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Europapolitik der Schweiz. Leistungen der Schweiz

(03.3584)PostulatErledigt
Schweiz20.11.2003
Speeches(9)
Sorted by Speech date, Descending
9 Results
  • Redetext
    Fritz Schiesser(FDP.Die Liberalen)
    Schweiz
  • Redetext
    Micheline Calmy-Rey(Sozialdemokratische Partei)
    Schweiz

    La Suisse a choisi la voie des négociations bilatérales pour régler ses relations avec l'UE, et dans la voie des Bilatérales, on donne et on reçoit. Nous sommes aujourd'hui à un moment délicat avec l'UE, dans la mesure où nous sommes aujourd'hui dans la phase finale de négociation des Bilatérales II. Parmi les signes qui pourraient nous aider et qui peuvent être donnés par le Parlement figurent, d'une part, le maintien de la demande d'adhésion de la Suisse à l'UE et, d'autre part, l'acceptation du postulat de la CPE-CE par votre conseil.

    La demande d'adhésion suisse a été déposée le 26 mai 1992, elle a été gelée le 6 décembre 1992 après le rejet de l'Espace économique européen. Le Conseil fédéral est d'avis que la demande d'adhésion gelée ne porte pas préjudice aux négociations bilatérales avec l'UE, alors qu'au contraire, un retrait de la demande d'adhésion donnerait le sentiment en Europe que la Suisse est véritablement ce qu'ils appellent un "Rosinenpicker". Je suis convaincue que ce n'est pas le cas, mais aussi que si la Suisse retire sa demande d'adhésion, elle devra donner des explications détaillées à l'UE sur ce point, et ce n'est pas le moment.

    Par ailleurs, je rappelle que le 16 décembre 2003, le Conseil national a rejeté à une large majorité une motion du groupe de l'UDC (03.3225) concernant le retrait de la demande d'adhésion; et concernant la pétition en question, les CPE-CE et CPE-CN ont refusé en date du 20 novembre 2003 et du 8 janvier 2004 de donner suite à la pétition. Sur son refus de retirer la demande d'adhésion, le Conseil fédéral a jusqu'ici toujours été pleinement soutenu par le Parlement. Nous nous en félicitons et je vous en remercie.

    A la question que vous avez posée, Monsieur David, concernant la politique européenne du Conseil fédéral, je réponds très clairement que le but stratégique du Conseil fédéral reste l'adhésion à l'UE, persuadé qu'il est que cette adhésion est à même de défendre les intérêts de la Suisse. Reste néanmoins qu'avant de décider si la Suisse souhaite entreprendre des négociations avec l'UE sur son éventuelle entrée dans l'UE, il faudra faire des expériences liées à l'introduction des accords issus des Bilatérales et tirer les enseignements de leur entrée en vigueur; il y aura un rapport que le Conseil fédéral a promis pour 2006 ou 2007 sur les avantages et les inconvénients d'une entrée éventuelle [PAGE 156] de la Suisse dans l'UE. Il apparaissait au Conseil fédéral très peu réaliste d'envisager que cet exercice puisse être terminé dans le courant de la législature actuelle.

    Concernant le postulat, je voudrais remercier la commission de l'avoir déposé. C'est pour moi extrêmement important de pouvoir dire que la Suisse, en plus des relations bilatérales avec l'Union européenne, a une politique européenne. La position de la Suisse en Europe ne devrait pas être réduite uniquement aux relations que notre pays entretient avec l'Union européenne: outre le réseau contractuel qui existe entre la Suisse et l'Union européenne, notre pays poursuit et met en oeuvre une politique européenne. Il est membre de l'OSCE, du Conseil de l'Europe. Nous venons de parler des activités et de l'engagement de la Suisse dans ces instances européennes: notre pays coopère dans le cadre élargi du Partenariat pour la paix de l'OTAN; il investit des milliards de francs dans les lignes ferroviaires à travers les Alpes - plus de 15 milliards de francs suisses, somme qui est, environ et en gros, le coût du tunnel sous la Manche - pour faciliter le transit Nord-Sud des marchandises et des personnes; il soutient de manière substantielle la transition politique et économique en Europe centrale, dans les Balkans.

    J'ai pu me rendre compte du travail qui est fait par la Suisse, notamment dans les Balkans, où elle incite ces pays, progressivement, à respecter les standards européens alors même qu'elle n'est pas membre de l'Union européenne. Elle travaille également dans le Caucase du Sud, par exemple; elle tente d'être utile et, en tentant d'être utile et de travailler pour sa propre sécurité et son bien-être, évidemment qu'elle travaille indirectement aussi pour l'Union européenne.

    La politique européenne de la Suisse, que je viens de décrire très grossièrement ici, est quelque chose qui me tient à coeur, parce que c'est un langage que je tiens à tous mes partenaires européens. S'ils avaient la tentation de penser que la Suisse ne sert que ses intérêts, j'essaie de les en dissuader et de leur expliquer ce qu'ils ne connaissent pas, soit l'engagement de la Suisse sur le continent européen. En procédant à l'inventaire de l'ensemble des prestations suisses qui, directement ou indirectement, bénéficient aux partenaires européens de la Suisse, le Conseil fédéral se dotera d'un instrument qui lui permettra de mieux faire valoir encore sa politique européenne, en Suisse comme à l'étranger.

    Par conséquent, je suis non seulement prête à accepter votre postulat, mais je vous en remercie.

  • Redetext
    Eugen David(Christlichdemokratische Volkspartei der Schweiz)
    Schweiz

    Ich möchte diese Gelegenheit benützen, dem Bundesrat die Frage zu stellen, weshalb er sich im Januar dieses Jahres entschlossen hat, seine bisherige Position in der Europapolitik aufzugeben und mitzuteilen, dass er nicht mehr bereit ist, in dieser Legislatur alle Optionen offen zu halten: erstens die Beitrittsoption; zweitens den Multilateralismus, mit anderen Worten den Bilateralismus; drittens den Alleingang.

    Ich finde, die Aufgabe dieser Position, die der Bundesrat bis jetzt vertreten hat, sei sehr unklug, und zwar vor allem mit Blick auf die Erweiterung der EU vom 1. Mai 2004. Es ist klar, dass mit dieser Erweiterung der Multilateralismus in Europa eine noch weit grössere Bedeutung erlangen wird als bisher. Das heisst, die europäischen Staaten werden ihre bestehenden Interessenkonflikte noch viel mehr als heute auf der Ebene multilateraler Gremien vertreten. Gegenüber Aussenstehenden, die nicht in diesen multilateralen Gremien sind, werden sie nachher in einem Bilateralismus allenfalls verhandeln, insbesondere mit den USA.

    Bezogen auf die Schweiz aber bietet diese Position eines Nachverhandelns grosse Probleme: Nachdem 25 europäische Länder ihre Interessenkonflikte in den verschiedensten Feldern - sei das der Verkehr oder etwas anderes - intern ausgeräumt und sich nach aussen zu einer Position entschlossen haben, ist es illusorisch zu glauben, man könne mit einer bilateralen Position die Interessen der Schweiz in diesem Kontext überhaupt mit Aussicht auf Erfolg verteidigen. Das ist eine absolute Illusion, und ich finde, wenn der Bundesrat jetzt einfach diese Position aufgibt, alle Optionen offen zu halten, dann schadet er den Interessen dieses Landes.

  • Redetext
    Michel Béguelin(Sozialdemokratische Partei)
    Schweiz

    Je n'avais pas l'intention de prendre la parole, mais après les dernières remarques de notre collègue Inderkum, j'éprouve le besoin de dire deux mots.

    Sur le plan général, notre collègue Briner, en se référant au rapport de notre commission du 18 mars 2002, a très bien situé le cadre. Nous savons maintenant, sur cette base-là en tout cas, ce qu'il en est concernant les limites du bilatéralisme, le mur infranchissable de l'Espace économique européen, et finalement nous savons qu'il est nécessaire de se rapprocher d'une façon pragmatique, compte tenu des conditions internes de l'Europe.

    Mais, concernant le trafic de transit, Monsieur Inderkum, il faut toujours se souvenir qu'en 1988, la première décision du Conseil fédéral, lorsqu'il s'agissait d'imaginer les transversales ferroviaires alpines, a été de dire: "Nous, Suisses, nous allons construire pour l'Europe. Selon le principe de territorialité, nous ne voulons pas que l'Europe participe." A ça, il y avait la raison historique fondamentale qu'étaient les premières transversales alpines. Il faut se souvenir de tout ce qui s'était passé à l'époque, au début de l'autre siècle, avec le percement du tunnel ferroviaire du Saint-Gothard financé en partie par le Royaume d'Italie et en partie par l'Empire allemand. Et chaque fois qu'il y avait une adaptation des tarifs sur la ligne du Saint-Gothard, il fallait demander l'avis de Berlin et de Rome. C'est d'ailleurs pour cette raison que depuis 1920, il existe le référendum obligatoire sur les traités avec l'étranger: c'est que le peuple suisse ne voulait plus que les étrangers puissent intervenir sur notre territoire en matière de trafic de transit.

    Le Conseil fédéral, en 1988, dès le début, a dit: "On ne demandera jamais l'avis de l'Europe, ni surtout le soutien financier de l'Europe pour construire. Nous allons, nous, construire, et nous allons utiliser cet élément comme un argument de rapprochement à l'égard de l'Europe." C'est un rappel fondamental à faire.

    Maintenant, à propos du rapport demandé dans le postulat, évidemment, je le salue aussi comme un élément complémentaire à d'autres rapports qui vont forcément être publiés aussi. Je pense par exemple - il faudrait commencer à se poser la question - au coût de la non-participation à l'Espace économique européen - ça pourrait être une première étape - et au coût de la non-adhésion à l'Union européenne, qui pourrait aussi faire l'objet d'un rapport qui, d'ici quelques années, pourrait devenir extrêmement urgent.

  • Redetext
    Hansheiri Inderkum(Christlichdemokratische Volkspartei der Schweiz)
    Schweiz

    Als Nichtmitglied der APK möchte ich unserer APK für dieses Postulat herzlich danken; gleichzeitig möchte ich auch dem Bundesrat dafür danken, dass er bereit ist, das Postulat entgegenzunehmen.

    Wir haben bereits am vergangenen Dienstag im Rahmen der Beratung der Interpellation Büttiker über das Verhältnis Schweiz/Europa gesprochen. Auch wenn die Debatte, wie es unserem Rate geziemt - im Unterschied zu anderen Orten -, "suaviter in modo" erfolgte, so ist doch da und dort angeklungen, dass wir weniger Probleme hätten, wenn wir Mitglied der EU wären, und vor allem, dass es nicht angehe, die berühmten Rosinen aus dem Kuchen herauszupicken. Herr Reimann hat darauf schon einiges entgegnet.

    Es besteht gewiss nicht Anlass, hier eine EU-Debatte zu führen. Ich möchte meinerseits lediglich anmerken, dass für mich der Bilateralismus nicht ein Dauerzustand sein wird - er ist für heute sicher das Richtige -, sondern dass ich mir durchaus eine andere Konfiguration vorstellen könnte. Diese muss aber nicht zwingend als nächster Schritt in einem EU-Beitritt bestehen, sondern es wären durchaus noch Zwischenschritte möglich. Wir haben gestern von Wilhelm Tell gesprochen: Ist's an der Zeit, so wird's dann auch zur Rede kommen.

    Was ich hier und jetzt sagen möchte, ist das Folgende: Auch der Bilateralismus ist durch den EG-Vertrag abgedeckt, denn er fällt unter den weiten Begriff der Assoziation. Sodann: Auch beim Bilateralismus ist es möglich, Leistungen und Gegenleistungen in einem Gleichgewicht zu halten. Und schliesslich: Auch der Bilateralismus steht vor dem Hintergrund, dass die Interessenlage zwischen der Schweiz einerseits und der EU andererseits keineswegs einseitig, sondern durchaus gegenseitig geprägt ist. Wenn Frau Kollegin Sommaruga - sie ist jetzt nicht da - am vergangenen Dienstag diese Interessenkonstellation mit Blick auf die wirtschaftlichen Beziehungen etwas relativiert hat, so ist dem doch entgegenzuhalten, dass es auch andere Bereiche gibt - Bereiche, die notabene auch etwas mit der Wirtschaft zu tun haben -, wo es anders aussieht. Herr Reimann hat es bereits angetönt; ich meine da vor allem den Transitverkehr.

    Es ist doch offensichtlich, dass ein funktionierender EU-Binnenmarkt auf eine gesicherte und leistungsfähige Durchfahrt durch den Alpenriegel angewiesen ist. Als Transitland erbringt die Schweiz gewaltige Leistungen zugunsten der EU und von ihren Staaten und ihrer Wirtschaft, ja man kann sagen, dass die Transitpolitik, verstanden als Verkehr von Grenze zu Grenze, klar und eindeutig in erster Linie von den Interessen der EU bestimmt wird.

    Wenn wir aber die Grundlagen betrachten, die diese Politik bestimmen - und ich denke da in erster Linie an die Staatsverträge -, dann kommt dies so nicht zum Ausdruck. Im Transitabkommen von 1992 zwischen der Schweiz und der EG hat sich die Schweiz zu - man kann es schon so sagen - sündhaft teuren Neat-Investitionen am Lötschberg und am Gotthard verpflichtet, zu denen die Gegenleistungen der EU, sei es im Infrastrukturbereich, sei es anderweitig, doch in einem deutlichen Missverhältnis stehen. Das erwähnte Abkommen wurde übrigens nur für eine feste Dauer von 12 Jahren abgeschlossen. Es enthält keinen Verlängerungsmechanismus.

    In dieses Abkommen wurde auch das Diskriminierungsverbot aufgenommen. Dieses Diskriminierungsverbot war dem schweizerischen Verkehrsrecht nicht eigen, und es kann bzw. konnte auch nicht unmittelbar aus schweizerischem [PAGE 155] Verfassungsrecht abgeleitet werden. Es fand aber wie erwähnt Eingang in den Transitvertrag und übrigens auch in das bilaterale Landverkehrsabkommen. Das Diskriminierungsverbot bedeutet nicht nur, dass die schweizerischen Verkehrsteilnehmer im Transitverkehr die gleichen Lasten zu tragen haben wie die internationalen, sondern es bedeutet darüber hinaus, dass die inländischen Transporteure beim alpenquerenden Güterverkehr auf der Strasse mit Ziel und/oder Quelle in der Schweiz sich keine Wettbewerbsvorteile verschaffen dürfen.

    Natürlich haben wir heute das Landverkehrsabkommen; ich habe es erwähnt. Doch dieses enthält einerseits das Diskriminierungsverbot und darüber hinaus noch das Prinzip der freien Wahl des Verkehrsträgers - das ist staatsvertraglich abgesichert -, was die Sache für uns nicht erleichtert. Es enthält andererseits gewiss diese berühmte Fiskalität von 325 Franken. Schon heute ist aber davon auszugehen, dass mit diesen Massnahmen sowohl im Bereich der Infrastruktur als auch betreffend die Fiskalität die Verkehrsverlagerung nicht wird erreicht werden können. Ich glaube, dass das Votum des Schweizervolkes vom 8. Februar 2004 diese Sorge klar zum Ausdruck gebracht hat, andererseits aber auch den Willen, dass diese Verlagerung greift.

    Ich bin daher wie erwähnt dankbar und finde es richtig, dass wir diese Auflistung und Quantifizierungen der Leistungen vornehmen. Ich bin überzeugt davon, dass man uns dann nicht so schnell wieder des Rosinenpickens verdächtigen beziehungsweise bezichtigen kann.

  • Redetext
    Peter Briner(FDP.Die Liberalen)
    Schweiz

    Gemäss dem Bericht der Aussenpolitischen Kommission des Ständerates vom 18. März 2002 zu den integrationspolitischen Optionen - es ist also auf den Tag genau zwei Jahre her - ist unser kleinster gemeinsamer Nenner in dieser integrationspolitischen Frage vorderhand der bilaterale Weg. Das gilt noch heute und wird vermutlich noch lange so bleiben.

    Das Beitrittsgesuch war schon damals auf Eis gelegt. Das Parlament hat sich der Auffassung des Bundesrates, dass ein EU-Beitritt das strategische Ziel der Schweiz sei, nie angeschlossen. Vor diesem Hintergrund war dieses Beitrittsgesuch von 1992 ein Fehler. Immerhin soll es sich bei den "Bilateralen I" als Zeichen des Goodwills der Schweiz vis-à-vis von Europa positiv ausgewirkt haben, und bei den "Bilateralen II" zumindest nicht negativ. Mit einem Rückzug würden wir ein Thema, das heute eigentlich keines mehr ist, aufwärmen, dies vermutlich zum Schaden der Schweiz. Auf ein gutes Einvernehmen mit der EU sind wir angewiesen. Ein solches ist ja wirklich ganz in unserem Interesse, das zeigen auch die jüngsten Irritationen. Der Rückzug des Beitrittsgesuches wäre demnach ein weiterer Fehler. Lassen wir es doch versenkt, wo es ist. Soll es in Frieden ruhen!

  • Redetext
    Carlo Schmid-Sutter(Christlichdemokratische Volkspartei der Schweiz)
    Schweiz

    Sie können sich unschwer vorstellen, dass ich bei der Minderheit war. Gestatten Sie mir daher zwei, drei Worte einerseits zum EU-Beitrittsgesuch, andererseits dann noch zu diesem Postulat.

    Das Beitrittsgesuch war unter einem sehr schlechten Stern geboren. Ich rufe Ihnen in Erinnerung, dass wir am 17. Mai 1992 eine Volksabstimmung durchgeführt haben, der der Bundesrat mit einigem Missbehagen entgegenschaute, weil er nicht wusste, was passieren würde. Es war die Abstimmung über den Beitritt der Schweiz zu den Bretton-Woods-Institutionen. Entgegen vielen Erwartungen ist dieser 17. Mai 1992 zu einem Erfolg der schweizerischen Aussenpolitik geworden: Das Schweizervolk hat diesem Beitritt zugestimmt. Der Bundesrat muss das offenbar relativ lange und ausführlich genossen haben. Denn am anderen Morgen hat er überraschend - und wohl noch etwas berauscht - mit einem 4-zu-3-Entscheid beschlossen, in Brüssel das Beitrittsgesuch zur EG zu deponieren. Dies so quasi nach dem Motto: "Wir springen auf den internationalistischen Zug der schweizerischen Bevölkerung auf, nutzen die Gunst der Stunde und wollen jetzt einmal vorwärts machen und beitreten." Er hat damit einerseits den EWR gebodigt, andererseits hat er sich in eine Position gebracht, die aus meiner Sicht innen- und aussenpolitisch je länger, je unhaltbarer ist.

    Innenpolitisch gesehen versteht selbst der grösste EU-Befürworter eigentlich nicht mehr, warum dieses Gesuch aufrechterhalten wird. Denn selbst Frau Bundesrätin Calmy-Rey hat in aller Offenheit klargestellt, dass das im Moment kein Thema sei.

    Aussenpolitisch gesehen wird dieses Gesuch zu einem Zeugnis einer starrköpfigen Landesregierung, die gegen den Willen einer knappen Mehrheit des Schweizervolkes - nachdem allerdings die Forderung "EU-Beitritt Ja" grossmehrheitlich abgelehnt worden ist, ist es offenbar eine grössere Mehrheit des Volkes - an einem strategischen Ziel festhält, das mit diesem Volk im Moment einfach nicht zu erreichen ist.

    Wer als Exekutive Ziele definiert, die er nicht binnen vernünftiger Frist umsetzen kann, macht eine schlechte Landespolitik. Ich glaube, das wird auch im Ausland so verstanden. Kein Mensch glaubt uns mehr, dass wir innert absehbarer Zeit in der EU sein werden. Wenn ich mit Kollegen aus dem benachbarten Ausland über dieses Thema rede, stelle ich fest, dass ihnen völlig klar ist, wann die Schweiz nach Brüssel wallfahren wird: nämlich dann, wenn es für uns existenziell zu einer absoluten Notwendigkeit wird, und vorher nicht. Denn die Vorteile, die wir haben, sind insbesondere institutioneller Natur, und die Kollegen aus dem benachbarten Ausland wissen, dass diese Vorteile - die Vorteile der direkten Demokratie, des Föderalismus - nicht leichthin aufgegeben werden.

    Ich glaube also nicht, dass ein Rückzug des Gesuches tatsächlich ein negativer Punkt wäre, sondern er wäre nichts anderes als die Herstellung des Gleichgewichtes zwischen dem Anspruch des Bundesrates und der Realität der [PAGE 154] heutigen schweizerischen Bundespolitik. Mit anderen Worten: Das Ausland würde wissen, dass der Bundesrat mit seinem Volk wieder Frieden gemacht hat. Es hätte auch in der ganzen Diskussion mit der EU im Bereich der Verhandlungen eine klärende Wirkung, denn man kann nicht gut verhandeln, wenn man gegenüber dem Verhandlungspartner sagt: An sich bin ich ja kein harter Verhandler, an sich möchte ich ja dein Partner sein. Wenn ich einer Gegenpartei als Anwalt nicht das abtrotze, was meine Mandantschaft wirklich braucht, sondern das, was ich mit dem Anwalt der Gegenseite gerne täte, dann bin ich ein hundsmiserabler Anwalt. Ich sage nicht, dass unsere Verhandlungsführer und der Bundesrat hundsmiserable Verhandlungsführer seien - keineswegs, bewahre! Aber es ist unter diesen Vorzeichen schwieriger, gute Verhandlungen zu führen, als wenn man klare Positionen bezogen hat.

    Per saldo aller Ansprüche meine ich also, auch wenn kein Antrag vorliegt: Der Bundesrat ist wohl beraten, zu überlegen, was er mit diesem Beitrittsgesuch tut. Denn zu glauben, es sei einfach im "freezer" und kein Mensch denke daran, ist falsch.

    Nur ein kurzes Wort zum zweiten Punkt des Postulates: Ich möchte Sie daran erinnern - der Herr Berichterstatter hat es bereits ausgeführt -, dass Herr Schily uns im "Sonntags-Blick" vor kurzem wieder als Rosinenpicker bezeichnet hat. Ich nehme an, man wird ihm das von dieser Seite her auch in den Mund gelegt haben und ihn kniefälligst gebeten haben, doch sicher auch zu sagen, wir Schweizer seien - solange wir Frank A. Meyer nicht folgen und nicht in die EU gehen - in diesem Europa eben Rosinenpicker.

    Es hat mich sehr gefreut, Frau Bundesrätin, dass Sie bei der Behandlung des Postulates innerhalb der Kommission auf diese Idee unverzüglich positiv reagiert haben, weil offenbar auch im Bundesrat die Auffassung herrscht: So eine Einbahnstrasse ist die Geschichte nicht. Es gibt auch Vorteile, welche unsere Nachbarn durch uns haben, und das sollte sich auch die Verwaltung merken. Das ist eines der Ziele, die die Kommission hier verfolgte und die ich deswegen unterstützen kann. Eines der Ziele lautet, dass auch die Verwaltung einmal merkt - soweit sie "europaphil" ist -, dass wir auch unsere Beiträge an Europa leisten. Denn hie und da scheint es mir, dass bei den Angehörigen der Verwaltung die Auffassung besteht, sie müssten sich jedes Mal, wenn sie über die Grenze nach Europa gehen, entschuldigen, dass sie Schweizer sind, dass wir hier quasi in einem Land der Nehmer sind. Wie sagen da die Bellamy Brothers? "We're a nation full of takers, never giving back." Das sind wir nicht. Wir geben auch.

    Von daher meine ich, diese Kommission sei gut beraten gewesen, ein solches Postulat einzureichen. Ich hoffe, dass es zu einem raschen Ende kommt und wir einen Bericht haben, der die Situation sauber aufzeigt. Wichtig ist das auch in der ganzen Diskussion, die Sie jetzt in der Ostschweiz in dieser Internationalen Bodenseekonferenz haben, wo wir über die Grenze hinaus gute Beziehungen haben, die aber durch diese drohenden Veranstaltungen zwischen Bern und Brüssel belastet werden, welche zwischen unseren beiden Staaten eigentlich neu sind.

    Ich hoffe daher, dass Sie das Postulat annehmen und der Bundesrat relativ rasch einen entsprechenden Bericht verfassen wird.

  • Redetext
    Maximilian Reimann(Schweizerische Volkspartei)
    Schweiz

    Die Petition hatte die Aussenpolitische Kommission bereits an ihrer Sitzung vom 20. November letzten Jahres intensiv beschäftigt. Deshalb hatten wir dem Büro auch beantragt, das Geschäft gesondert von den übrigen Petitionen auf die Traktandenliste zu setzen, und zwar gemeinsam mit dem von der Kommission einstimmig verabschiedeten Postulat über die Leistungen der Schweiz zugunsten Europas. Das Geschäft konnte dann in der Wintersession nicht mehr behandelt werden und wurde auf heute verschoben - an sich eine gute Fügung des Schicksals, angesichts der aktuellen Pressionen aus Brüssel und aus Berlin sowie angesichts der "Rosinenpicker-Vorwürfe" selbst aus dem Mund deutscher Bundesminister. Ich habe in der dringlichen Debatte vom letzten Dienstag zur Europapolitik bereits auf diesen Vorstoss der APK hingewiesen.

    Zunächst aber zur Petition: Sie enthält zwei Elemente, erstens, wie es im Titel verankert ist, den Rückzug des bundesrätlichen EU-Beitrittsgesuches vom Mai 1992 und zweitens eine Forderung betreffend die Ausgestaltung der "Armee XXI", wonach der verfassungsmässige Auftrag zur Verteidigung sowie die Neutralität und die Eigenständigkeit der Schweiz gewahrt bleiben sollen. Diesen zweiten Punkt erachtet die Kommission als durch Verfassung und Gesetz erfüllt, womit denn dieser zweite Punkt auch als erfüllt abgeschrieben werden kann.

    Im Folgenden geht es mir nur noch um den ersten Punkt, zu welchem die Kommission folgende Beschlüsse gefasst hat: Den Antrag auf Folgegeben, also auf Rückzug des EU-Beitrittsgesuches, hat sie knapp - mit 4 zu 3 Stimmen - abgelehnt. Ebenso knapp - mit 4 zu 3 Stimmen - hat sie dem Antrag zugestimmt, die Petition zur Kenntnis zu nehmen, ohne ihr Folge zu geben. Ich gehörte jeweils der Minderheit an, aber weil diese Minderheit davon Abstand genommen hat, im Plenum an ihrem Antrag festzuhalten, kann ich heute hier in aller Unbefangenheit als Kommissionssprecher meines Amtes walten.

    Auf die Einreichung eines Minderheitsantrages ist nämlich deshalb verzichtet worden, weil sich die Kommission einstimmig hinter das Postulat "Europapolitik der Schweiz. Leistungen der Schweiz" gestellt hat. Ich verzichte hier auf weitere Ausführungen zum Thema "Rückzug des EU-Beitrittsgesuches". Sie finden die wichtigsten Argumente, die dafür und dagegen vorgetragen wurden, in unserem schriftlichen Bericht. Stattdessen möchte ich Ihnen noch ein paar zusätzlich Erläuterungen zum Kommissionspostulat abgeben, das als integrierender Bestandteil jener Debatte zu betrachten ist.

    Zunächst möchte ich dem Bundesrat namens der Kommission dafür danken, dass er das Postulat sehr rasch entgegengenommen hat und willens ist, den anbegehrten Bericht mit den entsprechenden zahlenmässigen Quantifizierungen zu erstellen. Der Vorwurf - ich komme immer wieder auf dieses Unwort zurück, aber es steht nun einmal im Raum - der so genannten Rosinenpickerei trifft letztlich ja auch die Regierung selber. Je mehr man diesen Vorwurf zu hören bekommt, umso mehr beginnen nämlich einige Leute daran zu glauben. Das heisst aber noch lange nicht, dass wir es wirklich tun. Nur deshalb, weil wir nicht EU-Mitglied sind, sondern auf bilateraler Ebene quasi als gleichwertiger Partner mit der EU verhandeln und Verträge abschliessen, sind wir doch nicht schon zu Rosinenpickern geworden. Deshalb sollen und wollen wir uns zu Recht einmal die Frage stellen: Was tun wir eigentlich für Europa? Die milliardenteure Neat, die ja teurer und noch teurer wird - um nur ein Beispiel zu nennen -, bauen wir doch nicht für uns, sondern für einen umweltkonformen europäischen Gütertransitverkehr. Oder ich denke an unsere umfangreiche Osteuropahilfe, die dazu beigetragen hat, die neuen Länder im Osten und Südosten Europas schneller an die wirtschaftlichen und demokratischen Standards des Westens heranzuführen. Wir wollen unser Licht ja nicht unbedingt unter den Scheffel stellen, und wir wollen auch nicht eine Bilanz auf Franken und Rappen ziehen. Aber wir sollten unsere Leistungen auch nicht einfach unter den Teppich kehren, sondern angemessen auf die Vorwürfe reagieren. Unser Volk wie auch unsere europäischen Nachbarn sollen auch einmal erfahren, was wir für Europa geleistet und aufgewendet haben. Vielleicht entpuppen wir uns dann, wer weiss, sogar zu Rosinenverteilern, wie es ein Kollege in der Kommission so treffend gesagt hat.

    Ich bitte Sie also: Stimmen Sie den einstimmigen Anträgen Ihrer Kommission zu, zunächst von der Petition "Rückzug des EU-Beitrittsgesuches" Kenntnis zu nehmen, ohne ihr Folge zu geben, und stellen Sie sich dann auch hinter unser Kommissionspostulat.

  • Redetext
    Fritz Schiesser(FDP.Die Liberalen)
    Schweiz

    Die Kommission beantragt, von der Petition Kenntnis zu nehmen, ihr aber keine Folge zu geben. [PAGE 153]

    Ferner hat die Kommission einstimmig ein Kommissionspostulat verabschiedet, das den Bundesrat beauftragt, über die Leistungen der Schweiz zugunsten Europas, im Speziellen der EU und von deren Mitgliedländer sowie der zehn Beitrittskandidaten, Bericht zu erstatten. Der Bundesrat ist bereit, das Postulat entgegenzunehmen.

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