Yann Rufer
- Function
- Député
- Party
- FDP.Die Liberalen
- Parliament
- Kantonsparlament
- Electoral district
- Delémont
- Parliament page
- Official profile
- Gender
- Male
- Marital status
- Divorcé
- Occupation
- Directeur de la Croix-Rouge jurassienne
- Language
- French
- Address
- Sur le Perrerat 15
2842 Rossemaison
- Source body
- JU
- Record updated
- 04.07.2026
- First imported
- 14.08.2025
- POURKantonsparlamentResult: 37 Yes · 16 No · 5 Abst. · 0 Absent
- POURKantonsparlamentResult: 55 Yes · 0 No · 0 Abst. · 0 Absent
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- SEGMENT_TYPE_SPEAKERSpeechKantonsparlament
M. Yann Rufer (PLR) : Le groupe PLR partage pleinement le constat posé par l’auteur du postulat. La participation électorale de notre canton est préoccupante lorsque moins de la moitié de la population se rend aux urnes, c’est toute la légitimité démocratique qui peut être fragilisée. A ce titre, nous soutenons ce postulat car il est nécessaire d’examiner sans tabou les moyens permettant de renforcer l’engagement citoyen et de redonner goût à la participation démocratique. Cependant, notre groupe souhaite exprimer une réserve importante concernant la piste du vote obligatoire.
Si l’exemple du canton de Schaffhouse montre une participation plus élevée, nous ne sommes pas convaincus que la contrainte soit la bonne réponse à un problème qui relève avant tout de l’adhésion et de la confiance. Voter est un droit fondamental, en faire une obligation assortie de sanctions pourrait produire l’effet inverse de celui recherché en alimentant une forme de rejet ou de vote peu ou pas réfléchi. Pour le PLR, l’enjeu prioritaire réside plutôt dans le renforcement de l’information, de la compréhension des enjeux et de la proximité entre les citoyennes, les citoyens et leurs institutions. Il s’agit de susciter l’envie de participer plutôt que de l’imposer.
Nous attendons donc du Gouvernement qu’il explore un large éventail de mesures, notamment en matière de sensibilisation, d’éducation civique, de simplification des processus de vote ou encore d’innovation démocratique. En conclusion, le groupe PLR soutiendra ce postulat tout en restant opposé quant à l’introduction du vote obligatoire.
- SEGMENT_TYPE_SPEAKER
- SEGMENT_TYPE_SPEAKERSpeechKantonsparlament
M. Yann Rufer (PLR) : L’annonce récente de la fermeture prochaine de Manor à Delémont a suscité une vive inquiétude, d’abord parce que ce sont 24 emplois qui sont directement menacés, ensuite parce qu’elle illustre une tendance préoccupante, celle d’un centre-ville et en particulier de l’avenue de la Gare qui se vide progressivement de ses commerces. Les vitrines vides et les surfaces allouées depuis des mois, parfois des années, témoignent d’un phénomène plus profond. Entre l’essor du commerce en ligne, le déplacement des flux vers les zones périphériques et la baisse de fréquentation, nous sommes face à un véritable cercle vicieux qui fragilise durablement notre tissu économique local. Dans ce contexte, ma question au Gouvernement est la suivante : Le Gouvernement dispose-t-il, dans son futur plan de législature, d’une vision globale et coordonnée pour redynamiser les centres-villes, et dans quel délai entend-il proposer des mesures concrètes pour soutenir les commerces de proximité ? Je remercie le Gouvernement de sa réponse.
- SEGMENT_TYPE_SPEAKERSpeechAbgeordneterKantonsparlament
M. Yann Rufer (PLR) : Beaucoup d’éléments ont déjà été développés, je vais donc éviter de tous les répéter, notamment les études scientifiques et les problèmes liés à ces études. L’apprentissage de l’écriture est une étape fondamentale de la scolarité obligatoire, il faut donc offrir à nos élèves les meilleurs outils possibles. Nous ne pourrons cependant pas soutenir cette motion, comme ça le suspens est vite levé.
Le Canton du Jura est lié au Plan d’études romand qui garantit une cohérence et une harmonisation des contenus scolaires entre les cantons romands. S’en écarter unilatéralement pour adopter une méthode spécifique d’écriture créerait une rupture qui n’est pas souhaitable. Financièrement, ce changement ne serait pas neutre, il s’agirait en effet de financer une refonte des moyens d’enseignement, de former les enseignants, d’adapter les supports pédagogiques et des outils d’évaluation. Tous ces coûts seraient supportés par notre seul canton, ce qui, vous en conviendrez, n’est pas opportun, surtout qu’aucune nécessité claire ou bénéfice avéré ne sont démontrés. Une telle décision, si elle devait être prise, doit être discutée et analysée dans un cadre romand et pas seulement cantonal.
Pour ces différentes raisons et comme déjà dit, le groupe libéral-radical refusera la motion.
- SEGMENT_TYPE_SPEAKERSpeechAbgeordneterKantonsparlament
M. Yann Rufer (PLR) : Le postulat déposé aborde un thème qui, après avoir longtemps vécu dans l’ombre, trop longtemps, est aujourd’hui de plus en plus médiatisé, celui des proches aidants. Ils constituent une ressource essentielle pour notre société et sont appelés à jouer un rôle toujours plus important. Chaque jour, des femmes et des hommes prennent soin d’un proche permettant ainsi son maintien à domicile. Ce maintien à domicile est vital dans un contexte marqué par le vieillissement de la population et la hausse constante des coûts de la santé, mais il revêt aussi une dimension profondément humaine, celle de rendre à son père ou à sa mère malade l’attention qu’il ou elle a autrefois donné à son enfant.
Celle d’une épouse qui reste au chevet de son époux ou inversement. Il s’agit d’un acte de solidarité, d’amour et de dignité. Le terme de proches aidants est également devenu un véritable enjeu d’actualité. Avec la volonté de la Confédération et de certains cantons de reconnaître, y compris financièrement, cet engagement, un nouveau niveau de reconnaissance se dessine.
Dans ce contexte, la Fondation pour l’Aide et les Soins à domicile, communément appelée FASD, mène un projet pilote. Celui-ci est réalisé en partenariat avec la Croix-Rouge jurassienne qui assure la formation théorique nécessaire à cette reconnaissance financière. Caritas Jura, pour sa part, prend en charge le financement de la formation pour les personnes qui n’auraient pas les moyens de la financer elles-mêmes. Il est particulièrement réjouissant de constater que les associations sociales et humanitaires collaborent étroitement dans ce domaine.
D’ici le milieu de l’année, cinq proches aidants seront ainsi formés, puis salariés par la FASD. Ils deviendront donc proches soignants. Le Canton du Jura participera à ce modèle de rémunération à hauteur de 9 francs par heure. Par ailleurs, le Canton, par l’intermédiaire du Service de l’action sociale, a dédié une ressource spécifique afin d’informer les proches aidants, de les soutenir financièrement, de créer des espaces de rencontres et d’échanges, de promouvoir la relève lorsque cela est possible et de sensibiliser la population à cette thématique. Force est de constater que le canton n’est pas resté inactif et cela mérite d’être salué, même si certains efforts, comme ça a été mentionné tout à l’heure, restent possibles et nécessaires.
Les questions soulevées dans le postulat peuvent paraître pertinentes, mais la récolte des informations s’annonce complexe, voire très complexe. En effet, on ne décide que rarement de devenir proche aidant, on le devient par la force des choses. Certains le sont même sans en avoir pleinement conscience. Etre proche aidant n’est pas un statut formel et la durée de l’aide peut varier considérablement.
Ces éléments rendent leur dénombrement difficile. Si l’on y ajoute la volonté de dresser un profil socio-économique précis, la tâche devient encore plus délicate. Notre groupe est pleinement conscient de cette réalité et considère que les proches aidants sont devenus, bien malgré eux, une composante essentielle et croissante de notre système de santé. Une partie de notre groupe souhaite toutefois souligner que la reconnaissance de leur engagement ne doit pas nécessairement être uniquement pécuniaire. Le lien intergénérationnel demeure un vecteur fondamental d’entraide et de solidarité qu’il convient de préserver et de promouvoir.
La valorisation des personnes formées qui passeront du rôle de proche aidant à celui de proche soignant sera d’ailleurs financée en grande partie par la LAMal et dans une moindre mesure par le Canton. Etant donné la complexité des éléments demandés et les actions déjà menées par le Canton ainsi que les associations caritatives et humanitaires, notre groupe estime, tout comme le Gouvernement, qu’il faut déjà éprouver et apprendre des actions actuelles avant d’engager d’autres ressources dans des études supplémentaires.
Ainsi, notre groupe refusera le postulat.député Alain Koller.
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- Version 101.01.2025 – 04.10.2025
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