Conseil général
Sierre- Réponse18. Juni 2026relative à Sous-Géronde
Réponses aux questions
1. Quel est le futur du quartier de Sous-Géronde ?
Aujourd'hui comme dans le passé, Sous-Géronde a une vocation de logement, d'activités industrielles, artisanales ou de recherche et de loisirs en lien avec la nature et le paysage.
Le quartier de Sous-Géronde se compose de plusieurs sous-secteurs : le secteur nord-est qui va de la route de Transit à la colline de Plantzette - ce secteur est habité -, le secteur sud-ouest - avec le Technopôle et les usines ainsi que les villas qui bordent le Rhône - ainsi que le secteur sud-est compris entre la route de Transit, la route de Sous-Géronde, le Rhône et la colline de Géronde.
Sur le secteur sud-est, les immeubles d'habitation sont en cours de rénovation par les propriétaires et ont accueilli les premiers locataires. Le restaurant le Lion d'Or a pu ouvrir. Le secteur sud-est dans son ensemble fait l'objet d'une planification spéciale. En effet, un cahier des charges est en cours de travail en collaboration avec les propriétaires principaux et la section Patrimoine du Service cantonal infrastructure et patrimoine (SIP) afin de déterminer le cadre pour sa densification tout en garantissant la mise en valeur du patrimoine existant. La valeur historique du site se caractérise principalement par les dimensions des volumes existants, les toitures et la relation du bâti aux espaces extérieurs. Une procédure de mise sous protection de la parcelle 6225 est analysée. Au sud de ce périmètre, les villas situées au-delà de la digue sont condamnées. Elles se situent dans le lit du Rhône et il n'est plus autorisé d'y habiter.
Afin de protéger le Technopôle et l'ensemble du site industriel des usines d'aluminium qui ont repris leur activité, les villas qui bordent le Rhône au sud des usines sont vouées à la démolition car l'État du Valais y prévoit la création d'une digue qui sera provisoire dans un premier temps dans l'attente des aménagements complets de la mesure de correction du Rhône du secteur Sierre-Chippis.
2. Est-ce que les anciens habitants ont trouvé un autre logement ?
Dans la première phase de la crise, une majorité des habitants de Sous-Géronde a trouvé des solutions de logement transitoires (proches, famille, amis). 18 personnes ont néanmoins été hébergées en abris PC dès le 30 juin. À la demande de la Ville, un accueil hôtelier a été mis en place par le Centre médico-social dès la fermeture de l'abri PC du Bourgeois pour ces 18 personnes. Elles ont toutes trouvé un logement dans les semaines suivantes.
Dans la deuxième phase de la crise (normalisation), une partie des habitants impactés par les intempéries a été en mesure de réintégrer leur logement, après travaux. Tous ceux qui n'ont pas eu l'autorisation de réintégrer leur habitat ont aujourd'hui retrouvé un logement, soit dans le district soit hors district.
3. Est-ce qu'ils/elles ont été dédommagés ?
Dans la première phase de la crise (du 30 juin au 6 juillet 2024), la Ville de Sierre a mandaté le Centre médico-social pour la mise en place d'un dispositif d'accès à l'aide d'urgence de la Chaîne du bonheur. Ce dispositif a bénéficié très rapidement à de nombreuses familles : 104 ménages, soit 186 adultes et 52 enfants y ont eu recours. Le montant distribué dès le début juillet 2024 aux familles s'est élevé à CHF 578'500.-.
Dans la deuxième phase de la crise (normalisation), un suivi systématique des personnes touchées a été mis en place par le CMS, avec la distribution de l'aide transitoire de la Chaîne du bonheur, en coordination avec les autorités communales et le canton. Une assistante sociale a été engagée dès le 12 août 2024 par le CMS pour assurer ce suivi, qui s'est prolongé jusqu'en fin 2025 (financé par la Chaîne du Bonheur). 213 demandes d'aide transitoire ont été traitées par l'assistante sociale. Un montant total de CHF 2'629'187.- a été distribué (état au 28 mai 2026), provenant exclusivement de la Chaîne du bonheur.
En plus du suivi social, un suivi psychologique a été proposé par le CMS de Sierre, avec un financement de la Chaîne du bonheur.
La question de l'indemnisation des propriétaires, notamment pour le déblaiement du limon, a fait l'objet d'un traitement particulier. Le canton a décidé que le financement du déblaiement (pour les parcelles éligibles) serait assuré par la Chaîne du Bonheur (80%), Fondssuisse (10%) et le canton (10% restants).
À notre connaissance, les habitants n'ont pas reçu d'aide directe du canton du Valais.
4. Est-ce que cette crue a exercé une influence sur la décharge de l'ancienne Alusuisse contenant surtout des métaux lourds ?
Dans le secteur de Sous-Géronde plusieurs sites liés aux activités industrielles des usines de fonderie et d'usinage d'aluminium sont inscrits au cadastre cantonal des sites pollués. Il y est enregistré que l'assainissement de l'ancienne décharge de l'usine de Sierre est terminé, tout en maintenant ce site pollué sous surveillance. Cette surveillance, comme celles de l'ensemble des sites qui y sont soumis, est réalisée sous l'Autorité du service cantonal de l'environnement.
La crue du Rhône ayant occasionné un élèvement du niveau de la nappe phréatique une augmentation ponctuelle des niveaux de polluants (fluorures) a été enregistrée sans toutefois atteindre des seuils alarmants. Ce phénomène est lié à la mobilisation de pollutions résiduelles situées dans les sols hors de la zone de battement habituel des eaux souterraines.
- Réponse18. Juni 2026Relocalisation des barbecues publics de Condémines
Contexte
En 2022, le Conseil municipal acceptait d'aménager l'Espace Condémines afin de proposer une nouvelle offre pour les familles au cœur de la ville, un lieu intergénérationnel de loisirs, favorisant le retour de la biodiversité et du développement durable. Celui-ci devait conserver un caractère provisoire. Pour cette raison, les aménagements réalisés sont légers et faciles à déplacer.
Parmi les objets installés se trouvent des barbecues qui font l'objet de la présente interpellation.
Réponses aux questions
1. La municipalité a-t-elle identifié ou envisagé un ou plusieurs sites potentiels pour relocaliser ces barbecues publics ?
2. La municipalité est-elle disposée à étudier ce remplacement et à associer la population ou les commissions compétentes à la recherche d'une solution de remplacement ?
La municipalité a identifié plusieurs sites potentiels pour installer des barbecues publics.
Condémines : Le périmètre de Condémines pourrait continuer à accueillir ce type d'installation. De nombreuses options sont ouvertes sur l'ambiance recherchée du futur quartier. Cette infrastructure légère pourrait également faire partie des activateurs du site, de manière pérenne ou à nouveau de manière provisoire, par ex. autour du théâtre.
Champétroz : Un autre lieu pourrait être celui de Champétroz. Le peu de places de stationnement à proximité pourrait être un obstacle à cet aménagement. La SD de Muraz avait interpellé la municipalité en 2020 et en 2026 pour demander l'installation à Champétroz d'un tableau électrique pour manifestation et de WC publics. La municipalité a pour le moment privilégié des aménagements qui mettent plus l'accent sur la nature. Toutefois, si le site devait évoluer pour devenir un lieu de rassemblement ou de fête, il semblerait judicieux de poursuivre le dialogue avec elle.
Géronde : La municipalité se questionne sur l'équipement complémentaire nécessaire à Géronde. Elle constate, durant les beaux jours, un grand nombre d'utilisateurs de petits barbecues jetables. Ceux-ci présentent un risque de feu important car ils sont parfois déposés dans les moloks ou les poubelles alors qu'ils ne sont pas complètement froids. La récurrence de cette problématique rend la recherche de solution nécessaire, par exemple par l'installation d'un fût métallique sans couvercle, comme à Condémines. Cette solution pourrait être testée afin de vérifier qu'elle ne serve pas à d'autres types de déchets et dans l'affirmative, des barbecues fixes pourraient être envisagés.
Glariers : Le site des Glariers pourrait répondre à ce besoin. À la suite du concours d'espaces publics, des aménagements provisoires avec une intégration de la population sont envisagés. L'ASLEC qui a participé à l'élaboration du cahier des charges du concours et fait office de relais entre l'administration et le quartier, pourrait accompagner la mise sur pied d'un groupe représentatif de la population.
Pierre Berthod
PrésidentBenoît Emery
Secrétaire municipalSierre, le 18 juin 2026
- Texte soumis10. Juni 2026relative à Sous-Géronde
Interpellation écrite (RCG Art 37)
Thème : Sous-Géronde
Auteure : Ursula ImhofHistorique / exposé des faits :
D'ici peu nous allons vivre les deux ans de la crue du Rhône survenue pendant le week-end du 29-30 juin 2024 où une grande partie de la région s'est retrouvée sous l'eau. Les traces sont encore visibles : quelques déchets par ci et par là, des maisons abandonnées, des villas au bord du fleuve vides et barricadées …
Cette situation me semble inquiétante et les suites concrètes qui ont été données à ces malheureux évènements ne sont pas vraiment claires. N'ayant pas reçu des réponses précises quant à l'évolution à court et moyen terme de ce site je demande au Conseil Municipal de répondre aux questions suivantes :
- Quel est le futur du quartier de Sous-Géronde ?
- Est-ce que les anciens habitants ont trouvé un autre logement ?
- Est-ce qu'ils/elles ont été dédommagé/es ?
- Est-ce que cette crue a exercé une influence sur la décharge de l'ancienne Alusuisse contenant surtout des métaux lourds ?
Dans l'attente de votre retour, je vous remercie de l'attention que vous porterez à cette interpellation.
Ursula Imhof
- Texte soumis10. Juni 2026Relocalisation des barbecues publics de Condémines
Conformément à l'article 37 du Règlement du Conseil général
Titre : Relocalisation des barbecues publics de Condémines
Auteur : Yann VetterDans l'attente de la construction du nouveau quartier de Condémines, les anciens terrains ont été aménagés avec des infrastructures temporaires dédiées aux loisirs. Parmi ces aménagements mis à disposition, les barbecues publics connaissent un succès particulier durant la saison estivale, favorisant la convivialité et les rencontres.
Ces barbecues devront malheureusement disparaître lorsque le chantier de la patinoire débutera. Face à ce constat, il est légitime de se demander si la Ville entend pérenniser ce type d'infrastructure, qui répond à un besoin social et récréatif clairement exprimé par la population.
Dès lors, je vous prie de bien vouloir répondre aux questions suivantes :
- La Municipalité a-t-elle identifié ou envisagé un ou plusieurs sites potentiels pour relocaliser ces barbecues publics après la disparition de ceux de Condémines ?
- Dans la négative, la Municipalité est-elle disposée à étudier cette possibilité et à associer la population ou les commissions compétentes à la recherche d'une solution de remplacement ?
Dans l'attente de votre retour, nous vous remercions de votre attention et de votre engagement pour le bien-être de notre population.
Yann Vetter
- Réponse12. März 2026Revêtement passerelle de la gare
Réponse à l’interpellation déposée par la conseillère générale Nadine Fuchs relative au remplacement du revêtement de la passerelle de la gare de Sierre
Enoncé de la question
Le 31.01.2026, la conseillère générale Nadine Fuchs a déposé une interpellation sur le remplacement du revêtement de la passerelle de la gare de Sierre, dont voici le texte :
Contexte
Le revêtement initial de la passerelle de la gare, posé en 2017 lors d’une première étape et finalisé en 2019, a présenté une usure prématurée, caractérisée notamment par l’apparition de fissures. Les analyses réalisées ont démontré que les caractéristiques du matériau utilisé ne répondaient pas de manière satisfaisante aux contraintes spécifiques de cet ouvrage, tant en termes de résistance mécanique, d’adhérence que de durabilité. Ces dégradations soulevaient également un enjeu pour la pérennité de l’infrastructure. En effet, la présence de fissurations pouvait favoriser les infiltrations d’eau et, à terme, affecter les couches situées sous le revêtement. Il convient par ailleurs de rappeler que la passerelle présente des conditions d’exploitation particulièrement exigeantes. L’ouvrage est fortement exposé aux variations climatiques, de température et d’humidité, ainsi qu’aux rayonnements UVs et aux effets du vent (passage des trains). Il se caractérise aussi par une pente très faible, qui limite l’écoulement des eaux de surface.
Face à cette situation, plusieurs expertises ont été sollicitées auprès d’entreprises spécialisées et de leurs fournisseurs. Sur la base de ces analyses, le mandat de remplacement a été attribué à l’entreprise Lourejoint SA pour la mise en œuvre d’un système de résine multicouche de la gamme Alsan (fiches techniques annexées). Cette gamme de produits est conforme au marquage CE (Conformité Européenne) par une vérification ATE (Agrément Technique Européen) et certaines de ces couches disposent également des certifications ecobau 2 et Minergie-ECO. Cette solution a été retenue en raison de ses meilleures performances mécaniques, de sa capacité à résister aux conditions météorologiques extérieures et de ses propriétés antidérapantes accrues, particulièrement adaptées aux ouvrages tels que les ponts et passerelles. Le montant des travaux s’est élevé à CHF 120'023.85 TTC.
Les interventions réalisées au printemps 2025 ont consisté à remplacer intégralement la couche superficielle de la superstructure. L’ensemble des fissures a fait l’objet d’un traitement préalable et le revêtement ainsi que les raccords ont été entièrement refaits. La teinte choisie a également été adaptée afin d’améliorer la résistance du matériau aux UVs. Ces travaux n’ont en revanche pas modifié la couche d’étanchéité sous-jacente ni la géométrie de l’ouvrage, notamment les dévers existants (pentes latérales).
Réponses aux questions
1. Sécurité des usagers et remplacement du revêtement
Dans l’interpellation de la conseillère générale Nadine Fuchs, les phénomènes évoqués concernent la sécurité des usagers lors de conditions météorologiques pluvieuses ou en présence d’humidité et de basses températures (neige ou gel). Ces observations ne sont toutefois pas liées au caractère antidérapant du nouveau revêtement. Une inspection a été réalisée le 16 février 2026 par l’entreprise Lourejoint SA, en présence de son fournisseur. Il en ressort que la stagnation ponctuelle de l’eau s’explique principalement par la configuration de la passerelle et par l’évacuation limitée des eaux de surface, liée aux faibles pentes de l’ouvrage. Dans ces conditions, l’écoulement naturel de l’eau est insuffisant pour compenser la rétention liée à la tension de surface élevée du matériau, laquelle témoigne d’une bonne qualité d’adhérence du revêtement. Il convient également de préciser qu’à la suite de la pose encore récente, un léger phénomène de ressuage peut apparaître. Ce dernier forme un mince film superficiel de nature grasse, susceptible d’accentuer cette rétention d’eau, mais qui tend à disparaître progressivement avec le temps et l’usage.
Afin d’accélérer ce processus, un nettoyage spécifique sera prochainement effectué à l’aide de brosses douces et d’un produit dégraissant recommandé par le fournisseur. Cette intervention devrait contribuer à réduire la stagnation de l’eau observée à certains endroits sans altérer les propriétés d’adhérence.
Durant la période hivernale, le déneigement et le salage de la passerelle sont assurés par les services communaux. Une attention particulière a été demandée pour cet ouvrage et les services techniques poursuivent leurs ajustements afin d’identifier les modalités de salage les plus adaptées à cette surface. Pour l’heure, le choix du produit de déverglaçage s’est porté sur un sel à action prolongée sur 24 heures environ.
En définitive, un nouveau remplacement du revêtement ne permettrait pas de résoudre la problématique soulevée. Une amélioration structurelle impliquerait en réalité une transformation complète de la structure et de la superstructure de la passerelle. De tels travaux relèveraient d’interventions lourdes de génie civil et engendreraient des coûts se chiffrant à plusieurs centaines de milliers de francs au moins.
Dans ce contexte, les services techniques continueront à suivre attentivement l’évolution de la situation et renforceront les mesures d’entretien et de surveillance de cet ouvrage, en particulier durant les périodes hivernales.
Pierre Berthod
Benoît Emery
Président
Secrétaire municipal
Sierre, le 12 mars 2026
- Réponse12. März 2026Démantèlement de Graben
Réponses
1. Le coût de la démolition a-t-il été chiffré clairement par la Municipalité ? D’autres bâtiments devront-ils être démolis ?
La démolition a été estimée à 1,5 million. Ce montant a été chiffré sur la base d’un calcul du coût au m³, par comparaison avec des structures similaires, mais sans offre d’entreprises ni études concernant le tri des matériaux ou d’éventuels polluants. Les études seront réalisées afin de préparer la mise à l’enquête de la démolition, basée sur la législation en vigueur à ce moment-là. Il sera ensuite possible d’être plus précis dans l’évaluation du coût puis de rédiger les appels d’offre aux différentes entreprises.
Concernant les autres bâtiments à démolir, en 2027, la municipalité projette la démolition de la maison située en bordure de route, l’ancien garage Willy Fournier actuellement occupée par l’association Satellite. L’autorisation de construire pour réaliser ce travail a déjà été obtenue et les travaux devraient être inscrits au prochain budget. Ainsi, la Ville aura un meilleur accès aux infrastructures techniques de la patinoire dont le fonctionnement et la maintenance doivent être garantis aussi longtemps que la nouvelle halle de glace n’est pas réalisée. La démolition de ce bâtiment permettra également au HC Sierre de déployer ses activités dans un périmètre plus dégagé. Il pourra y installer la tente qui accueille la cantine et améliorer les conditions d’accueil des supporters, ceci dans le but d’accompagner l’évolution du HC Sierre vers la ligue supérieure.
A noter qu’avant d’évaluer le coût de la démolition future, la municipalité analyse de manière minutieuse et la plus économe possible les montants des travaux encore nécessaires pour garantir le maintien des installations techniques de Graben. Des investissements sont vraisemblablement encore à prévoir.
2. Les patinoires étant sensiblement des structures ayant une incidence sur la qualité du sol, l’assainissement et la dépollution des sols ont-ils été chiffrés ?
L’ammoniac utilisé pour le système de création du froid pourrait engendrer une pollution des sols en cas de fuite ou d'incendie. En 2003, l'ancienne installation qui contenait 3500 kg d'ammoniac, alors répartie dans tout le système de distribution, a été assainie et remplacée par une installation ne contenant plus que 180 kg d’ammoniac, exclusivement contenue dans le local technique, dans une citerne avec un bac de rétention. Jusqu’à aujourd’hui, il n’y a eu aucun incident de nature à engendrer de pollution du sol à notre connaissance.
3. Un échéancier des différents travaux dans le quartier a-t-il été planifié ?
Actuellement, le HC Sierre et la ville préparent une mise à l’enquête afin de positionner la nouvelle tente qui accueillera les spectateurs pour le HC Sierre suite aux démolitions planifiées ainsi qu’un container technique pour la Ville.
En 2027, dès la fin de la saison de hockey, la ville projette la démolition de l’ancien garage Willy Fournier ainsi que de son garage et d’un petit dépôt. Après ces travaux, la place sera goudronnée. Le tout devrait être réalisés avant le début de la saison 27-28.
Les travaux de démolition de la patinoire de Graben seront planifiés après la mise en service de la nouvelle halle de glace, soit vers 2033.
4. Après la démolition et l’assainissement, quel sera le tracé définitif de la route de la Plaine ?
Le tracé définitif de la nouvelle route qui devrait succéder à la patinoire n’a pas encore été mis à l’enquête publique et n’est pas définitif. Toutefois, ses contours provisoires ont déjà été dessinés selon deux variantes qui toutes les deux partent de la route de la Plaine, plongent sous la ligne de chemin de fer pour ressortir à l’ouest du garage Mercedes, en face de la place de jeux du Rond-Point-Paradis. Cette nouvelle route empruntera un ouvrage souterrain qui a déjà été réalisé par la ville sous la voie CFF dans le cadre de travaux sur la ligne CFF.
5. Concernant la future utilisation des terrains actuellement occupés par la patinoire de Graben la Municipalité en s’appuyant sur le plan directeur des infrastructures sportives de décembre 2012, envisage-t-elle de privilégier un aménagement répondant aux besoins collectifs, comme pour exemples un espace sportif en plein air destiné aux élèves des écoles voisines ou une zone de détente pour nos concitoyens et concitoyennes, plutôt que de transformer ce site en zone à bâtir ?
La municipalité a prévu de maintenir ces parcelles en zone d’intérêt général. Ce périmètre pourrait accueillir des surfaces de détente ou de sport de plein air, de manière définitive ou provisoire, ou un bâtiment d’intérêt général. La municipalité se doit de conserver des réserves foncières pour répondre aux besoins publics futurs. Pour l’heure, aucun projet de réaménagement suite à la démolition de Graben n’a été imaginé.
- Réponse12. März 2026Usage des engins pyrotechniques
1. Autorisations de vente, législation fédérale
La délivrance d'autorisation de vente d'engins pyrotechniques est réglée au niveau fédéral par la Loi sur les explosifs (LPex), qui prévoit ce qui suit :
Art. 10 Autorisation de vendre sur territoire suisse
- Quiconque, en Suisse, fait le commerce de matières explosives ou d'engins pyrotechniques doit avoir une autorisation. Le Conseil fédéral fixe le régime applicable à la délivrance, au retrait et à l'expiration des autorisations. Il peut dispenser du régime de l'autorisation certains produits ou groupes de produits, pour autant que la sécurité soit garantie par d'autres moyens.
- L'autorisation est délivrée par le canton où le requérant a son siège commercial; s'il a des succursales dans plusieurs cantons, ceux-ci se concerteront au préalable.
- L'autorisation de vendre est valable dans toute la Suisse. Pour le commerce de détail des engins pyrotechniques de divertissement, elle l'est uniquement dans le canton qui l'a délivrée.
- L'autorisation n'est accordée qu'aux entreprises dignes de confiance et aux personnes de bonne réputation qui ont les connaissances techniques nécessaires et qui disposent des entrepôts prescrits.
- La fourniture de matières explosives ou d'engins pyrotechniques par l'armée, les administrations militaires fédérales et cantonales ou leurs entreprises à des offices civils ou à des particuliers se fait en accord avec l'office central.
2. Législation cantonale
Au niveau valaisan, ce thème est traité dans l'ordonnance d'exécution de la loi fédérale et l'ordonnance sur les substances explosives de la façon suivante :
Art. 3 Autorités compétentes
- Le chef du département est compétent pour :
- a) répartir les points de vente autorisés par l'autorité fédérale;
- b) accorder l'autorisation de vendre des matières explosibles, des engins pyrotechniques servant à des fins professionnelles ou de divertissement (catégories F2 à F4 au sens de l'annexe 1 de l'OExpl), ainsi que de la poudre de guerre à l'état foisonné;
- c) révoquer les autorisations accordées lorsque les conditions de leur octroi ne sont plus réalisées;
- d) retirer définitivement ou temporairement l'autorisation de vendre des matières explosives et des engins pyrotechniques, à l'exclusion de ceux qui sont destinés au divertissement;
- e) prendre les décisions prévues à l'article 35 LFE;
- f) prendre toute autre mesure qui n'est pas confiée à une autre autorité.
- Par décision rendue publique, le chef du département peut déléguer au commandant de la police cantonale la compétence d'accorder l'autorisation de vendre des matières explosives, des engins pyrotechniques servant à des fins professionnelles ou de divertissement (catégories F2 à F4 au sens de l'annexe 1 de l'OExpl), ainsi que de la poudre de guerre à l'état foisonné.
Art. 4 Points de vente - Critère de répartition
- La répartition des points de vente sur le territoire cantonal s'effectue en fonction des demandes, des besoins régionaux et des conditions de sécurité.
Art. 5 Autorisations de vente
- Les autorisations ne peuvent être accordées qu'à des requérants bénéficiant de l'exercice des droits civils et dignes de confiance, possédant suffisamment d'expérience et de connaissances juridiques et techniques dans le domaine des explosifs et des engins pyrotechniques, et qui disposent des entrepôts prescrits.
Art. 6 Demande d'autorisation
- Les personnes qui désirent obtenir une autorisation pour vendre des matières explosives ou des engins pyrotechniques servant à des fins professionnelles en font la demande au département.
- La requête doit être établie sur une formule spéciale établie par le département et contenir les pièces et renseignements nécessaires, notamment :
- a) un extrait du casier judiciaire;
- b) une attestation de domicile ou un extrait du registre du commerce certifié conforme attestant du siège commercial;
- c) un certificat de bonnes mœurs concernant le requérant et émanant de l'autorité du lieu de son domicile civil;
- d) une déclaration de solvabilité émanant de l'office des poursuites et faillites du lieu de domicile civil du requérant;
- e) des références concernant ses connaissances professionnelles, juridiques et techniques en matière d'explosifs;
- f) un plan de situation, un plan de construction des installations et locaux servant à l'entreposage et à la vente des substances explosibles.
Art. 7 Examen des plans
- Le service examine les plans de construction, d'agrandissement ou de transformation des bâtiments des entreprises dans lesquels il est prévu d'entreposer des matières explosives ou des engins pyrotechniques.
- Il communique sa décision d'approbation ou de désapprobation au département, afin que ce dernier puisse se déterminer sur la demande d'autorisation.
Art. 8 Vente des engins pyrotechniques de divertissement - Autorisation
- La vente au détail des pièces d'artifice des catégories F2 et F3 est soumise à autorisation du département ou d'un organe ou service qu'il aura désigné.
- Ne peuvent bénéficier d'une autorisation que les entreprises inscrites au registre du commerce ou les personnes domiciliées en Suisse, jouissant de l'exercice des droits civils ainsi que d'une bonne réputation, et qui disposent de locaux d'entreposage résistant au feu et d'un responsable expérimenté dans le maniement des substances explosibles, informé des prescriptions légales en la matière et capable de prendre immédiatement les mesures de sécurité qui s'imposent en cas d'explosion ou d'incendie.
Art. 9 Limitation - Interdiction
- Lorsque les circonstances l'exigent, le Conseil d'Etat pourra limiter le commerce de détail des engins pyrotechniques de divertissement à des occasions déterminées, voire interdire la vente de certaines pièces d'artifice sur tout ou partie du territoire cantonal.
3. Projet de nouveau règlement de police de la PRVC
Cette thématique est également prise en considération dans le projet de nouveau règlement de police de la PRVC ; l'article prévu repose sur la formulation proposée par l'Etat du Valais dans son règlement-type :
Art. 38 Feux d'artifice
- Conformément à la législation sur les substances explosibles, la demande d'autorisation de mise à feu est à adresser à l'Autorité qui requerra l'autorisation nécessaire auprès de la police cantonale.
- La vente au détail des engins pyrotechniques de divertissement est soumise à autorisation du département cantonal en charge de la sécurité ou d'un organe ou service qu'il aura désigné.
- Pour les feux d'artifices non soumis à la législation fédérale ou cantonale, il ne peut être fait usage de pièces d'artifice que dans des circonstances autorisées par le Conseil municipal, sur préavis du commandant du feu, et dans les lieux, emplacements et heures désignés par lui.
Il convient ici de préciser que l'Autorité au sens du règlement de police de la Ville de Sierre est le Conseil municipal.
4. En pratique
Dans la pratique, on peut signaler que les utilisations non autorisées d'engins pyrotechniques ont fait l'objet de plusieurs interventions de la PRVC, avec identification des auteurs et saisies de matériel, voire dénonciation au Tribunal de police.
5. Conclusion
On constate donc que les demandes d'autorisation de mise à feu sont du ressort de la police cantonale. En ce qui concerne la vente des engins pyrotechniques, l'autorisation est délivrée par le département cantonal en charge de la sécurité.
Pour ce qui est des feux d'artifices non soumis à la législation fédérale ou cantonale, c'est le Conseil municipal qui est l'autorité de décision, sur préavis du commandant du feu. L'exécutif communal se base sur les législations concernées lors du traitement des dossiers et les demandes d'autorisation sont examinées au cas par cas ; l'exécutif communal tient compte de la portée environnementale ainsi que du respect de la faune domestique et sauvage lors de son processus de décision.
- Réponse12. März 2026Revêtement passerelle de la gare
Contexte
Le revêtement initial de la passerelle de la gare, posé en 2017 lors d'une première étape et finalisé en 2019, a présenté une usure prématurée, caractérisée notamment par l'apparition de fissures. Les analyses réalisées ont démontré que les caractéristiques du matériau utilisé ne répondaient pas de manière satisfaisante aux contraintes spécifiques de cet ouvrage, tant en termes de résistance mécanique, d'adhérence que de durabilité. Ces dégradations soulevaient également un enjeu pour la pérennité de l'infrastructure. En effet, la présence de fissurations pouvait favoriser les infiltrations d'eau et, à terme, affecter les couches situées sous le revêtement. Il convient par ailleurs de rappeler que la passerelle présente des conditions d'exploitation particulièrement exigeantes. L'ouvrage est fortement exposé aux variations climatiques, de température et d'humidité, ainsi qu'aux rayonnements UVs et aux effets du vent (passage des trains). Il se caractérise aussi par une pente très faible, qui limite l'écoulement des eaux de surface.
Face à cette situation, plusieurs expertises ont été sollicitées auprès d'entreprises spécialisées et de leurs fournisseurs. Sur la base de ces analyses, le mandat de remplacement a été attribué à l'entreprise Lourejoint SA pour la mise en œuvre d'un système de résine multicouche de la gamme Alsan(fiches techniques annexées). Cette gamme de produits est conforme au marquage CE (Conformité Européenne) par une vérification ATE (Agrément Technique Européen) et certaines de ces couches disposent également des certifications ecobau 2 et Minergie-ECO. Cette solution a été retenue en raison de ses meilleures performances mécaniques, de sa capacité à résister aux conditions météorologiques extérieures et de ses propriétés antidérapantes accrues, particulièrement adaptées aux ouvrages tels que les ponts et passerelles. Le montant des travaux s'est élevé à CHF 120'023.85 TTC.
Les interventions réalisées au printemps 2025 ont consisté à remplacer intégralement la couche superficielle de la superstructure. L'ensemble des fissures a fait l'objet d'un traitement préalable et le revêtement ainsi que les raccords ont été entièrement refaits. La teinte choisie a également été adaptée afin d'améliorer la résistance du matériau aux UVs. Ces travaux n'ont en revanche pas modifié la couche d'étanchéité sous-jacente ni la géométrie de l'ouvrage, notamment les dévers existants (pentes latérales).
Réponses aux questions
1. Sécurité des usagers et remplacement du revêtement
Dans l'interpellation de la conseillère générale Nadine Fuchs, les phénomènes évoqués concernent la sécurité des usagers lors de conditions météorologiques pluvieuses ou en présence d'humidité et de basses températures (neige ou gel). Ces observations ne sont toutefois pas liées au caractère antidérapant du nouveau revêtement. Une inspection a été réalisée le 16 février 2026 par l'entreprise Lourejoint SA, en présence de son fournisseur. Il en ressort que la stagnation ponctuelle de l'eau s'explique principalement par la configuration de la passerelle et par l'évacuation limitée des eaux de surface, liée aux faibles pentes de l'ouvrage. Dans ces conditions, l'écoulement naturel de l'eau est insuffisant pour compenser la rétention liée à la tension de surface élevée du matériau, laquelle témoigne d'une bonne qualité d'adhérence du revêtement. Il convient également de préciser qu'à la suite de la pose encore récente, un léger phénomène de ressuage peut apparaître. Ce dernier forme un mince film superficiel de nature grasse, susceptible d'accentuer cette rétention d'eau, mais qui tend à disparaître progressivement avec le temps et l'usage.
Afin d'accélérer ce processus, un nettoyage spécifique sera prochainement effectué à l'aide de brosses douces et d'un produit dégraissant recommandé par le fournisseur. Cette intervention devrait contribuer à réduire la stagnation de l'eau observée à certains endroits sans altérer les propriétés d'adhérence.
Durant la période hivernale, le déneigement et le salage de la passerelle sont assurés par les services communaux. Une attention particulière a été demandée pour cet ouvrage et les services techniques poursuivent leurs ajustements afin d'identifier les modalités de salage les plus adaptées à cette surface. Pour l'heure, le choix du produit de déverglaçage s'est porté sur un sel à action prolongée sur 24 heures environ.
En définitive, un nouveau remplacement du revêtement ne permettrait pas de résoudre la problématique soulevée. Une amélioration structurelle impliquerait en réalité une transformation complète de la structure et de la superstructure de la passerelle. De tels travaux relèveraient d'interventions lourdes de génie civil et engendreraient des coûts se chiffrant à plusieurs centaines de milliers de francs au moins.
Dans ce contexte, les services techniques continueront à suivre attentivement l'évolution de la situation et renforceront les mesures d'entretien et de surveillance de cet ouvrage, en particulier durant les périodes hivernales.
Pierre Berthod
PrésidentBenoît Emery
Secrétaire municipalSierre, le 12 mars 2026
Annexe :
- Fiches techniques des produits appliqués dans le cadre des travaux de réfection du revêtement
- Texte soumis25. Februar 2026Démantèlement de Graben
Interpellation écrite (Art. 37 RCG)
Sujet : Démantèlement Graben
Auteur : Fabien Robyr
À la suite de l'approbation par les conseillers généraux en décembre 2024 puis par le peuple en juin 2025 du projet de la Valais Arena et du quartier de Condémines, la patinoire de Graben semble être vouée à disparaître. Se posent alors diverses questions :
- Le coût de la démolition a-t-il été chiffré clairement par la Municipalité ? D'autres bâtiments devront-ils être démolis ?
- Les patinoires étant sensiblement des structures ayant une incidence sur la qualité du sol, l'assainissement et la dépollution des sols ont-ils été chiffrés ?
- Un échéancier des différents travaux dans le quartier a-t-il été planifié ?
- Après la démolition et l'assainissement, quel sera le tracé définitif de la route de la Plaine ?
- Concernant la future utilisation des terrains actuellement occupés par la patinoire de Graben, la Municipalité, en s'appuyant sur le plan directeur des infrastructures sportives de décembre 2012, envisage-t-elle de privilégier un aménagement répondant aux besoins collectifs, comme pour exemples un espace sportif en plein air destiné aux élèves des écoles voisines ou une zone de détente pour nos concitoyens et concitoyennes, plutôt que de transformer ce site en zone à bâtir ?
Fabien Robyr
- Texte soumis25. Februar 2026Usage des engins pyrotechniques
À la suite des événements tragiques du 1er janvier 2026, il ne nous paraît plus opportun de célébrer le passage à l'année 2027 avec des engins pyrotechniques. Le traumatisme laissé par cette catastrophe impose une réflexion profonde sur les pratiques festives que nous souhaitons encourager, dans le respect de la mémoire des victimes et de la sécurité collective.
Par ailleurs, au-delà du risque immédiat pour la vie humaine, les feux d'artifice ont un impact environnemental considérable. Ils génèrent une pollution atmosphérique importante, libérant dans l'air des substances nocives, ainsi que des déchets souvent difficiles à éliminer. Dans un contexte où la lutte contre le changement climatique et la protection de notre cadre de vie sont plus que jamais des priorités, il est essentiel de repenser notre rapport à ces pratiques festives.
En ce sens nous souhaitons que la Ville envisage l'interdiction des feux d'artifice privés. Cette mesure permettrait non seulement de garantir la sécurité de toutes et tous, ainsi que de la faune domestique et sauvage, mais aussi de renforcer notre engagement écologique local.
Nous sollicitons donc la position du Conseil municipal sur ce point.
Dans l'attente de votre retour, nous vous remercions de votre attention et de votre engagement pour la sécurité et le bien-être de notre population.
Fabien Robyr
- Texte soumis31. Januar 2026Revêtement passerelle de la gare
La passerelle de la gare de Sierre est un axe de passage central et fortement fréquenté quotidiennement par de nombreux, écoliers, personnes âgées, familles ainsi que des personnes à mobilité réduite.
Or, le revêtement actuel de cette passerelle est inadapté et dangereux, en particulier par temps de pluie, de neige ou de gel. Le sol devient extrêmement glissant, ce qui augmente fortement le risque de chutes et d'accidents. Plusieurs usagers ont fait état de glissades, mettant en évidence un problème récurrent de sécurité.
Au regard de cette situation, il apparaît nécessaire que le revêtement de la passerelle soit remplacé par un matériau antidérapant, durable et adapté aux conditions climatiques locales, afin de garantir la sécurité des usagers en toutes saisons.
Par la présente interpellation, je demande donc au Conseil municipal :
- de prendre acte du caractère dangereux du revêtement actuel ;
- de s'engager à procéder à son remplacement dans les meilleurs délais ;
La sécurité des usagers doit primer sur toute autre considération. Une intervention rapide permettrait d'éviter des chutes et de renforcer la qualité des infrastructures publiques de la Ville de Sierre.
- Réponse29. Dezember 2025Travaux de réaménagement en cours à la Rue du Pré-de-Savioz
Réponses
1. Procédure et base légale du projet : Sur quelle base légale la Commune a-t-elle entrepris ces travaux sans procéder à une mise à l’enquête publique, ni fournir une information complète, ni consulter les riverains et les habitants de la rue concernée ?
Les parcelles Nos 14593 et 14653, sur lesquelles les travaux en question ont été réalisés, font partie des routes affectées au réseau communal. La loi sur les routes du canton du Valais s’y applique. Les travaux de construction, correction et réfection de routes sont soumis à une procédure d’approbation des plans par le Conseil d’Etat précédée d’une mise à l’enquête publique (cf. LRoutes chapitre 2.1). Tel n’est pas le cas pour les travaux d’entretien (cf. LRoutes chapitre 2.2) auxquels appartient l’intervention réalisée sur la Rue de Pré-de-Savioz à Granges.
Ces travaux d’entretien consistaient à un remodelage des bermes (surfaces non revêtues) latérales en noues d’infiltration, matérialisées par des dépressions de 10 à 20cm de part et d’autre de la route, sans empiètement sur les fonds privés voisins. Il convient de rappeler que le même principe de proportionnalité procédurale est appliqué par le règlement communal de construction et de zones ; celui-ci stipule que les modifications de niveau naturel du terrain de moins de 1m ne sont pas soumises à autorisation (RCCZ art 5 lettre m).
Finalement nous tenons à signaler que, comme le veut la pratique de la Ville de Sierre en matière de chantiers communaux, un avis daté de juin 2025 a été transmis par courrier à l’ensemble des riverains. Cet avis annonçait les travaux en précisant : « Ces travaux nécessitent un réaménagement des banquettes situées de part et d’autre de la chaussée afin de permettre l’infiltration des eaux de précipitation directement dans le terrain. De plus, les accès privés goudronnés se situant sur le domaine public, seront équipés de caniveaux permettant l’évacuation des eaux directement dans les zones prévues pour l’infiltration ». Les destinataires de ces courriers étaient invités à prendre contact avec les services techniques communaux pour tout renseignement complémentaire souhaité. Aucune demande n’a été enregistrée avant le début des travaux en septembre.
2. Nécessité et proportionnalité du projet : Quels sont les motifs concrets qui ont conduit à engager ce chantier, quelles éventuelles plaintes ou signalements ont motivé l’intervention, quelles variantes ont été étudiées avant la décision finale, et quel est le coût global du projet ?
Dans le cadre de la gestion des réseaux d’évacuation des eaux, la commune a l’obligation de veiller à garantir l’entretien et le fonctionnement des dispositifs assurant l’évacuation des eaux, qu’elles soient usées ou claires. En application de ce principe, le budget 2025 prévoyait sous rubrique 7200.5030.00 - Evacuation générale des eaux, des travaux annoncés à la route du Bois de Finges, à la rue de Cloux-Roussier, à la rue de la Fraternité ainsi qu’à la rue de Pré-de-Savioz. La programmation d’interventions sur les réseaux d’évacuation des eaux est dictée par les principes fixés dans le plan général d’évacuation des eaux (PGEE) et fait l’objet d’un échelonnement sur plusieurs années qui fixe les interventions portées au budget communal. Le PGEE communal est en cours d’actualisation mais les principes qui y sont fixés, notamment la réduction des eaux claires dans les STEP, demeurent.
Pour ce qui concerne la Rue de Pré-de Savioz, à la suite d’une interpellation en 2023, une première approche a constaté qu’aucun système opérationnel d’évacuation des eaux n’était enregistré sur les bases communales (plans des réseaux) et qu’aucun relevé n’en laissait paraître l’existence. Afin de palier cette situation à risque, une intervention visant à la mise à niveau selon les normes actuelles du système de récolte et d’évacuation des eaux de cette route était dès lors justifiée.
Rapidement, il est apparu que la mise en œuvre de canalisations hors des zones routières se heurtait à la présence des conduites d’amenée d’eau potable, de gaz et d’électricité ainsi qu’aux collecteurs d’eaux usées. Outre ces obstacles, un système de drainage avec écoulement gravitaire des eaux aurait dû s’affranchir des contraintes liées aux exigences en termes de distance au-dessus de la nappe phréatique, comme au-dessus du niveau des hautes eaux du Canal de la Rèche, tout en respectant une profondeur minimum d’enfouissement permettant d’assurer sa durabilité.
Dès lors et en application de la norme SN 592 000:2024 (6ème édition de juillet 2024) de l’Association suisse des professionnels de la protection des eaux (VSA), servant de référence en la matière, un système de rétention/infiltration des eaux de chaussée a été privilégié. Ce système évite des travaux sur la route elle-même, limite les profondeurs de creuse, évite les conflits avec les réseaux existants et permet de conserver un système gravitaire.
Le montant (fixé en juin 2024) inscrit à la rubrique comptable ad hoc pour cette intervention avait été estimé à CHF 130'000.– selon consignes budgétaires validées pour le budget 2025. Une fois la solution technique affinée, les travaux ont été mis en soumission et ont été adjugés par le Conseil municipal le 15.04.2025 pour un montant de CHF 83'256.30.– TTC. Le chantier a été achevé le 12.12.2025 et son coût devrait finalement avoisiner un montant total de l’ordre de CHF 125'000.– sous réserve des derniers métrés en cours de validation. L’augmentation des coûts est liée au changement de cunettes accepté par la municipalité, à
- Réponse29. Dezember 2025Gestion des places de jeux
Réponses
Dans le cadre de l’interpellation relative à la politique communale en matière de gestion des places de jeux, la municipalité souhaite rappeler les lignes directrices qui guident son action et qui ont été établies dans le programme de législature. Notre engagement vise à favoriser la cohésion sociale et à encourager les pratiques sportives et culturelles, notamment en renforçant les conditions permettant à toutes et tous de bénéficier d’espaces de jeux publics accueillants. À ce titre, les démarches entreprises pour obtenir le renouvellement du label Commune en Santé s’inscrivent pleinement dans cette volonté. Ce label intègre en effet un volet dédié aux espaces publics et infrastructures, qui encourage la création et l’entretien d’installations favorables à la santé, parmi lesquelles peuvent être incluses les places de jeux et autres aménagements destinés aux familles, aux jeunes et aux aînés.
Parallèlement, la municipalité poursuit l’objectif de valoriser la richesse de notre territoire tout en développant la mobilité de demain. Elle veille à ce que les valeurs patrimoniales, paysagères et naturelles soient pleinement prises en compte lors de l’élaboration des projets d’aménagement de places de jeux. Cette approche intégrée permet de concilier attractivité, qualité de vie et durabilité, tout en répondant aux attentes de la population.
C’est au regard de ces orientations que la municipalité apporte ci-après des éléments de réponse aux sept questions formulées par le Conseil général.
En préambule, il semble important de préciser les obligations légales qui entourent la question et de distinguer les places de jeux privées et les places de jeux publiques.
La création d’une place de jeux et de détente est obligatoire pour les bâtiments d’habitation collective de 4 appartements et plus à raison de 15 m2 par logement. Il s’agit de places à usage privé. Leur aménagement est laissé au libre choix du particulier et doit être présenté avec le plan des aménagements extérieurs du projet de construction. Il peut s’agir d’une simple surface engazonnée ou d’une installation plus conséquente avec jeux pour enfants. Le Conseil municipal peut exiger un certain niveau d’aménagement dans le respect de la proportionnalité de la mesure demandée. Ces surfaces ne peuvent pas être utilisées à d’autres fins, par exemple pour du stationnement.
La création d’une place de jeux commune aux différents immeubles est exigée dans le cas d’ensembles construits sur la base d’un plan de quartier ou d’un plan d’aménagement détaillé. Cette obligation permet la réalisation de places de jeux et de détente plus grandes et plus attractives. Les places de jeux issues de ces planifications restent d’usage privé.
Une exception est à noter. Lors de la réalisation, sur la base d’un plan de quartier, de l’ensemble d’immeubles autour de la Maison Rouge, une servitude d’usage public a été inscrite pour les cheminements piétons ainsi que la place de jeux. C’est ainsi la commune qui assume l’entretien de cette petite place, située légèrement en contrebas des logements. Cette option n’est généralement pas retenue en raison du risque de conflit d’usage entre le privé et le public. Pour ce motif, la place de jeux située au cœur de l’îlot de Glarier Potence (parcelle N° 4647), qui a été réalisée pour un usage public dans le cadre d’un plan de quartier de 1985, a été cédée en 2012 aux riverains qui la bordent après quelques années d’exploitation.
L’inscription d’une servitude d’usage public est couramment exigée pour des cheminements de mobilité douce. Le requérant voit d’un bon œil l’entretien communal du chemin et la municipalité bénéficie d’un axe qui vient étoffer le réseau de mobilité douce.
En ce qui concerne les places de jeux publiques, à part celle située à bien plaire sur une parcelle privée dans l’angle de la route de Lamberson et de la rue d’Orzival et celle localisée à côté du terrain de football sur un terrain bourgeoisial, elles se situent toutes sur des parcelles communales. Elles sont réalisées et entretenues par la ville.
1. Encaissement de montant compensatoire en matière de places de jeux
Il n’y a pas de trace d’encaissement de montant compensatoire relatif aux places de jeux durant les 10 dernières années car, pour tous ces projets soumis à autorisation de construire, des solutions ont à chaque fois été trouvées dans le respect des exigences de l’article 51 du RCCZ.
2. Sur quel(s) compte(s) ces montants ont-ils été versés ?
Au vu de la réponse ci-dessus, il n'existe pas de compte spécifique lié à des montants compensatoires pour les places de jeux ; uniquement pour des places de parc et abris.
3. Fonds spécial pour l’aménagement d’espaces publics de jeux et de détente
Il n'existe pas de fonds spécial pour l'aménagement d'espaces publics de jeux et de détente. Les seuls fonds spéciaux de la municipalité concernent les places de parc, l'épuration des eaux, l'élimination des ordures, le service de l'eau et l'énergie et climat.
4. Quel est le solde de ce fonds spécial
Cf. réponse 3 ci-dessus
5. Budget 2025 – consignes associées aux rubriques 3420.5040.01 et 7900.5030.00
Rubrique 3420.5040.01 (constructions places de jeux), consignes budgétaires :
- Plaine Bellevue remplacement tour d'activité principale 40 KCHF
- Remplacement 3 jeux d'activité (Rawyl, Pranou et Longs-Prés) 10 KCHF
- Etude réaménagement Rond-Point-Paradis 20 KCHF
Rubrique 7900.5030.00 (aménagements de quartiers), consignes budgétaires :
- Réalisation Parc Maison Rouge (le projet est déplacé aux Glariers) 300 KCHF
- Planification chemin historique Granges 20 KCHF
6. Place de jeux sise derrière la salle omnisports
Le pavillon situé derrière la salle omnisports est un aménagement provisoire réalisé par des étudiants de la Haute Ecole d’architecture de Berne dans le cadre de leur travail de master. Les hamacs, les bancs et les aménagements de surface ont quant à eux été réalisés par la ville. Cette première intervention va être complétée par un concours d’architecture et d’urbanisme courant 2026 afin de planifier des espaces et équipements publics dont une place de rencontre et une grande place de jeux dans ce quartier fortement sous-équipé. Dans l’intervalle, ce pavillon a été réparé afin de rester fonctionnel jusqu’à la réalisation du projet issu du concours.
7. Vision stratégique du Conseil municipal en matière de places de jeux
Un plan directeur des espaces publics est en cours d’élaboration avec un premier focus sur les places de jeux. Ce chapitre a permis de démontrer la nécessité de réaliser des espaces publics et une grande place de jeux aux Glariers, avec du mobilier de jeux. De manière générale, le but de cet outil est d’identifier les besoins en places dans les différents quartiers, ainsi que la taille et la qualité des aménagements requis. Il s’agit de s’appuyer sur l’existant et de définir une stratégie pour que les mesures de revitalisation de ces espaces répondent le plus possible à l’évolution de la société. Les résultats de l’étude menée par le CMS afin de mieux comprendre les besoins de la population plus âgée et d’identifier les mesures qui devraient être prises pour inclure l’ensemble de la population dans l’espace public vont permettre d’enrichir et de compléter ce plan stratégique.
Ainsi, dans l’immédiat, le Conseil municipal souhaite entretenir et maintenir dans leurs dimensions actuelles les grandes et moyennes places de jeux, questionner le mobilier des petites places tout en les conservant comme zones de repos. Ces espaces de faible dimension sont notamment précieux pour la population plus âgée.
Ceci étant, cette interpellation soulève la possibilité d’adapter le futur règlement de construction. Le Conseil municipal demande au service d’analyser les règlements d’autres communes afin d’en comparer les pratiques et de déterminer si des adaptations seraient utiles.
Les espaces verts comme celui de Guillamo répondent à la volonté d’amener plus de nature en ville et ne se substituent pas aux places de jeux ou de détente pour les enfants, les adolescents et toutes les tranches de la population. Il s’agit d’une offre complémentaire qui permet également d’offrir des îlots de fraicheur et d’enrichir le lien au paysage.
- Texte soumis17. Dezember 2025Travaux de réaménagement en cours à la Rue du Pré-de-Savioz
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les membres du Conseil communal,
Chères et chers membres du Conseil général,
Les conseillers généraux du village de Granges souhaitent déposer la présente interpellation écrite dans le cadre du dossier relatif aux travaux de réaménagement en cours à la Rue du Pré-de-Savioz à Granges.
Ce dossier a fait l'objet de plusieurs échanges entre la Commune de Sierre, les riverains concernés et nous-mêmes. Ces mêmes riverains ont adressé à la Commune, par courrier daté du 14 octobre 2025, une série de questions portant notamment sur la procédure, la nécessité et la proportionnalité du projet, ainsi que sur des aspects liés à la sécurité, à l'accessibilité et à l'entretien futur des aménagements réalisés.
Dans ce cadre, nous aimerions obtenir une réponse écrite aux questions ci-dessous, les riverains concernés s'interrogeant encore sur plusieurs aspects du projet, notamment :
- Procédure et base légale du projet : Sur quelle base légale la Commune a-t-elle entrepris ces travaux sans procéder à une mise à l'enquête publique, ni fournir une information complète, ni consulter les riverains et les habitants de la rue concernée ?
- Nécessité et proportionnalité du projet : Quels sont les motifs concrets qui ont conduit à engager ce chantier, quelles éventuelles plaintes ou signalements ont motivé l'intervention, quelles variantes ont été étudiées avant la décision finale, et quel est le coût global du projet ?
- Choix techniques et alternatives : Pour quelles raisons certaines solutions techniques telles que la remise en état du drain existant, l'installation de grilles de récupération des eaux de pluie ou la mise en place d'un enrobé drainant n'ont-elles pas été retenues, et quelles normes ont été appliquées pour valider le choix de la solution actuellement mise en œuvre ?
- Accessibilité, sécurité et mobilité : L'aménagement réalisé est-il conforme aux exigences de sécurité pour les piétons, les cyclistes et les personnes à mobilité réduite, notamment en l'absence de bordures ou de trottoirs et au vu de la largeur de la chaussée ? Quelles sont les bases légales cantonales et fédérales applicables en matière d'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite ?
- Entretien et responsabilité : Comment la Commune prévoit-elle d'assurer l'entretien futur des noues et caniveaux, la gestion hivernale pour éviter les risques de gel et de verglas, ainsi que sur la responsabilité en cas d'accident ou de dégradation ? En particulier, pour quelle raison la Municipalité choisit-elle d'augmenter sa charge d'entretien par rapport à une situation antérieure gérée par les riverains ?
- Protection des conduites et mesures transitoires : Quelles mesures temporaires ou permanentes sont envisagées pour protéger la conduite d'eau potable après l'abaissement du niveau de la chaussée et garantir, avant l'hiver, la sécurité et la durabilité des installations ?
- Baisse de la qualité de vie : Les riverains ayant constaté que la situation antérieure aux travaux était efficace et satisfaisante pour la gestion des eaux de pluie, et meilleure en termes de mobilité, d'entretien et de sécurité, quelles mesures sont prévues pour garantir que les conditions de qualité de vie et de sécurité dans la rue ne soient pas inférieures à celles qui existaient avant les travaux ?
Afin d'obtenir des clarifications sur les éléments restés sans réponse ainsi que sur l'état d'avancement du projet, les conseillers généraux de Granges demandent :
- De connaître la position actuelle de la Municipalité sur ce dossier.
- D'obtenir des réponses précises aux questions précédemment listées.
- De connaître le coût total de l'entreprise et des travaux engagés.
- De nous transmettre le plan final des aménagements, afin de voir à quoi la rue ressemblera une fois les travaux terminés.
- D'obtenir le dossier d'études sur la mobilité, les variantes étudiées et le rapport hydrogéologique.
- D'obtenir la trace écrite ou la décision formelle (extrait du procès-verbal) adoptée par le Conseil municipal concernant la décision d'entreprendre ces travaux.
Nous vous remercions de votre attention et disponibilité.
Les conseillers généraux de Granges
Mme Nadine Reichen, Mme Caroline Roh-Toffol, Mme Carmen Zuber-Battaglia, M. Carmelo Iaia, M. Tony Sabino, M. Lionel Zufferey
- Réponse5. Dezember 2025Renforcer la participation démocratique
RÉPONSE AU POSTULAT
1 Généralités
1.1 Préambule
La participation politique en Suisse fait l'objet d'analyses régulières depuis plusieurs décennies, tant en raison de son rôle central dans le fonctionnement de la démocratie directe que des évolutions qu'elle présente. Les recherches disponibles montrent que, si l'intérêt pour la politique reste relativement stable, la participation électorale connaît des variations importantes selon les types de scrutins, la nature des objets soumis au vote et les caractéristiques socio-démographiques des électeurs.
Leonhard Neidhart (2017)1 rappelle que la participation suisse s'inscrit dans une dynamique historique particulière. Avec un système politique reposant sur des votations fréquentes, les citoyens sont appelés aux urnes plusieurs fois par an, ce qui peut engendrer une forme de « surcharge démocratique ». Cette densité du calendrier, combinée au caractère technique de certains objets, a contribué à une baisse progressive de la participation depuis la seconde moitié du XXe siècle.
L'analyse de Sandro Lüscher (2015)2 nuance toutefois l'idée selon laquelle l'abstention traduirait un désintérêt généralisé pour la politique. Selon lui, la plupart des citoyennes et citoyens exercent leur droit de vote de manière sélective, en fonction des objets soumis au scrutin. Une étude citée dans son analyse montre ainsi qu'un peu moins de 10 % des personnes inscrites ne votent jamais, tandis qu'environ 10 % participent à chaque scrutin, les autres alternant entre participation et abstention selon les thématiques.
Plus récemment, l'étude Selects menée après les élections fédérales de 2023 (FORS Lausanne, 2024)3 apporte un éclairage empirique actualisé sur les comportements électoraux. Elle met en évidence plusieurs profils d'abstentionnistes, notamment les jeunes adultes, les personnes au niveau de formation ou au revenu plus bas et les électeurs moins intégrés politiquement ou socialement. Si certains groupes restent durablement sous-représentés dans les urnes, d'autres se mobilisent davantage selon les enjeux perçus comme prioritaires. L'étude révèle également que la participation peut varier sensiblement en fonction du contexte politique, de la polarisation des débats et de la présence de thématiques jugées capitales.
1.2 Contexte légal
L'organisation des élections et votations est régie par un cadre légal strict, qui limite la marge de manœuvre des communes. Sans constituer un inventaire exhaustif, les principales normes applicables, tant au niveau fédéral que cantonal, sont les suivantes :
- Loi fédérale sur les droits politiques (LDP, RS 161.1).
- Ordonnance fédérale sur les droits politiques (ODP, RS 161.11).
- Loi cantonale sur les droits politiques (LcDP, RS 160.1).
- Loi cantonale d'application de la loi fédérale sur les droits politiques (LALDP, RS 160.3).
- Ordonnance cantonale sur le vote par correspondance (RS 160.102).
2 Réponse aux 3 points du postulat
2.1 Analyse des tendances
Évolution du taux de participation pour la commune de Sierre, tous scrutins confondus
Les données présentées ci-après couvrent l'ensemble des scrutins tenus à Sierre entre 2021 et 2025, qu'il s'agisse d'élections ou de votations de portée communale, cantonale ou fédérale. Présentées sous forme graphique, elles permettent de suivre l'évolution du taux de participation au fil de la législature. Au total, 62 objets ont été soumis au vote, répartis sur 28 scrutins et 23 journées de votation. Sur cette période, la participation sierroise a oscillé entre un minimum de 34,15 % (élection au Conseil des États, second tour, novembre 2023) et un maximum de 62,53 % (initiative fédérale sur l'AVS, mars 2024).
Graphique 1 : Taux de participation moyen (%) par journée de votation pour la ville de Sierre
Dans le détail, les dix objets ayant suscité la plus faible mobilisation sont les suivants :
- votation fédérale du 15.05.2022 :
- loi sur la transplantation d'organes – 36,08 %
- corps européen de garde-frontières – 36,68 %
- loi sur le cinéma – 36,73 %
- votation fédérale du 18.06.2023 :
- imposition des grands groupes d'entreprises – 36,29 %
- prolongation de la loi Covid-19 – 36,30 %
- loi sur la protection du climat – 36,32 %
- votation cantonale du 10.09.2023 (grandes installations photovoltaïques) – 34,18 %
- élection fédérale du 12.11.2023 (Conseil des États, 2e tour) – 34,15 %
- élection communale du 10.11.2024 (Conseil général) – 36,21 %
- votation fédérale du 09.02.2025 (initiative pour la responsabilité environnementale) – 34,90 %
Les pics de participation, qui ont dépassé ou approché les 60 %, ont quant à eux concerné les trois journées de votations suivantes :
- les votations fédérales et cantonales du 28.11.2021 :
- modification de la loi fédérale Covid-19 (suite à référendum) – 60,97 %
- initiative fédérale sur les soins infirmiers – 60,79 %
- initiative fédérale sur la justice – 60,59 %
- initiative cantonale sur les « grands prédateurs » – 59,64 %
- les votations fédérales et cantonales du 3 mars 2024 :
- initiative fédérale pour une 13e rente AVS) – 62,53 %
- initiative fédérale pour le relèvement de l'âge de la retraite – 62,28 %
- loi cantonale sur l'ouverture des magasins – 61,80 %
- nouvelle constitution valaisanne – 61,43 %
- la votation communale du 15.06.2025 :
- projet Valais Arena et Ecoquartier VIVA – 59,99 %
Bien qu'une légère tendance à la baisse puisse être observée, la participation demeure très fluctuante sur l'ensemble de la période analysée. L'année 2025 en offre une illustration nette : la votation communale de juin constitue l'un des scrutins les plus mobilisateurs, tandis que l'initiative fédérale de février affiche l'un des taux les plus bas. Ces éléments suggèrent que les thèmes des votations pourraient influencer la mobilisation des citoyens : les enjeux liés à la prévoyance sociale, à la santé publique, aux libertés personnelles ou les thématiques locales semblent notamment susciter un intérêt plus marqué.
Taux de participation moyen et médian par type de scrutin pour la commune de Sierre
Cette seconde analyse vise à comparer le niveau de participation selon le type et la portée des objets soumis au vote. Elle repose sur les mêmes scrutins que précédemment (soit les années 2021 à 2025), auxquels ont été ajoutées les élections communales de 2020 et les élections fédérales de 2019, afin de disposer d'une base de comparabilité pour ces types d'objets. Elle permet de compléter l'analyse temporelle en offrant une lecture transversale de la participation par catégories de scrutins.
Le graphique ci-après, présenté sous la forme d'un diagramme en boîtes (boxplot), met en évidence plusieurs éléments pour chaque type de scrutin :
- la médiane de participation (ligne centrale), valeur qui partage les scrutins en deux groupes : 50 % ont enregistré un taux situé au-dessus de la médiane et 50 % en dessous ;
- la moyenne de participation (marquée par une croix) ;
- la boîte, qui illustre la dispersion centrale des données et représente l'intervalle de taux de participation dans lequel se situent 50 % des scrutins ;
- les moustaches, qui indiquent l'étendue des valeurs minimales et maximales observées.
Graphique 2 : Taux de participation (%) selon le type de scrutin pour la ville de Sierre
Notes
- Neidhart, Leonhard (2017). Participation politique. Dictionnaire Historique de la Suisse. https://hls-dhs-dss.ch/fr/articles/017366/2017-03-28
- Lüscher, Sandro (2015). Abstentionnisme ne rime pas forcément avec désintérêt. Swissinfo.ch. https://www.swissinfo.ch/fre/politique/abstentionnisme-ne-rime-pas-forc%c3%a9ment-avec-d%c3%a9sint%c3%a9r%c3%aat/41655972
- FORS Lausanne (2024). Élections fédérales 2023 : Participation et choix électoral. https://forscenter.ch/wp-content/uploads/2024/06/selects-studie-2023_fr.pdf
- Réponse
Le postulat, dont le texte suit, a été déposé par Mesdames les conseillères générales Nadine Fuchs et Maryse Bétrisey Zufferey et Monsieur le conseiller général Roger Truffer.
Ce postulat intitulé « Pour une meilleure protection de la faune aquatique et des espèces protégées » a été accepté par le Conseil général lors du plénum du 11 juin 2025. Il appartient donc au Conseil municipal d’y donner suite par le dépôt du présent rapport dans un délai de six mois en application de l’article 38 du règlement du Conseil général de 2024.
2 Généralités
2.1 Contexte
2.1.1 Législatif
La Loi fédérale sur l’aménagement des cours d’eau (LACE) fixe le cadre dans lequel s’inscrivent les moyens et les mesures visant à protéger les personnes et les biens matériels importants contre l’action dommageable des eaux, en particulier contre les inondations, les érosions et les alluvionnements (article 1).
Les mesures d’entretien prioritaires des cours d’eau et canaux sont, selon l’article 3 de la LACE, les mesures visant à limiter l’ampleur et la probabilité d’occurrence des dommages causés par les crues.
L’entretien des cours d’eau et des canaux incombe aux communes selon l’article 5 alinéa 1, lettre b, de la Loi cantonale sur les dangers naturels et l’aménagement des cours d’eau (LDNACE).
C’est donc la commune qui est responsable de contrôler et d’entretenir les cours d’eau, les canaux et les ouvrages de protection (article 17, LDNACE).
Toutes les mesures propres à assurer un écoulement dynamique et naturel en tenant compte des exigences sécuritaires et environnementales sont considérées comme de l’entretien au sens de l’article 18 (LDNACE), soit :
- a) Les travaux de curage et de nettoyage ;
- b) L’entretien des rives, des berges et des chemins de service ;
- c) Les mesures simples de stabilisation du lit et des berges ;
- d) La gestion de la végétation riveraine, y compris une lutte adaptée contre les plantes exotiques invasives (néophytes) et les mesures différenciées pour la promotion de la biodiversité ;
- e) L’entretien des aménagements paysagers et des zones de loisirs et détente réalisés dans le cadre de projets de revitalisation.
2.1.2 Réseau hydraulique
L’entretien des cours d’eau et des canaux sur le territoire municipal est effectué le long de :
- 6 canaux de plaine pour un linéaire total de 16.8 km.
- 19 cours d’eau latéraux s’étirant sur une longueur totale de 12.9 km.
En moyenne, sur les 3 derniers exercices (2022 à 2024), 3’860 heures annuelles ont été consacrées à l’entretien des canaux et cours d’eau par les collaborateurs de la voirie. Il convient également de rappeler que Sierre gère par délégation du canton l’entretien des rives du Rhône sur le linéaire traversant la commune.
2.1.3 Planification annuelle des mesures d’entretien
Une planification annuelle de l’entretien des cours d’eau/canaux est réalisée par le service communal de l’environnement et de la biodiversité sous le contrôle du service cantonal des dangers naturels (section des cours d’eau latéraux), sans qu’aucune remarque n’ait été formulée par ce dernier et ce notamment en lien avec le planning des interventions dans les canaux.
A titre d’exemple, dans le rapport communal pluriannuel 2020-2023, les éléments suivants ont été validés par la section cantonale :
Figure 1 : Extrait du rapport pluriannuel 2020 – 2023 validé par le canton
7.2. Canaux
Les travaux de fauchage de la végétation sont réalisés en règle générale deux fois par année, entre le 1° mai et la fin octobre par le service de la voirie de la commune de Sierre.
Les travaux d’entretien liés à la stabilisation des rives sont réalisés durant la période hivernale (enrochement et stabilisation du pied de rive).
Sur deux secteurs à haute valeur biologique, des plans d’entretien spécifiques ont été réalisés par des bureaux spécialisés, il s’agit :
- Du Canal de Chippis — août 2018 — Naturarks.
- Des Canaux dans le secteur du PAD du Golf de la Brèche — mai 2019 — bureau Drosera.
Selon l’article 17 alinéa 2 de la LDNACE, le service, d’entente avec les communes concernées, inspecte périodiquement les cours d’eau. La dernière visite a eu lieu le 20 mars 2024 et la conclusion de ce dernier est reproduite ci-dessous :
Figure 2 : Conclusion du rapport de visite du 20 mars 2024, réalisé par l’ingénieur dangers naturels du canton
3. Conclusion
Les différents projets constructifs menés et en cours par la Commune de Sierre, ainsi que les mesures préventives et d’entretien indiquent une forte volonté communale de se prémunir contre les aléas hydrologiques. La Commune est aujourd’hui globalement sensibilisée et préparée face aux risques inondation, dans un contexte de changements climatiques menant à une augmentation des extrêmes.
La collaboration avec l’administration communale est bonne, les travaux d’entretien sont réalisés régulièrement. L’état des cours d’eau visités est dans l’ensemble bon.
3 Réponse aux 4 points du postulat
3.1 La possibilité de replanifier les travaux de nettoyage des canaux en dehors de la période de fraie, afin de limiter les impacts sur la reproduction des poissons
Les interventions ayant recours à des machines lourdes (camion grapin, pelle mécanique…) ne sont mises en place que dans des cas extraordinaires ou urgents par exemple lors d’affaissement de berges ou de la rupture d’un enrochement. Ces travaux ne peuvent être différés dans le temps, sous peine de péjorer la sécurité des riverains.
Les interventions dans le lit mouillé des canaux, sont réalisées en règle générale de manière manuelle par les collaborateurs de la voirie. Des outils tels que des serpettes et sécateurs sont utilisés pour couper la végétation poussant dans le lit des canaux. Ces interventions sont privilégiées durant la période hivernale qui est la plus propice dans la mesure où les débits sont faibles et permettent la réalisation des travaux de manière plus efficace sans engager la sécurité des collaborateurs et ce en parfaite conformité avec les travaux annoncés au canton (cf. Figure 1).
Laisser la végétation aquatique se développer dans le lit mouillé conduirait à court terme à une réduction importante de la capacité hydraulique des canaux.
Le non-recours à des moyens mécaniques lourds pour arracher les plantes aquatiques limite les impacts sur la faune piscicole.
Les interventions prévues dans le lit mouillé où des zones de frayères sont connues, par exemple le long des élargissements du canal de la Rèche (secteur Happyland et secteur en aval du centre équestre de Granges), sont planifiées dans la mesure du possible durant les mois de septembre et octobre, avant la période de fraie.
La possibilité de replanifier l’ensemble des travaux d’entretien du lit mouillé sur tout le linéaire des canaux en dehors de la période de fraie est inenvisageable au vu des surfaces concernées et des ressources à disposition (cf. § 2.1.2). Pourtant, comme déjà en application actuellement dans des secteurs limités où des zones de frayères sont clairement identifiées, les travaux d’arrachage des plantes aquatiques peuvent être avancés et réalisés durant les mois de septembre et octobre.
Comme déjà relevé dans les chapitres 2.1.1 et 2.1.3, l’entretien des canaux vise à réduire le risque de débordement et d’inondation. Le dernier épisode de crues de juin 2024, où les hautes eaux du Rhône ont bloqué la sortie des eaux du canal de la Rèche en générant un niveau préoccupant (seuil d’alarme) au niveau de la zone habitée de Granges, met clairement en évidence l’importance d’un entretien strict et régulier. Ce rappel met en exergue que la préoccupation environnementale, toujours présente dans l’exécution de ces travaux, reste subordonnée aux impératifs sécuritaires.
3.2 La mise en place ou le renforcement de protocoles d’évaluation environnementale préalables aux interventions dans les canaux
L’identification des zones de fraie le long des canaux de plaine par les gardes-faune et leur report sur les plans/cartes d’entretien permettraient de renforcer les mesures déjà mises en place pour minimiser les impacts sur l’environnement lors des entretiens courants des cours d’eau. Des contacts avec des spécialistes pourront, le cas échéant, être pris pour améliorer la connaissance, par les services communaux, des zones les plus sensibles.
Il est à noter que les travaux d’entretien réalisés le long du canal de la Rèche se font en parfaite conformité avec les plans d’entretien réalisés par le bureau Drosera du 22 juin 2022, notamment le long des tronçons suivants :
- Élargissement du canal de la Rèche entre le couvert de la Bourgeoisie et le Happyland,
- Élargissement du canal de la Rèche entre la Station transformatrice OIKEN et le centre équestre de Granges.
Les entretiens dans la zone du Plan d’aménagement détaillé du Golf de la Brèche, soit pour les canaux de la Rèche, des Bousses et du canal Neuf sont quant à eux réalisés selon le plan rédigé par le bureau Drosera du 17 avril 2019.
3.3 Le respect strict des procédures prévues en cas de présence d’espèces protégées, comme le castor, notamment en lien avec les autorités cantonales compétentes
Pleinement conscient que le castor est une espèce protégée et sensible aux dérangements, le service communal de l’environnement et de la biodiversité a informé les équipes d’entretien de la voirie sur les précautions à prendre lorsque sa présence est identifiée. Des informations claires et exhaustives ont été portées à leur connaissance de la part du responsable de l’environnement et des gardes-faune cantonaux. Une vision locale a encore été organisée le long du canal de la Rèche en été 2025, en présence du responsable de la voirie et du garde-faune du secteur, afin d’identifier sur place les barrages et huttes habités par les castors – eux-mêmes protégés par la Loi fédérale sur la chasse – tout en précisant les procédures appropriées à respecter.
Ces constructions ne doivent pas être confondues avec des accumulations de branches dans les cours d’eau, qui surviennent de manière récurrente en raison de différents aléas climatiques de plus en plus intenses (forts vents, neige lourde, ruissellement) et qui sont propices à la formation d’embacles. Dès lors, les équipes de la voirie contrôlent régulièrement les canaux afin d’éviter la formation de tels obstacles à l’écoulement et prévenir tout risque de débordement.
En dehors de la Loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages (LChP), il existe plusieurs outils mis en place par l’Office fédéral de l’environnement à l’attention des cantons et des communes pour gérer la présence du castor sur leurs territoires, en particulier un service national « Conseil Castor » et un Plan Castor Suisse (2016), auquel la ville de Sierre se conforme. Ce dernier rappelle que des interventions sont exceptionnellement possibles, avec l’accord des autorités cantonales, lorsque la sécurité l’exige :
« Les interventions sur les barrages et les terriers de castors (manipulation ou élimination) sont autorisées pour autant qu’elles servent à prévenir une grave mise en danger de la sécurité publique ou d’importants dégâts (forêts, cultures agricoles, infrastructures, zones urbaines) (art. 12, al. 2, LChP). Les mesures constituant une atteinte importante à l’habitat du castor requièrent une décision cantonale (art. 18, al. 1 ter, LPN et art. 14, al. 6, OPN). Le canton rend une décision fondée sur une pesée préalable des intérêts en présence (point 3.2.9 et annexe A4) et établit une autorisation d’exécution (...) » (p. 15).
Des marches à suivre sont indiquées et il est également précisé que les interventions doivent être évitées pendant les périodes froides. Il est à noter que des recensements réguliers de la présence du castor et de ses huttes sont réalisés par le service cantonal de la chasse, de la pêche et de la faune (SCPF) sur le territoire communal. A ce jour, aucune demande d’intervention n’a été adressée au SCPF par la commune et les gardes-faune ont confirmé qu’ils n’avaient pas constaté de destruction de huttes de castor sur les canaux ces cinq dernières années.
Il convient de mettre en évidence qu’en lien avec les mesures réalisées dans le cadre de la réhabilitation de l’ancienne gravière de Pramont, finalisée en 2023, une attention toute particulière a été portée à la réalisation d’aménagements favorables aux castors en renforçant notamment les cordons boisés propices à leur alimentation. Ces efforts communaux ont été fructueux puisqu’une présence continue du rongeur a été établie dans ce secteur.
3.4 L’examen de solutions alternatives pour réguler le débit ou le niveau d’eau sans nuire à la faune aquatique et aux ouvrages naturels comme les barrages de castors
Parler de régulation des débits implique automatiquement la réalisation d’ouvrages de retenue qui constituent des obstacles à l’écoulement naturel ainsi qu’aux liaisons biologiques des rivières et canaux. Cela contrevient clairement aux principes gouvernant la gestion territoriale des cours d’eau que la loi demande d’aménager dans un état aussi naturel que possible.
Seul le site naturel de Pouta Fontana dispose d’un tel dispositif à son exutoire. La configuration du site en cuvette naturelle exempte d’habitations, de surfaces agricoles ou d’infrastructures à proximité directe en permet ainsi la gestion des niveaux d’eau sous la stricte surveillance cantonale.
Dans les zones fortement urbanisées, comme celle de Granges ou dans des zones agricoles, le potentiel de dommage est trop important pour mettre en place une telle régulation des débits sans risquer des dommages aux habitations et infrastructures. Les coûts liés à la remise en état à la suite des débordements seraient à charge de la commune selon l’article 58 de la LDNACE dans la mesure où les autorités compétentes ou les propriétaires d’infrastructures au sens de l’article 4 ne remplissent pas les obligations qui leur incombent en matière d’entretien et de sécurité.
4 Conclusions
Au terme de ce rapport et en référence aux éléments préalablement développés, la ville s’engage – comme elle le fait déjà actuellement – à respecter strictement le cadre légal et les procédures entourant la protection des cours d’eaux et de leur faune. Il apparaît néanmoins qu’une planification globale des travaux d’entretien en dehors des périodes de fraie n’est pas applicable à l’ensemble des canaux au vu de l’ampleur de la tâche et vis-à-vis des ressources disponibles.
Pour intégrer cette préoccupation piscicole dans les tâches d’entretien des canaux tout en garantissant une certaine proportionnalité, des plans d’entretien différenciés sont envisageables dans des zones à fort potentiels. Cela est déjà appliqué dans certaines zones particulièrement propices à l’établissement de frayères. La commune interpellera le service cantonal de la chasse, de la pêche et de la faune (SCPF) afin de définir si de nouveaux secteurs doivent intégrer ce concept.
Pour ce qui concerne la préservation du castor, la ville de Sierre a déjà adapté ses entretiens sous la supervision cantonale et conformément aux directives fédérales. Elle continuera à s’assurer que le castor trouve sur le territoire communal suffisamment d’habitats naturels favorables à sa survie.
Finalement, il convient de souligner que la régulation artificielle des débits à une échelle communale n’est ni envisageable d’un point de vue légal ni applicable d’un point de vue technique tant le nombre de paramètres à intégrer dans une telle gestion est important.
Sierre, le 7 novembre 2025
Pierre Berthod, Président — Benoît Emery, Secrétaire municipal
- Texte soumis28. August 2025Espace Auguste Piccard (Lac de Géronde)
1 TEXTE DU POSTULAT
Historique :
Le tronçon de l'autoroute du Rhône qui passe au sud de Sierre est enterré. Les travaux en tranchée ouverte pour la construction des deux tubes ont laissé des cicatrices profondes dans le paysage. L'aménagement du site situé à l'ouest du lac de Géronde n'a pas cherché à dissimuler cette intervention, au contraire selon ses concepteurs.
Toujours selon ces auteurs, l'abaissement du terrain veut précisément rendre les tubes visibles, de façon à établir un dialogue avec le lieu et sa genèse en précisant que autour de la dépression, 64 peupliers forment un cercle parfait divisé en huit segments, comme une boussole, avec des escaliers aux quatre points cardinaux.
Constat :
Géronde est l'un des lieux de rencontre et de détente préférés des Sierrois et des hôtes de notre ville durant toute de l'année.
Selon le site internet de la Commune, Géronde est un endroit idéal pour les familles où l'on peut se baigner, flâner ou se dépenser sur une large place engazonnée.
Nous devons cependant relever que :
- La "dépression" mentionnée dans la rubrique historique de notre document est sous-utilisée par les utilisateurs vu son aménagement.
- Elle est très difficile à l'entretien pour nos services.
- Les tubes visibles et accessibles, dont la hauteur hors sol pouvant aller jusqu'à plus de 1ml70 doivent être considérés comme une zone à risque, notamment en cas de chute.
Proposition :
Nous proposons de remblayer partiellement ou totalement la "dépression" afin :
- D'en faire un endroit convivial pour que le public puisse s'approprier de cet espace.
- De faciliter son entretien.
- Que cette zone réponde aux normes de sécurité
Demande :
Nous demandons que le conseil municipal :
- Débute une étude de faisabilité sur notre proposition.
- Dépose un rapport avec des conclusions ou des propositions sur cet objet.
- Réponse12. Juni 2025Éclairage du skatepark
Lors de la construction du skatepark, de nombreuses voix se sont élevées pour exprimer des craintes sur la compatibilité de cette infrastructure à côté du cimetière. Afin de ne pas encourager des rassemblements festifs le soir, à côté de ce lieu sensible et proche de la route ainsi que pour des questions de priorité des budgets communaux, il a été décidé de ne pas installer d'éclairage public, bien que, lors de la construction, des tubes aient été prévus pour permettre l'installation d'un éclairage.
Aujourd'hui, du point de vue de l'utilisation, le skatepark est bien occupé. L'association "SAS" (Skatepark Association Sierre) s'implique et un de ses membres assure l'entretien des lieux de manière régulière et satisfaisante (3 fois par semaine). La cohabitation entre le skatepark et le cimetière n'est plus questionnée. Il pourrait être envisagé d'installer de l'éclairage. Une étude permettra de déterminer si un éclairage est souhaitable et, le cas échéant, de définir le nombre de mâts nécessaires ainsi que le type d'éclairage afin d'assurer la sécurité routière et la paix dans le cimetière. En termes de gestion de l'éclairage, une programmation de l'éclairage permettrait d'éviter l'éclairage lorsque la luminosité est suffisante et de verrouiller le système à une heure définie, évitant ainsi que cela devienne un lieu de rassemblement.
Pierre Berthod
PrésidentBenoît Emery
Secrétaire municipalSierre, le 12 juin 2025
- Texte soumis20. Mai 2025Éclairage du skatepark
Exposé des motifs : Le Skatepark de Sierre est situé au sud des Anciens-abattoirs. Reconstruit à neuf lors la construction de l'ECCG S. Corinna Bille, il devait être doté de lampadaires, la présence de fondation en témoigne.
Pourtant, 6 ans plus tard, aucune lumière n'a été installée. Cela représente un risque de sécurité important pour les utilisatrices et utilisateurs.
L'installation d'éclairages permettra de soutenir un sport en pleine expansion, en favorisant son utilisation au-delà des heures d'ensoleillement (très faibles en hiver), tout en pérennisant un lieu de mixité sociale, culturelle et générationnelle. Il suffit d'y faire un tour en semaine dès 17h00 pour s'en convaincre. Or il est impossible pour les écoliers, étudiants et travailleurs de s'y entraîner alors que la nuit tombe rapidement en automne et en hiver !
De la même manière, un lieu éclairé tend à éviter les incivilités. Un Skatepark éclairé est voué à devenir un environnement encore plus sain et permet également de montrer une bonne image du sport et de ses pratiquantes et pratiquants !
J'invite dès lors le Conseil communal à pourvoir à cette demande.
Sierre, le 20 mai 2025
- Texte soumis20. Mai 2025Renforcer la participation démocratique
Une démocratie ne peut être forte et représentative que si ses citoyens s'engagent activement dans le processus électoral et de votation.
Lors des deux dernières élections, tant à l'échelle cantonale que communale, notre commune a enregistré un taux de participation préoccupant.
Conscients qu'une faible mobilisation électorale fragilise l'ensemble des institutions démocratiques, nous estimons essentiel d'analyser les causes de ce désintérêt et d'explorer des mesures concrètes pour y remédier.
Formulation du postulat :
En ce sens, nous souhaitons que le Conseil communal analyse les éléments suivants, ainsi que toute autre piste jugée pertinente :
- Analyse des tendances : Évolution du taux d'abstention selon les différentes catégories d'âge et autres critères pertinents sur l'ensemble des scrutins de la législature précédente.
- Facilitation : Prise en charge de l'affranchissement pour le vote par correspondance.
- Incitation & sensibilisation : Promotion de l'engagement civique, en particulier auprès des nouveaux votants, par le biais de campagnes de sensibilisation, formations, ou autres initiatives adaptées.
Data: OpenParlData · CC BY 4.0