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Réduire le risque de conflits d'intérêts liés aux mandats de révision des banques

(24.4533)PostulatTransmis au Conseil fédéral
Suisse20 déc. 2024
Profil
Type
Postulat
État
Transmis au Conseil fédéral
Parlement
Suisse
Numéro
24.4533
Début
20 déc. 2024
Références et source
Registre officiel
Profil officiel
ID externe
20244533
Contributions(6)
  • Isabelle ChassotAuteurLe Centre
  • Parlamentarische Untersuchungskommission (PUK)-VAuteur
  • FinanzdepartementDépartement responsable
  • Provisorische Kommission-VCommission compétente
  • Parlamentarische Untersuchungskommission (PUK)-VCommission compétente
Chronologie(6)
  • Adoption
    Conseil des Etats
  • Transmis au Conseil fédéral
  • Proposition: Adoption
    Conseil fédéral
  • L’avis relatif à l’intervention est disponible
  • Déposé
Textes(4)
  • Titre de l'objetTEXT
    Réduire le risque de conflits d'intérêts liés aux mandats de révision des banques
  • Réponse CF / BureauTEXT

    Cet examen fait partie intégrante du train de mesures prévues par le Conseil fédéral dans le rapport du 10 avril 2024 sur la stabilité des banques (mesures 10 et 11).



    Le Conseil fédéral propose d'accepter le postulat.
  • Texte déposéTEXT

    La commission charge le Conseil fédéral de réexaminer la réglementation actuelle applicable aux SIB en se concentrant sur l’atténuation du risque de conflits d’intérêts et d’évaluer des mesures appropriées, notamment l’attribution directe des mandats aux sociétés de révision ou la rotation obligatoire de celles-ci.

  • DéveloppementTEXT

    Rapport de la CEP chapitre 9.2 : 

    "Depuis 2015, la Suisse applique un système de surveillance dualiste pour les institutions financières, dans lequel les banques sélectionnent et rémunèrent elles-mêmes les sociétés de révision. Ce système présente des risques inhérents de conflits d’intérêts, car les sociétés de révision peuvent être influencées par les intérêts de leurs clientes et clients, ce qui pourrait affecter l’objectivité et la rigueur des audits. Ce point a été critiqué par le FMI dans ses évaluations, mettant en lumière des faiblesses structurelles dans le système de surveillance actuel, identifiant plusieurs domaines nécessitant des améliorations, y compris la question de l’attribution directe des mandats aux sociétés de révision et celle de la rotation obligatoire de ces dernières. 

    La FINMA a entamé une révision fondamentale à la suite des critiques formulées par le FMI concernant la question du mandat direct et identifié divers potentiels d’optimisation (cf. chap. 5.2.8). Elle a finalement opté pour un paquet d’optimisations tout en renonçant à la mise en œuvre du mandat direct, considérant que cette solution n’était pas réalisable sur le plan politique en raison des résistances rencontrées. À titre d’alternative, elle a choisi une réduction des coûts d’environ 30%, afin d’améliorer un rapport coût-bénéfice qu’elle jugeait défavorable. L’ASR s’est opposée à cette réduction, estimant qu’elle pourrait compromettre la qualité des audits. La commission estime que l’évaluation du rapport coût-bénéfice de ces réformes est importante, bien que la diminution des coûts en elle-même ne soit pas l’élément central à considérer.

    Aux yeux de la commission, il serait opportun de réexaminer la réglementation actuelle relative au système de surveillance, y compris la question du mandat direct et la rotation obligatoire des sociétés de révision, afin de garantir l’efficacité de la surveillance."

Données: OpenParlData · CC BY 4.0