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Brigitte Favre

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Schweizerische Volkspartei
DéputéeKantonsparlamentFranches-Montagnes
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Function
Députée
Party
Schweizerische VolksparteiSource: Union démocratique du centre
Electoral district
Franches-Montagnes
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Célibataire
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Agricultrice
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French
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Sous la Neuvevie 1
2350 Saignelégier
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JU
Record updated
04.07.2026
First imported
14.08.2025
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Speeches(1359)
  1. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Speech
    Kantonsparlament

    Mme Brigitte Favre (UDC) : Ce postulat part d’une préoccupation légitime, mais il propose avant tout une démarche supplémentaire d’analyses et de planifications sans véritable apport concret par rapport aux outils déjà existants. En effet, le texte prévoit essentiellement un état des lieux, une identification de tronçons prioritaires et un renforcement de mesures incitatives. Or, ces éléments s’inscrivent déjà largement dans les dispositifs actuels. Le périmètre réservé aux eaux, les contributions à la biodiversité et les programmes de revitalisation offrent un cadre suffisant pour agir.

    Par ailleurs, le postulat repose sur une approche trop simplifiée d’un phénomène complexe. La hausse de la température des cours d’eau ne dépend pas uniquement de l’ombrage apporté par la végétation riveraine. Le débit des rivières, les prélèvements d’eau, les aménagements hydrauliques ou encore certains rejets jouent un rôle tout aussi déterminant. Se concentrer principalement sur la ripisylve revient à privilégier une réponse partielle.

    Il faut également considérer les conséquences pour l’agriculture. Le développement de berges boisées implique une réduction des surfaces exploitables et l’introduction de contraintes supplémentaires pour les exploitants dans un contexte déjà exigeant. Il faut aussi rappeler que la végétation riveraine se développe souvent naturellement, sans intervention particulière et qu’elle peut être fragile ou instable. Dans certains cas, l’abattage ciblé d’arbres est non seulement justifié, mais nécessaire pour des raisons de sécurité ou de gestion des cours d’eau. Enfin, les ressources nécessaires à la mise en œuvre de ce postulat en termes de temps, de coûts et de charges administratives pourraient être mobilisées plus efficacement pour des actions concrètes, actions qui ont déjà été ou qui seront menées, comme cité auparavant par Monsieur le Ministre. Ainsi, plutôt que de multiplier les démarches d’analyses, il conviendrait de se concentrer sur l’application ciblée et efficace des mesures déjà à disposition.

    Pour toutes ces raisons, notre groupe s’opposera unanimement au postulat no 485.

  2. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Speech
    Kantonsparlament
  3. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Speech
    Kantonsparlament
  4. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Speech
    Kantonsparlament
  5. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Speech
    AbgeordneteKantonsparlament

    Mme Brigitte Favre (UDC) : Je suis navrée mais je vais prendre un certain temps pour faire entendre ici notre point de vue. Le nombre d’habitants dans notre pays ne cesse d’augmenter et le nombre de chiens en Suisse a explosé depuis la période COVID. En parallèle, le motionnaire constate une augmentation de signalisation de morsures. Elever des chiens en Suisse coûte cher et est très exigeant. Jusqu’à ce qu’une chienne avec pédigré puisse faire sa première portée, elle a coûté à son propriétaire plusieurs milliers de francs. Elle doit passer plusieurs tests, entre autres un test de comportement.

    Avant même d’envisager la reproduction avec un chien, le site d’élevage et ses installations sont contrôlés par les clubs de races ou la Société sinologique suisse et quand les chiots sont là, eux, ainsi que la détention et l’état de santé de tous les chiens présents sur le site sont contrôlés. Seulement, voilà le petit hic. Il est estimé que plus que la moitié des chiens enregistrés dans la base de données suisses Amicus provient de l’étranger, souvent de manière illégale. Les reproducteurs étrangers proposent des chiots de races populaires à prix très bas.

    Acheter un chiot sur une photo sur internet et le commander depuis l’usine à chiots à l’étranger où il naît, et le faire venir en Suisse est très facile et tellement plus agréable que de se déplacer vers l’éleveur suisse et se voir peut-être refuser un chiot car l’éleveur estime le mode de vie de l’adoptant pas conforme à la détention d’un chien de sa race. Lors de la pandémie de la COVID, le commerce illégal d’animaux de compagnie est monté en flèche pour se maintenir à un niveau élevé. Au niveau mondial, le trafic d’animaux est le business illégal le plus lucratif après la drogue et les armes. Il est également à la mode d’adopter des chiens errants provenant de l’étranger pour espérer de leur procurer une meilleure vie sur un canapé suisse.

    Adopter ces chiens, parfois ramenés depuis les vacances par des particuliers, mais plus souvent introduits en Suisse par des organisations professionnelles de protection des animaux, subventionnées même par notre canton, est souvent une fausse bonne idée. Ces animaux ayant de la peine à s’adapter aux nouvelles conditions de vie, souvent mal socialisés, peuvent développer de l’anxiété. L’anxiété fait que le chien se sent plus facilement menacé, ce qui peut mener à des agressions de défense face aux dangers perçus. L’augmentation de la population canine, pour la moitié d’entre eux d’une provenance douteuse, ainsi que l’obligation de signaler les morsures depuis 2015, contribuent probablement à l’augmentation des statistiques de morsures enregistrées. Un cours obligatoire pour nouveaux détenteurs de chiens, comme proposé par le motionnaire, peut-il inverser cette tendance ? Pas forcément.

    Les cantons de Neuchâtel et du Valais constatent en outre toujours une hausse de morsures malgré les formations mises en place. Une fois encore, ce sont surtout les personnes déjà encadrées, éleveurs reconnus, agriculteurs qui suivront les cours tandis que celles posant réellement problème passeront entre les mailles du filet. De plus, il reste difficile de vérifier si le détenteur a effectivement suivi la formation. Le problème ne vient pas uniquement des propriétaires de chiens, il est aussi lié à l’augmentation constante de la densité de population et à une société toujours plus urbaine. On observe d’ailleurs un phénomène comparable avec les accidents impliquant du bétail sur les pâturages. Beaucoup d’enfants aujourd’hui ont peur des chiens et ne savent pas comment réagir face à eux. Dans le canton de Vaud, des cours de prévention sont organisés directement dans les écoles.

    Des animatrices, accompagnées de leur chien, apprennent aux enfants les bons gestes et comportements. Ces interventions, financées par le Canton, permettent de renforcer la sécurité tout en favorisant une meilleure cohabitation entre humains et animaux. Si le véritable objectif de cette motion est de réduire le nombre de morsures, alors une approche plus globale s’impose. Cela passe par un renforcement des contrôles sur l’importation de chiots et de chiens en provenance de l’étranger, par une meilleure reconnaissance et un allégement administratif pour les éleveurs agréés et contrôlés par la Société sinologique suisse, ainsi que pour les propriétaires de chiens issus de leurs élevages. Il faut aussi investir dans la sensibilisation et la prévention, notamment auprès des enfants à travers des programmes éducatifs permettant d’apprendre à comprendre et à respecter le chien.

    Ce sont là quelques pistes essentielles si l’on veut agir efficacement et durablement. Nous ne pourrons pas accepter la motion telle que proposée car elle est, à notre avis, beaucoup trop superficielle, n’aborde pas la problématique dans son ensemble et propose une solution miracle qui n’en est pas une. Le Gouvernement propose d’instaurer l’obligation de l’obtention d’un brevet national de propriétaire de chiens. Actuellement, à nos connaissances, trois personnes dans le Jura peuvent donner de tels cours, très exigeants pour les détenteurs de chiens. Le canton du Jura passerait dès lors d’un laxisme total à une des lois les plus sévères actuellement en place en Suisse.

    Nous pouvons nous accorder sur la réintroduction de cours similaires à ceux qui existaient auparavant, comprenant une partie théorique et pratique, mais uniquement pour les nouveaux détenteurs ainsi que pour les détenteurs de chiens importés de l’étranger. Des formations équivalentes déjà suivies auprès d’une société sinologique membre de la Société sinologique suisse, tels que les cours de jeunes chiens ou d’éducation de base, devraient bien entendu être reconnues comme équivalentes. Notre canton est apprécié pour sa nature somptueuse, son cadre idéal pour les gens aimant les animaux, les chevaux et les chiens en particulier. Plusieurs de mes amis vivant ailleurs en Suisse me disent à quel point ils nous envient pour tout cela, certains songeraient même à venir s’installer dans le Jura, rien que pour profiter de cette qualité de vie. La présence d’un chien apporte réconfort et bien-être.

    Pour les personnes âgées ou seules, il rompt l’isolement, redonne un rythme à la vie et favorise le mouvement. Pour les enfants, il stimule l’empathie, la responsabilité et la confiance en soi. Compagnon fidèle, le chien renforce le lien social et contribue à l’équilibre émotionnel de tous les âges. Dans un monde où l’on se parle de moins en moins et où les écrans remplacent les regards, un chien ramène à l’essentiel la présence, la confiance, la vie partagée. Ne cédons pas à la tentation d’accepter cette motion qui propose une solution à la fois rapide et disproportionnée. Donnons plutôt à nos autorités la possibilité d’aborder la problématique dans son ensemble et de rechercher des réponses pragmatiques, équilibrées et durables afin d’améliorer réellement la cohabitation entre humains et chiens.

    Le groupe UDC soutiendra, dans sa majorité, le postulat mais refusera à l’unanimité la motion.

Contributions(27)
Memberships(4)

Images(2)

  • Version 1
    01.01.2025 – 04.10.2025
  • Version 2
    04.10.2025 – 31.12.2199

Data: OpenParlData · CC BY 4.0