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SG

Sarah Gerster

Active
Parti socialiste
DéputéeKantonsparlamentFranches-Montagnes
Mandate
Function
Députée
Party
Parti socialiste
Electoral district
Franches-Montagnes
Parliament page
Official profile
Personal
Gender
Female
Marital status
Mariée
Occupation
Statisticienne / Apicultrice
Language
French
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Address
Le Patalours 50
2363 Les Enfers
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Source body
JU
Record updated
01.08.2026
First imported
14.08.2025
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Speeches(35)
  1. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Speech
    AbgeordneteKantonsparlament

    Mme Sarah Gerster (PS) : Le groupe socialiste soutient cette motion qui vise à adapter la législation cantonale afin de faciliter et d’accélérer les rénovations énergétiques dans certaines zones. Faciliter ces rénovations est indispensable si nous voulons atteindre nos objectifs climatiques. Aujourd’hui, le droit fédéral nous offre la possibilité, en permettant d’alléger certaines démarches, notamment en remplaçant un permis de construire par une simple déclaration dans les zones où les enjeux esthétiques sont limités. Là où ces enjeux sont clairement identifiables et faibles, il faut pouvoir avancer rapidement.

    En revanche, dans les zones plus sensibles en matière de patrimoine ou d’intégration paysagère, une analyse plus approfondie reste indispensable. C’est pourquoi nous comprenons la proposition du Gouvernement d’intégrer ces réflexions dans la révision plus large du décret concernant le permis de construire. Mais attendre l’aboutissement de cette révision totale avant d’agir nous semble contre-productif. Nous voyons plutôt cette motion comme une opportunité d’avancer de manière pragmatique en deux temps. D’une part, agir rapidement là où les situations sont évidentes. D’autre part, profiter de cet élan pour élargir la réflexion et simplifier de manière plus globale certaines procédures administratives dans le cadre de la révision du décret.

    En résumé, il ne s’agit pas d’opposer vitesse et qualité mais de trouver un équilibre intelligent entre les deux.

  2. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Speech
    AbgeordneteKantonsparlament

    Mme Sarah Gerster (PS) : La motion no 1541 nous propose de revoir l’apprentissage de l’écriture dans les écoles jurassiennes. Il s’agit de supprimer le caractère obligatoire de l’écriture cursive ou liée au profit de cette fameuse "Basisschrift", inspirée de l’écriture scripte. La motionnaire avance plusieurs arguments, d’une part, la "Basisschrift" étant plus proche des caractères imprimés, elle estime que cette écriture est plus lisible. D’autre part, la motionnaire fait référence à une facilitation supposée de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Pourtant, lorsqu’on se penche sur la littérature scientifique, on trouve tout aussi facilement des arguments solides en faveur du maintien de l’écriture liée.

    Le ministre a fait une liste détaillée. J’aimerais reprendre certains éléments avec l’écriture liée, vraiment cette perception de l’unité du mot qui est facilitée. Ayant de la famille en Suisse allemande aussi, je vois l’apprentissage de ma nièce où parfois il faut un peu deviner où commence et finit le mot parce que les espaces entre les lettres ne sont pas très bien contrôlés. Avec l’écriture liée, on n’a pas cette difficulté. Ou encore, ce qui a aussi été mentionné, la problématique de lecture de lettres qui se ressemblent, le B et le D, en écriture liée, ce sont deux lettres très différentes, le P et le Q également. L’apprentissage de l’écriture liée favorise le développement de la motricité et permet aussi une stimulation des connexions cérébrales impliquées dans ces apprentissages. On voit que le maintien de l’écriture cursive n’est pas un attachement nostalgique à une tradition, c’est un choix fondé sur des éléments scientifiques. En Suisse romande, ce choix a été confirmé lors des révisions récentes des moyens d’enseignement.

    L’écriture liée fait partie du Plan d’études romand. Nous sommes donc face à un débat de spécialistes, pédagogues, didacticiennes, didacticiens ou encore neuroscientifiques. Ce n’est pas, à notre sens, un choix politique à faire. Justement, s’agissant du rôle politique, il y a peu notre Parlement a estimé que certaines décisions pédagogiques devaient relever de compétences professionnelles spécifiques et non pas d’instances politiques. Je fais référence à la révision de la loi scolaire et de la redéfinition des attributions aux commissions scolaires. Alors pourquoi le Parlement cantonal serait-il aujourd’hui plus légitime pour trancher une question didactique aussi pointue que le choix du type d’écriture à privilégier ?

    Le véritable enjeu de cette motion est ailleurs, il concerne la coordination. Est-ce que nous voulons que le Jura fasse cavalier seul ? Est-ce que nous voulons développer un plan d’études propre et financer des moyens d’enseignement spécifiques alors que du matériel de qualité existe déjà à l’école romande ? Pour le groupe socialiste, la réponse est claire, non. Nous voulons maintenir la coordination intercantonale et éviter des coûts supplémentaires injustifiés. L’école publique mérite stabilité, cohérence et décisions fondées sur l’expertise, pas des expérimentations isolées dictées par des considérations politiques.

    Pour ces raisons, notre groupe vous invite à rejeter cette motion.

  3. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Speech
    AbgeordneteKantonsparlament

    Mme Sarah Gerster (PS), rapporteure de la minorité de la commission de la justice : Le projet du Gouvernement prévoit que pour une déclaration sous serment, les émoluments sont fixés selon le temps employé, donc vous voyez tout au long du décret, on a différents critères pour fixer, soit c’est ad valorem, soit c’est selon trois critères, ici c’est selon un critère. Mais il y a quand même un minimum qui est fixé à 50 francs. La minorité de la commission estime que cette précision est inutile et contradictoire avec la logique même d’une tarification fondée sur le temps. En effet, si la rémunération est calculée en fonction du temps, effectivement consacré, il n’y a aucune raison d’imposer un plancher arbitraire. Cette adaptation proposée par la minorité de la commission s’inscrit dans la même philosophie que les autres amendements proposés, un système plus lisible, proportionné au travail fourni et transparent pour les clients. Je vous remercie donc de soutenir cet amendement. groupe.

  4. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Speech
    AbgeordneteKantonsparlament

    Mme Sarah Gerster (PS), rapporteure de la minorité de la commission de la justice : Le projet du Gouvernement prévoit une hausse importante des émoluments minimaux pour certaines catégories d’actes, notamment les contrats de promesse de vente, d’achat ainsi que les actes de mutation relatifs à de petits immeubles. Ainsi, dans ce cas, le plancher de ces prestations passerait de 50 francs à 300 francs, soit une multiplication par six. La minorité de la commission considère que de telles hausses vont à l’encontre de l’esprit de solidarité qui sous-tend le système notarial. Traditionnellement, le notariat repose sur une forme d’équilibre, les revenus issus des actes de grande valeur, vente immobilière importante, succession conséquente, permettent de compenser les honoraires plus modestes liés à des actes de faible montant. Ce principe de péréquation interne, en quelque sorte, contribue à garantir que toutes les citoyennes, tous les citoyens puissent accéder aux prestations d’un notaire.

    Or, les augmentations proposées rompent cet équilibre. Elles frappent en priorité les petites transactions et les clients modestes alors même que plusieurs modifications du tarif général prévues par cette révision prévoient des baisses substantielles pour les affaires de grande valeur. En d’autres termes, le système devient moins progressif et donc moins équitable. Dans cette perspective, la minorité de la commission refuse les hausses disproportionnées des tarifs minimaux et rappelle que le notariat, en tant que service public, doit rester accessible à l’ensemble de la population.

    La minorité propose donc de maintenir les montants plancher actuels. Je vous invite à accepter l’amendement de la minorité pour cet article et également plus tard pour l’article 11, où je ne remonterai pas la tribune parce que l’argumentation est essentiellement identique.

  5. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Speech
    AbgeordneteKantonsparlament

    Mme Sarah Gerster (PS), rapporteure de la minorité de la commission de la justice : Effectivement, c’est sur ces critères qui définissent la fixation des montants dans les fourchettes. Le Gouvernement prévoit que les émoluments soient fixés en tenant compte de trois critères, la difficulté de l’affaire, le temps employé et la responsabilité encourue. La minorité de la commission propose de simplifier cette disposition en ne retenant qu’un seul critère, soit le temps employé. Dans la pratique, les fourchettes tarifaires concernées sont très variables, parfois entre 100 et 300 francs, parfois entre 300 et 2’000 francs, selon le type d’acte. Dans un tel contexte, la prise en compte du temps réellement consacré par le notaire constitue un critère objectif, transparent, vérifiable à la fois pour la profession et pour les clients.

    A l’inverse, des notions de difficulté de l’affaire, de responsabilité encourue, introduisent une marge d’appréciation subjective qui rend la tarification plus difficile à comprendre et à justifier. Dans une volonté de simplification, de transparence et d’équité, la minorité de la commission propose donc de limiter le critère de fixation de prix pour ces quelques prestations qui fonctionnent avec ce système de fourchette, au temps employé effectivement. Ce critère est clair, mesurable, justifiable et je vous remercie de soutenir cet amendement.

Contributions(4)
Memberships(3)

Images(2)

  • Version 1
    01.01.2025 – 04.10.2025
  • Version 2
    04.10.2025 – 31.12.2199

Data: OpenParlData · CC BY 4.0