Patrick Cerf
- Function
- Député
- Party
- Parti socialiste
- Parliament
- Kantonsparlament
- Electoral district
- Delémont
- Parliament page
- Official profile
- Gender
- Male
- Marital status
- Marié
- Occupation
- Chef de projet
- Language
- French
- Address
- Clos des Oeuches 2
2826 Corban
- Source body
- JU
- Record updated
- 10.06.2026
- First imported
- 14.08.2025
- POURKantonsparlamentResult: 47 Yes · 0 No · 11 Abst. · 0 Absent
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M. Patrick Cerf (PS) : Je n’avais absolument pas pensé monter à la tribune, mais j’ai quand même entendu certaines choses qui m’étonnent et je me permets de donner le point de vue du chargé de transfert que j’étais, que je suis encore pour le compte de la Municipalité de Moutier. Des écoles, des étudiants, des délégations africaines, européennes, québécoises, je parlais de médias, Le Monde, El País, des quotidiens nationaux suisses, évidemment. De nombreuses écoles se sont intéressées au transfert de la ville de Moutier et ce qui est ressorti quasi systématiquement, c’était le laboratoire démocratique. Je rejoins d’ailleurs ce que notre collègue Sophie Burri a dit tout à l’heure. Donc oui, à la lumière de ces expériences que j’ai vécues avec des gens quelque part extérieurs à la ville de Moutier, je pense qu’un lieu de mémoire à Moutier pour Moutier me semble essentiel et il ne s’agit pas là d’un lieu de mémoire clivant, mais bien de rappeler l’histoire quelque part, celle que nous avons toutes et tous vécue ces derniers mois et ces dernières années. Je vous invite donc à accepter ce texte.
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M. Patrick Cerf (PS) : Imaginez-vous, Monsieur le Président, Madame et Messieurs les Ministres, chers collègues, un soir de week-end. Vous êtes pris de violentes douleurs à l’abdomen, direction les urgences. L’accueil y est salvateur comme toujours, et là, paf, une taxe de 50 francs vous attend, comme un péage pour les nécessiteux. Derrière ce narratif à peine imagé se cache pourtant une triste réalité. Le National vient en effet d’approuver ce dissuasif magique pourtant rejeté par le Conseil fédéral et dénoncé par le groupe PS comme un pas de plus vers une médecine à deux vitesses. Mesdames et Messieurs, chers collègues, un service d’urgences doit rester un sanctuaire, un espace protégé de toute intrusion de l’outrance politique et de l’argent roi. Alors, avant l’examen par le Conseil des Etats, notre Canton va-t-il applaudir cette absurdité qui punit les patients modestes ou défendra-t-il un accès égal aux soins sans ticket d’entrée ? Je remercie le Gouvernement de son éclairage.
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M. Patrick Cerf (PS) : Ce rapport du Gouvernement sur la mise en œuvre des recommandations des mandataires marque un tournant pour notre canton. Le groupe socialiste salue la volonté manifeste du Gouvernement de sortir d’une logique de rigueur budgétaire à court terme et d’engager une réflexion structurelle de fond. Cette réflexion structurelle de fond est franchement nécessaire dans le contexte de l’intégration de Moutier et des nouvelles logiques budgétaires qui en découlent. A cet égard, le recours à la vision externe d’experts reconnus n’a rien de choquant. On l’a entendu par Madame la ministre Rosalie Beuret Siess, plusieurs axes principaux sont pris en considération : la modernisation de l’administration, la réduction du nombre de communes pour atteindre une taille critique, la garantie de moyens financiers pour soutenir ces deux réformes et l’inscription dans une logique d’équilibre structurel dans la durée.
Le groupe parlementaire socialiste partage l’idée qu’il faut dépasser l’empilement de programmes d’économies successifs qui n’apportent que fatigue et tension à la société civile et aux collaborateurs du service public. Les limites de l’exercice en matière d’économies ont été atteintes. Je me plais d’ailleurs à le rappeler ici-même dès que l’occasion se présente. La modernisation de l’Etat, telle qu’envisagée ici doit se faire dans le respect plein et entier du service public et de ses agents. Nous serons vigilants à ce que les réformes organisationnelles et numériques ne se traduisent ni par une réduction de la qualité des prestations, ni par une précarisation des conditions de travail, ni par une dégradation du dialogue social. L’accompagnement du changement doit être pensé dans une logique de solidarité avec un investissement réel dans la formation, la formation continue et la valorisation du personnel.
L’intelligence artificielle est à ce titre brandie comme un épouvantail. Toutefois, de notre point de vue, l’utilisation de cette technologie apparaît comme étant inéluctable. Elle nécessite bien évidemment des garde-fous et une vigilance de tous les instants s’impose. Ensuite, le guichet unique qui doit s’ouvrir à Moutier, début janvier, semble promis à un bel avenir, à condition que les prestations qui y sont déployées ne le soient pas qu’à moitié. A ce titre, je tiens à saluer personnellement la volonté des tenants du guichet unique de communiquer activement sur ce futur office. Là aussi, le principe du projet pilote s’avère intéressant, à condition d’assurer un suivi et un cadre correctif permanent. Pour ce qui concerne la restructuration des communes, nous partageons globalement l’analyse du Gouvernement. Si la recherche d’efficience est légitime, notre groupe attire l’attention sur le danger d’un éloignement du pouvoir de décision et d’un affaiblissement de la démocratie de proximité.
Les fusions doivent rester volontaires et être accompagnées d’un dialogue intense avec la population et les élus locaux afin d’éviter toute perte d’identité ou de légitimité démocratique. Nous rappelons aussi que les disparités socio-économiques entre communes ne seront pas résolues uniquement par des regroupements administratifs mais exigent un investissement public, ambitieux et ciblé. L’heure est à l’engagement politique pour que la modernisation serve d’abord le renforcement du vivre ensemble, la cohésion sociale et l’égalité d’accès aux prestations publiques sur tout le territoire. Le fonds de redéploiement proposé doit contribuer autant au développement des infrastructures qu’à la diminution des inégalités. Notre groupe restera mobilisé pour éviter que la recherche de marge de manœuvre financière ne vienne justifier une externalisation accrue de missions qui poserait inévitablement la question du contrôle démocratique et de pression salariale. En revanche, nous verrions d’un bon œil le renforcement de certaines collaborations avec les cantons voisins.
Nous plaidons pour une gouvernance renforcée, transparente et participative dans la conduite de ces réformes. Enfin, nous appelons le Gouvernement et le Parlement, cela va de soi, à garantir que l’intégration de Moutier se traduise par des progrès concrets pour toutes et tous et non par une dilution des moyens là où les besoins sont les plus pressants, notamment en matière de santé, d’éducation et de politique sociale.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Ministres, chers collègues, le Jura n’a jamais reculé devant les défis institutionnels et démocratiques. Le groupe socialiste entend s’engager pour que ces réformes soient avant tout l’opportunité de bâtir un canton plus juste, plus solidaire et plus démocratique.
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M. Patrick Cerf (PS) : Rassurez-vous, Madame la Députée, personne ici ne va vous insulter, en tout cas pas le groupe parlementaire socialiste. Vous demandez, Madame la Députée, qu’on étudie la mise en place d’un bouclier fiscal axé sur le revenu imposable de but en blanc, et n’en déplaise au PLR, un bouclier fiscal favorise d’abord les plus riches. Un bouclier fiscal profite surtout à un petit nombre de contribuables aisés et ce n’est rien de le dire. Cet outil vise en effet à limiter le montant total d’impôts qu’une personne doit payer par rapport à son revenu, comme c’est le cas ici ou sa fortune. Il est prétendu que ce dispositif doit prévenir l’exode des grands contribuables, voire en attirer dans notre coin de pays. Nous nous permettons d’être sceptiques. Le canton du Jura n’est pas l’enfer fiscal que certains veulent bien dépeindre.
Corollaire, le bouclier fiscal consacre, de notre point de vue, une politique fiscale plus bénéfique aux ménages très riches, on l’a dit, au détriment des politiques publiques financées par l’impôt. Comme suggéré, le principe d’un bouclier fiscal rompt avec l’idée d’un système d’imposition progressif qui fait contribuer davantage les plus aisés à l’effort collectif. Il réduit la capacité redistributive de la fiscalité alors que les écarts de richesse augmentent. Alors oui, Madame la Députée, le bouclier fiscal s’apparente à un cadeau donné, fait à une minorité déjà privilégiée. Cela étant dit, le déploiement de cet outil a fait couler beaucoup d’encre ailleurs en Suisse. Dans le canton de Vaud par exemple, de graves dysfonctionnements ont été observés. La pratique du bouclier fiscal y fut en effet jugée non conforme à la loi entre 2009 et 2021, avec des erreurs chroniques dans le calcul informatique.
Entre 1’000 et 4’000 contribuables ont ainsi bénéficié du dispositif selon les années, soit environ 0,2 à 0,8% des contribuables. Les pertes de recettes se comptent par dizaines de millions de francs par an, là où il y a de la gêne, Mesdames et Messieurs, chers collègues, il n’y a pas de plaisir. De notre point de vue, il est bien malvenu et surtout téméraire de réduire encore la marge fiscale dans le contexte pour le moins tendu des finances cantonales et à la lumière des débats qui ont lieu ce matin. Demander la mise en place d’un bouclier fiscal apparaît comme un camouflet social, c’est au mieux maladroit, au pire irresponsable. Renoncer au bouclier fiscal, dire non à cette motion ne mettra personne sur la paille.
Vous l’aurez compris, chers collègues, c’est unanime que le groupe PS invite le Parlement à refuser ce postulat.
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- Question écriteUrheber/inLe travail, c'est la santé ?No. QE 3823
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- Parlament (Legislativrat)
- Kommission
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- Version 101.01.2025 – 04.10.2025
- Version 204.10.2025 – 31.12.2199
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