Migration. Einführung des Schweden-Modells
(24.453)- Abstimmung
- Redetext
- RedetextDelphine Klopfenstein Broggini(Die Grünen)Schweiz
L'initiative parlementaire 24.453, "Migration. S'inspirer du modèle suédois", vise un durcissement du système d'asile en ce qui concerne l'examen du statut de protection, mais également concernant le regroupement familial et l'aide d'urgence ; un durcissement qui s'inspire du modèle suédois. Par 13 voix contre 12, la Commission des institutions politiques n'a pas donné suite à l'initiative.
Après un examen en bonne et due forme, il apparaît clairement que de telles modifications ne seraient ni adaptées à la situation suisse ni souhaitables pour notre système d'asile. Tout d'abord, il convient de préciser que la Suède a connu pendant de nombreuses années une politique migratoire beaucoup plus permissive que la Suisse. C'est important de le dire, parce que le contexte est très différent en Suède par rapport à la Suisse. C'est seulement par la suite que la Suède a décidé d'introduire des correctifs, assez drastiques, il faut le dire. La Suisse, elle, a toujours appliqué des critères plus stricts. Aujourd'hui, ce n'est donc pas possible de comparer ces deux pays et d'estimer que l'on peut reprendre tel quel le modèle de la Suède et l'implanter en Suisse.
L'initiative cible l'examen du statut de protection, le regroupement familial et l'aide d'urgence. La proposition de réexaminer systématiquement le statut de protection, qui est un des premiers éléments de l'initiative, tous les trois ans est jugée inutile et contre-productive par la majorité de la commission. Aujourd'hui déjà, le Secrétariat d'État aux migrations analyse en permanence la situation dans les pays d'origine, et les cantons procèdent à des réexamens lorsque cela est [PAGE 1057] juridiquement justifié. Une systématisation de ces contrôles entraînerait des charges administratives considérables, de grandes charges bureaucratiques, sans réel bénéfice, tout en fragilisant l'intégration des personnes concernées. Par rapport à la question du statut de protection, ce n'est clairement pas une bonne idée.
Ensuite, par rapport au regroupement familial, la législation en vigueur garantit un relatif équilibre entre la protection de la vie familiale et les intérêts de l'État. La modification proposée par le biais de l'initiative irait à l'encontre de la logique de notre droit d'asile et porterait atteinte au droit fondamental, reconnu notamment par la Convention européenne des droits de l'homme.
Quant à la suppression de l'aide d'urgence pour les personnes déboutées, la majorité de la commission estime qu'une telle mesure serait non seulement inhumaine, mais aussi contre-productive. Priver ces personnes de tout moyen de subsistance risquerait de les pousser à la clandestinité et d'accroître la criminalité, sans pour autant favoriser leur départ du territoire.
Il faut encore rappeler que les personnes à l'aide d'urgence sont d'abord assez peu nombreuses, et ensuite qu'elles vivent dans des conditions extrêmement précaires, avec extrêmement peu d'argent. Estimer que l'on peut encore les sortir du système de protection revient à fermer les yeux sur une réalité particulièrement difficile.
Enfin, la commission rappelle que le postulat 24.3939 déposé récemment permettra justement de comparer de manière approfondie les différentes pratiques européennes en matière d'asile, avant d'envisager d'éventuelles adaptations législatives. Il n'est pas opportun de précipiter des réformes aussi lourdes sans cette analyse préalable.
La majorité de la commission estime donc que soutenir cette initiative parlementaire créerait plus de problèmes que cela n'en résoudrait et vous invite à suivre la majorité de la commission et à ne pas donner suite à cette initiative.
- RedetextChristoph Riner(Schweizerische Volkspartei)Schweiz
Ich spreche für meine Minderheit, aber auch für den Initianten Lars Guggisberg: Ich bitte Sie, der parlamentarischen Initiative 24.453 Folge zu geben.
Es geht um die Einführung des Schweden-Modells: Wer in Schweden als Flüchtling anerkannt wird, erhält befristeten Schutz; nach drei Jahren wird überprüft, ob sich die Gefahrenlage im Herkunftsland verändert hat oder nicht. Dies wirkt sich deutlich auf die Attraktivität von Schweden als Asylland aus, gewährt aber wirklich Verfolgten weiterhin den nötigen Schutz. Die vorliegende parlamentarische Initiative fordert für die Schweiz die Einführung dessen, was in Schweden heute bereits funktioniert. Ziel muss es doch sein, die Attraktivität der Schweiz als Asylland zu senken und gleichzeitig wirklich verfolgten Menschen Schutz zu gewähren. Mit der dreijährlichen Überprüfung des Schutzstatus von anerkannten Flüchtlingen erreichen wir genau das; sie stärkt die Glaubwürdigkeit und die Akzeptanz unserer Asylpolitik - dies liegt im Interesse von uns allen.
Damit wir wirklich verfolgten Menschen Schutz gewähren können, solange sie ihn benötigen, müssen wir das Schutzbedürfnis regelmässig überprüfen; damit schaffen wir auch Integration. Gemeinden und Kantone stehen im Asylbereich und im Bereich der Integration vor immer grösseren Herausforderungen. Dies wird in Asyldebatten - gerade hier in Bern - zu oft vergessen oder ausgeblendet. Wenn die Bürger in unserem Land sehen, dass die Asylpolitik immer mehr an ihre Grenzen stösst, die finanziellen Belastungen und die Herausforderungen der Integration immer mehr werden, entsteht das Gefühl, dass das System nicht mehr gerecht funktioniert oder bald nicht mehr handhabbar ist. Wir können weitermachen wie bisher oder dem entgegenwirken. Wir können die Asylpolitik so gestalten und verändern, dass sie der humanitären Tradition der Schweiz weiterhin Rechnung trägt und gleichzeitig die vorhandenen Probleme und Herausforderungen angegangen und gelöst werden. Dazu braucht es hier und heute aber auch den Mut und den Willen zu Veränderungen.
Die Überprüfung der Flüchtlingseigenschaft nach drei Jahren ist kein Widerspruch zur humanitären Tradition der Schweiz - im Gegenteil, sie ist ein Instrument, um den Schutz verantwortungsvoll zu gestalten. Dieses würde das Vertrauen in das Asylsystem stärken, indem es zeigt, dass der Schutz so lange gewährt wird, wie er notwendig ist. Das ist im Sinne der humanitären Prinzipien, weil der Schutz auf diejenigen konzentriert wird, die ihn brauchen.
Was Schweden tun kann, kann die Schweiz auch tun. In der Asylpolitik ist die Zeit gekommen, die rosarote Brille abzulegen. Ebenso ging Schweden beim Familiennachzug neue Wege. Flüchtlinge und andere Zuwanderer können in der Regel dann Angehörige nachziehen, wenn sie für deren Unterhalt garantieren können. Eine Ausnahme gibt es für anerkannte Flüchtlinge innerhalb der ersten drei Monate. So wird die internationale Flüchtlingskonvention eingehalten - auch das fordert dieser Vorstoss. Damit werden Fehlanreize vermieden, die dafür verantwortlich sind, dass die Bevölkerung die immer kostenintensivere Asylpolitik zunehmend kritisch betrachtet.
Die Bevölkerung erwartet von uns, dass wir Fehlanreize in der Asylpolitik überparteilich verringern. Mit dieser parlamentarischen Initiative haben wir einmal mehr die Gelegenheit dazu.
- Redetext
Data: OpenParlData · CC BY 4.0