Eine CO2-Bilanz der Tätigkeiten des Bundes
(20.3379)- Abstimmung
- RedetextSimonetta Sommaruga(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Das Übereinkommen von Paris verpflichtet die Staaten langfristig zur Klimaneutralität. Wie Sie wissen, will der Bundesrat das Netto-null-Ziel für die Schweiz bis 2050 erreichen. Dazu soll die Schweiz die Klimawirkung ihrer Tätigkeiten kennen.
Die Motion verlangt, dass der Bundesrat über seine Ausgaben und Investitionen eine CO2-Bilanz erstellt. Diese soll dann den CO2-Fussabdruck zum Beispiel von Heizungen, [PAGE 659] Fahrzeugen und Abfällen umfassen, denn nur so können wir uns transparent verbessern und den Fussabdruck verkleinern. Es ist genau so, wie Sie es in Ihrer Motion beschrieben haben.
Ich glaube, man darf das sagen: Der Bundesrat ist sich seiner Vorbildfunktion bewusst. Seit 1999 führen wir in der zivilen Bundesverwaltung, aber auch im Eidgenössischen Departement für Verteidigung, Bevölkerungsschutz und Sport (VBS) ein Umweltmanagementsystem. Dieses erfasst die Emissionen und überwacht auch deren Entwicklung. Im Juli 2019 hat der Bundesrat zudem ein Klimapaket für die Bundesverwaltung geschnürt. Bis 2030 sollen die Treibhausgasemissionen im VBS gegenüber 2001 um mindestens 35 Prozent sinken. In den übrigen Verwaltungseinheiten sollen sie gegenüber 2006 um mindestens 50 Prozent sinken. Das Paket beinhaltet auch ganz konkrete Massnahmen: Die Emissionen beim Flugverkehr, bei der Fahrzeugflotte und im Gebäudepark sollen gesenkt werden. Zudem ist die Pensionskasse des Bundes, Publica, aufgefordert, ihre Vermögensanlagen regelmässig auf deren Klimaverträglichkeit hin zu überprüfen und die betreffenden Ergebnisse zu veröffentlichen. Um die Klimaneutralität zu erlangen, sind verbleibende Emissionen über die Jahre 2021 bis 2030 im Ausland zu kompensieren. Die Projekte müssen den höchsten Standards genügen und auch einen zusätzlichen Beitrag zur Nachhaltigkeit leisten. Am 11. März dieses Jahres hat der Bundesrat ein Konzept für die Finanzierung und die Umsetzung gutgeheissen.
In diesem Sinn kann man also sagen, dass die Bundesverwaltung ihren ökologischen Fussabdruck kennen will. Sie hat sich ganz konkrete Ziele gesetzt und weiss, wo sie ansetzen will. Sie lässt sich auch überprüfen. Ich lade auch Sie gerne ein, die entsprechenden Überprüfungen zu begleiten, um zu sehen, dass der Bundesrat dort, wo es um das eigene Verhalten geht und wo er auch steuern kann, die gesetzten Ziele entsprechend einhält.
In diesem Sinn sind wir der Meinung, dass es jetzt nicht noch einen zusätzlichen Auftrag braucht, weil wir hier wirklich die Ziele gesetzt haben und uns, wie gesagt, überprüfen lassen, auch von Ihnen.
- RedetextDelphine Klopfenstein Broggini(Die Grünen)Schweiz
La Suisse a signé l'Accord de Paris sur le climat adopté en 2015, s'engageant ainsi à ce que la hausse moyenne de la température mondiale soit maintenue à 1,5 degré au maximum. Quelques années plus tard, en 2019, le Conseil fédéral annonçait que la Suisse visait la neutralité carbone à partir de 2050. En parallèle à ces déclarations d'intention, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat a publié rapport sur rapport. Les constats sont toujours plus glaçants: si nous n'inversons pas la tendance dans les années à venir, nous courons à une véritable catastrophe économique, mais aussi sociale et évidemment environnementale.
Le changement climatique et la perte de la biodiversité progressent à vive allure et sont extrêmement préjudiciables à l'échelle mondiale. La Suisse n'y échappera pas. Les deux crises sont intimement liées, se renforcent mutuellement et doivent donc être abordées conjointement. Il est non seulement nécessaire d'être informé de ces bouleversements, d'entendre évidemment aussi les experts sur le sujet pour comprendre et agir, mais nous avons également besoin d'une évaluation concrète du coût CO2 des activités, c'est-à-dire de l'empreinte ou du bilan CO2 de chaque activité de la Confédération, pour cibler au mieux nos efforts et ainsi définir la politique à mener, le chemin le plus juste vers les objectifs que nous nous sommes fixés. C'est là l'objet de cette motion.
Le Conseil fédéral est donc chargé de faire un bilan CO2 des dépenses et investissements de la Confédération. Le bilan CO2, ou bilan carbone, est une conversion des activités en équivalents CO2. Si la Suisse doit aujourd'hui réduire ses émissions de gaz à effet de serre, elle doit absolument connaître l'impact climatique de ses activités, les évaluer avec des outils quantitatifs, de manière à mieux les orienter. La démarche n'est pas nouvelle, elle est d'ailleurs de plus en plus répandue dans les milieux économiques privés. En Suisse, de nombreuses entreprises se prêtent déjà à cet exercice, parce que c'est une demande claire émanant des consommateurs et consommatrices, et, on le voit très bien, cet exercice est suivi de résultats, notamment en ce qui concerne le chauffage, la mobilité ou les déchets, qui sont traduits à chaque fois en équivalents carbone. La Confédération doit pouvoir leur emboîter le pas et répondre à son tour à cette demande tout à fait légitime du citoyen ou de la citoyenne, afin d'être exemplaire en la matière. La démarche vise d'une part à limiter l'empreinte climatique de la Suisse, d'autre part à assurer la transparence quant au train de vie de la Confédération.
D'avance, un grand merci de faire bon accueil à ma motion.
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