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TB

Thomas Bläsi

Active
Schweizerische VolksparteiFraktion V
SchweizGenf

Mandate
Party
Schweizerische VolksparteiSource: SVP
Parliamentary group
Fraktion V
Parliament
Schweiz
Electoral district
Genf
Chamber / sector
NR
Seat number
14
Parliament page
Official profile
Personal
Gender
Male
Born
17. April 1971
Occupation
Pharmacien responsable (indépendant)
Language
French
Contact
Address
Route de Frontenex 39A
1207 Genève
Also active in
Grosser Rat (GE)
Schweizerische VolksparteiFormer
References & source
Wikidata
Q118133515
Source body
CHE
Source updated
19.08.2026
Record updated
06.10.2026
First imported
14.08.2025
Voting record(3584)
  1. Ja
  2. Nein
  3. Nein
  4. Nein
  5. Nein
Interests(3)
Access badges(3)
  • Lobbyist
    Castelli Antonello · Interessenvertreter/in
    04.03.2026 – 31.12.2199Schweiz
    PharmaSuisse
  • Lobbyist
    Bumann Jan · Interessenvertreter/in
    30.09.2025 – 31.12.2199Schweiz
    Association des Banquiers Privés Suisses
  • Lobbyist
    Arikan Can · Interessenvertreter/in
    30.09.2025 – 04.01.2026Schweiz
    PharmaSuisse
Speeches(80)
  1. Redetext
    Schweiz

    Cher collègue Addor, l'actualité vous donne raison. Il y a aujourd'hui 417 lycées bloqués en France, deux lycées qui brûlent plus un camion de pompier. Pensez-vous que cette motion pourra nous permettre de décourager les groupuscules ou les manipulations de la jeunesse afin d'éviter que ce genre de débordement puisse arriver en Suisse ?

  2. Redetext
    Schweiz

    En tant que pharmacien, je considère la disponibilité des médicaments comme une exigence fondamentale de notre système de santé. Derrière chaque rupture d'approvisionnement, il y a un patient qui attend son traitement, une inquiétude à laquelle il faut répondre et une solution thérapeutique à rechercher.

    La Suisse possède une industrie pharmaceutique de premier plan. Pourtant, elle connaît des difficultés d'approvisionnement pour des médicaments courants parfois indispensables. La concentration de la production et la dépendance envers un nombre restreint de fournisseurs à l'étranger fragilisent notre capacité à répondre aux besoins des patients. Cette fragilité peut avoir des conséquences dramatiques, notamment pour les enfants. Lorsqu'un traitement vital ne peut être administré à temps et qu'aucune alternative appropriée n'est disponible, le pronostic vital peut être engagé. Nous devons prendre au sérieux le risque de perdre un enfant faute d'avoir pu lui fournir le médicament dont il avait besoin. Nous ne pouvons pas attendre qu'un drame survienne pour sécuriser notre approvisionnement.

    Au coeur de cette question se trouve la disponibilité des principes actifs ; ces substances qui produisent l'effet thérapeutique du médicament. Il faut distinguer deux situations. Lorsqu'une spécialité commerciale manque, une autre présentation ou une préparation pharmaceutique peut dans certains cas offrir une solution, mais lorsque le principe actif lui-même devient indisponible, les possibilités se réduisent considérablement. Plusieurs marques ne constituent pas une véritable sécurité si elles dépendent toutes de la même source de production.

    Notre politique d'approvisionnement doit donc remonter jusqu'à l'origine du médicament. Nous devons savoir où sont fabriqués les principes actifs essentiels, combien de sources réellement indépendantes existent et quelles solutions peuvent être mobilisées lorsqu'un site de production s'arrête. Cette question est également décisive pour les pharmacies. Les pharmacies publiques, hospitalières et indépendantes peuvent fabriquer certains médicaments dans un cadre défini et avec les garanties de qualité requises. Cette capacité constitue une ressource précieuse face aux pénuries, notamment lorsqu'il faut disposer d'un dosage ou d'une forme adaptée à un enfant. Cependant, elle suppose de disposer des matières premières nécessaires, à commencer par des principes actifs de qualité pharmaceutique. Autoriser davantage de préparation sans sécuriser l'accès aux principes actifs laisserait une partie essentielle du problème sans réponse.

    Il existe pourtant une possibilité concrète d'anticipation. Certains principes actifs peuvent être conservés pendant plusieurs années dans des conditions appropriées. Ils sont quasi impérissables. Leur stabilité, leur conditionnement et les contrôles requis déterminent leur durée d'utilisation. Cette capacité de conservation doit être évaluée substance par substance pour constituer des réserves stratégiques fiables, avec une attention toute particulière pour les antibiotiques. Je défends donc une approche concrète : identifier les principes actifs prioritaires selon leur importance thérapeutique et la fragilité de leur approvisionnement, diversifier leurs sources, constituer des réserves adaptées lorsque leur stabilité le permet et préserver les capacités de fabrication nécessaires en Suisse avec des partenariats fiables à l'étranger. Les besoins pédiatriques doivent y occuper une place explicite.

    Ces réserves doivent s'inscrire dans une organisation opérationnelle. Un principe actif stocké ne devient pas automatiquement un traitement disponible. Il faut des installations, du personnel qualifié, des excipients, des contrôles et une forme pharmaceutique adaptée au patient. Il faut préparer cette chaîne avant la crise, organiser la rotation des stocks et vérifier leur qualité. Nous devons également permettre aux pharmacies de connaître rapidement la disponibilité des matières premières et organiser leur accès à ces dernières. Leurs compétences doivent pouvoir être mobilisées efficacement lorsque la fabrication d'un médicament constitue une réponse appropriée à une rupture. Enfin, tout soutien financier à la production ou à l'approvisionnement devrait être lié à des engagements vérifiables de disponibilité. Les patients et les payeurs de primes doivent pouvoir en mesurer le bénéfice.

    L'initiative est trop large. Le contre-projet est insatisfaisant, mais apporte quelques éléments intéressants, notamment le stockage. À titre personnel, je l'accepterai, mais il reste insuffisant et trop coûteux pour les buts que nous pourrions pourtant facilement atteindre autrement. C'est un début. Comme pharmacien, ma priorité est de pouvoir assurer la continuité du traitement. Comme société, notre responsabilité est de tout mettre en oeuvre pour qu'un enfant ne perde pas la vie faute d'un médicament essentiel. Sécuriser les principes actifs, c'est nous donner les moyens d'agir avant qu'il ne soit trop tard.

  3. Redetext
    Schweiz

    J'ai l'impression que, dans ce débat, on est en train de se perdre : c'est plus d'État à gauche, moins d'État à droite, saupoudré d'un mercantilisme absolu. Cependant, ce n'est pas le problème : le problème est qu'on a besoin des substances de base, des principes actifs de base, pour pouvoir éviter que les enfants qui tombent malades meurent, parce que l'on ne peut pas les soigner.

    Ces principes actifs sont impérissables. Ils ne posent donc aucun problème à stocker. Ils ne coûtent absolument rien. Les antibiotiques, c'est un petit peu compliqué ; c'est à part. Ne pensez-vous pas, Monsieur Loïc Dobler, que le mieux serait d'avoir ce stock de produits qui ne périront jamais et ainsi, si on en a besoin un jour, on est sûrs de pouvoir en fournir à nos enfants ? Les officines pourront recomposer des médicaments. Il n'y aura pas de problème de ce point de vue.

    Tandis que là, on ne parle que d'argent, de plus d'État, de moins d'État : on n'est pas du tout efficaces !

  4. Redetext
    Schweiz

    J'entends bien les échanges qui ont lieu, mais vous parlez tous de spécialités et de médicaments, mais, dans la réalité, le vrai problème relève de la production des principes actifs, c'est-à-dire de la substance active dans le médicament, qui est fabriquée à 60 à 80 pour cent à l'étranger. Ce ne sont pas des médicaments chers qui posent problème. Ce qu'il faut qu'on réussisse à conserver, c'est des principes actifs pour que les pharmaciens puissent recomposer les médicaments pour les antibiotiques pour les enfants et pour le paracétamol. Comment voulez-vous anticiper d'une quelconque manière la pénurie d'un principe actif produit à l'étranger et qui vaut "trois francs, six sous" ? Ce n'est pas possible.

  5. Redetext
    Schweiz

    Madame la conseillère fédérale, vous avez dit que cela créerait un précédent qui sera dommageable et ennuyeux. Or, précédent il y a déjà : vous vous rappelez peut-être que l'Ozempic, qui était prévu pour lutter contre le diabète et pas la perte de poids, était utilisé dans ce but. À la fin, avec la pression qui en a découlé, l'industrie pharmaceutique a produit le Wegovy, qui est exactement le même médicament, afin de soigner ces personnes. Pourquoi faire l'économie de cela dans le cadre de la lutte contre l'endométriose, en faveur des femmes ?

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  • Version 1
    01.01.2025 – 31.12.2199
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