Pour mettre un frein à la tyrannie de la protection des données
(26.4506)- Type
- Postulat
- State
- Eingereicht
- Parliament
- Schweiz
- Number
- 26.4506
- Start
- 01.10.2026
- Official record
- Official profile
- External ID
- 20264506
- Philippe NantermodFDP.Die Liberalen
- Nationalrat
- Eingereicht
- Titel des GeschäftesTitel folgt
- Texte déposé
Dans le cadre d’une analyse juridique, le Conseil fédéral est prié de proposer des mesures d’allègements efficaces concernant la législation sur la protection des données, cela afin d’assouplir les règles en la matière, d’empêcher une interprétation extensive de la législation et de limiter les interventions du PFPDT.
- Développement
Avec le développement des technologies de l’information, la protection des données est devenue une préoccupation majeure, à tel point qu’un véritable business s’est créé autour de ce concept. On ne compte plus les consultants qui en ont fait le métier.
Loin de faciliter le quotidien des citoyens et de protéger toujours leur intimité, les exigences élevées en matière de protection des données ont pour effet premier de compliquer inutilement les relations humaines, d’empêcher et de complexifier l’accès à des outils fort pratiques, de renchérir les coûts des entreprises et de créer une bureaucratie infernale.
Si les autorités spécialement créées dans ce but se gargarisent des multiples directives qu’elles produisent pour protéger les citoyens contre eux-mêmes, les individus ont le sentiment légitime d’être infantilisés et de ne plus pouvoir profiter librement des aspects positifs des nouvelles technologies.
A titre d’exemple, on citera les multiples interdictions d’utiliser des applications très pratiques comme Whatsapp, les exigences parfois absurdes faites aux entreprises sur la collecte de données qui n’ont rien de confidentiel ou les sempiternels cookies qui transforment toute navigation sur le web en un pensum. Récemment, Apple a annoncé renoncer à proposer certains de ses services, parmi lesquels les plus pratiques, aux consommateurs européens en raison de ces législations inutiles. En Suisse, le Préposé fédéral s’est même permis de considérer que la plateforme Digitec n’aurait pas le droit d’exiger la création d’un compte utilisateur pour passer commande, une intervention dans le marché privé complètement dénuée de lien avec la protection des données.
Ces règles sont par ailleurs un frein évident à l’innovation, à une époque où l’Europe et la Suisse doivent veiller à ne pas perdre complètement pied sur plan économique. Enfin à une époque de réduction des dépenses, on peut se demander si des économies pertinentes ne sont pas possible dans ce domaine.
Data: OpenParlData · CC BY 4.0