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Verbilligung von Krankenversicherungsprämien

(96.441)Parlamentarische InitiativeErledigt
Schweiz03.10.1996
Profile
Type
Parlamentarische Initiative
State
Erledigt
Parliament
Schweiz
Number
96.441
Start
03.10.1996
References & source
Official record
Official profile
External ID
19960441
Contributions(26)
Timeline(3)
  • Erledigt
  • Keine Folge gegeben
    Nationalrat
  • Im Rat noch nicht behandelt
Texts(3)
  • Eingereichter TextTEXT

    Gestützt auf Artikel 93 Absatz 1 der Bundesverfassung und Artikel 21bis des Geschäftsverkehrsgesetzes unterbreite ich folgende Initiative:

    Art. 1

    Die gemäss Art. 66 Abs. 5 des KVG nicht ausbezahlten Bundesbeiträge an die Verbilligung der Krankenversicherungsprämien werden an die gemeinsame Einrichtung (Art. 18 KVG) überwiesen und für den Risikoausgleich gemäss Art. 105 KVG verwendet.

    Art. 2

    Der Bundesrat legt die Einzelheiten fest.

    Art. 3

    1 Dieser Bundesbeschluss ist allgemeinverbindlich.

    2 Er wird nach Art. 89bis der BV als dringlich erklärt und tritt am Tage nach der Verabschiedung in Kraft.

    3 Er untersteht nach Art. 89bis der BV dem fakultativen Referendum.

  • Titel des GeschäftesTEXT
    Verbilligung von Krankenversicherungsprämien
  • DéveloppementTEXT

    Les problèmes que pose l'abaissement des primes d'assurance-maladie, problèmes que l'on connaissait déjà à la fin de l'année 1995, sont clairement apparus depuis. Selon les renseignements fournis par l'Office fédéral des assurances sociales, de nombreux cantons fixent les limites de revenu donnant droit à une subvention à un niveau proche du minimum vital. De telles mesures ne bénéficient donc qu'aux plus pauvres parmi les pauvres. La charge imposée aux ménages des moins bien lotis de la classe moyenne représente jusqu'à 36 % du revenu.

    Comme la plupart des cantons ne prévoient pas d'autre part le versement automatique de subsides destinés à réduire les primes, les sommes effectivement payées seront inférieures au montant total demandé au titre de ce subventionnement. Les économies seront donc supérieures à 468 millions de francs pour la Confédération et à 190 millions de francs pour les cantons. Si on prend en considération d'autres facteurs de transfert encore, la Confédération et les cantons économiseront en 1996 1,4 milliard de francs sur le dos des assurés par rapport à l'année précédente, la part de la Confédération s'élevant à environ 690 millions. De la sorte, 10 % environ de la population au lieu d'un tiers comme on l'avait promis, bénéficiera de subventions pour le paiement des primes d'assurance-maladie. Par conséquent, l'opération n'aura pas l'effet escompté sur le plan social.

    Cette énorme charge supplémentaire imposée aux ménages - surtout à ceux ayant un revenu moyen et des enfants - est inacceptable. Dans de nombreux cas, la charge imposée par les primes est supérieure à la charge fiscale. La prime par tête, dont le caractère peu social aurait dû être atténué par les subventions, aura des effets désastreux. On ne voit pas le bout du tunnel. Des augmentations disproportionnées des primes sont à attendre, alors que la plupart des cantons ne sont pas prêts à renoncer aux économies qu'ils font aux dépens des assurés.

    La Confédération ne doit pas se soustraire à ses responsabilités ; elle doit verser les contributions prévues même sans la coopération des cantons, ce qui est d'autant plus justifié que la constitution prévoit une telle mesure : 5 % des recettes de la taxe sur la valeur ajoutée doivent être attribués aux personnes à revenu modeste, le montant fixé à cet effet au titre du subventionnement des primes devant être augmenté de 500 millions au total.

    L'initiative parlementaire Jöri du 21 décembre 1995 et la motion du député au Conseil des États Brunner demandaient que les subventions qui n'ont pas été versées soient utilisées de façon à réduire la charge imposée aux familles. La motion Brunner a été rejetée parce que les systèmes de subventionnement des primes de l'assurance-maladie privilégient déjà, dans certains cantons, les familles avec enfants.

    Au lieu de procéder à une répartition sélective, je propose de verser les subventions fédérales non utilisées au compte de la compensation des risques. Ce mode de paiement ne fait pas concurrence aux mesures cantonales de réduction des primes, est objectif et très simple sur le plan administratif et peut être immédiatement appliqué. Indirectement, il permet d'abaisser les primes des assurés.

Data: OpenParlData · CC BY 4.0