Vincent Eschmann
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- Electoral district
- Delémont
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- Official profile
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- Male
- Marital status
- Marié
- Occupation
- Enseignant secondaire
- Language
- French
- Address
- Impasse du Tilleul 13
2824 Vicques
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- 04.07.2026
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M. Vincent Eschmann (Le Centre), au nom de la commission des affaires extérieures et de la formation : L’objet qui nous est soumis aujourd’hui a été traité en commission lors de ses deux premières séances de cette législature, soit les 5 février et 12 mars derniers. Afin de simplifier notre propos, nous l’appellerons arrêté numérique. La commission a reçu le ministre Monsieur Raphaël Ciocchi, chef du Département de la formation, du numérique et des sports, et Monsieur Cyril Jeanbourquin, responsable du secteur numérique au Service de l’enseignement. En 2021, notre Parlement a validé un budget de 6,7 millions de francs destiné à l’école obligatoire et au postobligatoire, à répartir entre 2022 et 2026, ceci afin de mettre en place le plan d’action numérique. Un des objectifs visés était d’équilibrer les disparités entre les écoles au niveau de l’enseignement du numérique. Des moyens ont été déployés, tant au niveau de la formation des enseignants que de l’acquisition du matériel, ceci de manière harmonisée au niveau cantonal selon quatre axes, les élèves, les enseignants, le matériel et les logiciels, enfin la protection des données et l’environnement numérique.
Ces quatre axes ont été développés simultanément au travers de 20 actions similaires pour l’école obligatoire et l’enseignement postobligatoire. Dans ce projet, il était important de ne pas changer le système qui fait que les communes choisissent leur partenaire informatique et mettent en place l’informatique qu’elles souhaitent dans leurs écoles. Le Canton subventionne ensuite ce qu’il faut. A ce jour, toutes les actions ont été menées au niveau de l’école obligatoire. En revanche, quelques freins ont retardé la mise en place de certaines actions au niveau postobligatoire, à savoir, les changements de chef de service et de responsable du plan d’action numérique notamment, de même que le fait que tous les élèves du secondaire 2 doivent désormais disposer d’un ordinateur portable, ce qui a engendré un énorme travail.
Les questions évoquées en commission, tout d’abord en ce qui concerne les écoles de Moutier. Il a été indiqué qu’elles font partie du projet. A ce jour, la connexion est déjà une connexion jurassienne avec la centrale de sécurité gérée par Swisscom. Le logiciel de gestion des écoles CLOEE2, est prêt à être mis en place.
Pour chaque domaine, une personne est en appui et suit les équipes de Moutier durant la durée de la migration afin qu’elle se fasse correctement. Au niveau des infrastructures, les deux écoles obligatoires de Moutier sont des écoles communales et seront subventionnées lorsqu’elles amélioreront ou qu’elles renouvelleront leur parc informatique. Pour ce qui est de la suite logicielle, les enseignants et les élèves garderont probablement deux comptes pendant le temps de la migration, le temps de déplacer les documents, après quoi, la Ville de Moutier devra se désinscrire des comptes Microsoft actuels.
Autre question évoquée en commission, celle de la participation des communes. L’Association jurassienne des communes a été informée du dossier à fin 2021, et avant sa transmission au Parlement jurassien, il était même souhaité qu’un échange puisse intervenir avec les communes en amont afin de présenter le projet et aborder ses conséquences concrètes dans le cadre d’une séance. Des démarches ont été entreprises dans ce sens, mais cela n’a pas été possible. L’Association jurassienne des communes ne siégeant plus à cette période-là, c’était l’époque de la reconstitution du comité, vous vous en souvenez. Cet échange n’ayant pas pu avoir lieu, une information leur a été transmise en date du 10 février 2022, accompagnée d’un tableau détaillant les répercussions estimées pour les communes. Dans la mesure où les écoles de la scolarité obligatoire dépendent des communes, celles-ci sont directement concernées par le plan d’action numérique jurassien.
Devant la commission, le représentant du Gouvernement a indiqué qu’il sera tenu compte de cette réalité et qu’on veillera à limiter autant que possible la charge supplémentaire induite pour les communes.
En conclusion, la commission, à l’unanimité, vous recommande d’accepter l’arrêté. Je tiens à remercier le ministre, Monsieur Raphaël Ciocchi et Monsieur Cyril Jeanbourquin, responsable numérique au Service de l’enseignement pour leur travail et toutes les informations qu’ils ont apportées dans ce dossier.
- SEGMENT_TYPE_SPEAKERSpeechAbgeordneterKantonsparlament
M. Vincent Eschmann (Le Centre) : Permettez-moi ce petit préambule puisqu’il est question de langue française. Nous avons entendu plusieurs fois ce matin à cette tribune en introduction, "Madame(s) et Messieurs les Ministres. Madame la Présidente du Gouvernement, j’y vois un petit clin d’œil à votre ancienne collègue, et ça me fait penser un peu au refrain de la chanson, (il reste ici non pas quelque chose de Tennessee mais quelque chose de Nathalie)". (Rires.)
La motion de notre collègue Francine Stettler a été étudiée par notre groupe. Elle demande au Gouvernement de ne plus rendre obligatoire l’écriture cursive mais que l’enseignement se concentre sur ce qu’elle appelle l’écriture de base. Dans le prolongement de la position du Gouvernement qui rappelle le cadre institutionnel régissant les moyens d’enseignement romands, qu’on abrège (MER), découlant du Plan d’études romand, qu’on abrège (PER), il faut préciser deux éléments importants.
Le premier, on enseigne une seule écriture dans le moyen d’enseignement, donc on ne charge pas les élèves d’apprendre deux écritures différentes. Et ça a été dit déjà ici, les recherches montrent que ce serait contre-productif avec une seule écriture, dès la première et deuxième année, l’apprentissage est facilité.
Deuxième élément, l’écriture cursive aide à de meilleurs apprentissages en orthographe et en syntaxe, donc en construction des phrases. Elle permet de beaucoup mieux séparer les mots, elle est également plus aidante dans les situations de prise de notes. Enfin, elle est plus simple, on écrit de gauche à droite et de haut en bas.
Plus tard, en 5-6e année, l’élève personnalise son écriture dans un phénomène de glissement vers celle-ci. A l’école secondaire, on remarque qu’il y a encore un petit nombre d’élèves, qui diminuent au fil des années du secondaire, qui utilisent encore l’écriture liée, l’écriture cursive. Les décisions prises par la CIP, cela a été dit ici plusieurs fois, qui est en charge de l’élaboration des moyens d’enseignement romands, l’ont été après plusieurs années de travaux de recherche et de réflexion, notre collègue y a fait allusion avant, qui ont été validés dans des groupes composés d’enseignants de tous les cantons romands, y compris Berne francophone et bien sûr le Jura. Outre le lien avéré entre le cerveau et le geste manuel d’écriture, cela a été relevé ici aussi, il y a lieu également de relever l’aspect culturel lié à la langue française qui a conduit vers ce choix d’une écriture liée, de même le fait qu’elle constitue une aide à la lecture et à la compréhension écrite. Enfin, comme il n’y a pas de Plan d’études cantonal mais un Plan d’études romand, il nous apparaît donc que l’intervention parlementaire n’est pas la bonne voie pour atteindre l’objectif que notre collègue s’est fixé, mais qu’il serait nécessaire d’évaluer avec les praticiens la pertinence des nouveaux moyens d’enseignement de français qui viennent d’être introduits à l’école primaire en Suisse romande, en particulier justement dans cette séquence d’apprentissage consacré à ce qu’on appelle le geste d’écriture.
En conclusion, vous l’aurez compris, le groupe du Centre ne soutiendra pas la motion.
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M. Vincent Eschmann (Le Centre) : Je prends note de deux éléments. C'est que d'une part, le Gouvernement estime que la motion est réalisée, mais que d'autre part, il n'est pas satisfait des conclusions des trois forums. Juste un partage d'expérience, il y en a d'autres dans la salle qui étaient peut être présents lors des forums, comme je l'ai été, et ce qui a fait très mal en décembre de l'année dernière, lors du troisième forum, c'est que même si ça n'a pas été dit explicitement, on nous a affiché à l'écran les résultats du référendum sur les six tronçons de routes nationales, en votation populaire suisse, avec les communes de la couronne de Laufon qui ont toutes dit oui, et des communes autour de la couronne de Delémont qui ont dit non. Ça nous a fait évidemment réagir, parce que ça voulait un peu dire que c'était bien fait pour le Jura, alors que les objets n'étaient pas du tout liés à notre région. C'est dans ce sens-là, que quand on parle d'engagement proactif, c'est vrai qu'il faut faire preuve de pédagogie didactique auprès de la population dans ces dossiers qui sont très techniques, mais dans la stratégie de réalisation que Monsieur le Ministre a évoquée, vous avez parlé de vigilance, je pense que quand on parle d'être proactif, et je crois que c'est ce qu'attendent aussi les communes, vous avez dit tout à l'heure qu'elles n'ont pas été directement impliquées, mais qu'actuellement, on est dans la phase d'études de réalisation et que là, il faut vraiment qu'il y ait une implication de tous les partenaires. C'était la chose que je voulais ajouter.
- SEGMENT_TYPE_SPEAKERSpeechKantonsparlament
M. Vincent Eschmann (Le Centre) : Le 3 mars 2021, ce Parlement acceptait très largement la motion no 1343 intitulée « Liaison Delémont-Bâle, urgence d'un plan d'action cantonale ». Avant de vous soumettre cette intervention, j'avais pris soin d'entrer en contact avec le Service des infrastructures, dont les responsables m'ont présenté l'état des études en la matière, notamment des plans qui projetaient une demi-jonction entre Delémont-Est et le tunnel de Courrendlin, qui aurait été le début d'une liaison sur Bâle, évitant la couronne delémontaine. Malheureusement, celle-ci était restée dans les tiroirs suite au refus par le peuple suisse de la vignette autoroutière à 100 francs. Selon les informations du Service des infrastructures, l'Office fédéral des routes indiquait qu'une volonté politique forte devait être manifestée par le Canton du Jura afin que les études reprennent. C'était bien le but de la motion que vous avez acceptée il y a quatre ans. Hélas, hélas, trois fois hélas, les conclusions des trois forums organisés par l'OFROU en 2024 sont très décevantes pour le Jura, en ne proposant que quelques aménagements, si on ose dire, dont un "tunnel urbain" sur l'axe Righi-Soyhières, au sujet du bien-fondé de la réalisation duquel les partenaires restent très sceptiques. Pire, il existe un très grand risque que la transversale projetée au sud de la capitale soit mise à la charge du Canton du Jura, alors que la grande majorité des montants fédéraux prévus seront investis dans les cantons de Bâle-Campagne et Soleure, qui eux, ont été très impliqués dans les forums. Toutefois, ce n'est pas le moment ni des jérémiades, ni des pleurnicheries, et pour le coup, c'est bien dans ce dossier aussi, qu'il faut, je cite : "Passer des paroles aux actes", fin de citation, comme le Gouvernement vient de l'affirmer dans un autre dossier géré par la Confédération et dont nous avons parlé tout à l'heure. A nos yeux, le Département de l'environnement doit absolument s'engager aux côtés des partenaires concernés dans la suite des démarches en établissant rapidement des contacts avec l'OFROU, si ce n'est déjà fait, en particulier la région ouest de l'OFROU, qui va tout prochainement étudier, ou, si c'est déjà fait, la mise en œuvre des conclusions des trois forums de 2024.
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M. Vincent Eschmann (Le Centre), rapporteur de la minorité de la commission de l'économie : La minorité de la commission s'en tient au projet du Gouvernement, à savoir qu'en ayant fixé l'âge limite à 50 ans dans l'alinéa 1, il ne nous paraissait pas utile de prévoir d'exceptions. Nous en restons donc au fait que l'article 22, ne comprendrait pas un deuxième alinéa.
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