Madeleine Amgwerd
- Party
- Christlichdemokratische Volkspartei der Schweiz
- Parliament
- Schweiz
- Electoral district
- Jura
- Parliament page
- Official profile
- Gender
- Female
- Born
- 1. August 1946
- Language
- French
- Kantonsparlament
- Christlichdemokratische Volkspartei der Schweiz
- Wikidata
- Q119109
- Source body
- CHE
- Source updated
- 28.03.2025
- Record updated
- 10.06.2026
- First imported
- 14.08.2025
No recorded votes.
No interests recorded.
No access badges issued.
- RedetextSchweiz
Bibliomedia est une vieille dame qui se porte bien! En effet, la fondation Bibliomedia est soutenue par la Confédération depuis [PAGE 876] sa création en 1921. Son action pour la promotion de la culture répond toujours à un vrai besoin, aujourd'hui peut-être encore plus qu'hier, malgré le succès de nouvelles et d'autres techniques de communication et certainement aussi à cause d'elles. Cette vieille dame garde une allure de jeunesse, elle fonctionne bien, elle a du succès et elle promeut des projets de sensibilisation à la lecture comme celui très innovateur qui s'intitule "Nati per leggere", qui s'adresse aux parents de jeunes enfants et qui est particulièrement développé pour le moment en Suisse italienne.
Le projet qui est soumis à notre appréciation comprend deux actes: le premier concerne la prorogation de la loi fédérale sur l'octroi d'aides financières à la fondation Bibliomedia; le second concerne le plafond de dépenses en vue de l'octroi d'aides financières à la fondation Bibliomedia pour la période 2008-2011.
Je vous expose tout d'abord en quelques mots quelles sont les activités de Bibliomedia. Le but de la fondation est d'assurer et d'améliorer l'accès au livre et à la lecture. Bibliomedia s'engage pour garantir un réseau dense de bibliothèques dans toute la Suisse, pour favoriser la création de bibliothèques dans des communes, des régions, des institutions, où, sans la fondation, il n'aurait pas été possible de mettre sur pied une bibliothèque digne de ce nom. Il peut s'agir d'une aide financière à de petites bibliothèques, mais aussi d'offrir la possibilité de renouveler le choix de livres, et cela de manière régulière. Bibliomedia met des livres à disposition de bibliothèques communales, de jardins d'enfants, de bibliothèques d'intégration, de centres de jeunesse, d'écoles, de colonies de vacances, mais aussi d'hôpitaux, d'établissements médicosociaux (EMS) ou de centres pénitentiaires par exemple.
Bibliomedia permet d'atténuer les disparités sociales et régionales dans l'accès à la lecture et elle favorise donc la lecture pour tous. Dans les écoles, et plusieurs d'entre vous en ont certainement fait l'expérience durant leur scolarité, c'est Bibliomedia qui fournit aux classes ces vingt ou trente exemplaires de livres identiques qui permettent de lire un livre en classe non seulement dans sa langue maternelle, mais aussi parfois dans une autre langue nationale. Certains membres de la commission, lors de l'examen de ce projet, ont clairement dit combien ce service est apprécié par le corps enseignant.
Grâce à Bibliomedia, les enfants qui ne lisent pas à la maison pourront lire jusqu'à six livres en classe par an. Dans ce sens, Bibliomedia joue un rôle important et incontesté pour la promotion de la lecture en augmentant les compétences des élèves en lecture et en favorisant l'apprentissage de leur langue, puis celui d'autres langues. Dans le cadre de l'étude PISA, il a été constaté des lacunes en lecture parmi les adolescents et nous savons aussi que l'illettrisme existe dans notre pays. On estime qu'environ la moitié seulement de la population suisse de 15 à 65 ans possède la capacité de lire et de comprendre un texte suivi d'une certaine longueur. Environ 10 pour cent de la population n'est pas en mesure de comprendre un texte simple. Je me réfère au message, page 9159 de la version française. Il est donc clair que favoriser la lecture permet une meilleure compréhension de sa langue maternelle, une meilleure intégration et ensuite un apprentissage plus facile des langues étrangères.
Depuis 2000, Bibliomedia est liée à la Confédération par un contrat de prestations. De plus, le DFI et la CDIP ont convenu de principes communs qui définissent le soutien accordé à cette institution. La Confédération est le principal soutien financier de la fondation depuis sa création, mais les cantons et les communes participent également à son financement. Globalement, les cantons et les communes versent annuellement un montant d'environ 1,5 million de francs à Bibliomedia. Depuis 2000, les cantons remboursent intégralement les prestations fournies par Bibliomedia aux écoles publiques.
Concrètement, cela veut dire par exemple qu'en 2005, Bibliomedia a renouvelé le fonds de 615 bibliothèques publiques et que 9950 classes et 200 autres institutions ont fait appel à ses services. Plus de 980 000 livres et autres médias ont été prêtés dans plus de 1700 localités, les deux tiers ont été prêtés à des bibliothèques publiques, le reste à diverses institutions que j'ai citées - hôpitaux, EMS, colonies de vacances, par exemple. Le prêt de livres en langues étrangères a également très fortement augmenté. Bibliomedia prête actuellement 70 000 livres en différentes langues étrangères à plus de 300 bibliothèques et institutions. Les services de lectures suivies pour les classes sont très demandés, et ce dans tous les cantons.
Bibliomedia exerce ses activités de manière décentralisée, avec trois centres: à Biasca, Lausanne et Soleure. Chaque centre a une grande autonomie et peut répondre au mieux aux besoins spécifiques de chaque région linguistique. Suite aux réductions budgétaires, elle a actuellement 17,15 postes de travail, chiffre inférieur à celui de 1990.
La commission ayant accepté les deux actes qui vous sont soumis à l'unanimité, je me permets de vous les présenter ensemble dans le débat d'entrée en matière, afin de ne pas y revenir dans la discussion par article.
Le premier acte concerne la prorogation de la validité de la loi fédérale qui est la base légale pour l'octroi d'aides financières à la fondation Bibliomedia. La loi fédérale du 19 décembre 2003 relative à l'octroi d'aides financières à la fondation Bibliomedia expire le 31 décembre 2007. Il faut la proroger de quelques années encore en considérant que la future loi sur l'encouragement de la culture comprendra une réglementation définitive à ce sujet. Cette prorogation est donc une solution transitoire dans l'attente de l'adoption prochaine de la loi sur l'encouragement de la culture. Il est proposé de prolonger la validité de la loi, comme je l'ai dit, au plus tard jusqu'à fin 2011. Avec la solution proposée, la loi en vigueur est reprise sans changement et pour une durée déterminée. La procédure de consultation n'est donc pas nécessaire.
Le Conseil national a accepté cette prorogation, par 134 voix contre 31, et votre commission à l'unanimité. Nous vous demandons d'en faire de même.
Deuxième point, si vous le permettez: le dernier arrêté fédéral, du 18 décembre 2003, accordait à Bibliomedia 8 millions de francs pour la période de 2004-2007.
Je constate tout d'abord que, par rapport à la décision précédente, nous avons un peu plus d'avance, car nous sommes au mois d'octobre. Mais si le délai référendaire, qui ne sera vraisemblablement pas utilisé, est respecté, ce sera effectivement un peu juste, puisque le plafond de dépenses et le contrat de prestations expirent à fin 2007.
A fin 2005 et pour des questions de restrictions budgétaires, le montant de 8 millions de francs a été abaissé à 7 millions, ce qui représentait 25 pour cent de réduction pour 2006 et 2007. Aujourd'hui, le Conseil fédéral propose dans son projet un montant de 6 millions de francs, donc 1,5 million de francs par an, alors qu'auparavant, avant les restrictions budgétaires, il s'agissait de 2 millions de francs par an. Dans son message, le Conseil fédéral dit: "Il importe que la fondation poursuive ses activités, mettant à profit ses connaissances, son expérience et ses contacts pour promouvoir l'accès à la lecture pour tous."
En l'an 2000, la part du financement de la Confédération s'élevait à 55 pour cent. Pour la période 2008-2011, elle n'est que de 39 pour cent, si nous acceptons les 6 millions de francs proposés par le Conseil fédéral. Le montant annuel de 1,5 million de francs équivaut à la subvention de 1990. Cela figure noir sur blanc dans le message, à la page 9164: "Bibliomedia fournit donc un effort particulier en vue de l'assainissement des finances fédérales. En contrepartie, la fondation se voit obligée de réduire certains de ses services .... La fondation envisage de diminuer son effectif de personnel de 15 pour cent (moins 2,5 postes à plein temps), de réduire ses achats de médias de 12 pour cent et de revoir à la baisse ses projets de soutien à la lecture."
Vous comprenez pourquoi le Conseil national propose de maintenir le montant de 8 millions de francs sur quatre ans. La décision a été prise par 86 voix contre 66, puis au vote sur l'ensemble par 127 voix contre 39. [PAGE 877]
La commission vous propose, à l'unanimité, de suivre le Conseil national et d'accepter le montant de 8 millions de francs. Il ne s'agit pas d'une augmentation, mais simplement du maintien du statu quo, alors que le Conseil fédéral propose, tout en prétendant que la fondation doit poursuivre ses activités, de diminuer son aide de 2 millions de francs, ce qui signifie une diminution de 25 pour cent, avec les conséquences que je viens d'évoquer.
Je vous prie donc d'adopter la proposition de la commission, qui se rallie ainsi au Conseil national. Je n'aurai pas d'autres remarques à faire durant la discussion par article.
- RedetextSchweiz
La proposition de la minorité concerne donc l'article 4, mais elle a des conséquences à l'article 1 sur le montant final du plafond de dépenses.
Il faut d'abord constater avec satisfaction que les 2,8 milliards de francs pendant les années 2008-2011 aux institutions chargées d'encourager la recherche sont en phase finale de l'examen parlementaire et que cela est très important pour toutes les institutions concernées. Il est extrêmement positif d'avoir trouvé une unité politique en faveur d'un minimum de 6 pour cent d'augmentation des crédits pour l'avenir de notre pays et de la formation des jeunes.
Quant à moi, en tant que porte-parole et avec mes cosignataires Fünfschilling et Stadler - nous étions peu nombreux lors de la séance de commission -, je vous demande de soutenir la minorité qui prévoit de s'en tenir à la solution adoptée par le Conseil des Etats en première lecture, et qui est aussi celle du projet du Conseil fédéral.
Dans le cadre de la préparation de cet objet, la commission de notre conseil et ensuite notre conseil ont confirmé leur volonté d'accorder une augmentation des crédits de 6 pour cent et au minimum de la respecter - "respecter" n'est peut-être pas le terme exact, mais de ne pas rouvrir, comme on dit, la boîte de Pandore qui aiguiserait tous les appétits insatisfaits. Il faut rappeler que ce plafond de dépenses de 2,8 milliards de francs est le résultat de longues et difficiles négociations entre les institutions concernées, entre le DFI et le DFE, et également avec les cantons.
Le paquet est ficelé. Tirer aujourd'hui une seule ficelle, c'est en quelque sorte remettre en cause tout le colis. Certains nous diront, bien sûr, que ce n'est pas le cas: mais alors, pourquoi n'accepterions-nous pas d'autres demandes, d'autres augmentations formulées explicitement, comme les 200 millions de francs pour les hautes écoles spécialisées (HES), les 8 millions de francs pour le Centre de toxicologie humaine, les demandes faites en commission, par exemple les 12 millions de francs pour lutter contre l'illettrisme, ou d'autres demandes encore qui ont été présentées au Conseil national?
Notre conseil, en première lecture, a eu une ligne claire et a été constant dans sa volonté d'accepter ces montants comme un tout négocié et approuvé par toutes les institutions. Une ligne claire: c'est le premier argument qui justifie ma proposition de minorité.
Deuxième argument: nous ne voulons pas de politique du "stop and go". Accepter une augmentation de 100 millions de francs, c'est aussi prendre le risque supplémentaire qu'un nouveau programme d'allègement budgétaire ne vise alors injustement toutes les institutions.
Troisième argument: comment justifier que nous accordons 100 millions de francs de plus pour les contributions "overhead" alors que nous refusons 200 millions de francs pour les HES? On pourrait dire que les HES ont un nombre important d'étudiantes et d'étudiants et que cela pourrait tout à fait aussi se justifier. L'"overhead" concerne la recherche, avec beaucoup moins de personnes, même si ce sont les institutions qui en bénéficient. Personnellement je suis d'avis que de n'accepter que les 100 millions de francs pour l'"overhead", c'est privilégier le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNRS) et les institutions qu'il finance de manière trop importante ou plus importante. Ne pas faire de même pour les HES, c'est favoriser certains au détriment d'autres, ce n'est pas juste, ce n'est pas "fair".
Dernier argument: l'"overhead" sera introduit dès 2009, les contributions "overhead" prennent la forme d'une indemnité forfaitaire correspondant à 10 pour cent au maximum des subsides alloués par le FNRS. C'est le premier pas, il est fait aujourd'hui et c'est extrêmement positif. Il n'est absolument pas exclu d'augmenter dans un deuxième temps les contributions "overhead" dans un prochain crédit. L'expérience montrera le bien-fondé et la nécessité de l'"overhead" et l'appui, le complément financier qu'il apporte aux institutions concernées. Je salue ce premier pas de 10 pour cent qui apportera des montants importants en plus aux universités, aux EPF et aux HES pour compenser les coûts indirects de la recherche.
Je vous demande donc de soutenir la minorité de la commission - petite minorité il est vrai puisque nous étions 3 contre 3, et la voix prépondérante de la présidente a fait basculer le résultat en faveur de la majorité. En résumé, il faut, premièrement, garder la ligne claire et constante que nous avons eue en première lecture; il ne faut pas, deuxièmement, remettre en question les négociations et les accords intervenus en acceptant de n'augmenter qu'un seul montant parmi la multitude des enveloppes attribuées; et il faut, troisièmement, éviter de faire, autant que possible, une politique du "stop and go".
Pour ces trois raisons essentiellement, je vous prie d'en rester à notre position du 19 juin 2007, qui est aussi celle du Conseil fédéral, et de soutenir la minorité.
- RedetextBundesgesetz über die LandessprachenNo. 04.429Schweiz
Nous sommes le deuxième conseil à étudier la loi. Après avoir été mise dans un tiroir par le Conseil fédéral, il aura fallu l'initiative parlementaire Levrat pour la remettre à l'ordre du jour. La loi a passé le cap du Conseil national, non sans que l'on combatte l'entrée en matière sur le projet et que, tout au long de la discussion, par des propositions de minorité, on cherche à lui ôter de sa substance, mais elles ont toutes été rejetées. Finalement, il y a eu un dernier assaut pour essayer de faire capoter la loi au vote sur l'ensemble, mais il a échoué sur un score assez serré.
La commission est donc partie de cet acquis et s'est préoccupée surtout de l'article 15 alinéa 3, afin de trouver une solution qui réponde à l'attente des cantons compétents en matière scolaire, mais également de la population et de la jeunesse. Je pense que la solution de la commission est la bonne, étant entendu aussi que la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP) s'est engagée par l'accord intercantonal sur l'harmonisation de la scolarité du 14 juin 2007.
Je souhaite formuler quelques remarques avant de m'exprimer sur l'article 15. Dans une publication, qui a fait suite au recensement fédéral de 2000, un chapitre est consacré au paysage linguistique en Suisse. Je tire quelques remarques de ce rapport. Il est souligné qu'il faudrait cultiver un multilinguisme accru au niveau de l'école et que, manifestement, ce n'est pas le cas. Si le concept général de 1998 pour l'enseignement des langues de CDIP formule comme objectif, pour l'école publique, un effort dans le domaine du plurilinguisme, il reste que l'école obligatoire continue d'être essentiellement monolingue. Par contre, comme le monde du travail est le domaine de prédilection du plurilinguisme, on peut craindre une forte progression de l'anglais, et de manière beaucoup plus marquée dans la région germanophone que dans les autres régions linguistiques.
[PAGE 783]
En d'autres termes, l'anglais ne remplace pas les autres langues nationales dans le monde du travail, mais il s'y ajoute en se renforçant. Ainsi se confirme la pertinence de l'objectif fondamental à atteindre par tous les écoliers suisses, à savoir apprendre la langue locale, une deuxième langue nationale, plus l'anglais. C'est le constat auquel arrive la publication précitée suite à l'observation de l'usage des langues en Suisse. Cela explique aussi en partie que certains cantons alémaniques aient choisi l'anglais comme première langue étrangère au lieu du français. C'est un constat que je ne peux que regretter, mais c'est ainsi. Ces choix cantonaux confirment et consolident l'observation faite dans le cadre de la publication que j'ai citée.
Il n'y a pas lieu d'entrer ici dans les détails des pratiques des différents cantons, mais j'aimerais souligner les efforts faits dans de nombreux cantons, et dans le mien en particulier, pour promouvoir le bilinguisme: la formation des enseignants, qui coûte extrêmement cher; l'enseignement par immersion; les échanges linguistiques dans le cadre de la scolarité obligatoire et du secondaire II; mais aussi la promotion d'une troisième langue nationale, par exemple de l'italien.
Lors de sa visite toute récente à Delémont, Monsieur Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat auprès du ministère des affaires étrangères et européennes chargé de la coopération et de la Francophonie, a notamment insisté sur la maîtrise d'autres langues et notamment de celle de l'anglais. Il est rare qu'un responsable de la Francophonie tienne un discours aussi affirmé: "Cela n'a pas de sens de partir en guerre contre l'anglais, nos enfants doivent l'apprendre. Il faut le parler, c'est évident." Il a tenu à rappeler la nécessaire complémentarité entre communauté de langue - suite logique de la mondialisation - qui permet aussi des échanges entre communautés diverses. C'est ce que Bernard Kouchner a appelé la "mondialisation positive", dans le sens qu'elle permet aussi la promotion d'une Francophonie ouverte sur le monde. Cette petite digression sur la Francophonie suggérée par Monsieur Bockel est faite en guise de rappel de l'importance du français dans le monde et donc de l'importance de l'apprendre en Suisse aussi, sans lui donner forcément la priorité, mais sans l'ignorer non plus.
Il est vrai, car nous avons toutes et tous été des écolières et des écoliers plus ou moins heureux, que l'étude d'une langue étrangère n'est pas chose facile, que cela a parfois des allures rébarbatives. Cela l'est beaucoup moins aujourd'hui, car les méthodes d'apprentissage ont changé. Il est vrai aussi que l'anglais est une langue qui s'apprend plus facilement et plus vite que l'allemand et le français, ce qui pour moi serait aussi une des raisons qui justifieraient que l'on puisse l'apprendre plus tard et plus rapidement.
Toujours est-il que, dans cette réflexion et après la discussion que nous avons eue au sein de la commission, notre principal souci et notre préoccupation ont été les suivants:
1. Laisser le libre choix au canton, car celui-ci est compétent en matière scolaire; imposer une solution fédérale par le biais de la loi sur les langues serait une grosse erreur politique. Après la votation du 21 mai 2006, où certains ont craint de voir la Confédération imposer sa loi, ce serait donner raison à ces craintes et ce serait très maladroit à l'égard des cantons et de la CDIP.
2. Dans la mesure où la CDIP prend l'engagement, avec l'accord Harmos, d'enseigner deux langues étrangères, dont l'une est nationale, pendant la scolarité obligatoire et de vérifier que les niveaux de connaissance de ces deux langues sont équivalents en fin de scolarité, il est important que nous adoptions l'article 15 dans la version de la majorité de la commission.
3. Après avoir tenté de trouver une formulation simple qui réponde à ces exigences et après une longue discussion, il a vraiment paru plus judicieux à la majorité de la commission de proposer à son conseil de biffer l'alinéa 3 de l'article 15. Les deux alinéas précédents donnent suffisamment de garanties. De plus, selon un avis de droit du professeur Ehrenzeller, l'alinéa 3 manque d'une base constitutionnelle suffisante - ce qui n'était pas l'avis du professeur Borghi dans un autre avis de droit, antérieur. En le biffant, on s'évite une bataille juridique. Pour moi, l'avis du professeur Ehrenzeller s'impose avec évidence.
Dernier clin d'oeil au bilinguisme: le canton du Jura a aussi un caractère bilingue, peut-être ne le saviez-vous pas, puisqu'une de ses communes, Ederswiler, est germanophone. Mais rassurez-vous, nous ne prétendrons pas au titre de canton bilingue, ni à un financement spécial, Monsieur le conseiller fédéral!
J'entrerai donc en matière et je vous recommande de suivre la majorité de la commission à l'article 15 alinéa 3.
- RedetextAnteil DurchdienerNo. 07.3556Schweiz
Que dire qui ne figure déjà dans l'argumentation transmise par la commission? Autant les arguments en faveur qu'en défaveur de l'initiative sont énumérés avec justesse. Si, dans un premier temps, j'ai approuvé les objectifs de l'initiative, je pense que le postulat 07.3556 apporte une réponse plus claire et plus praticable: c'est pourquoi je le soutiendrai, plutôt que de soutenir la minorité de la commission, à laquelle je n'ai d'ailleurs pas souscrit.
Je maintiens donc que je suis et reste favorable à une augmentation du nombre des militaires en service long pour les raisons évoquées dans le rapport de la commission et par plusieurs intervenants. Par contre, le moment est mal choisi.
1. Le service long n'a été introduit qu'en 2004 et n'a donc bouclé que trois exercices, et le quatrième est en route. C'est court pour faire un bilan et c'est trop court pour modifier si rapidement le système.
2. Il est reconnu que l'encadrement professionnel, donc les militaires de carrière, fait défaut aujourd'hui et qu'il en sera de même dans les prochaines années. Des efforts seront entrepris pour remédier à cela. Les décisions sont prises à ce sujet, mais leur mise en application va prendre quelque temps.
3. La mise en oeuvre de l'étape de développement 2008-2011, après les longues et pénibles discussions qu'elle a suscitées aussi bien au Parlement que dans l'armée et dans la population, doit maintenant pouvoir être réalisée dans le calme. Introduire à nouveau et si rapidement le doublement du nombre de militaires en service long, qui n'a pas été annoncé dans le plan directeur de l'"Armée XXI", alors que le doublement du nombre de militaires en service de maintien de la paix l'avait été, risque de créer des turbulences de toutes sortes dont l'armée n'a pas besoin à l'heure actuelle. Les courriers et les prises de position que nous avons reçus en sont la preuve, même si, parfois, je ne peux pas, quant à moi, admettre tous les arguments avancés.
Je crois en une armée moderne, au service de la population et du pays, qui accepte de se remettre en question, mais je ne souhaite pas une armée qui doute d'elle-même, qui ne sait ni où elle est ni où elle va. On a trop souvent entendu cette critique: incertitude et flou. Aujourd'hui, l'armée a besoin de certitude et de clarté.
Je ne vais pas entrer dans le débat technique sur la perte du savoir-faire ou la diminution du nombre de bataillons; tout cela et d'autres éléments encore, qui sont énumérés dans le postulat, doivent être vérifiés et analysés pour connaître les conséquences de l'augmentation du nombre des militaires en service long.
Je constate, pour terminer, que le Conseil fédéral partage l'avis de la commission à ce sujet, alors qu'avant nos discussions en commission, un rapport nous a été fourni par le département, qui laissait à penser qu'il était favorable au doublement du nombre des militaires en service long. Comme pour les militaires au service du maintien de la paix, je constate que le département change assez facilement d'avis ou de vision des choses, mais ce n'est pas mon problème.
Je vous recommande donc, avec le département et le Conseil fédéral, d'accepter le postulat de la commission.
- RedetextSchweiz
Je crois qu'il n'est pas inutile de dire quelques mots à la suite de l'intervention de Monsieur Reimann. Comme la majorité de la commission, je suis bien entendu favorable au doublement des capacités en matière d'engagements à l'étranger dans le cadre du maintien de la paix, suivant ainsi la décision du Conseil national.
Nous sommes tout à fait conscients que l'armée doit mettre en oeuvre l'étape de développement 2008-2011, qu'elle doit renforcer le personnel professionnel qui s'occupe de la formation et faire des choix liés aux diminutions de budget. Cela nous le savons, c'est rappelé à l'occasion de chaque discussion sur l'avenir de l'armée, et aujourd'hui encore. Toutefois aujourd'hui, ces arguments connus sont utilisés par les personnes qui n'acceptent pas cette motion, et par le Conseil fédéral dans une certaine mesure, puisqu'il accepte la motion pour justifier un certain statu quo.
Or, dans le message sur l'étape de développement 2008-2011 et dans le plan directeur de l'"Armée XXI", il était affirmé clairement que l'objectif à atteindre était l'augmentation des capacités d'engagement pour la promotion de la paix jusqu'à 500 personnes. On a l'impression, ou disons j'ai l'impression que le département dit oui à la motion et ajoute un mais qui, au fil des discussions et des pressions, devient presque un non. J'ai d'ailleurs la même impression pour l'objet suivant se rapportant à l'augmentation du nombre des militaires en service long. Franchement, cette ligne peu claire qui change au gré des pressions, car je pense bien qu'il s'agit de cela, n'est pas digne de notre armée, ce d'autant plus que la Suisse, petit pays neutre, a toujours voulu tenir son rôle dans le domaine du maintien de la paix.
La présence et l'engagement de la Suisse sont appréciés. Sa compétence est reconnue. Cependant, avec actuellement environ 270 personnes sur le terrain, la Suisse est, en comparaison avec les autres pays, sous-représentée. La qualité et la compétence ne constituent pas le seul critère d'engagement. Le nombre de militaires est aussi l'un des critères.
C'est pourquoi je me permets de critiquer la frilosité du Conseil fédéral et de certains milieux et je soutiens cette motion avec détermination.
J'attends de la Suisse, comme dans le cadre de la compétitivité économique, qu'elle joue également son rôle dans de nombreux autres domaines. On ne peut pas toujours recevoir et prendre les bénéfices et les avantages sans donner, partager, s'engager et participer activement.
- Question écriteUrheber/in
- Question écrite
- Question écrite
- Question écriteUrheber/in
- Question écriteUrheber/in
- StändigGeschäftsprüfungskommission Ständerat Subkommission EJPD/BK(GPK-S EJPD/BK)Schweiz
- Mitglied01.12.2003 – 02.12.2007
- StändigGeschäftsprüfungskommission Ständerat Subkommission EFD/WBF(GPK-S EFD/WBF)Schweiz
- Mitglied01.12.2003 – 02.12.2007
- StändigSchweiz
- Mitglied01.12.2003 – 02.12.2007
- Ständig
- Ständig
Images(2)
- Version 101.01.2025 – 31.12.2199
- Version 101.01.2025 – 31.12.2199
Data: OpenParlData · CC BY 4.0