Moratorium für den Verkauf der Zollgebäude und von deren Nebengebäuden
(16.3259)- Abstimmung
- RedetextUeli Maurer(Schweizerische Volkspartei)Schweiz
Ich glaube, ich kann die Bedenken von Herrn Golay durchaus zerstreuen, weil wir nicht Gebäude verkaufen, die für die Sicherheit wichtig oder für das Grenzwachtkorps oder für den Zoll von strategischer Bedeutung sind.
Es gibt aber über tausend Liegenschaften in der Zollverwaltung. Viele davon sind kleine Gebäude bei Grenzübergängen, die wir seit Jahren nicht mehr benötigen. Sie wissen es ja selbst: Es gibt nichts Teureres als ein Gebäude, das nicht mehr benutzt wird, weil die Unterhaltskosten dann entsprechend steigen. Wir versuchen gegenwärtig, solche Gebäude zu verkaufen. Das ist gar nicht so einfach bei Gebäuden in diesen Lagen. Wir haben daneben an peripheren Lagen ebenfalls einige Wohnbauten, die wir nicht mehr benötigen. Sie wurden früher für die Grenzwächter gebraucht, die aber nicht mehr dort wohnen wollen. Es ist ausserordentlich schwierig, für solche Wohnbauten an diesen peripheren Lagen einen Käufer zu finden. Aber es ist immer noch besser, wenn diese Gebäude wieder bewohnt werden - wir brauchen sie nicht mehr -, als dass sie leer stehen und dann zerfallen. Ich denke, wir sollten diesen Prozess weiterführen.
Es sind insgesamt etwa 1100 Gebäude, nur innerhalb der Zollverwaltung, und sehr viele werden nicht mehr gebraucht. Alle diejenigen, die wichtig für die Sicherheit und von strategischer Bedeutung sind, verkaufen wir selbstverständlich nicht. Ich denke, es ist auch ein Sparbeitrag, wenn wir uns von unnötigen Investitionen befreien können. Sie haben gerade vorhin über gebundene Ausgaben gesprochen. Auch Gebäude, die man nicht braucht, verursachen gebundene Ausgaben. Ich denke, wir werden verantwortungsvoll damit umgehen.
Ich bitte Sie also, die Motion nicht anzunehmen. Wir nehmen die Bedenken ernst und kennen sie, aber ein Verbot oder ein Moratorium kostet mehr und nützt nichts. Lehnen Sie also die Motion bitte ab!
- RedetextRoger Golay(Mouvement Citoyens Genevois)Schweiz
Depuis l'entrée en vigueur des accords de Schengen, la Suisse a supprimé les contrôles systématiques aux frontières avec l'Union européenne. Lors du dépôt de cette motion, l'Office fédéral des constructions et de la logistique a été chargé par le Conseil fédéral de vendre 113 douanes et bâtiments annexes jusqu'en 2021.
En raison de la situation géopolitique, notamment au Moyen-Orient, notre pays court le risque d'un afflux massif de migrants, qui nécessiteraient un contrôle accru aux frontières. Nous pourrions aussi faire face à une vague de terrorisme, qui obligerait nos services de sécurité à renforcer la surveillance aux portes d'entrée de notre pays. Aujourd'hui, la menace est imprévisible, et il convient de s'en protéger. C'est pourquoi cette motion propose un moratoire sur la vente de bâtiments douaniers en attendant que ces menaces s'éloignent.
Il sied de préciser que, pour endiguer ces vagues d'immigration massives, de nombreux pays ont déjà partiellement ou totalement fermé leurs frontières. Par ailleurs, la France, qui a vendu passablement de bâtiments douaniers, a dû installer en urgence des containers, moins bien adaptés, pour effectuer à nouveau des contrôles et du travail administratif, à la suite de la déclaration de l'état d'urgence.
Pour revenir en Suisse, il est important de faire la pesée d'intérêts entre le bénéfice que peut rapporter la vente des douanes et la menace qui pourrait peser sur notre pays. Dans sa réponse à cette motion, le Conseil fédéral estime que l'infrastructure de contrôle mise en place suffit, alors que, selon les statistiques, environ 40 pour cent des dépôts de demandes d'asile ont été faites à l'intérieur de notre territoire sans que les requérants aient été contrôlés aux postes-frontières. Dès lors, on peut se demander en quoi les infrastructures sont suffisantes.
Le Conseil fédéral, dans son avis, indique que les bâtiments visés dans la motion n'ont aucune influence sur le processus de contrôle. Evidemment, ils sont actuellement vides, car, pour l'instant, nous ne sommes pas touchés par une menace exceptionnelle. Il convient d'avoir une vision prospective, qui tienne compte des risques futurs.
Un calcul de rentabilité à court terme, tel qu'il est présenté par le Conseil fédéral, ne relève pas d'une bonne gestion. Il suffit de constater le revirement de nombreux pays de l'espace Schengen, qui ont réintroduit les contrôles systématiques aux frontières, et qui, je le répète, ont dû réinstaller des bâtiments destinés au personnel des douanes. A croire que ces pays ont aussi leur lot de technocrates, qui ne sont pas toujours très avisés.
Aujourd'hui, en plus des menaces décrites, notre pays est devenu une véritable passoire et un self-service pour tous les criminels d'Europe. Il serait judicieux de penser autrement et de remettre en place nos gardes-frontière pour assurer une sécurité optimale. Ne bradons pas notre sécurité à petit prix!
Pour toutes ces raisons, je vous invite à soutenir la présente motion.
Data: OpenParlData · CC BY 4.0