Bologna-Deklaration
(01.3337)- RedetextGian-Reto Plattner(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Eine Bemerkung, Frau Bundesrätin: Es stimmt: Wenn man einmal eine Allergie hat, braucht es sehr wenig, bis man wieder einen Ausschlag bekommt. Eine andere Bemerkung: Wenn die Schweiz als Nation durch einen Staatssekretär eine internationale Vereinbarung unterschreibt, die uns dann verpflichtet, unsere Studien zu reorganisieren, und wenn dabei Mehrkosten entstehen, dann, so meine ich, muss ich schon darauf bestehen, dass es nicht der Föderalismus ist, den man dann anrufen muss; vielmehr hat dann halt das Land, d. h. der Bund, einen Entscheid gefällt und muss dann auch kostenmässig dafür geradestehen.
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- RedetextRuth Dreifuss(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Je vais m'efforcer de répondre aux questions qui ont émergé dans la discussion, puisque M. Bieri a souligné que la réponse écrite répondait de façon très précise aux questions écrites qu'il avait posées.
Le point principal est de savoir qui doit faire cette réforme. A partir du moment où la volonté politique est donnée d'intégrer le système suisse des hautes écoles - universités, écoles polytechniques fédérales et hautes écoles spécialisées - dans un système plus harmonisé au niveau international et qui s'inspire du système anglo-saxon des titres, la question principale est de savoir qui doit faire cette réforme. Il est évident que ce sont les universités, les écoles polytechniques, les hautes écoles spécialisées. La Suisse a mis en oeuvre les instruments pour réaliser cela, que ce soit dans chaque université en particulier, que ce soit sous la direction de la Conférence des recteurs des universités suisses (CRUS) qui assume, dans ce domaine, la tâche de coordination. Et cela est bien ainsi. Je me méfie d'un Etat qui fixe lui-même les titres universitaires. C'est à l'université, à la haute école de définir exactement quels sont ces titres; la communauté internationale des chercheurs et des universitaires va ensuite certainement pousser à l'harmonisation.
Je suis très fière d'ailleurs car la Suisse, à la Conférence des ministres de Prague, avait une des délégations, je crois, la plus composite et celle où les recteurs étaient le mieux représentés. Et nous allons continuer comme ça. Ce n'est pas à nous de définir ni le rythme de passage, ni la façon dont les différentes universités, pour leurs différentes branches d'études, doivent fixer ce rythme; c'est à la communauté des hautes écoles de le faire. Il faut bien se rendre compte que chaque université se déterminera pour chaque branche d'études, comme l'a très bien dit M. Plattner. Ce n'est pas un processus que l'on peut déterminer ainsi. Il faut déterminer pour chaque branche particulière comment réorganiser les enseignements et comment créer des modules qui permettent aussi au système de crédits de fonctionner. Et cette tâche-là est en cours et peut se fonder sur une décision unanime des recteurs des hautes écoles.
Ce qui sera très important dans ce processus, auquel nous veillerons de loin tout en faisant pleinement confiance et en sachant que ce problème est reconnu par les responsables, c'est d'éviter un parallélisme entre les anciennes filières d'études pour l'obtention d'un diplôme ou d'une licence et les nouveaux cursus. Il faut, au moment où l'on introduit cela, avoir déjà mis en place la clé qui permet de passer de l'ancien système au nouveau, de façon à ce que tout l'enseignement dont aura bénéficié un étudiant soit valorisé en fonction du nouveau cursus. Ainsi, on évitera qu'il y ait une génération sacrifiée qui devrait recommencer certains enseignements pour pouvoir passer dans la nouvelle structure. Et cela pose, de façon générale, toute la question des crédits. Vous savez qu'un groupe de travail constitué par la CRUS est en train d'établir des directives pour la mise en place d'un système de crédits cohérent, à l'échelle de la Suisse, et qui soit compatible avec le modèle européen.
Ainsi, notre ambition est d'aider les universités, les hautes écoles, les écoles polytechniques à réaliser les intentions manifestées. Dans ce sens-là, je ne vois pas de contradiction entre l'autonomie et la fixation de règles communes.
Ces règles communes seront surtout des règles qui assurent la reconnaissance du module et assurent les possibilités de passage d'une école à l'autre. Dans la mesure où il y aurait un élément contraignant, il serait décidé en commun par l'ensemble des hautes écoles concernées.
La deuxième question posée concerne la prolongation de la durée des études. Si on part de l'idée que c'est le "master" - la maîtrise, pour utiliser un équivalent français - qui serait l'équivalent de ce qu'est aujourd'hui la licence, c'est-à-dire la fin d'un premier cycle d'études, il y aurait effectivement une prolongation dont il faudrait tenir compte.
J'ajouterai que cette prolongation qui pourrait être d'une année interviendrait peu de temps la réduction des études gymnasiales d'une année. Si on jouait - mais ça, c'est de nouveau l'autonomie des cantons - sur un début de formation scolaire, d'intégration dans l'école un peu plus précoce que ça n'est le cas actuellement, partant de l'idée de 12 ans pour une maturité, on pourrait arriver à une durée d'études plus longue, en tout cas équivalente, et à une sortie plus précoce de l'université ou des hautes écoles, ce qui serait à mon avis tout à fait favorable.
Ce qui est très important dans ce cas, je le dis même si ce n'est pas abordé directement dans cette interpellation, c'est la question des passerelles. Je l'ai abordé sous l'angle des crédits et de la reconnaissance des modules, mais cela va au-delà. Je suis sûre que Mme Beerli s'accorde avec moi sur le fait que le passage des hautes écoles spécialisées aux universités, ou des universités aux hautes écoles spécialisées, n'est pas encore réglé. Je pense que le processus de Bologne devrait nous permettre de réfléchir profondément et de rechercher des solutions pour ces passerelles qui sont nécessaires et constituent encore le principal problème non résolu de la coexistence de ces deux systèmes. Je crois que, là, nous devrons faire de grands progrès. J'espère que le système de Bologne pourra plutôt nous aider dans cette voie.
Que constitue alors le baccalauréat, le "bachelor", le titre de bachelier? Si j'aime bien le système anglo-saxon, je n'aime pas les mots anglo-saxons qui seraient censés tout d'un coup envahir encore un peu plus notre vie quotidienne. Je dirai que le titre de bachelier n'a pas tout à fait atteint la même valeur dans les universités et dans les hautes écoles spécialisées. Je fais miens les termes de "équivalent" et "différent" qu'a utilisés Mme Beerli tout à l'heure. Je crois que dans les universités, le titre de bachelier aura une fonction charnière plus importante que dans les hautes écoles spécialisées, en ce sens qu'il servira d'abord à encourager [PAGE 542] la mobilité. C'est le moment où on peut changer d'université, c'est le moment où il est possible aussi de changer de voie d'étude, et je crois que cela est très important.
Je ne crois pas que l'on puisse dire que le titre de bachelier sera déjà un titre suffisant pour l'accès au marché du travail. C'est là qu'il y a une différence, dans la mesure où ce n'est pas l'achèvement d'une formation complète. Il pose les bases, l'"Instrumentarium", pour la poursuite d'études dans le domaine scientifique. Les exemples que vous avez donnés en médecine sont d'ailleurs parlants.
Nous pensons que dans les hautes écoles spécialisées, la formation de bachelier mènera davantage à une compétence reconnue sur le marché du travail à cause de l'orientation plus professionnelle de la formation. Le "master", la maîtrise que je souhaite également voir se développer dans les hautes écoles spécialisées, sera au contraire le complément d'orientations plus scientifiques, de recherches. Je suis persuadée qu'il faut développer - je me permets là de marcher une peu sur le territoire de M. Pascal Couchepin - la recherche dans les hautes écoles spécialisées. Dans celles-ci, nous devons transmettre aux étudiants la technologie en développement, les techniques professionnelles progressives et non pas, comme cela est encore le cas surtout au niveau de la maturité professionnelle, l'état des connaissances. Non, le niveau tertiaire transmet les connaissances en devenir, en y associant les étudiants. Cela doit valoir également pour les hautes écoles spécialisées. Pour que ces travaux de recherche se développent aussi auprès des étudiants, la maîtrise doit être une voie absolument ouverte.
Restent les dernières remarques légèrement pointues de M. Plattner sur les coûts. Je n'entrerai pas dans une discussion familiale en disant que je me sens effectivement plus responsable de mes propres enfants que de mes filleules et filleuls que j'essaie pourtant de gâter autant que je peux; je parle des universités cantonales. Mais quand on a la responsabilité unique d'une institution, on veille à assumer l'intégralité de ses responsabilités. Pour les universités, j'assume ces responsabilités, je dirais presque de façon subsidiaire au côté des vrais parents, c'est-à-dire les cantons. Permettez-moi quand même de dire, Monsieur Plattner, qu'après le merveilleux débat que nous avons eu sur le fédéralisme, j'aimerais que l'on insiste aussi sur la responsabilité cantonale face aux universités. Responsabilité lourde, responsabilité qu'ils assument largement après une période où le retrait financier de certains cantons m'a donné beaucoup de soucis, où je me suis sentie très solidaire, d'ailleurs non seulement de manière abstraite, mais avec un soutien concret, des universités cantonales qui se voyaient dans certains cas un peu "stiefmütterlich behandelt" par les cantons.
Encore une fois, nous sommes dans ce domaine les parrains et les marraines d'un système et nous nous efforçons de donner toutes les chances de développement à nos filleuls et à nos filleules.
Le coût de la mise en oeuvre de la Déclaration de Bologne doit être pris en considération et ce n'est pas le seul élément. J'espère, avec ou sans votre motion, mais je pense avec l'aide de votre motion, Monsieur Plattner, arriver à augmenter les moyens mis à la disposition des universités cantonales, avec des critères tels que ceux que vous avez évoqués. Ceux de l'encadrement des étudiants montrent certainement des différences de branches et de cantons qui ne sont pas acceptables et dont nous devons tenir compte dans la fixation du montant global et de la clé de distribution de nos subventions. S'il y a des frais supplémentaires dans ce domaine, ainsi que dans d'autres domaines, comme par exemple pour les nouvelles études médicales, orientées beaucoup plus vers des projets travaillés en groupe, c'est pour donner toutes les chances à ce système de crédits et permettre aux universités cantonales de développer ce modèle.
Vous le savez, je vous l'ai promis lors de cette fameuse discussion, nous augmenterons les moyens à partir de la prochaine période quadriennale. Vous souhaitez les augmenter tout de suite. Le Conseil fédéral, dans son budget, n'a pas encore considéré que la motion avait été transmise et n'a pas fait de proposition dans ce sens-là. Nous nous retrouverons en décembre, Monsieur Plattner, pour fixer le budget de l'année prochaine pour les universités, et je suis persuadée, et je l'espère d'ailleurs, que ce débat aboutira à un soutien accru aux universités cantonales.
Il ne m'appartient ici de commenter ni les interviews que je donne et que l'on peut lire d'une façon plus ou moins sélective, ni les maladresses que l'on me prête ou les coupures que le journaliste peut faire, mais qui brouille un tout petit peu le discours. Les écoles polytechniques fédérales sont des écoles spécialisées, elles n'ont pas de caractère universel. De ce fait, je pars de l'idée qu'en dehors peut-être de certaines branches où nous formons du personnel dont nous avons besoin et où, selon l'expression que j'ai utilisée, une bonne moyenne doit être respectée - il y a quelques branches et enseignements de l'école polytechnique fédérale dont on peut aussi se satisfaire, que ce soit au moins une bonne moyenne -, mais dans les secteurs pointus des écoles polytechniques qui sont des universités spécialisées, nous devons atteindre le niveau international de qualité.
Les universités cantonales, qui ont des vocations universelles, ne pourront pas atteindre cette qualité dans tous les domaines. J'ai dit très clairement dans mon interview que chacune de ces universités pouvait, à mon avis, atteindre dans certains domaines une position de pointe. J'ai ajouté que nous étions persuadés qu'il fallait apporter notre contribution, de façon à atteindre cet objectif. Nous ne pouvons pas, dans tous les domaines et dans tous les cas, là où nous avons besoin de former des gens, atteindre le "top niveau" international. Nous ne pouvons pas, par exemple, exiger de chaque faculté de droit que tout étudiant qui en sort, une fois ses études achevées, puisse se mesurer aux étudiants des plus grandes facultés de droit du monde entier. Je pourrais répéter cela pour toute une série de disciplines.
Monsieur Plattner, je crains que notre vieux débat sur le rôle de la Confédération vis-à-vis des universités cantonales ait un tout petit peu obscurci votre lecture de mon interview et que vous croyiez y avoir trouvé la confirmation d'un mépris dans lequel je tiendrais les universités. Loin de moi cette idée. Si quelqu'un a pu l'interpréter ainsi, je tiens à rectifier et à m'excuser auprès de ceux qui auraient pu avoir le sentiment que cette idée m'a passé par l'esprit. Mais comment pourraient-ils avoir le sentiment que je ne respecte pas infiniment les universités cantonales et que je ne m'efforce pas de leur apporter le soutien le plus grand qui soit! Monsieur Plattner, je suis obligée de dire aux cantons que, s'ils ne font pas leur devoir, ils ne méritent pas d'avoir des universités cantonales.
- RedetextGian-Reto Plattner(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Ich bin mit Frau Beerli vollkommen einverstanden. Ich wollte auf keinen Fall sagen, dass hier ein Qualitätsunterschied besteht, sondern es besteht ein Unterschied in der Studiendauer, weil die Ausrichtung und die Vorschulung eine andere sind. Ich bin vollkommen einverstanden mit dem, was Frau Beerli zu den Fachhochschulen gesagt hat.
- RedetextChristine Beerli(FDP.Die Liberalen)Schweiz
Es wurde sehr viel Richtiges gesagt. Einzig eine kleine Ausführung von Herrn Plattner hat mich dazu gebracht, auch noch kurz das Wort in Bezug auf die Fachhochschulen zu verlangen. Die Fachhochschulen sind gleichwertig, aber andersartig. Ich habe es etwas empfunden, dass Herr Plattner praktisch sagte, wir sollten den Bachelor der Universitäten nicht auf das Niveau der Fachhochschulen senken. Die Universitäten müssten dann doch immer noch einen etwas spezielleren Abschluss haben und die Master-Ausbildung als Ziel jeder universitären Ausbildung ansehen.
[PAGE 541] Ich glaube, dass Universitäten und Fachhochschulen wirklich als Partner nebeneinander existieren und auch miteinander eine Zusammenarbeit pflegen sollten. Sie fallen ja auch beide unter den Hochschulbegriff. Wir haben einen einheitlichen Hochschulbegriff, unter dem auf der einen Seite die Fachhochschulen und auf der anderen Seite die Universitäten zu verstehen sind. Die Fachhochschulen haben es vielleicht etwas einfacher, sich in die Systematik der Bologna-Deklaration einzugliedern, weil sie in der Tat mit ihrem Abschluss einen Berufsabschluss bieten, eine praktische Ausbildung, die direkt den Eingang ins Berufsleben ermöglicht und daher die Kriterien des Bachelor erfüllt. Aber die Fachhochschulen haben Folgendes noch vor sich und streben es mit grosser Zielstrebigkeit an - wir hoffen, dass wir dies auch in guter Partnerschaft mit den Universitäten tun können -: Die Fachhochschulen sind unbedingt darauf angewiesen, auch einen Master anbieten zu können, die Bestrebungen sind voll im Gang. Ich glaube, dass wir hier auch Unterstützung finden werden, sowohl jene des Departementes von Frau Dreifuss als auch jene des Volkswirtschaftsdepartementes, in dem die Fachhochschulen angesiedelt sind. Die Fachhochschulen haben 1996 im Gesetz einen neuen, dreigliedrigen Auftrag erhalten. Wenn sie ihn wirklich erfüllen wollen, ist es unumgänglich und wichtig, dass sie neben der Bachelor-Ausbildung - die sie zu einem guten Teil bis anhin schon anbieten und die so gestaltet werden kann, dass das Bisherige verwendet werden kann - zusätzlich auch eine Weiterbildung anbieten können, eine Weiterführung der Ausbildung, die dann zu einem Master-Abschluss führt. Nur dann können sie ihre neuen Aufträge wirklich zur vollen Zufriedenheit erfüllen. Ich glaube und hoffe, wie gesagt, dass wir das nicht im Konflikt, sondern in Partnerschaft mit den Universitäten tun können.
- RedetextGian-Reto Plattner(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Ich ergreife die Gelegenheit, auch ein paar Worte zu den Chancen und Schwierigkeiten zu sagen, die sich für die Hochschulen durch die Mitarbeit der Schweiz am Bologna-Prozess ergeben. Es sind vor allem drei Punkte, auf die ich hier kurz eingehen möchte.
Das eine sind die Schwierigkeiten. Es ist schön, dass eine Hochschule wie jene von St. Gallen auf einen Schlag und auf ein und denselben Termin hin für ihre ganzen Studienangebote das Master-Bachelor-System - und dazu müsste man immer auch noch das Doktorexamen nennen - einführen kann. St. Gallen ist natürlich eine sehr homogene Hochschule, und da fällt dies relativ leicht. An einer Universität wie derjenigen von Basel - mit einer Vielzahl von verschiedenen Studiengängen, von denen immer einige gerade in "Renovation" sind, wo vielleicht gerade neue [PAGE 540] Studiengänge vor zwei, drei Jahren eingeführt wurden und somit heute schon zwei Studiengänge parallel laufen, ein alter und ein neuer - ist es natürlich sehr viel schwieriger, allenfalls noch einen dritten Studiengang nach dem Kreditpunkte-Bachelor/Master-System einzuführen. Drei Studiengänge nebeneinander zu führen, das überfordert jedes Fach. Da müssen Sie also ein gewisses Verständnis haben, wenn es nicht möglich ist, an einer Universität mit einer derartigen Angebotsbreite - wie das an allen Hochschulen mit sowohl naturwissenschaftlichen wie auch geistes- und sozialwissenschaftlichen Abteilungen der Fall ist - einfach auf einen Schlag hin das neue System einzuführen. Da wird man eine - nicht zu kurz bemessene - Übergangszeit gewähren müssen.
Es gibt aber natürlich auch inhaltliche Probleme. Während es in den Naturwissenschaften relativ einfach ist, die Bachelor-Master-Doktor-Struktur einzuführen, gibt es bei uns in den Geisteswissenschaften erhebliche Probleme, weil die ganzen Traditionen dieser Fächer mit ihren Systemen von Hauptfächern und doppelten Hauptfächern so sind, dass man nicht ohne weiteres, einfach durch eine Formänderung das Studium in modulare Einheiten gliedern und Kreditpunkte verteilen könnte. Da muss wirklich die Ausbildung von Grund auf neu durchdacht werden; sie wird sich in gewissen Fächern dramatisch ändern. Dass das auch wieder Zeit braucht, ist klar. Ich bin immerhin froh, hier sagen zu können, dass an unserer Universität - nach anfänglichen Widerständen - mittlerweile alle Fakultätsversammlungen zugestimmt haben, diese Probleme anzugehen, und es somit nur noch eine Frage der Zeit sein wird, bis in allen Fächern die Bologna-Deklaration umgesetzt werden kann.
Ein zweiter Punkt ist der Stellenwert des neu eingeführten Bachelor-Examens. Das hängt eng mit der Studienzeitverkürzung zusammen, die Kollege Bieri genannt hat. Es gibt in der Wirtschaft klare Vorstellungen, dass man mit dem Bachelor so etwas einführt wie - ich sage das einmal - eine "Anlehre" in der Berufsbildung, eine verkürzte, nicht ganz so vollständige, aber immer noch gute Hochschulbildung, die dann billigere, aber doch akademisch einigermassen gut ausgebildete Arbeitskräfte zur Verfügung stellt. Diese Diskussionen finden statt, die Wirtschaft macht diesen Standpunkt geltend. Die Universitäten und Hochschulen müssen sich fragen, wie sie damit umgehen wollen. Klar ist für mich, dass der Bachelor einerseits eine Zwischenstufe zum Master ist und dieser wiederum eine Zwischenstufe zum Doktorexamen; bis zum wirklich selbstständigen Wissenschaftler und Forscher ist es also eine dreistufige Ausbildung. Aber für mich ist andererseits auch klar, dass man nicht einfach ein Zwischenexamen machen kann, wie es zum Beispiel die ersten Propädeutika bei den Medizinern waren, die mit Medizin sozusagen gar nichts zu tun hätten und bei denen niemand hätte behaupten können, man sei mindestens schon so eine Art Barfussdoktor, wenn man das erste und zweite Propädeutikum gemacht hätte. Das war nicht so; es gab vielmehr eine völlig andere, stark auf die Naturwissenschaften ausgerichtete Ausbildung, die einen nicht zum Arzt machen konnte.
Der neue "Bachelor" muss schon von der Art sein - ich denke, das ist eine Aufgabe, die die Hochschulen wahrnehmen müssen -, dass er ein in sich geschlossenes Paket von Ausbildung anbietet, mit einer gewissen Breite, sodass dann die Wirtschaft ihrerseits durch entsprechende Angebote an Leute, die einen Bachelor gemacht haben, ihre Wertschätzung dieser Ausbildung zeigen kann und allenfalls die Leute wirklich anstellt, obwohl diese nicht weiter gegangen sind, wie das in den USA der Fall ist, wo weitaus die meisten Universitätsabschlüsse auf dem Bachelor-Niveau enden und keine weitere Ausbildung mehr gemacht wird.
Persönlich meine ich, wir sollten nicht so weit kommen, dass bei uns der Bachelor, mit nur drei Jahren, zum Normabschluss in der Hochschule wird. Wenn ich etwas spitz argumentiere, würde ich sagen, für so kurze Hochschulausbildungen haben wir jetzt eigentlich die Fachhochschulen eingeführt, die eben eine andere Ausbildungsphilosophie haben, wo ein grosser Teil der Ausbildung nach der Berufslehre und der Berufsmatura schon da ist und dann nachher drei Jahre genügen. Die universitären Hochschulen sollten schon am Normabschluss Master festhalten, auch wenn das manchen Wirtschaftsleuten nicht gefallen wird.
Der letzte Punkt ist ganz wichtig, da möchte ich Frau Bundesrätin Dreifuss bitten, gut zuzuhören: das sind die Kosten. Schauen Sie, was der Bundesrat zu den Kosten sagt - auch Herr Bieri hat deutlich gefragt und hat wahrscheinlich mehr erwartet -: Fast nichts! Da wird nüchtern gesagt, was immer stimmt, dass noch nicht alle Abklärungen getroffen seien, um den Mehraufwand zuverlässig messen zu können. Das stimmt natürlich. Beim Lesen dieser Antwort erinnere ich mich dann aber an den Widerstand von Frau Bundesrätin Dreifuss bei der Überweisung meiner Motion für eine substanzielle Erhöhung der Grundsubventionen an die Universitäten und an das Interview, das Frau Bundesrätin Dreifuss dem "Tages-Anzeiger" gegeben hat. Daraus ging sehr klar ihre riesengrosse Liebe zu den Eidgenössischen Technischen Hochschulen hervor, die wie verwöhnte Kinder erschienen. Den Universitäten wurde gesagt, sie dürften auch in gewissen Teilen Weltspitze sein, aber im Allgemeinen reiche da gutes Mittelmass. Dabei kam ich mir schon ein wenig vor wie das Stiefkind in der Familie Dreifuss.
Hier muss ich schon sagen: Die Dinge hängen alle miteinander zusammen. Wenn Sie das Kreditpunktesystem ernst nehmen, das ein Teil der Bologna-Deklaration ist, und die Forderungen ernst nehmen, wonach man in den ersten drei Jahren schon eine solide, umfassende Ausbildung anbieten können soll, die es der Wirtschaft ermöglicht, Bakkalaureaten dann auch wirklich sinnvoll zu beschäftigen und sie in die wirtschaftsinterne Weiterbildung zu schicken, dann erfordert dies einen erheblichen Mehraufwand. Mit Ex-Cathedra-Vorlesungen - ein Professor vor 300 Studierenden - kommt man nie in einen solchen Zustand, sondern da sind Gruppenarbeit, da ist Tutoring gefragt, da müssen Übungen und Besprechungen im kleinen Rahmen abgehalten werden. Das erfordert vor allem personell eine bessere Ausstattung der verschiedenen Fachrichtungen. Die Betreuungsverhältnisse - nicht nur auf dem Niveau Ordinarius oder Ordinaria und Studierende, sondern insgesamt, vor allem auch im Mittelbau, um die entsprechenden Chancen für alle diese Mittelbau-Leute, trotzdem eine vernünftige Lebenskarriere machen zu können, zu wahren - müssen stark verbessert werden. Das wird erhebliche Zusatzmittel erfordern. Für die Bologna-Deklaration - wenn man sie ernst nimmt und so umsetzt, wie das die Meinung ist - bedeutet das nicht 1, 2, 3 Prozent Mehrkosten, sondern 10, 20, 30! Wir rechnen nach unseren ersten Erfahrungen mit etwas in der Gegend von einem Viertel Mehrkosten für die Lehre - nicht für die Forschung natürlich - in den Fächern, wo wir das schon eingeführt haben.
Daran werde ich Sie im Dezember 2001 erinnern, wenn das Budget vorliegt und wenn dann hoffentlich auch der Nationalrat - am 1. Oktober 2001 - die Motion überwiesen haben wird. Ich bitte Frau Bundesrätin Dreifuss, sich dann auch noch an mein jetziges Votum zu den Kosten zu erinnern. Die Universitäten brauchen einfach Geld. Sonst ist nicht einmal mehr dieser mittlere Durchschnitt, den uns Frau Bundesrätin noch zugesteht, zu halten. Dann sinken wir auf eine Qualitätsstufe ab, bei der man sich fragen muss, ob es sich überhaupt noch lohnt, so teure Institutionen am Leben zu erhalten.
- RedetextPeter Bieri(Christlichdemokratische Volkspartei der Schweiz)Schweiz
Ich kann mit Blick auf meinen eigenen Umkreis sagen: Die Bologna-Deklaration interessiert die heutige akademische Jugend; diese schaut sehr aufmerksam, was in den nächsten Jahren in diesem Bereich geschieht; das wird insbesondere ihre eigenen Studien wesentlich beeinflussen. Ich möchte vorerst dem Bundesrat für die ausführliche und, wie ich denke, auch informative Antwort auf meine fünf Fragen bestens danken. Sie gibt den Stand des Umsetzungsprozesses der Bologna-Deklaration in der Schweiz und in den übrigen 31 Signatarstaaten im europäischen Raum wieder. Mit der Zahl von 32 Staaten ist auch klar gesagt, dass die Bologna-Deklaration weit über den EU-Raum hinausreicht. Aus der Antwort des Bundesrates ist festzustellen, dass die Hochschulverantwortlichen auf Stufe der Universitäten und der Fachhochschulen zurzeit intensiv daran sind, den zehn Jahre dauernden Umsetzungsprozess zu nutzen, die Hochschulabschlüsse dem angelsächsischen Modell mit Bachelor- und Master-Abschlüssen anzupassen. Wir tun auch gut daran, denn es ist doch festzustellen, dass die übrigen europäischen Staaten ebenfalls intensiv daran sind, diesen Prozess umzusetzen. Offenbar sind sowohl die politisch verantwortlichen Instanzen als auch die unmittelbar Betroffenen im Bildungsbereich, also die Hochschulen selbst, sehr engagiert, dass das gesteckte Ziel bis zum Jahr 2002 umgesetzt werden kann. Die europäischen Länder haben sich damit nicht nur einem intern wettbewerbsträchtigen Neuerungsschub verpflichtet, sie haben sich auch aufgemacht, im Vergleich mit den Vereinigten Staaten von Amerika bestehen zu können. Dem kann und soll sich auch unser Land nicht verschliessen.
Wer sich etwas in die Materie hineindenkt, stellt fest, dass diese Reform der Studienabschlüsse mehr ist als eine reine Umbenennung der Studienabschlüsse. Dahinter steckt vielmehr auch die Idee, dass Studienabschlüsse europaweit vergleichbar werden, dass Teilstudienleistungen anderer Hochschulen angerechnet werden können und damit die Mobilität im Hochschulbereich verbessert wird. Dazu sind jedoch Bewertungs- und Qualitätssysteme notwendig, die es erlauben, die Studienabschlüsse untereinander zu vergleichen, damit Gewähr besteht, dass diese auf einem hohen Niveau gehalten werden können.
Wie aus der Antwort des Bundesrates hervorgeht, unternimmt unser Land zurzeit die dazu notwendigen Umsetzungsschritte; es kann festgestellt werden, dass die einen Universitäten, etwa diejenigen der Kantone Tessin oder St. Gallen, schon weit vorangeschritten sind, andere wiederum den Entwicklungen noch eher abwartend gegenüberstehen. Das Gelingen auf schweizerischer Ebene wird aber primär davon abhängen, dass die Hochschulen in ihrer Gesamtheit mitziehen. Auch stellt sich die Frage, inwieweit es gelingt, die Autonomie der Hochschulen einerseits und das Setzen einheitlicher Anforderungen für die Studienabschlüsse andererseits auf einen gleichen Nenner zu bringen. Es bleibt zu hoffen, dass wir mit dem neuen Universitätsförderungsgesetz das dazu notwendige Instrument geschaffen haben.
Ferner würde es mich interessieren, inwieweit diese Studienabschlüsse an unseren Hochschulen zu Veränderungen der Studiendauer führen. Bei einem landläufig angenommenen System - drei Jahre bis zum Bachelor und zwei weitere Jahre bis zum Master Degree - würde man auf fünf Jahre kommen, was zumindest bei gewissen Studien zu Verlängerungen anstelle der vielfach anbegehrten Verkürzungen führen würde.
Gerade wenn ich an die ETH denke, dann sind heute die Studienabschlüsse so ausgerichtet, dass man nach weniger als fünf Jahren abschliessen kann. Auch sind die Fachhochschulen heute auf eine dreijährige Ausbildung ausgerichtet. Dem Faktor Studienzeit wird deshalb eine besondere Beachtung zu schenken sein.
Ich danke Ihnen, Frau Bundesrätin, wenn Sie uns zur Frage der Zusammenarbeit der Hochschulen in diesem Bereich und zur mutmasslichen Studiendauer einige zusätzliche Auskünfte geben könnten.
- RedetextAnton Cottier(Christlichdemokratische Volkspartei der Schweiz)Schweiz
M. Bieri demande la discussion. - Ainsi décidé.
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