Le vendredi 28 août 2026 peu avant 19h00, un incendie s'est déclaré dans l'entrepôt de l'entreprise Thévenaz-Leduc à Ecublens et a eu de grosses répercussions sur plusieurs quartiers lausannois.
L'urgence est demandée au vu des répercussions sanitaires potentiellement importantes sur la population lausannoise.
La canicule de cet été 2026 aura eu au moins un mérite : révéler, avant même sa mise en service, le talon d'Achille du nouveau tram lausannois. Sur le tronçon lausannois, la plateforme et la plupart des arrêts ont été réalisés presque entièrement en revêtement minéral. Résultat : des températures au sol dépassant 45 degrés le long des voies, sans parler des abris des arrêts qui se transforment en véritables fours. Il s'agit donc d'un trajet rendu difficilement praticable plusieurs mois par année pour les personnes âgées, les familles avec de jeunes enfants ou les personnes malades - précisément celles qui dépendent le plus des transports publics.
Le 25 août 2025, la Municipalité révélait l'existence de deux groupes WhatsApp réunissant une cinquantaine
d'agent·e·s de la police lausannoise, soit environ 10 % du corps, où circulaient des messages racistes,
antisémites, sexistes et discriminatoires. Le syndic parlait alors de « racisme systémique », la Municipalité
s'engageait à réformer l'institution en profondeur sur quatre à cinq ans et quatre policiers étaient licenciés.
Le samedi 5 septembre 2026, en plein après-midi, un groupe de jeunes hommes arborant des symboles néonazis a déambulé dans le centre-ville de Lausanne, certains le visage partiellement dissimulé. Interpellés par des passants, ils ont répondu par des insultes, puis par des jets de projectiles, notamment depuis la passerelle reliant le Grand-Pont aux ascenseurs du Flon.
La presse régionale traverse depuis plusieurs années une période particulièrement
difficile. La diminution des recettes publicitaires, la concurrence des plateformes
numériques et l'évolution des habitudes de lecture fragilisent
Le 27 septembre prochain, la population vaudoise ayant le droit de vote au niveau cantonal sera appelée à se prononcer sur l'initiative « Baisse d'impôts pour tous : redonner du pouvoir d'achat à la classe moyenne », dite « initiative 12% ».
Dans le courant de cet été 2026 particulièrement chaud, la presse s'est fait l'écho de malaises
dont ont été victimes des conductrices et conducteurs des Transports publics lausannois (TL)1.
Ces événements interrogent notamment sur les conditions de travail dans les bus lors des
épisodes de fortes chaleurs.
Il apparaît que la climatisation des bus n'est pas directement gérée par les conducteurs et
conductrices, mais qu'elle est pilotée depuis la centrale. Or il n'est pas rare que la température à
l'intérieur de certains bus soit particulièrement élevée.
Il n'est pas nécessaire de rappeler dans cette interpellation les températures et les canicules que nous avons vécues cet été. Ces situations sont amenées non seulement à se répéter, mais présentent de grands risques de devenir la norme ces prochaines années.
Une attention particulière devra être portée aux publics les plus vulnérables de notre Ville, notamment les enfants en bas âge. De par leur métabolisme encore immature, ils sont plus sujets aux effets de la canicule, que ce soit la déshydratation, les vertiges, la somnolence ou les coups de chaud, pouvant entraîner des risques importants pour leur santé. La concentration ainsi que l'alimentation sont aussi affectées, provoquant un stress thermique pour les enfants.
Les changements climatiques déploient leurs effets. L'été 2026 est ainsi l'été le plus frais des années à venir. Les canicules qui s'abattent sur nos régions témoignent de l'importance de disposer d'un grand nombre de lieux pour se rafraîchir.
Les canicules deviennent plus fréquentes, plus longues et plus rapprochées. Cet été 2026 en a connu plusieurs: le Canton a déclenché les plans canicule des communes en juin, puis dès le 7 juillet, avant de les lever le 15 août[1]. La chaleur met en danger la santé de toute la population, plus fortement celle des personnes âgées, des jeunes enfants, des personnes malades et de celles qui travaillent à l'extérieur.
Au-delà de la santé, la canicule met en évidence les limites des infrastructures existantes : surchauffe des logements et des bâtiments publics, contraintes sur les réseaux d'eau, d'énergie et de transports, effet d'îlot de chaleur sur les surfaces minéralisées. Les arbres, les milieux naturels et la faune sont également affectés. La canicule s'accompagne souvent de sécheresse, de précipitations intenses et d'un risque d'incendie accru.
La Municipalité dispose d'instruments dans plusieurs de ces domaines. Le plan canicule, conduit par l'état-major communal DIAM, organise depuis 2010 la sensibilisation, l'identification des personnes à risque et des visites à domicile dès 65 ans[2] ; une carte des espaces frais est publiée depuis 2023[3]. Le Plan climat, l'Objectif canopée, le Plan biodiversité et les instruments de gestion des eaux traitent chacun d'une partie des enjeux. Trois diagnostics ont par ailleurs été établis : une modélisation climatique des secteurs les plus exposés, une étude sur l'exposition au ruissellement de surface et une autre sur les revêtements extérieurs[4].
Chaque été, la chaleur et la sécheresse arrivent ensemble : c'est au moment où nous avons le plus besoin d'eau que la ressource est la plus rare. L'été 2026 l'a rappelé, avec une sécheresse classée « d'extrême » sur la quasi-totalité du pays par la plateforme nationale sur la sécheresse[1], des interdictions de pompage dans plusieurs rivières vaudoises[2] et des restrictions d'arrosage dans plusieurs communes. Ces situations deviendront plus fréquentes.
L'eau lausannoise a trois origines : le lac Léman, le lac de Bret et une centaine de sources, ces dernières fournissant un peu plus du quart de la production. Le Service de l'eau dessert, outre la ville, vingt et une communes au détail et une quarantaine de collectivités en gros, dont seize très fortement dépendantes de notre eau[3]. Les décisions de Lausanne en cas de restriction les concerneraient également.
Ces ressources se remplacent difficilement. Les sources et le lac de Bret arrivent en ville par gravité et économisent 10 à 13 millions de kilowattheures, sur les 30 à 32 millions que le service achète chaque année[4]. Elles restent sensibles : en 2018, le lac de Bret a baissé de plus de cinq mètres, ce qui a conduit à construire un barrage sur le Grenet ; entre 2019 et 2020, la mise hors service de sources polluées par un fongicide a retiré environ 5 % de l'eau distribuée, compensés par des pompages supplémentaires dans le lac[5]. Le Canton classe la région lausannoise parmi les régions prioritaires pour la qualité des eaux[6].
Cette eau est partagée entre les ménages, les entreprises, les hôpitaux et institutions de soins, les services communaux qui arrosent les espaces verts, nettoient et alimentent piscines et fontaines, la défense incendie, l'agriculture et la viticulture, les communes voisines et, désormais, la production d'énergie avec les pompes à chaleur sur l'eau du lac[7]. Aucune répartition publique n'indique la part de chacun
En cas de restriction, les besoins vitaux, sanitaires et de défense incendie passeraient logiquement en premier. Les collectivités très dépendantes de notre réseau n'auraient pas de solution de remplacement. Les usages les moins visibles seraient servis en dernier, comme l'arrosage des aménagements permettant de rafraîchir la ville au moment précis où ils sont le plus utiles.
Selon les documents consultés, la Municipalité dispose déjà de nombreux instruments. Le Service de l'eau tient à jour un plan directeur de la distribution de l'eau et notre Conseil a pris acte en 2011 d'un plan stratégique assorti d'un programme d'investissements pour 2011-2021, aujourd'hui arrivé à son terme. L'assainissement est encadré par trois régimes : eaux usées, eaux claires et, depuis le 1er avril 2026, eaux de chantier[8]. Les principes de la ville éponge sont appliqués et présentés par le Service de l'eau comme un outil du Plan climat lausannois[9], avec des mesures exigées dès 350 m² de nouvelles surfaces imperméables et des taxes qui récompensent l'infiltration[10].
Ces instruments portent sur la sécurité de l'approvisionnement et sur l'évacuation. Le partage de la ressource en période de rareté reste à établir. Quatre éléments y manquent : la priorité entre les usages et l'instance qui la fixerait pour l'ensemble du périmètre desservi ; le chiffrage de l'eau qu'exigeront nos objectifs d'arborisation et de végétalisation ; la conservation de l'eau de pluie, la rétention actuelle étant conçue pour être vidée en quelques heures ; et une coopération intercommunale sur la ressource comparable à celle qui existe pour l'évacuation et l'épuration. Le suivi du Plan climat ne comporte aucun indicateur sur les volumes disponibles ou consommés, et un postulat[11] demandant un bilan de l'utilisation de l'eau du réseau attend une réponse depuis 2023.
Texte libre / argument :
Les canicules qui se sont abattues sur notre région cet été ont montré l'importance de disposer de lieux permettant au plus grand nombre de se rafraîchir.
Les piscines sont devenues des lieux essentiels pour de nombreux·ses Lausannois·es. Elles permettent de se rafraîchir tout en restant à l'extérieur et de profiter des bienfaits d'une activité physique douce, particulièrement appréciable lors des périodes de fortes chaleurs.
Si les piscines ont enregistré des pics de fréquentation cet été, de nombreuses personnes n'ont toutefois pas pu en profiter pour des raisons financières. Pour une famille de quatre personnes, une entrée à la piscine coûte 18 francs (6 francs par adulte et 3 francs par enfant), un montant qui peut constituer un frein important pour les familles aux revenus modestes.
Les quatre piscines dites « de quartier » sont certes déjà gratuites, mais leur capacité limitée ne leur permet pas, à elles seules, de répondre à la forte demande lors des épisodes de canicule.
Ce postulat vise à compléter les outils déjà mis en place par la Ville de Lausanne par un axe encore peu développé: l'aménagement actif de l'espace public lui-même, au moyen de dispositifs légers, réversibles et rapides à mettre en oeuvre, qui ont fait leurs preuves dans les villes du pourtour méditerranéen confrontées de longue date à des étés extrêmes. Les différentes mesures présentées visent à articuler la végétalisation, mesure la plus efficace et la plus durable, avec des solutions complémentaires, mobilisables plus rapidement et adaptées aux rues étroites ou aux places minérales où la plantation d'arbres est difficile, voire impossible à court terme.
Ce postulat demande d'avancer les horaires de la Fête du Bois au matin afin de tenir compte des conditions climatiques estivales
Le postulat rappelle les effets négatifs des surfaces imperméables, notamment en période de canicule et invite la Municipalité à se doter d'une stratégie de désimperméabilisation ambitieuse.
Le présent postulat propose de mieux encadrer les locations commerciales de courte durée, notamment les appartements meublés loués pour quelques semaines ou quelques mois, afin d'éviter qu'elles ne soustraient durablement des logements au
marché locatif. Il invite la Municipalité à étudier une réglementation adaptée à Lausanne, notamment dans le cadre de la révision du PACom.
16037 Bericht und Antrag Erhöhung Stellenplan für das Jahr 2027:
- Bereich Planung, Bau und Umwelt – Liegenschaften und Anlagen, Facility Management
- Bereich Planung, Bau und Umwelt – Tiefbau und Verkehr, Werkhof
- Bereich Planung, Bau und Umwelt – Baugesuche
Datos: OpenParlData · CC BY 4.0