsfeld zwischen Aussenwirtschaftspolitik und Aussenpolitik. Immer wieder lässt sich beobachten, dass in der schweizerischen Aussenwirtschaftspolitik Menschenrechtsanliegen bestimmten Exportinteressen untergeordnet werden. So werden immer wieder Exportrisikogarantien in dubiosen Geschäftsbereichen, beispielsweise für riesige Staudammprojekte, gewährt.
Kritik erntete in der Aussenpolitischen Kommission auch die von der Schweiz geförderte Zusammenarbeit des Weltwirtschaftsforums (WEF) mit den Vereinten Nationen. Der Bundesrat verhält sich hier widersprüchlich. Einerseits meint er, das WEF sei eine private, informelle Institution, anderseits versucht er diesem elitären, demokratisch überhaupt nicht abgestützten Gebilde Legitimität zu geben und ihm sogar den Weg in die Uno zu ebnen.
Dass internationale Unternehmen Verhaltensregeln zur Beachtung der Menschenrechte und der Umweltanliegen brauchen, ist anerkannt. Diese Regeln sind jedoch verbindlich und für alle zu erlassen. Deswegen kann der vom Bundesrat unterstützte "global compact" keinesfalls genügen. Er ist allenfalls eine Zwischenetappe auf dem Weg zu verbindlichen Regelungen.
Mit diesen verschiedenen Kritikpunkten sollen weder der Bericht noch die bundesrätliche Politik in der Uno insgesamt infrage gestellt werden. Die Kritik konkretisiert eher die noch grossen Herausforderungen für die Schweiz und auch die Uno. Diese lassen sich kurz wie folgt zusammenfassen:
1. Das Verhältnis zwischen der Uno und den USA wird über die Weiterentwicklung des Völkerrechtes entscheiden. Wir hoffen, dass sich die Schweiz weiterhin für die Stärkung des Völkerrechtes und die Einhaltung auch der Genfer Konventionen - ich denke hier zum Beispiel an die unwürdige Guantanamo-Politik der USA - engagiert.
2. Die Schweiz muss eine kohärente Uno-Politik anstreben - Kohärenz! Was sie sich in Sachen "Ende des Irak-Krieges und Waffenexport" an Willkür geleistet hat, ist beschämend.
3. Der Sicherheitsrat bleibt reformbedürftig. Transparenz, Zusammensetzung und auch die Vetoprivilegien lassen zu wünschen übrig.
4. Völlig offen und eine Herausforderung für uns alle - ich wiederhole es - bleibt die von der Bundesverfassung verlangte Mitbestimmung und Mitwirkung des Parlamentes in der Uno. Klar ist, dass ein jährlicher Verwaltungsbericht über die Schweiz und die Uno demokratischen Erfordernissen und einer innenpolitischen Verankerung nicht genügt.
Sie sehen, die Arbeit wird uns auch in der nächsten Legislaturperiode nicht ausgehen.
Ich bitte Sie im Namen der APK, vom Bericht über die Zusammenarbeit der Schweiz mit der Uno zustimmend Kenntnis zu nehmen.
- Redetext
- RedetextMicheline Calmy-Rey(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
En présentant ce rapport, le Conseil fédéral répond à une demande du Parlement; il honore aussi un engagement qu'il avait pris avant la votation sur l'adhésion aux Nations Unies.
Ce rapport a précisément pour but de mieux faire participer le Parlement à la définition des priorités de la Suisse auprès des Nations Unies et de celles de notre politique d'accueil des organisations internationales, puisque nous sommes un Etat hôte.
Depuis le 10 septembre dernier, la Suisse est donc membre des Nations Unies. Une nouvelle étape s'est ouverte dans notre politique étrangère et les premières expériences - je vous remercie de l'avoir relevé - sont clairement positives. Notre adhésion nous a donné des moyens nouveaux pour défendre nos intérêts et réaliser les objectifs de notre politique étrangère.
S'agissant de la neutralité, et pour répondre à M. Schmid, les expériences faites jusqu'à présent confirment que l'appartenance aux Nations Unies est pleinement compatible avec la neutralité de notre pays. De ce point de vue, le bilan des premières expériences aux Nations Unies est également positif et dépasse même nos attentes. La Suisse a participé aux travaux de l'organisation de manière tout à fait constructive, mais aussi critique, sans que la neutralité de notre pays ait été mise en question. L'adhésion de la Suisse à l'ONU n'a pas changé l'application faite par le Conseil fédéral de la politique de neutralité.
Cela étant, il est vrai que les récents développements, notamment de la crise irakienne, ont bouleversé les relations transatlantiques ainsi que les relations au sein de l'Union européenne et posent un certain nombre de problèmes.
Je ne voudrais pas avoir l'arrogance aujourd'hui d'exprimer des affirmations définitives dans une situation aussi complexe. Ce que je peux dire, c'est que nous y réfléchissons, que la question est importante et que, pour l'instant, nos priorités portent sur notre activité au sein des Nations Unies et reposent sur nos atouts, à savoir: développement du droit international public et en particulier du droit international humanitaire, parce que la Suisse a un intérêt immédiat à ce que sa sécurité repose sur des règles internationalement reconnues. Nous allons donc continuer dans ce sens-là; nous allons également apporter notre contribution en matière de développement durable, où nous avons des capacités et des compétences, ainsi qu'en matière d'expertise juridique; quelque-uns d'entre vous ont signalé les apports de la Suisse sur les sanctions ciblées, par exemple; nous sommes aussi très demandés sur les questions de fédéralisme et sur les questions de migration. La Suisse a un certain nombre d'atouts, nous allons continuer à faire valoir notre crédibilité au travers de ces atouts, dans l'enceinte des Nations Unies.
Sur la question de la réforme des Nations Unies, la Suisse a pris très clairement position, c'est-à-dire que la Suisse soutient une réforme du Conseil de sécurité. Nous souhaitons plus de transparence dans le fonctionnement du Conseil de sécurité. Vous avez vu que très récemment, avec d'autres pays, nous avons demandé une séance publique et que nous l'avons obtenue. Le résultat n'est pas à la hauteur de nos attentes, mais cela ne fait rien, la discussion a pu avoir lieu publiquement. Je pense que là, nous avons aussi un rôle à jouer. Nous visons également un changement structurel du Conseil de sécurité dans la mesure où nous souhaitons que le nombre de membres puisse être accru. Nous sommes également extrêmement attentifs aux questions budgétaires.
J'ajouterai encore quelque chose, qui n'a pas été dit aujourd'hui: la Suisse, en tant qu'Etat hôte, promeut la position de la Genève internationale, ou de la Suisse internationale. Nous sommes extrêmement attentifs à ce point-là dans le cadre des discussions aux Nations Unies.
Je crois que je ne vais pas revenir sur les priorités futures, elles ont déjà été évoquées par M. Briner; je n'ai rien à ajouter à cela, nous devons maintenant continuer à travailler dans le sens où nous l'avons fait jusqu'à présent. Pour répondre à Mme Forster, je souhaite travailler plus avec les ONG; il y a là un gros effort qui est fait de leur part, et c'est très positif pour la politique étrangère. De même, je pense qu'il est aussi très positif que les commissions parlementaires et le Parlement soient associés étroitement aux définitions de ces priorités et au travail qui est fait dans le cadre des Nations Unies. Je tiens à vous remercier de ces efforts.
Merci de prendre acte de ce rapport.
- RedetextErika Forster-Vannini(FDP.Die Liberalen)Schweiz
Heute haben wir Gelegenheit, den ersten Jahresbericht des Bundesrates über die Zusammenarbeit der Schweiz mit der Organisation der Vereinten Nationen zu kommentieren, über Ergebnisse und Erfahrungen zu diskutieren und die Wirksamkeit der vom Bundesrat festgelegten Prioritäten und des mittelfristigen Engagements der Schweiz zu beurteilen.
Gestatten Sie vorerst einen herzlichen Dank an das zuständige Departement für die vorzügliche Gestaltung des Berichtes, der dem aufmerksam Lesenden einen umfassenden und eindrücklichen Einblick in das vielfältige Engagement der Schweiz in der internationalen Zusammenarbeit bietet. Der Beitritt zur Uno ist ein Erfolg für die Schweiz - das ist meine Meinung - und ist entsprechend zu würdigen.
Der Bericht erhellt, dass sich die Schweiz aktiv an den Arbeiten der Generalversammlung beteiligt und ihre Interessen und Werte engagiert und vielfältig eingebracht hat. Es ist aus meiner Sicht vor allem zu begrüssen, dass die Schweiz klare Schwerpunkte und Prioritäten setzt und dass diese in den Bereichen menschliche Sicherheit, Friedensförderung, Umwelt- und Entwicklungspolitik und den zahlreichen Reformbemühungen der Uno liegen.
Der Bericht belegt weiter eindrücklich, dass vonseiten aller Staaten erhebliche Bemühungen erforderlich sind, wenn die internationale Gemeinschaft die Ziele erreichen will, die sie sich gesetzt hat. Die bisher verzeichneten Fortschritte sind noch zu gering und vermögen nicht zu befriedigen.
Es ist zu hoffen, dass der Inhalt dieses Berichtes eine möglichst weite Verbreitung findet und wo immer möglich zur Diskussion gestellt wird. Nur so werden sich die Bürgerinnen und Bürger unseres Landes mit den darin enthaltenen Aussagen auch tatsächlich auseinander setzen.
Nun möchte ich noch eine Interessenbindung meinerseits offen legen: Ich bin Präsidentin der Gesellschaft [PAGE 567] Schweiz-Uno. Diese Organisation hat es sich zum Ziel gesetzt, in einer Brückenfunktion in Sachen Uno zur Zivilgesellschaft zu wirken. In dieser Funktion hat sie Ende April zu einer NGO-Konferenz über die Uno eingeladen. An dieser Tagung stand unter anderem der Bericht des Bundesrates zur Diskussion, und es wurde untersucht, ob und inwieweit die Erwartungen der Zivilgesellschaft erfüllt worden sind. Gleichzeitig wurden zuhanden der Bundesbehörden Positionen und Prioritäten der schweizerischen NGO im Hinblick auf die 58. Generalversammlung der Uno erarbeitet. Gestatten Sie, dass ich einige der Punkte, die sich in der Diskussion herauskristallisierten, hier festhalte. Ich möchte Ihnen, Frau Bundesrätin, auch noch danken, dass Sie sich Zeit genommen haben, für kurze Zeit an dieser Konferenz teilzunehmen, und ich werde Ihnen nachher die Beschlüsse oder die Wünsche der NGO auch noch schriftlich übergeben.
1. Die Uno hat sich in der Irak-Krise nicht für nationale Interessen instrumentalisieren lassen. Es hat sich aber klar herauskristallisiert, dass ihre Entscheidungsstrukturen dringend der Reform bedürfen. Die Schweiz sollte sich angesichts ihrer grossen Erfahrung schwerpunktmässig an den laufenden Uno-Reformen beteiligen. Vor allen Dingen ist die Fortsetzung der Reform des Sicherheitsrates zu befürworten. Dabei unterstützen wir ausdrücklich die Aussagen im Bericht, dass sich die Arbeitsmethoden des Sicherheitsrates weiter in Richtung höherer Transparenz und erweiterter Beteiligungsmöglichkeiten der Nichtmitgliedsländer zu entwickeln haben.
2. Die Schweiz hat ihre Position in Bezug auf die Menschenrechte in allen Gremien deutlich dargelegt, was ebenfalls zu begrüssen ist. Die Annahme des Zusatzprotokolls zur Anti-Folter-Konvention stellt dabei sicher ein Highlight im Bereich der Menschenrechte dar. Jetzt sind aber Ergebnisse gefragt.
Der Kampf gegen den Terrorismus, die Situation in Tschetschenien und in Tibet, um nur zwei zu nennen, stellen gravierende Probleme dar. Auch hier sollte die Schweiz im Rahmen ihrer Möglichkeiten auf Reformen hinarbeiten. Die Internationale Konvention zum Schutz der Rechte aller Wanderarbeiter und ihrer Familienmitglieder wurde bis heute von neunzehn Staaten ratifiziert; leider gehört die Schweiz noch nicht dazu.
3. Die Schweiz macht hervorragende Arbeit im Umwelt- und Entwicklungsbereich. Sie sollte als Vordenkerin eine Brückenfunktion entwickeln und strategische Koalitionen und Netzwerke mit Partnern aus dem Süden bilden. Ebenso wurde die Meinung vertreten, dass die Kohärenz der schweizerischen Haltung in verschiedenen Dossiers noch zu verbessern ist, dies namentlich in den Belangen Menschenrechte, Umwelt, Sicherheit und Wirtschaft. Allgemein wurde die Qualität der Zusammenarbeit zwischen der Bundesverwaltung und den NGO gelobt. Ich wurde jedoch gebeten, den Wunsch an Sie zu richten, dass diese Zusammenarbeit künftig noch weiter ausgebaut werde. Insbesondere kleinere NGO mit Erfahrungen in Spezialgebieten und engen Kontakten zu den betroffenen Bevölkerungskreisen können einen wertvollen Beitrag zu den Politikformulierungen leisten.
Ich möchte diesen Wunsch noch mit einer Anregung meinerseits ergänzen: Ich bin der dezidierten Meinung, dass auch eine engere Beteiligung des Parlamentes bei den Uno-Belangen gefordert ist. Diesem Umstand sollte bei der Vorbereitung für die nächste Uno-Generalversammlung vermehrt Rechnung getragen werden.
In diesem Sinn nehme auch ich Kenntnis vom Bericht.
- RedetextCarlo Schmid-Sutter(Christlichdemokratische Volkspartei der Schweiz)Schweiz
Der Kommissionssprecher hat es bereits erwähnt: Die Kommission hat diesen Bericht sehr positiv entgegengenommen. Aber es hat zwischen dem 26. Februar, dem Datum der Abfassung dieses Berichtes, und dem heutigen Tag eine Entwicklung gegeben, in der die USA die Uno als irrelevant hingestellt haben und via facti ja auch - vor aller Weltöffentlichkeit - dargestellt haben, dass die Uno eben, wenn die USA es wollen, irrelevant ist. Wenn man das in die Zukunft projiziert, kann man sich unschwer vorstellen, dass wir unter Umständen hier in eine Bipolarität hineinlaufen; in eine Bipolarität zwischen den USA und den von ihnen geführten Ländern einerseits und dem Rest der Welt, der sich diesem imperialen Diktat der USA nicht einfach so ohne weiteres unterzuordnen wünscht.
Nun sind wir - obwohl traditionell neutral - plötzlich, und zwar unversehens, mit unserem Uno-Beitritt in diese Spannungssituation hineingekommen. Wir dachten, dass nach dem Sturz der Berliner Mauer das Ende der Geschichte eingetreten sei, dass in der ganzen Welt fröhliche Freiheit und Friede herrschen werden, und wir haben festgestellt, dass nun die Uno eben nicht die Plattform einer harmonischen Weiterentwicklung der ganzen Welt ist, sondern Gegenstand heftigster machtpolitischer Auseinandersetzungen.
Erwägt der Bundesrat, wenn sich diese Situation auch in Zukunft verschärfen sollte, den Austritt aus der Uno? Denn irgendwo kommt der Punkt, wo die Neutralität allen Ernstes dann nicht mehr aufrechtzuerhalten ist. Wenn wir in der Uno bleiben, dann werden wir entscheiden müssen, in welches Lager wir gehören: in jenes der USA oder ins andere. Das ist eine Entscheidung, die mit dem Status eines Neutralen nicht vereinbar ist.
Ich wäre dankbar, wenn der Bundesrat sich mindestens darüber einmal Gedanken machen könnte. Vielleicht macht er sich diese ohnehin, aber ich glaube es eher nicht. Wenn ich ihn um eine Antwort bitte, dann muss er sich diese Gedanken machen.
- RedetextPeter Briner(FDP.Die Liberalen)Schweiz
Nicht zuletzt aufgrund eines Vorstosses aus unseren Reihen legt der Bundesrat dem Parlament seinen ersten Bericht über die Zusammenarbeit der Schweiz mit der Organisation der Vereinten Nationen sowie den internationalen Organisationen mit Sitz in der Schweiz vor. Darin zieht er eine positive Bilanz über die ersten Erfahrungen der Schweiz in der Uno und legt Prioritäten für die nächsten Jahre fest.
Am 10. September 2002 wurde der Schweiz bei den Vereinten Nationen ein warmer Empfang zuteil. Die Schweiz konnte sich von Anfang an aktiv an den Arbeiten der Generalversammlung beteiligen und konkrete Ergebnisse erzielen. Sie brachte ihren Standpunkt ein, verteidigte ihre Interessen und Werte. Sie hat als Mitglied nun einen ganz anderen Einfluss als mit dem bisherigen Beobachterstatus. Der Bericht dokumentiert anhand von zahlreichen Beispielen die Vielfältigkeit des Schweizer Engagements. Stellvertretend dazu einige Beispiele:
1. Die Schweiz nahm Stellung zur Irak-Krise, und zwar sowohl in der Erklärung des Vorstehers des EDA vor der [PAGE 566] Generalversammlung als auch am 17. Oktober 2002 in einer Intervention anlässlich einer Irak-Debatte im Sicherheitsrat. Sie setzte sich mit Nachdruck gegen die Proliferation von Massenvernichtungswaffen und für die Umsetzung der Uno-Resolution zur Abrüstung des Iraks und zu Inspektionen im Irak ein. Gleichzeitig betonte sie, alle diplomatischen Möglichkeiten seien auszuschöpfen, um einen Krieg zu verhindern. Bei einer allfälligen Gewaltanwendung sei unbedingt der Sicherheitsrat einzuschalten.
In diesem Fall war nicht nur die Schweiz machtlos, sondern auch die Uno.
2. Die Menschenrechte: Die Schweiz hat erreicht, dass die Generalversammlung das Zusatzprotokoll gegen die Folter angenommen hat.
3. Die Reformen des Sanktionsregimes: Hier verfolgt die Schweiz Lösungen, die gezielt wirken sollen und die Verantwortlichen und nicht die Zivilbevölkerung treffen - Stichwort "smart sanctions".
4. Auch die Vertretung innerhalb der Organe ist - mit Abstrichen - gelungen. Dies sind das Präsidium bei der Unicef, das Vizepräsidium im Hochkommissariat für Flüchtlinge, das Präsidium in der Kommission für soziale Entwicklung und das Vizepräsidium in der sechsten Kommission der Generalversammlung, die sich mit der Entwicklung des internationalen Rechtes befasst.
Die Nichtwahl von Frau Ott in den Internationalen Strafgerichtshof trübt dieses Kapitel, zeigt zugleich auf, dass solche Nominationen von langer Hand im Rahmen des regionalen Länderproporzes auszuhandeln sind.
Was werden unsere Prioritäten in der Zukunft sein? Auch dazu gibt der Bericht Auskunft. Unsere humanitäre Tradition und die Rolle als Depositarstaat der Genfer Konventionen geben der Schweiz im Bereich des humanitären Völkerrechtes einen besonderen Stellenwert und eine besondere Glaubwürdigkeit, diesem zu besserer Geltung zu verhelfen.
Dank unserem wirtschaftlichen Wohlstand und der Bedeutung unseres Finanzplatzes bzw. auch unserer Position im Welthandel kann die Schweiz in den grossen aktuellen Diskussionen um Globalisierung, soziale Verantwortung, den Kampf gegen das internationale Verbrechen und die Entwicklung der Informationsgesellschaft einen wichtigen Beitrag leisten.
Mit ihren konsequenten Positionsbezügen verwendet sich die Schweiz auch für die internationale Architektur der Ökologie. Mit unserem relativ hohen Beitrag an den Uno-Haushalt haben wir ein gewisses Gewicht in der multinationalen Zusammenarbeit und als Ansprechpartner des Sekretariates. Als Gastland zahlreicher UN-Unterorganisationen sind wir natürlich auch prädestiniert dazu, bei den vielfältigen Akteuren unseren Einfluss geltend zu machen und uns verstärkt bei der zivilen Friedensförderung zu engagieren.
Zum Schluss dieser Aufzählung vielleicht noch ein messbares Ziel, nämlich der Einsatz für die Menschenrechtskommission durch eine Kandidatur für die Amtsperiode 2007 bis 2009.
Eine ständerätliche Empfehlung forderte, der Uno-Beitritt sei möglichst kostenneutral umzusetzen. In der Kommission wurde uns versichert, dass diese Forderung für die Schweizer Uno-Verantwortlichen "tägliches Brot" sei - womit wahrscheinlich, alttestamentlich gesprochen, das elfte Gebot gemeint war. Auf jeden Fall ist diese Forderung bis heute eingehalten worden, was beim aktuellen Dollarkurs auch wieder nicht so erstaunlich ist.
Die Uno hat schwierige Zeiten hinter sich, vermutlich auch noch vor sich. Die realen Machtverhältnisse sind asymmetrisch. Es kann sein, dass sie letztlich sogar gestärkt aus den gegenwärtigen Erfahrungen hervorgeht. Reformen stehen an, die nicht einfach und schon gar nicht mit der blossen Abschaffung des Vetorechtes zu konzipieren sein werden. Die Uno ist so gut oder so unvollkommen wie ihre Mitglieder und deren Bereitschaft zu einer guten Zusammenarbeit - ein Spiegelbild der Welt eben.
Die Aussenpolitische Kommission hat diesen Bericht mit Interesse beraten; er wird uns alle zwei, drei Jahre vorgelegt werden. Wir erachten die Berichterstattung als sehr positiv und beantragen Ihnen einstimmig, davon Kenntnis zu nehmen.
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