Agrarpolitik. Förderung der Pflanzenproteinproduktion
(02.309)- RedetextMax Binder(Schweizerische Volkspartei)Schweiz
Die Kommission beantragt mit 16 zu 1 Stimmen bei 1 Enthaltung, der Initiative keine Folge zu geben.
[VS]
Der Initiative wird keine Folge gegeben
Il n'est pas donné suite à l'initiative
- RedetextBruno Frick(Christlichdemokratische Volkspartei der Schweiz)Schweiz
Die Kommission beantragt, der Standesinitiative keine Folge zu geben. Herr Béguelin beantragt, ihr Folge zu geben.
[VS]
Abstimmung - Vote
Für Folgegeben .... 4 Stimmen
Dagegen .... 19 Stimmen
- RedetextJoseph Deiss(Christlichdemokratische Volkspartei der Schweiz)Schweiz
J'aimerais simplement confirmer que, d'une part, le subventionnement a passé en 2002 de 1260 à 1500 francs, que la Confédération a confié à l'interprofession Swiss Granum un mandat de prestations doté d'un montant de 8,5 millions de francs pour promouvoir la culture des oléagineux, que toutes ces mesures ont eu un certain effet positif puisque l'on est passé de 20 980 à 22 500 hectares pour les oléagineux et de 2866 à 5600 hectares, donc presque un doublement, pour les protéagineux.
Enfin, j'aimerais dire que nous sommes opposés à l'octroi de contributions écologiques à des cultures particulières. Nous voulons que les contributions écologiques soient globales, c'est-à-dire pour l'ensemble d'une entreprise et non pas pour certaines cultures spécifiques.
Pour toutes ces raisons, le Conseil fédéral vous recommande de ne pas donner suite à cette initiative.
- RedetextMichel Béguelin(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Je vous demande de donner suite à l'initiative du canton de Vaud. Elle vise donc à développer une niche qui existe déjà, comme l'a dit le rapporteur, à un tout petit niveau - 5000 hectares - en matière de production de protéines végétales, niche qui a pris une signification particulière depuis la crise de la vache folle.
Il faut savoir qu'à l'heure actuelle, pour la fourniture des protéines végétales, nous dépendons énormément des importations, en particulier des importations de soja. Seulement, ces importations n'offrent aucune garantie en matière d'absence d'OGM et de traçabilité du produit, exigences très claires des consommateurs. Cet aspect justifie pour l'essentiel la valeur ajoutée écologique méritant un subventionnement supplémentaire au sens de l'initiative vaudoise.
D'autre part, les surfaces cultivées pour les céréales panifiables ne cessent de diminuer. Il paraît donc logique de compenser cette diminution par une production qui diminue notre dépendance par rapport à l'étranger et garantit la qualité voulue par les consommateurs. En plus, sur le plan de la gestion écologique des sols, ces cultures présentent un bilan favorable, dans la mesure où ces plantes protéagineuses ne nécessitent pas d'engrais commerciaux azotés.
Avant-dernier argument, les paysans font face à des bouleversements structurels profonds avec des coûts sociaux [PAGE 930] élevés. Quand les paysans découvrent des niches, il faut les encourager. L'initiative du canton de Vaud va dans ce sens.
Enfin, sur le plan des coûts, comme il s'agit en gros d'une compensation, on est tout près de la neutralité des coûts. Au sein de la commission, cet aspect n'a pas donné lieu d'ailleurs à une discussion approfondie, c'est bien la preuve que c'est un élément tout à fait secondaire.
Je vous demande donc de soutenir l'initiative du canton de Vaud.
- RedetextJean-Claude Cornu(FDP.Die Liberalen)Schweiz
Par une initiative cantonale déposée le 19 septembre 2002, le Grand Conseil du canton de Vaud demande à l'Assemblée fédérale de promouvoir, dans le cadre de la politique agricole, la production de protéines végétales par une contribution écologique. Cette préoccupation avait déjà fait l'objet par le passé de l'interpellation parlementaire Dupraz 01.3314, "Approvisionnement en protéines végétales indigènes", à laquelle le Conseil fédéral avait répondu. Les principaux arguments développés par le canton de Vaud sont les suivants.
Pour l'alimentation du bétail, nous avons besoin de fourrage grossier - "Heu" - et d'aliments concentrés - "Kraftfutter" -, ce sont les farines de céréales et également les suppléments énergétiques protéiques. Les cultures fourragères sont soutenues par les contributions de la Confédération, et la production d'oléagineux, le tournesol - "Sonnenblume" - et le colza - "Raps" -, est soutenue par une contribution à la surface en vertu du mandat de prestations confié maintenant à Swiss Granum. Par contre, les productions de féverole - "Ackerbohne" -, de pois protéagineux - "Eiweisserbse" - et de lupin - "Lupine" - ne sont soutenues que par une prime à la surface de 1500 francs par hectare. Pourtant, ces cultures, dit le canton de Vaud, sont écologiques. Elles contiennent de l'azote, ce qui évite l'emploi d'engrais du commerce, et en plus elles sont exemptes d'organismes génétiquement modifiés (OGM).
Dans le développement de son initiative devant notre commission, le représentant du canton de Vaud a reconnu que depuis la date de l'initiative, la contribution à la surface pour ces cultures est déjà passée de 1260 à 1500 francs par hectare, ce qui n'a pas manqué de favoriser la production indigène de ces aliments, qui est passée de 2500 à 5000 hectares entre 2002 et 2003 pour les pois protéagineux par exemple.
Le Conseil fédéral avait affirmé avoir comme objectif prioritaire le maintien des surfaces de céréales panifiables. Celles-ci ayant toutefois diminué de 100 000 à 88 000 hectares entre 2000 et 2003 pour un prix également à la baisse de 80 à 55 francs le quintal, les auteurs de l'initiative estiment que les moyens ainsi libérés pourraient être transférés en faveur de la promotion des protéines végétales produites en Suisse qu'ils appellent de leur voeu.
Lors de sa séance du 2 septembre 2003, la commission a entendu un représentant des auteurs de l'initiative et s'est penchée sur les documents à sa disposition, notamment la prise de position du 28 février 2003 du Département fédéral de l'économie ainsi que l'extrait du rapport agricole 2002 de l'Office fédéral de l'agriculture.
Au terme des délibérations, votre commission, par 5 voix contre 2 et avec 4 abstentions - il faut dire que le sujet n'est pas facile -, en est venue à rejoindre le point de vue du Conseil fédéral, du Département fédéral de l'économie et de l'Office fédéral de l'agriculture, pour divers motifs qui peuvent se résumer ainsi.
1. Par rapport à la situation prévalant au moment où les prémisses de l'initiative cantonale étaient discutées dans le canton de Vaud, je l'ai déjà relevé, la situation s'est largement améliorée du point de vue de l'appui financier de la Confédération, puisque la contribution est maintenant de 1500 francs à l'hectare contre 1260 francs auparavant. De même, les surfaces cultivées ont quasiment doublé depuis cette période. L'attractivité de ce type de production n'a donc pas besoin d'être renforcée par des aides financières supplémentaires.
2. Il n'est pas juste de prétendre que la diminution des surfaces exploitées en céréales panifiables dégage des moyens supplémentaires qui pourraient être alloués à la production de protéines végétales. En effet, les surfaces destinées aux céréales panifiables devenues disponibles ont été transformées en cultures de céréales fourragères et d'oléagineux, qui bénéficient des mêmes aides de la Confédération à l'hectare.
3. L'affirmation selon laquelle les produits suisses exempts d'organismes génétiquement modifiés sont, compte tenu de la législation en vigueur dans notre pays, préférables à des produits importés qui pourraient contenir des OGM, est contredite par le fait que notre législation veille également à ce que les produits importés ne contiennent pas d'OGM ou soient déclarés comme tels. Les importations de matière première fourragère contenant des OGM autorisés ont d'ailleurs fortement diminué ces trois dernières années.
4. Après la crise de la vache folle et l'interdiction de l'utilisation des protéines animales dans l'affouragement du bétail, le Parlement et la Confédération ont néanmoins décidé, pour des raisons économiques et écologiques évidentes tout en étant respectueuses de la protection des consommateurs, qu'il s'agirait en temps opportun de pouvoir valoriser à nouveau les protéines animales "propres". Vouloir, comme le propose l'initiative vaudoise, augmenter unilatéralement les aides financières pour les seules protéines végétales irait à contre-courant de cet objectif du marché. Preuve en est l'évolution des surfaces dans l'intervalle.
Pour toutes ces raisons, mais essentiellement parce que les revendications qui étaient celles de M. Dupraz, et qui sont celles de l'initiative cantonale vaudoise, ont déjà été largement prises en compte par la Confédération, la commission vous propose de ne pas donner suite à cette initiative.
D'autres arguments ont encore été évalués par la commission, à savoir le fait que la culture des protéines végétales n'est pas possible sans distinction dans toutes les régions de notre pays et que l'on créerait là donc une nouvelle inégalité; et le fait, également, qu'une production indigène plus coûteuse risque malgré tout de pénaliser la production de lait et de viande.
Au nom de la commission, je vous propose de ne pas donner suite à cette initiative.
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