Skip to main content
FM

François Monin

Active
Die Mitte
DéputéKantonsparlamentDelémont
Mandate
Function
Député
Party
Die MitteSource: Le Centre
Electoral district
Delémont
Parliament page
Official profile
Personal
Gender
Male
Marital status
Célibataire
Occupation
Directeur / Ingénieur agronome
Language
French
Contact
Address
Rue du Chapelat 16
2855 Glovelier
References & source
Source body
JU
Record updated
20.09.2026
First imported
14.08.2025
Interests

No interests recorded.

Access badges

No access badges issued.

Speeches(81)
  1. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Speech
    Kantonsparlament
  2. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Speech
    Kantonsparlament

    M. François Monin (Le Centre) : Renforcer la participation aux élections, le titre de ce postulat et de ce texte résume tout. Cela a été dit, au fur et à mesure des différentes élections, le taux de participation n’a lui cessé de s’étioler. Il est demandé d’étudier l’ensemble des moyens pouvant être mis en œuvre pour renforcer cette participation à toutes les élections sans aller jusqu’à l’obligation. Autant le dire tout de suite et pour faire taire le suspense, le groupe du Centre est totalement favorable à ce postulat.

    Nous sommes cependant conscients que seule la participation ne se décrète pas. Pour augmenter le taux de nos citoyennes et citoyens qui participent, nous pensons que cela passe notamment par une communication, par du marketing politique, par de l’incitation et par de la communication. Nous souhaitons aussi ne pas taire ici les réflexions pour faciliter le vote. Les questions et espoirs du numérique doivent être mises sur la table, notamment dans un traitement d’un postulat comme celui-ci, sans en faire le débat.

    Finalement, l’augmentation de la participation, elle passe également, selon nous, par l’augmentation tout au long des législatures de la vulgarisation quant à nos activités politiques. La nouvelle stratégie depuis six mois du Canton quant à nos activités parlementaires et à son travail, en est un exemple et c’est un bon début, même s’il reste timide. C’est comme ceci que nous pourrons, en tout cas je le pense et nous le pensons, augmenter la culture du débat et l’intérêt pour la population. Finalement, cela passe également par une conscience forte du rôle, mais surtout en une confiance envers le politique de la part de notre population.

    Notre société n’a jamais été autant politisée, les débats sur les réseaux en famille ou dans la société ne tarissent pas. Pourtant, la participation aux élections, elle, stagne et baisse. Je suis persuadé, et nous le sommes, que des solutions existent et nous pensons que ce texte et les réflexions jurassiennes ou à l’échelon jurassien sont légitimes. Permettez-moi par contre un postulat ici à prendre au sens premier du mot. Le taux de participation en votation fédérale lui est beaucoup plus robuste que celui aux élections, avec depuis sept à huit ans des taux de presque 10% plus élevés qu’au début du millénaire et il est quasiment en augmentation.

    La population vote lorsqu’elle a saisi les enjeux du sujet. Quand des moyens importants sont mis dans une campagne par des pro et des anti, des débats télévisés ou encore des gens qui s’engagent dans une campagne, il n’est pas inouï ces dernières années d’avoir des taux de participation proches des 60% et même au-delà si on prend l’exception post-COVID.

    Ainsi, et ce sera ma conclusion, le texte du député Laville n’est pas une finalité, et si l’Etat doit réfléchir à favoriser la participation, à vulgariser notre travail, à le simplifier et à susciter un peu d’intérêt, nous avons toutes et tous, chers parlementaires, médias dans la salle, structures de partis politiques, une responsabilité pour augmenter cette participation. Tout un chacun peut à tout moment rendre compte de ses actes et dossiers traités, par exemple dans cet hémicycle.

    Pour augmenter l’intérêt des jeunes et des moins jeunes, il ne suffit pas de commenter tout et son contraire sur Facebook, de déplorer et critiquer les décisions des autres, parfois à grands coups et renfort d’IA, mais en étant force de proposition. En y amenant sa pierre à l’édifice et en expliquant simplement les idées que vous aurez amenées et les positions que vous aurez défendues ici dans cet hémicycle, la population écoutera et s’intéressera à la politique. La population n’a que faire de nos guéguerres partisanes, elle veut savoir les idées et les arguments que l’on porte et que l’on défend ici. C’est par ces actes qui nous engagent, nous aussi députés, que nous rétablirons la confiance de nos concitoyennes et de nos concitoyens envers leurs autorités et que nous prendrons avec nous dans notre élan et dans notre intérêt pour la cause publique, les personnes et la population.

    Nous n’avons jamais eu dans l’histoire autant d’outils à disposition pour communiquer notre travail en touchant un large public très rapidement. A nous de prendre le temps et de les utiliser intelligemment. Oui à ce postulat, mais oui aussi à un engagement de vous toutes et tous.

  3. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Speech
    Kantonsparlament

    M. François Monin (Le Centre) : A la présidence de la commission de gestion et des finances (CGF), le groupe du Centre vous propose la candidature de Boris Beuret. Agé de 48 ans, marié et père de trois enfants, Boris est député depuis 2020. Il entame aujourd’hui sa deuxième législature avec enthousiasme et détermination. Rompu à l’exercice exigeant des travaux et des séances parfois interminables de la CGF, en sa qualité de commissaire sortant, il possède, selon nous, toutes les compétences nécessaires pour diriger cette commission hautement stratégique pour notre Etat. Boris maîtrise les chiffres et les dossiers financiers avec une rigueur reconnue. Producteur laitier, président d’une organisation nationale du monde laitier, il évolue quotidiennement dans un environnement économique où chaque centime compte, ce qui lui confère une compréhension très concrète des enjeux financiers du Jura.

    S’il sait faire preuve d’écoute et de patience, Boris sait également ne pas lâcher quand il tient un os. La récente publication de la stratégie immobilière du canton en est un exemple parlant, un dossier qu’il a su attendre en s’armant de patience, en soignant sa bipopularité et en faisant parfois le dos rond. Raphaël, désolé, mais j’étais obligé.

    Au sein de notre groupe, Boris Beuret est un député respecté et écouté. Il a su porter avec sérieux plusieurs dossiers importants, notamment celui tout récent du cautionnement de l’hôpital. Habitué à présider et à conduire les débats, Boris Beuret sait donner la parole à chacun, tout en insufflant un rythme efficace aux discussions afin de faire avancer les travaux. Il m’a d’ailleurs promis, dans sa longue lettre de motivation pour ce poste, de ne jamais demander de dépassement du temps de parole à l’avenir. Un argument qui, je l’espère, achèvera de vous convaincre de lui accorder votre confiance.

    Pour notre deuxième présidence de commission, le groupe du Centre vous propose la candidature de Vincent Eschmann à la présidence de la commission des affaires extérieures et de la formation (CAEF). Né à Delémont et originaire de Vellerat, Vincent a grandi et effectué sa scolarité à Moutier. Sa formation académique et pédagogique aux universités de Lausanne et de Berne témoigne, elle, d’un solide ancrage dans le monde de l’enseignement et de la formation. Député depuis octobre 2014, il dispose aujourd’hui d’une expérience parlementaire reconnue et entame ce nouveau défi avec engagement et sérénité. Enseignant au secondaire depuis 1987, médiateur scolaire durant 14 ans, puis conseiller pédagogique du secondaire de décembre 2016 à juillet 2025, Vincent Eschmann connaît parfaitement les réalités du terrain scolaire, ses exigences et ses enjeux et évolutions.

    Cette longue expérience professionnelle lui confère, selon nous, une légitimité indiscutable pour présider une commission au cœur des politiques de formation notamment. Membre de la CAEF en 2016 déjà, Vincent Eschmann en maîtrise les dossiers, les équilibres et surtout les mécanismes. Responsable de la délégation jurassienne à la Commission interparlementaire de contrôle de la Convention scolaire romande, il évolue régulièrement dans un cadre intercantonal où dialogue, rigueur et sens du compromis sont indispensables. Ancien président de la commission de la justice de 2018 à 2020, Vincent Eschmann a démontré sa capacité à diriger des débats parfois sensibles et à écouter l’ensemble des points de vue et à faire notamment avancer les travaux dans un climat constructif.

    Pour toutes ces raisons, le groupe du Centre est convaincu que Vincent Eschmann dispose de toutes les compétences nécessaires pour assumer avec succès la présidence de la commission des affaires extérieures et de la formation, et vous invite à lui accorder sa confiance et votre confiance. Comme je l’ai dit tout à l’heure, nous soutiendrons également l’entièreté des candidats présentés par les autres groupes parlementaires.

  4. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Speech
    Kantonsparlament

    M. François Monin (Le Centre) : A la deuxième vice-présidence du Parlement, le groupe du Centre vous propose pour l’année 2026 la candidature de Madame Magali Voillat. Agée de 44 ans, Magali Voillat est citoyenne de Porrentruy depuis toujours. Mariée, elle est maman de Thylane, Maëlle et Colin et attache une grande importance à l’équilibre entre vie professionnelle et familiale, engagement politique compris. Titulaire d’une licence en sciences économiques, elle a débuté sa carrière professionnelle chez BAT, où elle a occupé diverses fonctions dans le domaine des ressources humaines de 2004 à 2013. Elle a ensuite mis ses compétences au service de la collectivité en tant que cheffe de service de la Ville de Porrentruy durant 12 ans, de 2013 à 2025. Depuis 2025, et vous l’avez peut-être vu, elle occupe la fonction de secrétaire général de l’Association jurassienne des communes.

    Sur le plan politique, Magali Voillat est députée suppléante depuis 2021. Elle a été membre suppléante de la commission de l’économie puis membre titulaire de la commission de gestion et des finances depuis l’été 2024, commission dont elle assume aujourd’hui la vice-présidence. Elle est également vice-présidente du groupe parlementaire depuis le début de l’année 2024, m’aidant notamment à me rappeler des choses que j’oublie. Très présente dans la vie régionale, Magali Voillat participe activement aux manifestations locales et sportives. Son engagement, son sens de l’organisation et son énergie sont reconnus de toutes et tous, des qualités renforcées par une vie bien remplie, faite notamment de sport, de voyage et d’un investissement constant auprès de sa famille. Le groupe du Centre est convaincu que l’expérience professionnelle, les compétences politiques et l’engagement personnel de Magali Voillat constituent de solides atouts et qu’elle saura assumer avec sérieux, efficacité et enthousiasme, les responsabilités qui lui seront confiées, on l’espère, par vos soins en 2026.

    Le groupe du Centre doit aussi présenter une candidature au poste de scrutateur, et pour ce poste, le groupe du Centre vous propose de reconduire non plus Bernard Varin, ni Jacques-André Aubry, mais un Taignon tout de même en la personne de Marc-André Frésard. Promis Marco, c’est la première et dernière fois que je t’appelle ainsi. Mais pour cette première séance constitutive, et on l’a vu encore hier soir, il est nécessaire de respecter les institutions, mais surtout il est crucial de te présenter sous ton vrai nom à tes nouveaux collègues députés. Vous l’aurez compris, chères et chers collègues, durant ces prochaines années, et si vous lui accorder votre confiance pour cette fonction hautement importante pour l’image de notre institution, il faudra l’appeler Marco.

    Nouveau député, agriculteur, ancien conseiller communal, Marco Frésard a surtout acquis les compétences nécessaires pour ce poste au travers de son activité de marchand de bétail. S’il vous fallait une seule garantie que ce Taignon ne nous fera pas finir sur l’ensemble des manchettes de la presse romande pour un mauvais comptage, c’est bien celle-ci. Un marchand de bétail s’est calculer et je sais de quoi je cause.

    Finalement, pour le dernier poste à la vice-présidence du Gouvernement, Le Centre tient à présenter la candidature de Monsieur le ministre Stéphane Theurillat. Brillamment réélu dans un contexte électif unique au regard de l’âge de notre canton, Stéphane a su démontrer sa capacité à fédérer les politiques autour de majorité au sein du Collège gouvernemental, mais aussi avec des projets forts devant notre Législatif. Le cautionnement de l’hôpital en est un récent exemple flagrant.

    En moins d’une année, il est déjà sur la route d’une future présidence du Gouvernement l’année prochaine. C’est vite, c’est rapide, mais c’est mérité. Après neuf ans en tant que député, cadre dans une grande entreprise, il n’y a pas une personne qui oserait affirmer le contraire. Aujourd’hui, Clic n’est plus Clic. Il a revêtu le costume de Monsieur le ministre Stéphane Theurillat et avec force et convictions, usant de ses compétences humaines qu’il appelle manageriales, en sachant être moteur et travailleur. Ces deux qualités feront de lui un excellent vice-président du Gouvernement aux côtés de la doyenne du Collège gouvernemental que nous félicitons déjà pour sa future élection. Nous l’avons entendu hier, le tchani du Gouvernement devient son vice-président en moins de 24 heures, c’est un chemin raide et vertigineux, mais tu as la carrure pour supporter ce poids, et si jamais, il restera de toute façon un peu de rab dans nos assiettes pour te nourrir et pour suivre ce chemin.

    Le groupe du Centre est fier de travailler à tes côtés, cher Stéphane, et nous sommes sûrs qu’avec la présidente du Gouvernement, vous saurez être le rouage essentiel de la transition pour nos institutions entre l’ancienne et la nouvelle législature, particulièrement au sein de l’Exécutif, mais aussi dans les liens avec le Parlement.

    En guise de conclusion, je me permets, au nom du groupe du Centre de l’ancienne législature, de remercier encore le président du Parlement sortant, notre cher collègue Yann Rufer. Ton humour, ton calme, même dans les moments de tension ou encore ton sérieux, ont guidé notre action parlementaire dans le respect de l’institution. Nous t’en remercions.

    Nous profitons de cette tribune également pour saluer et féliciter Fabrice Macquat pour sa brillante élection hier soir à la tête de notre Législatif. Merci Fabrice. Nul doute que la simplicité d’accès qui accompagnait Yann se poursuivra au travers de toi en ta qualité de nouveau président.

    Finalement, je vous informe que le groupe du Centre s’est penché sur les candidatures de l’ensemble des postes soumis aujourd’hui à élection. Notre groupe soutiendra l’entièreté des candidatures proposées par les autres partis, ici ou à la présidence des commissions pour le prochain point de l’ordre du jour avec élections et présentations. Merci pour votre attention.

  5. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Speech
    AbgeordneterKantonsparlament

    M. François Monin (Le Centre) : En début de législature, le Gouvernement présentait un programme ambitieux destiné à fixer un cap clair pour les cinq années à venir. Ce programme se voulait porteur d’une vision forte pour notre canton, tout en laissant la place à l’adaptation face à un environnement en constante évolution. Force est de constater que cette législature aura été profondément marquée par une succession de crises majeures, sanitaires avec la COVID, énergétiques avec les peurs de black-out, géopolitiques pour les raisons que vous connaissez et économiques récemment. Ces dernières ont fortement influencé l’action de l’Etat et redéfini parfois dans l’urgence certaines priorités. Dans ce contexte exigeant, le rapport de législature qui nous est soumis permet de mesurer le chemin parcouru. Le groupe du Centre tient à remercier le Gouvernement ainsi que l’ensemble de l’administration cantonale pour le travail accompli et pour l’engagement démontré durant ces années particulièrement éprouvantes.

    Le fonctionnement de l’Etat a été assuré, les prestations essentielles maintenues et de nombreux projets ont pu être menés malgré les contraintes. Comme à chaque fin de législature, nous ne souhaitons pas entrer dans une analyse détaillée de chacune des mesures annoncées. Nous préférons relever quelques points saillants qui, à nos yeux, caractérisent cette fin de législature, et cette législature-ci. Comme cela a été dit, l’un des événements majeurs reste sans doute l’accueil prochain de la Ville de Moutier. Ce dossier historique a mobilisé des ressources considérables et exigé rigueur, persévérance et sens des responsabilités. Si le calendrier initialement envisagé n’a pu être respecté, notamment en raison de procédures de vote indépendantes de notre volonté cantonale, l’essentiel est aujourd’hui assuré. L’arrivée de Moutier dans la maison jurassienne au 1er janvier est garantie, ces changements clairement définis avec en prime des élus et des représentants de Moutier validés par le peuple jurassien et notamment celui d’un district transitoire que forme cette ville. Cerise sur le gâteau, la solution d’hier concernant la rétrocession du manque à gagner de la péréquation financière, à hauteur de 65 millions, panse les plaies de celles et ceux qui n’y voyaient qu’une opération financière coûteuse. Le groupe du Centre s’en réjouit et restera attentif à ce que cette intégration se fasse dans un esprit d’équilibre et de cohésion cantonale.

    Sur le plan des finances publiques, cette législature a rappelé avec force l’importance de disposer de finances maîtrisées et saines. Le Plan équilibre 22-26 a constitué une étape importante nécessaire pour faire face à un déficit structurel important. Les efforts consentis ont permis de poser les bases d’un retour progressif à l’équilibre. Toutefois, chacun en conviendra, cet équilibre demeure fragile et les défis futurs avec les épées de Damoclès qui sont aujourd’hui réalisées, que constituent notamment EFAS, l’abolition de la valeur locative ou la conjoncture en berne, nous mettent au défi, tout comme le Gouvernement pour les prochaines années. La consolidation durable des finances cantonales restera donc un enjeu central pour les années à venir et elle passera indéniablement par une responsabilité collective et un esprit de travail serein retrouvé entre Législatif et Exécutif.

    S’agissant de la modernisation de l’Etat, des petites avancées ont été réalisées, notamment en matière de numérisation et de transformation des processus. Le groupe du Centre salue ces progrès, même s’il souhaite qu’ils aillent plus vite et soient corrélés surtout au dégagement de temps et de ressources financières afin de sortir de l’ornière. Nous constatons que les effets concrets de ces démarches, en particulier en termes de simplification des structures et de gains d’efficience mesurables, doivent devenir tangibles dès la prochaine législature, sans quoi notre capacité d’investissement restera, elle, insuffisante. Les charges structurelles resteraient alors, comme aujourd’hui, trop élevées et le temps à disposition d’administration limité, ne permettant notamment pas de mener à bien et de suivre les projets des dossiers nécessitant des investissements.

    Les défis démographiques et économiques restent également bien présents. Notre population vieillit et malgré les efforts réels pour renforcer l’attractivité du canton, notamment en matière de cadre de vie, il demeure difficile de revenir ou de faire revenir durablement nos jeunes chez nous une fois leur formation achevée. La création d’emplois qualifiés, la diversification économique et des conditions cadres attractives doivent donc rester des priorités constantes.

    Si les soubresauts d’implantation et de promotion de l’innovation industrielle et économique, de l’établissement d’antennes universitaires ou encore du récent projet d’un nouvel hôpital sont des signaux encourageants pour le futur, il reste trop peu nombreux pour voir les lignes démographiques, elles, bouger. Les validations institutionnelles, sans équivoque par notre Parlement de l’ensemble de ces démarches positives de développement, démontrent à elles seules l’envie commune d’un développement durable souhaité pour notre canton par ses représentants du peuple que nous sommes.

    Dans le domaine de la transition écologique et énergétique, des intentions fortes ont été affichées et des premières réalisations ont vu le jour. Le groupe du Centre considère néanmoins que ces politiques devront s’inscrire dans la durée avec une approche pragmatique, équilibrée et économiquement soutenable. Les débats passés sur le Plan Climat et les discussions toutes récentes sur le fond du même nom en sont de parfaits exemples.

    Le canton doit aussi faire valoir ses atouts. Le projet de revitalisation qui a été nommé de préservation de la nature et des hotspot à haute valeur ajoutée permettra à notre canton de se démarquer, mais aussi dans un Jura aux moyens limités et, il faut le dire, de lever des fonds externes importants. Quand on n’a pas de pétrole, il faut avoir des idées et les effets leviers des financements privés, fédéraux ou encore d’incitation à l’innovation doivent guider notre action de politique. C’est la vision d’un Etat qui initie, qui montre la voie, qui incite sans arroser que nous souhaitons ici défendre au Centre. Les exemples font légion. Nous pouvons ici, pour n’en citer qu’un, souligner encore la démarche d’appels à projet dans le cadre de l’économie circulaire qui fut un succès à nos yeux. Cette législature s’achève dans un contexte international et national encore incertain. Elle aura permis de poser des bases importantes mais laisse également des chantiers ouverts. Fidèle à ses valeurs, le groupe du Centre continuera à jouer son rôle de force, de dialogue et de trait d’union cherchant des solutions responsables, équilibrées et réalistes afin de permettre à notre canton de poursuivre son développement au bénéfice de l’ensemble de la population jurassienne. Nous sommes conscients au Centre de la responsabilité qui nous incombera, retrouvant dès demain ou dès ce soir, le rôle d’équilibre décisionnel après une législature marquée dans notre hémicycle par la polarisation. Si on a pu se réjouir tantôt d’un vote gagné à gauche, tantôt à droite ces cinq dernières années, et ce sera peut-être encore le cas ce matin, ce n’est pas sur cette voie-là et avec cette voie-là et dans cette voie-là qu’un Gouvernement peut tracer une ligne cohérente avec prévisibilité face au Parlement.

    Si les rapports furent parfois tendus entre nos deux institutions, les équilibres précaires n’ont sûrement rien facilité. Je profite de cette tribune pour remercier les personnes qui se sont engagées pour le bon fonctionnement de l’administration, du Parlement comme du Gouvernement. Un rapport de législature permet de faire ce pas de recul et de souligner le travail effectué, même si tout n’a pas fonctionné ou ne s’est pas déroulé comme on le prévoyait, ne serait-ce qu’il y a cinq ans.

    Je remercie ici, en sortant du protocole et vous me le permettrez, Monsieur le Président, les députés de mon groupe pour leur travail, Jacques-André Aubry, Florence Boesch, Amélie Brahier, Bernard Studer, Gérard Bonvallat, Maxence Henry, Madeleine Juillard Schaller, Jean-François Pape ou encore Stéphane Rüegg qui nous quittent ce matin.

    J’en profite également pour adresser aux trois ministres sortants mes sincères remerciements pour leur, pour votre engagement aux plus hautes fonctions de l’Etat jurassien. Cher Martial, cher David, chère Nathalie, arrivés ensemble dans un collège quasiment renouvelé dans son entièreté en 2015, vous avez marqué de vos noms et de votre empreinte la politique exécutive cantonale durant dix années. Avec les vents changeants toujours plus rapidement, l’avènement encore plus acéré des réseaux sociaux depuis votre entrée en fonction ou la circulation par fibre optique sans filtre ni recul de l’actualité, ceci change profondément le travail d’un ministre ou d’un conseiller d’Etat d’ailleurs. Vous avez su faire face.

    A cette tribune, je profite de ce rapport qui est le vôtre à 60% pour vous remercier, n’ayant pas d’autres occasions pour le faire. Merci et plein succès dans la suite de vos vies.

Contributions(29)
Memberships(2)

Images(2)

  • Version 1
    01.01.2025 – 04.10.2025
  • Version 2
    04.10.2025 – 31.12.2199

Data: OpenParlData · CC BY 4.0