RA

Rolf Amstutz

Active
FDP.Die Liberalen
DéputéKantonsparlamentPorrentruy
Mandate
Function
Député
Party
FDP.Die LiberalenSource: Parti libéral-radical
Electoral district
Porrentruy
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Official profile
Personal
Gender
Male
Marital status
Marié
Occupation
Agriculture et tourisme
Language
French
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Mormont 51
2922 Courchavon
References & source
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JU
Record updated
04.07.2026
First imported
14.08.2025
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Speeches(14)
  1. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Speech
    Kantonsparlament

    M. Rolf Amstutz (PLR) : Je ne vous cache pas que je suis ancien pêcheur et que je suis très profondément attaché à tout ce qui est patrimoine naturel. Aujourd’hui, effectivement, le plus grand danger pour les poissons est la dégradation et la perte de leur habitat, qui est en grande partie lié à la pollution et à la fragmentation des cours d’eau. Si le postulat pourrait effectivement atténuer pour quelques zones cette catastrophe écologique et limiter l’extinction d’une grande partie des espèces d’eau douce, notre groupe se positionnera sur l’analyse du Gouvernement et refusera le postulat.

    Nous devons, pour ne pas perdre de temps, être peut-être plus ambitieux. Jouer aux pompiers sans moyens ou peut-être limités, n’apporte pas grand-chose sinon des frustrations. S’il n’y a pas une évolution globale avec le système de pollueurs ou dévastateurs, payeurs, comme ça se fait dans d’autres secteurs, la bataille est perdue d’avance. Un espace nécessaire ne suffit pas non plus, comme la Confédération nous le dit. Pour exemple, aujourd’hui on peut, c’est vrai, l’agriculture fait beaucoup d’efforts, mais elle n’en fait peut-être pas encore assez.

    Aujourd’hui, on peut puriner tout noir à 3 mètres d’un cours d’eau, ce qui est déplorable. Entre 15’000 tonnes et 20’000 tonnes de résidus de pneus sont envoyés dans la nature en Suisse chaque année, dont 4’000 finissent dans l’eau sans aucune contreprestation. Et ce n’est que le début de la liste. On a oublié que l’eau n’est pas seulement existentielle pour les poissons, mais pour nous aussi.

  2. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Speech
    Kantonsparlament
  3. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Speech
    Kantonsparlament

    M. Rolf Amstutz (PLR) : L’amendement que le PLR vous propose ici, c’est l’amendement de la réalité du terrain. Pourquoi exclure ceux qui se lèvent tôt et ceux qui se couchent à une heure très avancée ? Pourquoi exclure ceux qui travaillent quand tout le monde à congé ? Pourquoi exclure les passionnés de notre beau Jura qui travaillent sans compter, souvent de manière bénévolement dans des associations et mettent en valeur notre coin de pays ? Pourquoi exclure ceux qui prennent des risques ? Pourquoi exclure ceux qui sont toute l’année dans le terrain et qui connaissent les problèmes et les améliorations à apporter ? Vous allez nous dire justement, comme on nous l’a dit, que Jura Tourisme est présent et représente toutes ces entités, peut-être. Je ne voudrais surtout pas remettre le travail de Jura Tourisme. Je voudrais tout simplement aussi le remercier mais d’aucune manière ce travail est remis en question.

    Cet amendement, c’est pour donner un peu plus d’ouverture, d’accepter qu’on peut apporter de la diversité, du réalisme, de la fraîcheur et un développement constructif. C’est pourquoi le PLR vous demande d’accepter cet amendement. Nous avons la population qui est tellement éloignée de tout ce qu’on pourrait créer. On se dit que l’on est sur deux mondes complètement différents.

  4. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Speech
    Kantonsparlament

    M. Rolf Amstutz (PLR) : L’amendement que le PLR vous propose est un amendement du bon sens. A la clé, c’est une mise en valeur d’un patrimoine riche et varié. Fermes jurassiennes, bâtiments historiques, bâtiments divers liés à l’agriculture en partie abandonnés, installations, même hydroélectriques, moulins.

    J’ai l’exemple d’un moulin qui date du XVIe siècle, qu’il est impossible de rénover parce qu’il est en zone agricole ou une partie seulement; anciennes scieries et j’en passe. En 50 ans, l’agriculture a perdu plus de 50% d’exploitations, sans compter les règles de protection des animaux qui ont rendu inexploitable de nombreux bâtiments. En acceptant cet amendement, on va générer des projets importants avec des possibilités d’investissements qui pourraient se chiffrer à plusieurs dizaines de millions.

    On va donner du travail aux entreprises du bâtiment et des chiffres d’affaires dans le tourisme en passant par tous nos artisans de bouche. Les petites exploitations agricoles pourraient également améliorer leur viabilité avec des apports d’argent provenant souvent de l’extérieur. Comment peut-on laisser un patrimoine aussi important à l’abandon avec seule excuse la LAT ? Certaines activités touristiques, comme le cheval, créent moins de problèmes hors zone à bâtir et sont parfaitement intégrées dans la nature. Ce n’est pas parce que certaines régions ont brûlé la mèche aux deux bouts que le Jura doit en subir les conséquences. Quoiqu’en lisant la presse ces derniers jours, il semblerait que le Conseil fédéral est en train de tergiverser sur la zone à bâtir.

    Dans l’agriculture, il y a quelques possibilités, par exemple, si vous avez un magnifique bâtiment que vous aimeriez mettre en valeur, vous pourrez aménager maximum 100 m2.  Ce qui amène à dire à un entrepreneur qui a besoin d’un camion, de lui donner l’autorisation d’acheter un vélo. Ce n’est pas sérieux. Cette disponibilité, c’est vrai, reste le privilège de l’agriculture.

    Pour terminer, un dernier exemple. Vous avez tous entendu parler du projet Marguerite. Des centaines de kilomètres de réseaux balisés sur le Jura et Jura bernois. Près de 7 millions d’investissements entre les réseaux et les infrastructures, en passant par le Musée de la distillation, une petite perle, disant en passant.

    Si vous êtes sur un de ces réseaux et que vous voulez construire des boxes à chevaux, qui manquent cruellement actuellement sur ces réseaux, ou une autre installation dans un bâtiment qui n’a plus d’utilité pour accueillir des touristes, on parle de bâtiments qui sont construits, on ne parle pas de nouveaux bâtiments, et ceci pour accueillir des touristes ou des randonneurs à cheval, c’est tout simplement impossible, voire extrêmement compliqué. A quoi sert-il d’investir autant d’argent dans un projet si on ne met pas les outils à disposition pour qu’il ne puisse vivre et survivre ? Cet amendement est un de ces outils qui pourrait permettre à ce que ça survive. La seule chose que l’on risque avec cet amendement, c’est de la valeur ajoutée. C’est pourquoi le groupe PLR vous invite à l’accepter à une grande majorité.

  5. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Speech
    AbgeordneterKantonsparlament

    M. Rolf Amstutz (PLR) : J’aimerais donner une petite information, c’est que je suis aussi président de BeJu Tourisme rural. Le groupe libéral-radical a étudié avec beaucoup d’attention le postulat no 476. Le potentiel touristique dans le Jura est énorme, l’agritourisme y est en plein développement, mais combien fragile. Soutenir l’agriculture, dynamiser l’économie, l’attractivité de nos régions sont les bases d’un programme ambitieux de tourisme rural et nous voulons remercier l’auteure de ce postulat et saluons aussi tout le travail effectué par le Gouvernement. Mais notre groupe vous propose de regarder plus loin et d’être visionnaire. L’agritourisme fait partie du tourisme rural mais il n’en a pas l’exclusivité. Le patrimoine bâti, nos paysages à couper le souffle, la préservation de la nature en font partie. Plus encore, nos restaurants de campagne, nos artisans boulangers, pâtissiers, bouchers, distillateurs, sans oublier ceux qui entretiennent nos réseaux équestres, parcours à vélo et chemins pédestres. Tous ces acteurs contribuent au tourisme rural.

    Un programme où les acteurs du tourisme rural sont inclus va créer de l’emploi et de la valeur ajoutée. Je pense qu’on est tous d’accord. Ce programme devrait être mis sur pied, il en va du développement de cette branche. Ne confondons pas projet touristique avec programme. Ce qui implique collaboration, formation, efficacité, indispensable pour que ces projets puissent subsister. En tant que président de BeJu Tourisme rural, mon grand souci, c’est que ces investissements qui ont été réalisés puissent donner quelque chose au canton et puissent valoriser notre belle région. C’est pour ça que nous devons créer ce programme et apporter une formation. Notre groupe, c’est vrai, reste partagé sur ce postulat.

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  • Version 1
    01.01.2025 – 04.10.2025
  • Version 2
    04.10.2025 – 31.12.2199

Data: OpenParlData · CC BY 4.0