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Nicolas Walder

Active
Die GrünenFraktion G
Conseiller d’ÉtatGrosser RatGenf

Mandate
Function
Conseiller d’État
Party
Die GrünenSource: V
Parliamentary group
Fraktion G
Parliament
Grosser Rat
Electoral district
Genf
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Gender
Male
Born
1966
Language
French
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Chemin Vigne Rouge 1
1227 Carouge
Also active in
Schweiz
Die Grünen· Fraktion G· GenfFormer
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Q24703507
Source body
GE
Record updated
18.06.2026
First imported
19.01.2026
Voting record(8575)
  1. Ja
  2. Ja
  3. Ja
  4. Ja
  5. Nein
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  • Lobbyist
    Heggli Roman · Interessenvertreter/in
    30.09.2025 – 03.11.2025Schweiz
    Pink Cross
  • Lobbyist
    Kaiser Anis · Interessenvertreter/in
    30.09.2025 – 03.11.2025Schweiz
    TGNS
Speeches(184)
  1. Redetext
    Schweiz

    Disons-le sans détour[NB]: l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions[NB]!", prétendument "pour la durabilité", est une imposture politique, doublée d'une grande tartuferie. Son intitulé évoque la maîtrise démographique et la protection de l'environnement, mais, en réalité, elle ne garantit ni l'une ni l'autre. Ce texte ne fixe pas une limite contraignante à la population, mais uniquement aux permis stables et durables. Il exclut de son champ les permis précaires, les frontaliers, les touristes. Par ailleurs, ce texte ne s'attaque ni aux causes réelles de la surconsommation des ressources ni à notre empreinte carbone. Il ne parle pas de transition énergétique ni de préservation de la biodiversité. Autrement dit, cette initiative prétend résoudre des problèmes en ciblant les mauvaises personnes, avec les mauvais outils et pour de mauvaises raisons.

    C'est une illusion, mais une illusion dangereuse, car derrière un vernis écologique, hypocrite et opportuniste se cache une offensive politique brutale, qui fragilisera notre société, notre économie et notre cohésion nationale. Ce sont les classes moyennes, les aînés, les jeunes en formation, les PME, bref, toutes celles et tous ceux qui font la Suisse au quotidien, qui en payeront le prix fort. En remettant en cause la libre circulation des personnes, cette initiative attaque frontalement les fondements de notre économie. Elle vise celles et ceux qui soignent dans nos EMS, qui nous nourrissent, qui construisent nos infrastructures, qui enseignent, qui innovent, qui payent leurs impôts ici. Limiter drastiquement l'accès à des permis durables, c'est se priver d'une main-d'oeuvre [PAGE 1735] qualifiée indispensable et aussi forcer des milliers de travailleurs à basculer dans la précarité. C'est ouvrir la porte au travail au noir, à l'exploitation, aux abus. Ce sera une aubaine pour les employeurs sans scrupules, un cauchemar pour l'État de droit et un poison pour la cohésion sociale.

    Ce sera aussi un coup d'arrêt au dynamisme de nos entreprises, et ce, bien avant l'échéance de 2050. Aujourd'hui, plus de 50 pour cent de nos exportations vont vers l'Union européenne. Pour nos PME, ce chiffre grimpe à 90 pour cent. C'est grâce à la voie bilatérale choisie dès 1999 par notre pays et largement soutenue par notre population que nous avons une telle réussite. Rompre avec la libre circulation, c'est déclencher mécaniquement et dès maintenant la remise en question de tous les accords bilatéraux. Ce n'est pas une vague menace hypothétique[NB]; c'est une froide réalité juridique. Cela signifie l'accès restreint aux marchés européens, la perte de compétitivité, les pénuries d'approvisionnement, et, à terme, le recul inéluctable de notre souveraineté économique que nous nous efforçons de défendre sans relâche dans cette enceinte même.

    Croire que la Suisse pourra s'en sortir en se tournant vers les États-Unis, la Chine ou les Émirats arabes unis, c'est se nourrir d'illusions. Ces pays ne sont ni fiables, ni proches, ni ouverts de manière équitable à nos intérêts.

    Nous ne savons pas si cette initiative freinera la croissance démographique, mais une chose est sûre[NB]: elle freinera notre prospérité avant même son entrée en vigueur, et certainement pas de manière cohérente. Les multinationales qui peuvent délocaliser continueront à prospérer, bien sûr, mais ce sont nos PME, nos services de proximité, nos filières de formation qui seront asphyxiés. Ce sont nos concitoyens, ici en Suisse, qui paieront le prix d'une économie privée de débouchés, d'un marché du travail déstabilisé, asséché, et d'un modèle de prospérité sacrifié sur l'autel d'une idéologie jusqu'au-boutiste.

    Il ne faut pas s'y tromper, cette initiative s'inscrit dans la lignée des populismes d'extrême droite qui se répandent ailleurs, avec leur cortège de fausses promesses et de vraies divisions. Comme le trumpisme aux États-Unis, elle prétend reprendre le contrôle sur la migration, mais elle sème en réalité le chaos - le chaos économique, le chaos institutionnel, le chaos social. Elle nous coupe de nos voisins, elle s'attaque à nos valeurs humanistes, elle piétine nos engagements internationaux, elle floute l'avenir de nos PME et elle alimente la peur au lieu de proposer des solutions.

    Mesdames et Messieurs, ce texte prétend protéger la Suisse[NB]; la crue réalité est qu'il l'isole, l'appauvrit et la fragilise. Alors ensemble, recommandons le rejet de ce texte de l'UDC et rejetons tout contre-projet qui menace la stabilité, la prospérité et la cohésion sociale qui ont fait et font toujours la force de la Suisse.

  2. Redetext
    Schweiz

    Merci pour vos propos. Vous êtes mieux placé que quiconque pour savoir que le secteur viticole en Suisse souffre actuellement et que cet accord permettra l'arrivée d'environ 2 millions de bouteilles de vin rouge hors taxes du Chili. Vous venez également de signer un accord avec le Mercosur qui permettra des quotas de vin hors taxes de l'Argentine. Menez-vous une étude sur les effets cumulés de ces différents accords sur le secteur viticole en Suisse[NB]?

  3. Redetext
    Schweiz

    Si vous m'aviez bien écouté, vous auriez compris que je parlais du multilatéralisme et des règles de droit international qui sont bafouées par de nombreux États, et je citais trois exemples - ceux de trois États qui siègent au Conseil de sécurité - pour dire que le multilatéralisme et les droits fondamentaux étaient aujourd'hui malmenés par ces trois entités et qu'il était de notre devoir, en tant que petit État qui dépend de ce multilatéralisme, de travailler au renforcement non seulement de l'établissement du droit, mais aussi de son respect par le plus de membres possible.

  4. Redetext
    Schweiz

    Le multilatéralisme traverse aujourd'hui une crise politique profonde, à la fois structurelle et conjoncturelle. Depuis plusieurs années, nous assistons à une montée en puissance des régimes autocratiques et des mouvements populistes, qui remettent ouvertement en cause les fondements de l'ordre international fondé sur un droit commun. Ces tendances se retrouvent au sein même du Conseil de sécurité, avec la Chine et ses principes d'ingérence et de souveraineté absolue, avec la Russie et sa politique impériale expansionniste et, bien sûr, avec les États-Unis et leur désengagement massif ainsi que leurs coups de boutoir tous azimuts contre le multilatéralisme et les droits fondamentaux. Tous violent massivement les principes du droit international, que ce soit au Tibet, en Ukraine ou à Gaza.

    Cette dynamique politique et budgétaire contribue à affaiblir la stabilité des institutions internationales. Cela a des répercussions directes sur la présence d'organisations internationales en Suisse, qui subit une concurrence de plus en plus féroce, car face à des choix budgétaires drastiques, certains acteurs s'interrogent sur le maintien de leurs activités en Suisse, tandis que d'autres sites, notamment en Asie ou au Moyen-Orient, proposent des conditions plus avantageuses. L'écosystème unique qui fait la force de la Suisse - ce que certains appellent un "biotope international" - est aujourd'hui clairement menacé. Or, il ne s'agit pas seulement d'enjeux symboliques ou de prestige. Il s'agit d'un instrument concret de paix, de coopération et de régulation à l'échelle mondiale. C'est dans ce contexte exigeant et instable que le Conseil fédéral a adopté, le 20 juin 2025, le message concernant les mesures à mettre en oeuvre pour renforcer le rôle de la Suisse comme État hôte pour la période 2026 à 2029. Il propose au Parlement de renouveler son engagement en[NB]faveur[NB]de[NB]la[NB]présence internationale en Suisse, avec un plafond de dépenses de 122,6 millions de francs. Ce soutien n'est pas un luxe. Il est en parfaite cohérence avec la stratégie de politique extérieure 2024-2027 de la Suisse, dont le renforcement du multilatéralisme constitue l'un des axes majeurs.

    En tant qu'État de taille modeste, notre pays, dépositaire des Conventions de Genève, dépend fondamentalement du respect du droit international et du bon fonctionnement du système multilatéral. Il ne s'agit donc pas d'une posture altruiste que l'on peut laisser au bon vouloir des cantons, mais bien d'une nécessité vitale pour notre sécurité, notre prospérité et notre influence dans le monde. C'est pourquoi la Commission de politique extérieure de notre conseil a salué le message du Conseil fédéral, qui consiste à pérenniser notre position et à attirer de nouveaux acteurs, et s'y est largement ralliée. Nous sommes conscients du fait que le rôle d'État hôte est un atout stratégique pour notre politique étrangère, mais également un moteur économique qui participe à l'attractivité de notre pays. Les retombées sont estimées à plusieurs milliards de francs, puisque des emplois qualifiés et contribuant à la réputation de la Suisse comme centre de dialogue et de négociation sont générés.

    C'est ainsi que la commission de notre conseil a soutenu le projet qui vous est soumis, par 15 voix contre 9. Deux minorités se sont toutefois exprimées. La proposition de minorité I (Portmann), soutenue par la majorité de la Commission des finances, vise à réduire le plafond de crédit à 103,8 millions de francs, soit le montant figurant dans le précédent message. Elle estime que les cantons, notamment Genève, devraient assumer une part plus importante de l'effort.

    La proposition de minorité II (Molina) défend une hausse de 30 millions de francs, considérant que les moyens prévus sont encore insuffisants au regard des défis considérables auxquels fait face la Genève internationale. La majorité de la commission a rejeté ces deux propositions par, respectivement, 14 voix contre 10, et 16 voix contre 8, en considérant que le projet du Conseil fédéral répondait aux enjeux et était en position de recevoir le soutien d'une majorité de nos deux chambres.

    En rejetant la minorité I (Portmann), la majorité de la commission de notre conseil a considéré qu'il appartenait en premier lieu à la Confédération de soutenir la politique d'État hôte. Elle a aussi tenu compte des efforts financiers importants déjà fournis par le canton de Genève, comme nous l'a rappelé la conseillère d'État Nathalie Fontanet lors de son audition le 26 août dernier.

    Soutenir la politique d'État hôte, c'est investir dans la stabilité du monde et le rayonnement de notre pays. C'est choisir d'agir plutôt que de subir. C'est défendre un ordre international fondé sur le droit, le dialogue et la coopération. En votant en faveur de ce crédit, vous renforcez la position de la Suisse sur la scène internationale et envoyez un signal clair à la communauté mondiale[NB]: notre pays reste un acteur engagé, crédible et proactif du multilatéralisme.

    Au nom de la majorité de la Commission de politique extérieure, je vous invite à soutenir ce projet, tel qu'il est proposé par le Conseil fédéral.

  5. Redetext
    Schweiz

    En 2008, la Suisse a courageusement reconnu le Kosovo. Aujourd'hui, le conseiller fédéral Cassis nous informe que la reconnaissance de la Palestine fera l'objet d'une négociation de paix éventuelle avec l'État d'Israël. Le gouvernement de Netanyahou refuse aujourd'hui la solution à deux États et exclut toute reconnaissance d'un État palestinien. Quelle est la position de la Suisse aujourd'hui par rapport à un État palestinien[NB]? Jusqu'où ira-t-on sans reconnaître cet État[NB]? Quelle crédibilité a notre position sur une solution à deux États si l'on ne reconnaît qu'une des deux parties au conflit[NB]?

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  • Version 1
    01.01.2025 – 04.10.2025
  • Version 1
    01.01.2025 – 04.10.2025
  • Version 2
    19.01.2026
  • Version 2
    04.10.2025 – 31.12.2199
  • Version 3
    19.01.2026 – 31.12.2199

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