Gérard Bonvallat
- Function
- Ancien suppléant
- Party
- Die Mitte
- Parliament
- Kantonsparlament
- Electoral district
- Porrentruy
- Parliament page
- Official profile
- Gender
- Male
- Marital status
- Marié
- Occupation
- Directeur-adjoint
- Language
- French
- Address
- Le Cornat 14b
2946 Miécourt
- Source body
- JU
- Record updated
- 24.05.2026
- First imported
- 14.08.2025
- CONTREUntitled votingKantonsparlament
- POURUntitled votingKantonsparlament
- POURRésolution no 231 - Ne pas abandonner l'enseignement du français à Zurich ! Irène Donzé (PLR) - VoteKantonsparlamentResult: 40 Yes · 0 No · 0 Abst. · 0 Absent
- ABSTKantonsparlamentPour l'abandon de l'achat des F-35 ! (Résolution)Result: 31 Yes · 16 No · 8 Abst. · 0 Absent
- POURKantonsparlamentResult: 57 Yes · 0 No · 0 Abst. · 0 Absent
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M. Gérard Bonvallat (Le Centre) : Le groupe Le Centre partage les préoccupations de la motionnaire. Faire face au vieillissement de la population sera un enjeu important de notre société et de l’Etat. Le canton du Jura n’échappera pas à cette règle, ce d’autant plus que les régions périphériques sont particulièrement touchées. Les constats relevés sont largement connus et ont été dévoilés en octobre dernier lors de la présentation de la planification médico-sociale à l’horizon 2040. La Confédération et les cantons se sont fixés comme objectif de favoriser le maintien à domicile et l’intégration des aînés dans notre société. A travers la PMS, le canton du Jura dispose déjà, à notre sens, d’un cadre suffisant pour permettre une prise en charge de qualité de nos seniors. Elle définit clairement les orientations à prendre.
Nous craignons que la motion n’apporte pas de réelle plus-value à l’appareil, qu’elle amène des doublons qui ne contribuent pas forcément à l’efficacité des dispositifs en place. Le canton du Jura dispose déjà d’un outil qui ne demande qu’à se développer, le réseau d’information et d’orientation, appelé plus communément le RIO. Ses missions sont claires. Informer, conseiller, orienter, centraliser, évaluer, accompagner. En lien avec la PMS, des réflexions sont menées dans ce sens entre les partenaires pour le développer. Beaucoup d’associations œuvrent déjà de manière importante en faveur des aînés de notre canton. Ne réinventons pas la roue mais soutenons plutôt le travail de qualité effectué par ces différentes institutions.
Comme je l’avais déjà relevé dans mon intervention sur la PMS le 30 octobre 2024, l’enjeu pour l’Etat est de veiller à une meilleure coordination entre les acteurs sous l’impulsion des Services de la santé et de l’action sociale.
Nous avons également été interpellés par les éléments démographiques soulignés par la motionnaire. Si c’est une évidence que l’Etat jurassien doit trouver des solutions pour augmenter sa population, les actions doivent être menées prioritairement auprès des jeunes et des familles de manière à assurer l’avenir et le développement de notre canton. Nos jeunes qui sont partis se former à l’extérieur du canton doivent pouvoir davantage revenir au Jura pour autant que le marché de l’emploi le leur permette. Le maintien des classes et des écoles devient aussi un enjeu majeur dans bon nombre de nos villages.
Le groupe Le Centre refusera en majorité le texte sous la forme d’une motion mais pourrait l’accepter sous la forme d’un postulat.
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M. Gérard Bonvallat (Le Centre) : Mon interpellation du 5 septembre 2024 trouve déjà un début de réponse puisque le Gouvernement vient de dévoiler ce lundi la planification médico-sociale 2020-2040. J’ai donc dû quelque peu la remanier en tenant compte de cette nouvelle donne. Cela me réjouit bien évidemment car elle devrait contenir les lignes directrices du maintien à domicile à moyen et long terme, non seulement pour les personnes âgées mais aussi pour les personnes en situation de handicap. Les différents documents mis à disposition nécessiteront encore une lecture plus approfondie à ce stade, mais quelques points peuvent déjà être commentés. On peut notamment prendre connaissance de l’évolution des courbes démographiques qui doivent nous conforter dans l’idée d’avoir un dispositif efficace pour faire face au vieillissement de la population. La complémentarité des différents partenaires du réseau médico-social va devenir essentiel pour accroître l’efficacité des structures et assurer au mieux la maîtrise des coûts.
Il nous est précisé que le Gouvernement entend mener une politique de concertation avec les partenaires concernés et les associer à ces réflexions.
Moi qui ai toujours comme habitude de voir le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide, permettez-moi d’émettre toutefois quelques réserves. Cette volonté de l’Etat a toujours existé, du moins en façade. Lorsqu’il s’agissait de repenser l’Etat, on voulait aussi y associer les institutions. Aujourd’hui, force est de constater que la démarche laisse un large goût d’inachevé.
Ce serait donc salutaire de ne pas revivre le même scénario à l’avenir. Allez, on va y croire ! Nos différentes institutions du tissu médico-social font un travail remarquable et sont une ressource inestimable pour le bien-être de la population jurassienne. Elles s’engagent sans compter pour mener à bien leurs missions respectives. Bon nombre d’entre elles s’appuient aussi sur la précieuse collaboration de nombreux bénévoles formés et soutenus avec professionnalisme dans leur engagement en étroite collaboration avec Bénévolat Jura. Nos institutions ont également cette large compétence, cette volonté d’interroger leur pratique, de se réunir, d’échanger, de s’adapter à de nouveaux besoins et de co-construire de nouveaux projets pour le bien de la population jurassienne.
Le travail réalisé durant la COVID en est une preuve flagrante et le Gouvernement jurassien n’a, du reste pas manqué de souligner cet engagement. Je tiens aussi à relever le souhait de notre Exécutif d’associer davantage les communes aux réflexions liées au bien-être de sa population. La proximité, la connaissance du tissu local sont des atouts pour répondre plus précisément aux besoins de leurs concitoyennes et concitoyens. L’Etat a la charge de mettre en place une politique cohérente pour le bien de sa population. Peut-être le moment est-il venu de redéfinir certaines missions, de fixer de nouvelles priorités ? Sans les acteurs du terrain, la motion est vouée à l’échec. L’Etat doit ainsi être le moteur de ce dispositif qui provoque et stimule la réflexion, qui coordonne les actions à mener. Le fait de confier des mandats à des institutions partenaires ne doit en aucun le désengager de ses responsabilités financières. Les partenaires pourront difficilement s’adapter à la demande sans ressources complémentaires. Plusieurs institutions cruciales pour le maintien à domicile subissent de plein fouet aujourd’hui des financements publics devenus, si ce n’est inadaptés, dans tous les cas insuffisants. Il est clairement contestable que les partenaires assument les risques d’une politique mise en place par la Confédération et les cantons.
Je salue aussi la volonté de renforcer la collaboration entre les domaines de la santé et du social. Les professionnels de ces milieux œuvrent au même objectif, celui du maintien à domicile. Le travail en réseau existe déjà et reste essentiel. Le temps à y consacrer doit être reconnu dans le but d’amener de la cohérence, de la transparence dans l’action et d’aider aussi les personnes concernées à accepter leur situation et leur fragilité. Nous devons être conscients que les prestations fournies à la population qui vit encore à domicile, sont largement moins onéreuses que les placements en établissement médico-social, d’où l’importance de les pérenniser et de les développer.
Il y a quelque temps déjà, l’Etat jurassien avait été informé de l’évolution du subventionnement de l'OFAS et de la répartition des charges entre la Confédération et les cantons. Progressivement, le maintien à domicile est devenu une mission confiée plus largement aux cantons.
Bien que la Confédération, via l'OFAS, n’adapte pas ses subventionnements à l’évolution de la démographie, ses exigences ne diminuent pas pour autant. Il apparaît indispensable que le Gouvernement entre en négociation avec les autres cantons et la Confédération pour soulager nos finances cantonales et nous permettre de mener à bien la politique médico-sociale voulue en tout premier lieu par la Confédération. Les institutions mandatées ne peuvent qu’adhérer à la volonté de l’Etat, celle de favoriser le maintien à domicile, d’encourager la vie sociale du plus grand nombre et de lutter contre l’exclusion. D’où l’importance de se mettre autour de la table entre les différents partenaires en vue de créer des synergies, des complémentarités et de fixer des priorités sous la conduite des services cantonaux de la santé publique et de l’action sociale. L’encadrement des personnes fragilisées fourni par nos institutions, permet d’assurer un suivi médical adapté, de maintenir le lien avec la société, d’assumer les obligations financières, de se sentir rassurés, d’éviter une détérioration de la santé psychique, d’éviter l’endettement, d’éviter l’institution de curatelle bien plus coûteuse pour la collectivité, de retarder ou de supprimer un placement en institution. Plusieurs acteurs de l’Etat, et notamment l’Office des poursuites et l’APEA, ont relevé les difficultés que rencontraient bon nombre d'aînés dans la gestion de leurs affaires administratives et les conséquences sur leurs finances. L’accompagnement de qualité fournit à la population jurassienne évite largement le placement en institution qui devrait ainsi devenir l’exception. J'en arrive donc peut-être à repréciser mes questions, puisque j’ai dû les corriger. Le Gouvernement jurassien est-il conscient de la fragilisation de plusieurs institutions médico-sociales de notre canton ? Quelles mesures entend il mettre en place pour tenter d’y remédier ? La planification médico-sociale tend à favoriser les contacts et échanges avec les partenaires. Comment le Gouvernement jurassien compte-t-il procéder pour mettre en lien ces différents partenaires que sont tout particulièrement, la Fondation pour l'Aide et les Soins à domicile, Pro Senectute Arc Jurassien, Pro Infirmis, la Croix-Rouge, les foyers de Joux, etc. ? Enfin, le Gouvernement jurassien entend-il user des instruments à sa disposition pour rectifier la logique financière de la Berne fédérale et particulièrement de l’OFAS ? Je remercie le Gouvernement de ses éclairages.
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