«Für eine sichere Ernährung – durch Stärkung einer nachhaltigen inländischen Produktion, mehr pflanzliche Lebensmittel und sauberes Trinkwasser (Ernährungsinitiative)». Volksinitiative
(25.067)- Redetext
- RedetextMarco Chiesa(Schweizerische Volkspartei)Schweiz
Der Text der Volksinitiative weist in der italienischen Fassung einen offensichtlichen Übersetzungsfehler auf. In Absatz 3 von Artikel 104a der italienischen Sprachfassung bezieht sich die Förderung nur auf die Forschung, sie sollte sich aber wie in der deutsch- und französischsprachigen Fassung auch auf die Beratung und die Ausbildung beziehen.
La Confederazione e i Cantoni impostano le loro sovvenzioni, la promozione della ricerca, della consulenza e della formazione nonché altri incentivi statali in modo che non contraddicono le disposizioni ai capoversi 1 e[NB]2.
Cette erreur de traduction a été signalée à la Commission de rédaction par l'Office fédéral de l'agriculture avec sa lettre du 14 août 2025. Dans son message du 13 août 2025 sur cette initiative, le Conseil fédéral mentionne également cette erreur dans la version italienne du texte. La Commission de rédaction considère qu'il est nécessaire de corriger cette erreur de traduction manifeste dans le texte italien. S'agissant d'une initiative populaire, cette erreur ne peut être corrigée que par une proposition formelle de la Commission de rédaction. C'est bien de celle-ci dont on parle. Ainsi, on pourra soumettre au vote du peuple et des cantons un texte équivalent dans les trois langues. La correction sera signalée dans l'acte soumis au vote final au moyen d'une note de bas de page indiquant qu'il s'agit d'un texte corrigé par l'Assemblée fédérale.
Le comité d'initiative, la Chancellerie fédérale et l'Office fédéral de la justice ont été consultés et sont favorables à cette correction. Le Conseil national a adopté cette proposition, comme vous l'avez dit, le 17 décembre 2025. En cas d'adoption de cette proposition, la version corrigée sera donc soumise au vote final. La Commission de rédaction vous demande d'adopter cette proposition.
- Redetext
- RedetextGuy Parmelin(Schweizerische Volkspartei)Schweiz
Aujourd'hui, vous débattez d'un sujet politique qui nous touche tous, la sécurité alimentaire. Au cours des derniers mois, le Conseil fédéral s'est aussi largement penché, et de manière approfondie, sur ce sujet. Il a examiné les revendications du comité d'initiative dans le cadre du message relatif à l'initiative populaire dont vous débattez actuellement, adopté le 13 août 2025. Le Conseil fédéral recommande de rejeter l'initiative sans lui opposer de contre-projet direct ou indirect. J'aimerais être très clair, ce rejet ne signifie pas que les préoccupations des citoyennes et citoyens suisses ne sont pas prises en compte. Bien au contraire, certains buts poursuivis par l'initiative sont louables, mais, cela a été dit par plusieurs intervenants tout à l'heure, ils sont aussi irréalisables sans une intervention massive de l'État sur la production, mais aussi et surtout peut-être sur la consommation des[NB]citoyennes[NB]et[NB]citoyens.[NB]En[NB]effet, l'acceptation de cette initiative poserait des défis majeurs à l'agriculture et au secteur agroalimentaire tant sur le plan structurel, économique que social.
Permettez-moi peut-être d'illustrer mon propos par quelques exemples. Comme premier exemple, je citerai l'exigence d'orienter le système agroalimentaire vers une production et une consommation de denrées d'origine végétale plutôt que d'origine animale. Augmenter la production végétale [PAGE 261] pour la consommation humaine, c'est peut-être une bonne idée, mais encore faut-il que le marché soit prêt à intégrer cette production. Autrement dit, il faut que les consommatrices et les consommateurs soient prêts à changer leur alimentation. Il est important, du point de vue du Conseil fédéral, que les consommatrices et les consommateurs soient libres dans leurs décisions. Deuxième exemple[NB]: l'initiative demande aussi de faire progresser le taux d'autoapprovisionnement de 46 à 70 pour cent sur une période de 10 ans. Là aussi, cela implique un grand changement de la production agricole en Suisse et des habitudes de consommation qui devraient s'orienter vers une alimentation plus végétale qu'animale. Dans les deux exemples, les buts de l'initiative ne sont pas réalisables dans un délai aussi court, sans conséquences économiques importantes pour les exploitations agricoles, mais aussi pour les secteurs en aval. Les entreprises concernées devraient se réorienter complètement en l'espace de dix ans, et il faut partir du principe qu'elles ne pourraient pas amortir entièrement leurs investissements. Cela semble totalement inapproprié à une époque qui est déjà marquée par des conditions-cadres extrêmement volatiles.
De plus, l'initiative demande de préserver en quantité suffisante l'eau potable, la biodiversité, la fertilité des sols et aussi de ne plus dépasser les valeurs maximales fixées en ce qui concerne les déperditions d'éléments fertilisants - on pense avant tout à l'azote et au phosphore. Il faut rappeler que ces défis sont abordés à différents niveaux. Aucune modification constitutionnelle n'est nécessaire pour y parvenir. De manière générale, le Conseil fédéral est d'avis que l'initiative est superflue, car la Constitution permet déjà d'orienter de façon suffisante l'évolution de la politique agricole dans la bonne direction. Avant même le dépôt de[NB]cette[NB]initiative,[NB]le[NB]Parlement avait chargé le Conseil fédéral de poursuivre le développement de la politique agricole actuelle.
Nous avons dorénavant franchi une étape importante le 18 février dernier. Le Conseil fédéral a tenu une discussion sur la future Politique agricole à partir de 2030, la PA30+. Il a défini les grandes lignes de cette politique[NB]; il s'agit d'accroître la liberté d'action entrepreneuriale dans le domaine agricole, de réduire la charge administrative, d'impliquer davantage l'ensemble de la chaîne de valeur, de la production à la consommation, dans la réalisation d'objectifs ambitieux en matière de durabilité. Contrairement à l'initiative, le Conseil fédéral, lui, fixe des objectifs réalisables et un[NB]calendrier[NB]réaliste.[NB]Le[NB]Conseil[NB]fédéral a chargé mon département de concevoir d'ici au troisième trimestre de cette année un projet qui sera destiné à être envoyé en consultation publique.
En conclusion, les objectifs et les délais fixés par l'initiative pour les atteindre sont nettement plus élevés. Ils sont plus contraignants dans le cadre de l'initiative sur l'alimentation. Des changements importants seraient nécessaires aussi bien dans la production que dans la consommation et surtout les contraintes de temps et de coûts seraient extrêmement élevées. Le Conseil fédéral privilégie la voie qu'il a déjà empruntée pour développer cette Politique agricole à partir de 2030. C'est pour cela qu'il vous propose de recommander le rejet de cette initiative sans contre-projet. Le Conseil fédéral a aussi des objectifs ambitieux, mais ceux-ci doivent être réalistes et réalisables.
Je vous prie de faire comme le Conseil national et de recommander le rejet de cette initiative.
- RedetextCharles Juillard(Die Mitte)Schweiz
En lisant le texte de l'initiative, y compris son titre, on y lit au moins cinq fois le terme "durable", toujours avec la même signification, à savoir dans un sens environnemental, ce qui est tout à fait louable en soi, notamment concernant la protection de l'eau, qui est un élément vital important - c'est tout à fait juste. Toutefois, on ne parle jamais d'un des trois aspects de la durabilité[NB]: l'aspect social. Aujourd'hui, l'agriculture traverse des moments difficiles, même si on est dans l'attente de la Politique agricole à partir de 2030 (PA30+), qui ne résoudra pas tout. Cette initiative viendrait sérieusement mettre encore un peu plus en difficulté certaines familles agricoles, parce que sa mise en oeuvre aurait pour corollaire évident la diminution de la production animale pour aller vers une production végétale. Cela est souhaité dans l'initiative.
Cela dit, quand on connaît un peu son pays, quand on se promène à travers l'Arc jurassien, le Plateau, les Préalpes, les Alpes, il n'est pas facile de décréter qu'on va transformer la production agricole dans ces régions d'herbage en production autre, et notamment par la culture. Cela n'est pas toujours possible en fonction de la qualité naturelle des sols. Dans ce contexte, j'aimerais juste vous citer un exemple par rapport à cette production animale qui aboutit à de la production fromagère[NB]: celui, dans l'Arc jurassien, de la production de la Tête de moine. C'est un bel exemple. C'est un fromage qui s'exporte vraiment bien, qui n'a pas souffert des droits de douane américains, puisque l'exportation a continué de se maintenir à un haut niveau. Alors que l'on parle de crise du lait, le prix du lait pour la fabrication de la Tête de moine est à 95 centimes le litre, alors qu'aujourd'hui, le prix du lait d'industrie est à 50 centimes. Si on diminuait la production de ce lait, par voie de conséquence, puisqu'on veut moins d'herbage, il y aurait aussi un impact très fort sur les revenus de ces fermes qui produisent du lait, que ce soit pour la Tête de moine, le Maréchal plutôt du côté du canton de Vaud, mais aussi pour le Gruyère, qui couvre une grande partie de la Suisse romande. C'est donc une diminution claire des revenus de l'agriculture. Elle doit aussi être prise en compte dans le cadre de la durabilité dont parle cette initiative, sans parler du choix qui nous serait imposé quant au contenu de nos assiettes, et sans compter non plus l'augmentation de l'importation de produits dont on n'a aucune idée de la manière dont ils sont produits à l'étranger et dont on semble quelque part se détourner.
Je vous invite vraiment à rejeter cette initiative qui est excessive.
- RedetextIsabelle Chassot(Die Mitte)Schweiz
L'initiative populaire sur l'alimentation vise à renforcer une production indigène durable, à favoriser les denrées d'origine végétale et à protéger l'eau potable. Elle vise en outre un taux d'autoapprovisionnement de 70 pour cent d'ici dix ans. Si ces buts peuvent sembler en partie louables, il s'agit cependant de bien réfléchir à ce que cela signifie et surtout quelles en seraient les conséquences pour notre pays en général, mais également pour certaines régions de notre pays dont mon canton fait partie. Je m'arrêterai sur quatre d'entre elles.
Commençons avec l'objectif d'un taux d'autoapprovisionnement d'au moins 70 pour cent. Il faut le dire d'emblée, cet objectif est irréaliste. La dernière fois que notre pays a connu un pareil taux, c'était pendant la Seconde Guerre mondiale avec le plan Wahlen. C'était une économie de guerre qui avait nécessité des mesures fortes. Vouloir aujourd'hui atteindre à nouveau cet objectif nécessiterait que l'État rationne de manière draconienne la consommation d'aliments d'origine animale, et cela en dix ans. Il faut bien le dire, les initiants ne cachent pas que le renforcement de l'alimentation d'origine végétale est un objectif en partie assumé de leur initiative. Cet objectif irait cependant plus loin encore, puisqu'il entraînerait un changement de régime alimentaire des habitantes et habitants de notre pays, une forme de diktat fédéral sur le contenu de nos assiettes.
Les conséquences ne s'arrêteraient toutefois pas à cette restriction importante de notre libre choix alimentaire, ce qui m'amène à une deuxième conséquence de l'initiative. La production agricole serait directement touchée par des conditions imposées par le texte de l'initiative, à commencer par l'obligation de semences reproductibles. Cette condition nous ramènerait encore plus loin dans le passé que le plan Wahlen, puisque nous nous retrouverions 100 ans en arrière, avant les prémices de la sélection végétale moderne. Les rendements par hectare se verraient aussi fortement réduits. L'initiative omet par ailleurs que la topographie et le climat de notre pays font que les herbages représentent une part prépondérante des surfaces agricoles. Pour rappel, ceux-ci ne peuvent être valorisés que grâce à l'élevage de bétail. Si ces parcelles ne pouvaient plus être mises à contribution pour les nourrir, il est illusoire de penser qu'elles seront toutes cultivées en céréales, légumes ou fruits. Le risque est grand qu'elles soient en bonne partie abandonnées. Comme représentante du canton de Fribourg, qui détient à lui seul environ dix pour cent des bovins de Suisse, je me rends bien compte des conséquences que ceci aurait sur nos paysages, notamment en zone de collines et de montagnes, ces paysages cultivés qui font notre fierté et sont inscrits dans notre ADN cantonal.
Les diminutions de rendement et la raréfaction de certains produits induites par l'initiative auraient des conséquences directes sur toute la chaîne agroalimentaire.
J'en viens à une troisième conséquence[NB]: les entreprises de transformation - elles occupent une place importante dans le tissu économique de mon canton - risqueraient de manquer de matières premières, avec pour corollaire la fermeture de certains sites de production et donc la suppression d'emplois.
Je terminerai par une quatrième et dernière conséquence, qui nous concerne toutes et tous comme consommatrices et consommateurs[NB]: l'initiative entraînerait une augmentation du prix des denrées alimentaires en raison de leur raréfaction.
Ce tableau d'ensemble négatif - mon intention n'est pas de vous faire avaler la lune de la légende fribourgeoise de la fontaine de Lessoc - suffirait à lui seul à refuser ce texte. Nous pouvons cependant y ajouter un argument démocratique. En effet, en 2021, un texte analogue proposé par les mêmes initiants avait été refusé en votation populaire. Cela date d'il y a moins de cinq ans et on ne peut pas dire que, depuis lors, la situation générale en matière de sécurité de l'approvisionnement se serait améliorée, bien au contraire. L'instabilité géopolitique mondiale doit plutôt nous appeler à la prudence face à ce type d'expérience sociétale. L'agriculture suisse, cela a été souligné, doit faire face à de très nombreux défis dont nous aurons l'occasion de débattre dans la Politique agricole à partir de 2030 (PA30+). L'initiative n'aide en rien à les résoudre, bien au contraire.
Je vous remercie dès lors de recommander le rejet de cette initiative, ainsi que le proposent le Conseil fédéral et le Conseil national.
- RedetextWerner Salzmann(Schweizerische Volkspartei)Schweiz
Ohne Tierhaltung würden grosse Flächen der Lebensmittelproduktion verloren gehen. Gleichzeitig fehlen Nutztiere, die für Hofdünger, fruchtbare Böden und eine stabile Pflanzenproduktion entscheidend sind. Diese Initiative ist ein Angriff auf die Berglandwirtschaft. Sie wissen, dass in den Berg- und Hügelgebieten die Wertschöpfung primär über die Tierhaltung sowie Milch-, Fleisch- und Käseproduktion erzielt wird. Die Annahme der Initiative würde dazu führen, dass die Berglandwirtschaft massiv geschwächt würde. Ja, sie würde sogar dazu führen, dass Flächen nicht mehr bewirtschaftet würden. Das kann doch nicht Sinn und Zweck einer solchen Initiative sein.
Es wird argumentiert, dass wenigstens im Ackerbaugebiet dafür zu sorgen wäre, dass dort keine Kunstwiesen mehr angebaut werden und nur noch Ackerbauproduktion ohne Tierhaltung betrieben wird. Das geht eben nicht. Die Erhaltung der Bodenfruchtbarkeit im Ackerbaugebiet verlangt, dass in den Fruchtfolgen mindestens zwei bis drei Jahre Kunstwiesen eingesetzt werden, also Grasproduktion. Dieses Gras wird dann den Tieren verfüttert, die Tiere produzieren Hofdünger. Das erhält die Bodenfruchtbarkeit, schützt vor Erosion und verbessert die Nährstoffbilanz in den Böden und somit die Gesamtfruchtbarkeit der Böden. Deswegen ist das keine alternative Lösung.
Wenn in der Schweiz kein Fleisch mehr angeboten wird, dann wird es im Ausland via Einkaufstourismus gekauft. Das kann doch nicht Sinn und Zweck einer solchen Initiative sein. Um die Ernährungssicherheit zu garantieren, müssten sich diejenigen, die immer Ökologie und Biodiversität verlangen, einmal überlegen, warum sie nichts gegen die masslose Zuwanderung tun. Immer wieder wird Land überbaut, mehr Leute kommen ins Land, und das reduziert die Produktionsfläche pro Person in der Schweiz. Das ist der Hauptgrund, warum wir Versorgungssicherheit verlieren. Da müsste man sich einmal überlegen, was zu tun ist.
Aus all diesen Gründen bitte ich Sie, die Ablehnung der Initiative zu empfehlen. [PAGE 260]
- RedetextTiana Angelina Moser(Grünliberale Partei)Schweiz
Auch meine Begeisterung für die Initiative hält sich in Grenzen. Sie haben es vom Kommissionssprecher gehört: Es gibt keine Minderheit, die eine [PAGE 259] Annahme empfiehlt - nicht wegen des Zieles, der Grundgedanke und der aufgezeigte Handlungsbedarf sind meines Erachtens richtig. In der Landwirtschaftspolitik ist der Handlungsbedarf gross. Die Umweltziele, auf die sich die Initiative bezieht, sind selbstverständlich unterstützungswürdig. Es besteht weiterhin grosser Handlungsbedarf, insbesondere im Hinblick auf die Biodiversität, die Bodenfruchtbarkeit und die Grundwasserressourcen. Ohne intakte Ökosysteme gibt es auch längerfristig in unserem Land keine Ernährungssicherheit; da habe ich wahrscheinlich eine Differenz zur Einschätzung des Kommissionssprechers.
Die Initiative weist zwar zu Recht auf bestehende Probleme hin, der von ihr vorgeschlagene Weg ist jedoch zu extrem, wie gut aufgezeigt wurde, und in dieser Form nicht umsetzbar. Es ist weder sinnvoll, den Nettoselbstversorgungsgrad in der Verfassung festzuschreiben, noch ist es realistisch, ihn innerhalb von zehn Jahren auf 70 Prozent zu erhöhen. Das ist eine sehr kurze Zeit. Die Initiative hätte enorme Konsequenzen für die Landwirtschaft und würde Anpassungen erzwingen, die in dieser Geschwindigkeit kaum sozial verträglich umzusetzen wären und, wie richtig dargelegt, zudem massive staatliche Eingriffe erfordern würden.
Der Selbstversorgungsgrad wird in der agrarpolitischen Debatte häufig als Argument verwendet. Dabei wird jedoch oft ausgeblendet, dass unsere Landwirtschaft in vielerlei Hinsicht stark von Importen abhängig ist, etwa bei Futtermitteln, bei Maschinen oder eben auch bei Pflanzenschutzmitteln. Wenn wir langfristig eine landwirtschaftliche Produktion in der Schweiz sicherstellen wollen, müssen wir die Weichen in der Landwirtschaftspolitik anders stellen. "Weiter wie bisher" wird nicht funktionieren, denn sonst wird auch[NB]die[NB]Ernährungssicherheit in der Schweiz beeinträchtigt sein.
Wir dürfen uns nichts vormachen. Die ökologischen Herausforderungen sind gross, sie bleiben gross, und wir haben die Weichen nicht so gestellt, dass sie sich verringern würden. Denken Sie nur an die persistenten Chemikalien und die sogenannten Ewigkeitschemikalien wie PFAS, über die wir in diesem Rat verschiedentlich diskutiert haben; sie sind auch in Landwirtschaftsprodukten nachweisbar und können die landwirtschaftliche Produktion beeinträchtigen.
Die Herausforderungen sind also bekannt. Bereits 2008 haben das Bundesamt für Landwirtschaft und das Bundesamt für Umwelt Umweltziele für die Landwirtschaft definiert. Diese Ziele leiten sich aus bestehenden Vorgaben ab. Es geht also letztlich um die Umsetzung von geltendem Recht. Doch viele dieser Ziele werden bis heute nicht erreicht. Sie haben gestern vielleicht die Zeitung gelesen. Einmal mehr konnte man lesen, wie gross die Belastung der Gewässer in der Schweiz ist. Die Belastung mit problematischen Stoffen hat jüngst wieder zugenommen, anders als hier im Rat immer wieder gesagt wird. Insbesondere hochgiftige Insektizide wurden im Rahmen des Monitorings in zu hohen Konzentrationen gemessen. Auch die Herbizide haben zugenommen, einzig die Fungizide haben abgenommen. Der aktualisierte Bericht zum Aktionsplan Pflanzenschutzmittel zeigt ebenfalls, dass die Überschreitungen bei Wirkstoffen wieder deutlich zugenommen haben, also anders, als es eigentlich das Ziel ist und öffentlich postuliert wird.
Trotzdem haben wir in diesem Rat in dieser Session bereits zweimal Lockerungen beschlossen, die beim Gewässerschutz und beim Schutz der Ernährungsgrundlagen Rückschritte bedeuten. Ich erinnere an die Diskussion über die Motion Müller Leo 24.4589 und an die parlamentarische Initiative Bregy 22.441. Auch bei den Nährstoffen ist die Situation seit Jahren bekannt. Die Stickstoffverluste in die Umwelt liegen bei rund 90[NB]000 Tonnen pro Jahr. Um die Umweltziele zu erreichen, müssten die Verluste um mindestens 25[NB]000 Tonnen reduziert werden. Diese Zahlen sind seit Jahren bekannt. Ein Vorschlag zur Stärkung der Umweltziele wurde im Nationalrat jedoch abgelehnt.
Damit ist der Handlungsbedarf aber nicht erfüllt, er verschiebt sich vielmehr auf die kommende Agrarpolitik 2030 plus. Der Bundesrat will mit der AP 2030 plus die Ernährungssicherheit stärken. Damit dieses Ziel erreicht werden kann, braucht es eben eine Anpassung der Rahmenbedingungen. Die Biodiversität, die Bodenfruchtbarkeit und unsere Grundwasserressourcen müssen gestärkt werden. Sie sind die Grundlage für die Produktion von gesunden Nahrungsmitteln in unserem Land. Dazu braucht es wirksame Zielvorgaben, messbare Zielgrössen und selbstverständlich auch einen konsequenten Vollzug. Gleichzeitig müssen die Investitionsbedingungen so ausgestaltet werden, dass nachhaltige Produktionsformen wie zum Beispiel die regenerative Landwirtschaft gestärkt werden können. Dazu gehören auch Anreize für eine stärker pflanzenbasierte Produktion sowie mehr Kostenwahrheit, beispielsweise im Bereich der Fleischproduktion. Auch bei den Direktzahlungen stellt sich die Frage, ob wir den Fokus künftig stärker von detaillierten Massnahmenvorgaben hin zur Erreichung von klaren Zielgrössen verschieben sollten. Das würde auch die Landwirtschaft administrativ entlasten.
Ein weiterer wichtiger Aspekt sind die neuen Technologien. Die Methoden der neuen Züchtungstechnologien bieten die Möglichkeit, ressourcenschonender und umweltfreundlicher zu produzieren. Pflanzen können beispielsweise gezielt so gezüchtet werden, dass sie resistenter gegen Krankheiten oder Trockenheit sind. Damit diese Technologien künftig auch in der Schweiz genutzt werden können, braucht es einen wissenschafts- und risikobasierten Zulassungsrahmen. Der Bundesrat sollte deshalb auch im Hinblick auf die Ziele der AP 2030 plus das Bundesgesetz über Pflanzen aus neuen Züchtungstechnologien überarbeiten und eine risikobasierte Zulassung verbindlich verankern, so, wie es das Parlament bereits verlangt hat.
Der Handlungsbedarf ist zwar gross, die Initiative ist jedoch nicht der richtige Weg, diesen anzugehen. Den Nettoselbstversorgungsgrad auf die geforderten 70 Prozent zu erhöhen, wird der politischen und gesellschaftlichen Realität schlicht nicht gerecht. Entsprechend komme auch ich zum Schluss, dass die Initiative abzulehnen ist. Wir werden die Debatte dann selbstverständlich auch im Rahmen der AP 2030 plus führen.
- RedetextPeter Hegglin(Die Mitte)Schweiz
Die Initiative "für eine sichere Ernährung - durch Stärkung einer nachhaltigen inländischen Produktion, mehr pflanzliche Lebensmittel und sauberes Trinkwasser (Ernährungs-Initiative)" wurde am 16.[NB]August 2024 in Form eines ausformulierten Entwurfes eingereicht. Sie ist mit 112[NB]736 gültigen Unterschriften zustande gekommen und verlangt, dass der Bund und die Kantone für die Erhaltung der Ökosysteme und der Biodiversität sorgen und die im Jahr 2008 festgelegten Höchstwerte für Stickstoffverbindungen und Phosphor in Bezug auf Gewässerqualität, Bodenfruchtbarkeit und Biodiversität nicht überschritten werden. Ein Nettoselbstversorgungsgrad von mindestens 70 Prozent innert zehn Jahren sei anzustreben. Dies soll unter anderem durch die Förderung einer pflanzlichen Ernährungsweise erreicht werden.
Der Bundesrat beantragt in seiner Botschaft vom 13.[NB]August 2025, die Initiative ohne direkten oder indirekten Gegenvorschlag zur Ablehnung zu empfehlen. Der Nationalrat hat die Volksinitiative am 10.[NB]und 17.[NB]Dezember 2025 beraten und empfiehlt sie mit 121 zu 73 Stimmen bei 0 Enthaltungen zur Ablehnung.
Ihre WAK hat die Vorlage am 23.[NB]Januar 2026 beraten und empfiehlt Ihnen mit 11 zu 0 Stimmen bei 1 Enthaltung, die Initiative ohne Gegenentwurf zur Ablehnung zu empfehlen, dies aus folgenden Überlegungen:
Der Ernährungssicherheit kommt aufgrund der aktuellen geopolitischen Entwicklungen zwar eine stärkere Bedeutung zu, doch die Kommission erachtet es als nicht realistisch, den aktuellen Nettoselbstversorgungsgrad von 42 Prozent innerhalb von zehn Jahren auf 70 Prozent zu erhöhen. Die Vorstellung, dies könnte allein durch inländische Produktion realisiert werden, ist höchst fragwürdig. Die Schweiz besteht überwiegend aus Grasland, grossen Voralpen und Alpgebieten sowie weiteren Grünflächen im Mittelland. Gras kann bekanntlich von Menschen nicht direkt verwertet werden und wird daher vor allem durch die Rindviehhaltung nutzbar gemacht.
Auch weitere mit der Initiative verfolgte Ziele wären in der vorgeschlagenen Form und innerhalb des vorgesehenen Zeitrahmens nur durch massive staatliche Eingriffe in die landwirtschaftliche Produktion sowie in den Konsum der Bevölkerung umsetzbar. Wird eine Erhöhung der pflanzlichen Produktion für den menschlichen Verzehr als sinnvoll erachtet, ist dafür eine entsprechende Nachfrage auf dem Markt notwendig. Die Konsumentinnen und Konsumenten müssten diese Produkte in ausreichendem Umfang nachfragen und würden eine Bevormundung durch die Politik sicher nicht schätzen. Erfahrungen zeigen, dass dies zu Ausweichreaktionen wie dem Einkaufstourismus führt.
Eine Annahme der Initiative würde die Land- und Ernährungswirtschaft in struktureller, wirtschaftlicher und sozialer Hinsicht vor erhebliche Herausforderungen stellen. Die betroffenen Unternehmen müssten sich innerhalb von zehn Jahren grundlegend neu ausrichten. Es ist davon auszugehen, dass bestehende Investitionen nicht vollständig amortisiert werden könnten.
Darüber hinaus verlangt die Initiative den ausreichenden Erhalt von Trinkwasserqualität, Biodiversität und Bodenfruchtbarkeit sowie die Einhaltung festgelegter Höchstwerte für Nährstoffverluste. Diese Herausforderungen wurden bereits auf verschiedenen Ebenen angegangen, insbesondere durch die Landwirtschafts- und Umweltschutzgesetzgebung. Eine Verfassungsänderung ist hierfür nicht erforderlich.
Die Kommission erachtet die Initiative insgesamt als überflüssig, da die Bundesverfassung die Ausrichtung der Agrarpolitik bereits ausreichend vorgibt. Bereits vor der Einreichung der Volksinitiative hat das Parlament den Bundesrat mit der Weiterentwicklung der Agrarpolitik beauftragt. Mit dem Gesamtkonzept zur Agrarpolitik ab 2030, der sogenannten AP 2030 plus, greift der Bundesrat die Anliegen der Initiative auf und ergänzt sie um weitere Massnahmen. Diese sollen die Wertschöpfung in der Landwirtschaft und der Lebensmittelindustrie stärken sowie den administrativen Aufwand für die Betriebe reduzieren.
Im Unterschied zur Initiative sieht die AP 2030 plus realisierbare Ziele und einen realistischen Zeitplan vor. Diese Einschätzung teilten auch der Bundesrat und der Nationalrat, der die Initiative in der Wintersession 2025 zur Ablehnung empfohlen hat.
Im Namen der Kommission beantrage ich Ihnen ohne Gegenstimme, die Initiative zur Ablehnung zu empfehlen. Eine Minderheit wurde nicht eingereicht.
- Redetext
- Abstimmung
- Redetext
- RedetextMartin Hübscher(Schweizerische Volkspartei)Schweiz
Ich spreche im Namen der Kommission und sage nicht meine persönliche Meinung. In der Kommission wurde natürlich diskutiert, dass es Einschränkungen gibt. Wir haben es auch nochmals vom Bundesrat gehört. Ich möchte nicht meine persönliche Meinung wiedergeben, aber es ist klar, dass es zu Einschränkungen kommen würde, denn sonst würden wir diesen Nettoselbstversorgungsgrad von 70 Prozent einfach nicht hinkriegen. Das würde viel mehr pflanzliche Ernährung brauchen, sonst kriegten wir das nicht hin.
- RedetextSophie Michaud Gigon(Die Grünen)Schweiz
Cher collègue, ne trouvez-vous pas que ce genre de sujet, comme la conciliation entre écologie et production agricole, telle qu'elle est imposée par notre Constitution, méritait davantage qu'une opposition caricaturale telle que nous l'avons entendue partiellement dans cette salle, entre cervelas et quinoa, et qu'il aurait été au moins de meilleur goût de parler de l'excellent mariage entre saucisse aux choux et papet vaudois[NB]?
- RedetextMartin Hübscher(Schweizerische Volkspartei)Schweiz
Ich möchte noch einmal kurz zusammenfassen, auch im Namen meines Kollegen. Wir haben die Diskussion aufmerksam verfolgt. Dabei möchte ich erneut betonen, dass viel darüber gesprochen worden ist, die pflanzliche Ernährung zu stärken und die Flächen eben nicht als Futterfläche zu verwenden. An dieser Stelle möchte ich nochmals für das Amtliche Bulletin festhalten: Die landwirtschaftliche Nutzfläche beträgt 1 Million Hektaren. Von dieser einen Million Hektaren landwirtschaftlicher Nutzfläche sind nur etwa 275[NB]000 Hektaren offene Ackerfläche, der Rest ist Grünland. Von der offenen Ackerfläche wird etwa die Hälfte für Getreide genutzt; es handelt sich um verschiedene Getreidearten. Die andere Hälfte verteilt sich auf Kartoffeln, Zuckerrüben, Gemüse, Ölfrüchte, Eiweisspflanzen und etwa 40[NB]000 bis 49[NB]000 Hektaren Mais.[NB]Genau[NB]diesen[NB]Mais[NB]haben[NB]Sie jetzt immer kritisiert, aber ich kann Ihnen sagen, dass er auch eine Versicherung für trockene Jahre darstellt. Dabei geht es nicht um die grossen Flächen, denn die Schweiz besteht überwiegend aus Grasland.
Wie erwähnt, empfiehlt Ihnen die Kommission mit 23 zu 0 Stimmen bei 2 Enthaltungen, die Volksinitiative "für eine sichere Ernährung - durch Stärkung einer nachhaltigen inländischen Produktion, mehr pflanzliche Lebensmittel und sauberes Trinkwasser" abzulehnen. Die Kommission teilt grundsätzlich das Anliegen eines hohen Selbstversorgungsgrades und einer nachhaltigen Landwirtschaft, doch die[NB]Annahme[NB]der[NB]Initiative[NB]hätte massive staatliche Eingriffe in Produktion und Konsum zur Folge und würde die Wahlfreiheit aller stark einschränken. Die Kommission lehnt dies entschieden ab.
Den Antrag auf einen Gegenentwurf, der sich auf die Erhaltung der Ökosysteme und der Biodiversität sowie den Schutz von Gewässerqualität, Bodenfruchtbarkeit und Biodiversität beschränkt hätte, hat die Kommission mit 16 zu 9 Stimmen ebenfalls abgelehnt.
Im Namen der Kommission bitte ich Sie, sowohl die Initiative als auch den Gegenentwurf zur Ablehnung zu empfehlen.
- RedetextLorenzo Quadri(Lega dei Ticinesi)Schweiz
Intervengo brevemente a nome della Commissione di redazione per il seguente motivo: il testo italiano dell'iniziativa popolare contiene un errore di traduzione manifesto all'articolo 104a capoverso 3. Nella versione italiana l'attività di promozione da parte della Confederazione e dei Cantoni concerne soltanto la ricerca, mentre nelle altre due versioni linguistiche la promozione include anche la consulenza e la formazione.
Per l'articolo 104a capoverso 3 in lingua italiana si propone dunque il seguente tenore: "La Confederazione e i Cantoni impostano le loro sovvenzioni, la promozione della ricerca, della consulenza e della formazione, nonché altri incentivi statali, in modo che non contraddicano le disposizioni ai capoversi 1 e[NB]2."
Nelle altre due lingue il testo risulta infatti essere il seguente:
"La Confédération et les cantons conçoivent leurs subventions, la promotion de la recherche, du conseil et de la formation ainsi que d'autres incitations étatiques de sorte qu'elles ne soient pas contraires aux dispositions des al.[NB]1 et[NB]2."
"Bund und Kantone richten ihre Subventionen, die Förderung von Forschung, Beratung und Ausbildung sowie andere staatliche Anreize so aus, dass sie den Bestimmungen nach den Absätzen 1 und 2 nicht zuwiderlaufen."
Questo errore è stato segnalato alla Commissione di redazione dall'Ufficio federale dell'agricoltura con lettera del 14 agosto 2025 e se ne trova menzione pure nel relativo messaggio del Consiglio federale del 13 agosto 2025.
La Commissione di redazione ritiene che sia necessario correggere questo errore manifesto nella versione italiana dell'iniziativa. Trattandosi di un'iniziativa popolare, tale rettifica necessita di una proposta formale da parte della Commissione di redazione secondo l'articolo 99 capoverso 2 della legge sul Parlamento in combinato disposto con l'articolo 5 capoverso 2 dell'ordinanza dell'Assemblea federale sulla Commissione di redazione.
In tal modo si potrà sottoporre al voto del popolo e dei Cantoni un testo equivalente nelle tre lingue ufficiali. La rettifica sarà segnalata come tale nel testo del voto finale in una nota a piè di pagina del seguente tenore: Testo rettificato dall'Assemblea federale nella data della votazione finale, quindi il 19 dicembre. Consultati in proposito, il comitato d'iniziativa, la Cancelleria federale e l'Ufficio federale di giustizia sono favorevoli a questa soluzione. Qualora la presente proposta [PAGE 2421] sia accolta, nella votazione finale sarà sottoposta la versione corretta dell'iniziativa.
La Commissione di redazione propone dunque di accogliere la proposta.
- Redetext
- RedetextGuy Parmelin(Schweizerische Volkspartei)Schweiz
Vous débattez aujourd'hui d'une question politique qui nous touche tous[NB]: la sécurité alimentaire. Au cours des derniers mois, le Conseil fédéral s'est également penché de manière approfondie sur cette question et il a examiné les revendications du comité d'initiative dans le cadre du message relatif à l'initiative populaire "pour une alimentation sûre - grâce au renforcement de la production indigène durable, à davantage de denrées alimentaires végétales et à une eau potable propre (initiative sur l'alimentation)." Le 13 août de cette année, le Conseil fédéral a adopté ce message. Il vous propose de recommander le rejet l'initiative sans lui opposer de contre-projet, ni direct ni indirect.
Ce rejet ne signifie pas que les préoccupations des citoyennes et citoyens suisses ne sont pas prises en compte. Bien au contraire[NB]: certains buts poursuivis par l'initiative sont louables, mais ils sont aussi irréalisables sans une intervention massive de l'État sur la production, mais aussi - et peut-être surtout - sur la consommation des citoyennes et citoyens. En effet, l'acceptation de l'initiative poserait des défis majeurs à l'agriculture et au secteur agroalimentaire, tant sur le plan structurel et économique que social.
Permettez-moi d'illustrer mon propos par quelques exemples. Comme premier exemple, je citerai l'exigence d'orienter le système agroalimentaire vers une production et une consommation de denrées d'origine végétale plutôt que d'origine animale. Augmenter la production végétale pour la consommation humaine est peut-être une bonne idée, mais encore faut-il que le marché soit prêt à intégrer cette production. Autrement dit, il faut que les consommatrices et consommateurs soient prêts à changer leur alimentation. Or, il est important que les consommatrices et consommateurs soient libres dans leurs décisions. Second exemple[NB]: l'initiative vise aussi à passer d'un taux d'approvisionnement actuel d'environ 46 pour cent à un taux de 70 pour cent sur 10 ans. Cela implique un grand changement de la production agricole en Suisse et des habitudes de consommation, qui relèveraient d'une alimentation plus végétale qu'animale. Dans ces deux exemples, les buts de l'initiative ne sont pas réalisables dans un délai aussi court, sans conséquences économiques importantes pour les exploitations agricoles et les secteurs en aval. Les entreprises concernées devraient se réorienter complètement en l'espace de 10 ans et il faut partir du principe qu'elles ne pourraient pas amortir entièrement leurs[NB]investissements. Cela semble inapproprié à une époque déjà marquée par des conditions-cadres extrêmement volatiles.
De plus, l'initiative demande de préserver en quantité suffisante l'eau potable, la biodiversité et la fertilité des sols. Elle vise également à ce que les valeurs maximales fixées en ce qui concerne les déperditions d'aliments fertilisants, comme l'azote ou le phosphore, ne soient plus dépassées. Il faut rappeler que ces défis sont déjà abordés à différents niveaux. Aucune modification constitutionnelle n'est nécessaire pour y arriver. En général, le Conseil fédéral est d'avis que l'initiative est superflue, car la Constitution permet d'orienter déjà de façon suffisante l'évolution de la politique agricole dans la bonne direction.
Avant même le dépôt de l'initiative sur l'alimentation, le Parlement avait chargé le Conseil fédéral de poursuivre le développement de la politique agricole actuelle. Ainsi, grâce à son approche globale du développement de la politique agricole à partir de 2030, la Politique agricole 2030 plus (PA30+), le Conseil fédéral reprendra les préoccupations de l'initiative et proposera en outre des mesures visant à renforcer la création de valeurs dans l'agriculture et l'industrie alimentaire, ainsi qu'à alléger la charge administrative des exploitations agricoles. Contrairement à l'initiative, le Conseil fédéral fixera des objectifs réalisables et un calendrier réaliste.
En conclusion, les objectifs et les délais fixés par l'initiative pour les atteindre sont toutefois nettement plus élevés et plus contraignants dans le cadre de l'initiative sur l'alimentation. Des changements importants seraient nécessaires dans la production et la consommation, et les contraintes de temps ainsi que les coûts seraient extrêmement élevés. Le Conseil fédéral privilégie donc la voie déjà empruntée pour développer la PA30+. Il recommande le rejet de l'initiative sans contre-projet. Le Conseil fédéral poursuit, lui aussi, des objectifs ambitieux, mais ceux-ci doivent être réalistes et réalisables.
Je vous prie donc de suivre le Conseil fédéral et de recommander le rejet de l'initiative sans contre-projet, ni direct ni indirect.
- RedetextPiero Marchesi(Schweizerische Volkspartei)Schweiz
L'iniziativa sull'alimentazione ci viene presentata come la ricetta per un futuro sostenibile. In realtà è un enorme piano di economia pianificata, calato dall'alto, che pretende di ridisegnare l'intera agricoltura svizzera partendo dalla Costituzione - un evidente errore clamoroso.
L'iniziativa fissa obiettivi irrealistici e scollegati dalla realtà sul terreno: portare l'autoapprovvigionamento al 70 per cento, rivoluzionare consumi e produzione in dieci anni, ridurre drasticamente l'allevamento e riconvertire intere filiere produttive. Per riuscirci lo Stato dovrebbe intervenire ovunque: nei campi, nelle stalle, nelle aziende, perfino nel piatto dei cittadini, decidendo cosa debbano o non debbano mangiare. Il [PAGE 2420] risultato sono costi miliardari, burocrazia, incertezza e aziende agricole messe in ginocchio. Mentre chiediamo ai nostri contadini sacrifici enormi, rischiamo pure di aumentare le importazioni, e quindi di esportare l'inquinamento invece di ridurlo - una contraddizione assurda.
Diciamolo dunque chiaramente: la Costituzione non è un piano quadriennale, non è il luogo dove imporre obiettivi tecnici che neppure il Consiglio federale ritiene raggiungibile. È irresponsabile pretendere una rivoluzione agricola forzata senza considerare i tempi, gli investimenti e soprattutto le conseguenze economiche. Le cose sensate contenute nell'iniziativa sono già in discussione nella politica agricola futura. Non serve dunque iscriverle nella Costituzione con scadenze impossibili e costi fuori scala.
Chi sostiene davvero la nostra agricoltura non la soffoca con obblighi irrealizzabili. Chi vuole una Svizzera meno dipendente dall'estero non impone misure che finiscono per aumentare le importazioni.
Per questo vi chiedo con forza di respingere senza esitazioni questa iniziativa e il relativo controprogetto. Difendiamo la nostra agricoltura, difendiamo il buon senso!
- RedetextRémy Wyssmann(Schweizerische Volkspartei)Schweiz
Hier hinten sehen Sie das Wandbild von Charles Giron von 1901 mit der Muotaebene zwischen Brunnen und Schwyz. Sie sehen hier noch Ackerfläche, heute ist vieles überbaut. Stellen Sie sich vor, 1901 hatte die Schweiz drei Millionen Einwohner; sie hatte damals einen Selbstversorgungsgrad von 50 Prozent. Jetzt sehen Sie die Entwicklung: 1940 kamen der Plan Wahlen und die Anbauschlacht in Gang. Damals hatte die Schweiz vier Millionen Einwohner, und man versuchte auf Biegen und Brechen den Selbstversorgungsgrad auf 70 Prozent zu erhöhen. Eine Erhöhung fordert ja auch die Initiative, sie will den Selbstversorgungsgrad von 46 auf 70 Prozent erhöhen. Das schaffte man im Zweiten Weltkrieg durch die Vergrösserung der Anbaufläche von 180[NB]000 Hektar auf 500[NB]000 Hektar, dies aber bei vier Millionen Einwohnern. Das ging noch. Zusätzlich musste man im Krieg aber schon damals rationieren, das heisst den Lebensmittelverbrauch kontrollieren. Und genau so schaffte man es dann auch, den Selbstversorgungsgrad auf 70 Prozent zu erhöhen.
Heute haben wir neun Millionen Einwohner in der Schweiz. Die Initiative verlangt jetzt, den Selbstversorgungsgrad von 46 auf 70 Prozent zu erhöhen, dies bei neun Millionen Einwohnern und bei einer überbauten Fläche, die wesentlich grösser ist als jene zur Zeit des Zweiten Weltkriegs. Das geht nur mit massivsten Einschränkungen im Konsum. Das heisst, den Fleischkonsum müssen Sie verbieten, Sie müssen ihn kontrollieren. Sie können auch in der Produktion keine Fleischproduktion mehr zulassen, also erfolgen auch hier massivste Eingriffe in die persönlichen Freiheitsrechte, in die Freiheitsrechte der Bürger. Das sind die Folgen dieser Initiative. Das ist nichts anderes als sozialistische Planwirtschaft, und Sie wissen alle, wohin sozialistische Planwirtschaft führt: Sie führt in die Mangelwirtschaft, und sie führt schlussendlich auch in Hungersnöte. Wir haben das historisch klar belegt. Erinnern Sie sich an das Beispiel der Sowjetunion in den Zwanziger- und in den Dreissigerjahren.
Finger weg von dieser Initiative, lehnen Sie diese Initiative ab.
Data: OpenParlData · CC BY 4.0