Conseil général
Sierre- Type
- Stadt
- Country
- Switzerland
- Canton
- VS
- Has parliament
- Yes
- Population
- 16'790
- Seats (legislative)
- 60
- Executive
- Conseil municipal
- Seats (executive)
- 9
- Réponse17. Juni 2026Relocalisation des barbecues publics de Condémines
Contexte
En 2022, le Conseil municipal acceptait d'aménager l'Espace Condémines afin de proposer une nouvelle offre pour les familles au cœur de la ville, un lieu intergénérationnel de loisirs, favorisant le retour de la biodiversité et du développement durable. Celui-ci devait conserver un caractère provisoire. Pour cette raison, les aménagements réalisés sont légers et faciles à déplacer.
Parmi les objets installés se trouvent des barbecues qui font l'objet de la présente interpellation.
Réponses aux questions
1. La municipalité a-t-elle identifié ou envisagé un ou plusieurs sites potentiels pour relocaliser ces barbecues publics ?
2. La municipalité est-elle disposée à étudier ce remplacement et à associer la population ou les commissions compétentes à la recherche d'une solution de remplacement ?
La municipalité a identifié plusieurs sites potentiels pour installer des barbecues publics.
Condémines : Le périmètre de Condémines pourrait continuer à accueillir ce type d'installation. De nombreuses options sont ouvertes sur l'ambiance recherchée du futur quartier. Cette infrastructure légère pourrait également faire partie des activateurs du site, de manière pérenne ou à nouveau de manière provisoire, par ex. autour du théâtre.
Champétroz : Un autre lieu pourrait être celui de Champétroz. Le peu de places de stationnement à proximité pourrait être un obstacle à cet aménagement. La SD de Muraz avait interpellé la municipalité en 2020 et en 2026 pour demander l'installation à Champétroz d'un tableau électrique pour manifestation et de WC publics. La municipalité a pour le moment privilégié des aménagements qui mettent plus l'accent sur la nature. Toutefois, si le site devait évoluer pour devenir un lieu de rassemblement ou de fête, il semblerait judicieux de poursuivre le dialogue avec elle.
Géronde : La municipalité se questionne sur l'équipement complémentaire nécessaire à Géronde. Elle constate, durant les beaux jours, un grand nombre d'utilisateurs de petits barbecues jetables. Ceux-ci présentent un risque de feu important car ils sont parfois déposés dans les moloks ou les poubelles alors qu'ils ne sont pas complètement froids. La récurrence de cette problématique rend la recherche de solution nécessaire, par exemple par l'installation d'un fût métallique sans couvercle, comme à Condémines. Cette solution pourrait être testée afin de vérifier qu'elle ne serve pas à d'autres types de déchets et dans l'affirmative, des barbecues fixes pourraient être envisagés.
Glariers : Le site des Glariers pourrait répondre à ce besoin. À la suite du concours d'espaces publics, des aménagements provisoires avec une intégration de la population sont envisagés. L'ASLEC qui a participé à l'élaboration du cahier des charges du concours et fait office de relais entre l'administration et le quartier, pourrait accompagner la mise sur pied d'un groupe représentatif de la population.
Pierre Berthod
PrésidentBenoît Emery
Secrétaire municipalSierre, le 18 juin 2026
- Réponse17. Juni 2026relative à Sous-Géronde
Réponses aux questions
1. Quel est le futur du quartier de Sous-Géronde ?
Aujourd'hui comme dans le passé, Sous-Géronde a une vocation de logement, d'activités industrielles, artisanales ou de recherche et de loisirs en lien avec la nature et le paysage.
Le quartier de Sous-Géronde se compose de plusieurs sous-secteurs : le secteur nord-est qui va de la route de Transit à la colline de Plantzette - ce secteur est habité -, le secteur sud-ouest - avec le Technopôle et les usines ainsi que les villas qui bordent le Rhône - ainsi que le secteur sud-est compris entre la route de Transit, la route de Sous-Géronde, le Rhône et la colline de Géronde.
Sur le secteur sud-est, les immeubles d'habitation sont en cours de rénovation par les propriétaires et ont accueilli les premiers locataires. Le restaurant le Lion d'Or a pu ouvrir. Le secteur sud-est dans son ensemble fait l'objet d'une planification spéciale. En effet, un cahier des charges est en cours de travail en collaboration avec les propriétaires principaux et la section Patrimoine du Service cantonal infrastructure et patrimoine (SIP) afin de déterminer le cadre pour sa densification tout en garantissant la mise en valeur du patrimoine existant. La valeur historique du site se caractérise principalement par les dimensions des volumes existants, les toitures et la relation du bâti aux espaces extérieurs. Une procédure de mise sous protection de la parcelle 6225 est analysée. Au sud de ce périmètre, les villas situées au-delà de la digue sont condamnées. Elles se situent dans le lit du Rhône et il n'est plus autorisé d'y habiter.
Afin de protéger le Technopôle et l'ensemble du site industriel des usines d'aluminium qui ont repris leur activité, les villas qui bordent le Rhône au sud des usines sont vouées à la démolition car l'État du Valais y prévoit la création d'une digue qui sera provisoire dans un premier temps dans l'attente des aménagements complets de la mesure de correction du Rhône du secteur Sierre-Chippis.
2. Est-ce que les anciens habitants ont trouvé un autre logement ?
Dans la première phase de la crise, une majorité des habitants de Sous-Géronde a trouvé des solutions de logement transitoires (proches, famille, amis). 18 personnes ont néanmoins été hébergées en abris PC dès le 30 juin. À la demande de la Ville, un accueil hôtelier a été mis en place par le Centre médico-social dès la fermeture de l'abri PC du Bourgeois pour ces 18 personnes. Elles ont toutes trouvé un logement dans les semaines suivantes.
Dans la deuxième phase de la crise (normalisation), une partie des habitants impactés par les intempéries a été en mesure de réintégrer leur logement, après travaux. Tous ceux qui n'ont pas eu l'autorisation de réintégrer leur habitat ont aujourd'hui retrouvé un logement, soit dans le district soit hors district.
3. Est-ce qu'ils/elles ont été dédommagés ?
Dans la première phase de la crise (du 30 juin au 6 juillet 2024), la Ville de Sierre a mandaté le Centre médico-social pour la mise en place d'un dispositif d'accès à l'aide d'urgence de la Chaîne du bonheur. Ce dispositif a bénéficié très rapidement à de nombreuses familles : 104 ménages, soit 186 adultes et 52 enfants y ont eu recours. Le montant distribué dès le début juillet 2024 aux familles s'est élevé à CHF 578'500.-.
Dans la deuxième phase de la crise (normalisation), un suivi systématique des personnes touchées a été mis en place par le CMS, avec la distribution de l'aide transitoire de la Chaîne du bonheur, en coordination avec les autorités communales et le canton. Une assistante sociale a été engagée dès le 12 août 2024 par le CMS pour assurer ce suivi, qui s'est prolongé jusqu'en fin 2025 (financé par la Chaîne du Bonheur). 213 demandes d'aide transitoire ont été traitées par l'assistante sociale. Un montant total de CHF 2'629'187.- a été distribué (état au 28 mai 2026), provenant exclusivement de la Chaîne du bonheur.
En plus du suivi social, un suivi psychologique a été proposé par le CMS de Sierre, avec un financement de la Chaîne du bonheur.
La question de l'indemnisation des propriétaires, notamment pour le déblaiement du limon, a fait l'objet d'un traitement particulier. Le canton a décidé que le financement du déblaiement (pour les parcelles éligibles) serait assuré par la Chaîne du Bonheur (80%), Fondssuisse (10%) et le canton (10% restants).
À notre connaissance, les habitants n'ont pas reçu d'aide directe du canton du Valais.
4. Est-ce que cette crue a exercé une influence sur la décharge de l'ancienne Alusuisse contenant surtout des métaux lourds ?
Dans le secteur de Sous-Géronde plusieurs sites liés aux activités industrielles des usines de fonderie et d'usinage d'aluminium sont inscrits au cadastre cantonal des sites pollués. Il y est enregistré que l'assainissement de l'ancienne décharge de l'usine de Sierre est terminé, tout en maintenant ce site pollué sous surveillance. Cette surveillance, comme celles de l'ensemble des sites qui y sont soumis, est réalisée sous l'Autorité du service cantonal de l'environnement.
La crue du Rhône ayant occasionné un élèvement du niveau de la nappe phréatique une augmentation ponctuelle des niveaux de polluants (fluorures) a été enregistrée sans toutefois atteindre des seuils alarmants. Ce phénomène est lié à la mobilisation de pollutions résiduelles situées dans les sols hors de la zone de battement habituel des eaux souterraines.
- Texte soumis
Conformément à l'article 37 du Règlement du Conseil général
Titre : Relocalisation des barbecues publics de Condémines
Auteur : Yann VetterDans l'attente de la construction du nouveau quartier de Condémines, les anciens terrains ont été aménagés avec des infrastructures temporaires dédiées aux loisirs. Parmi ces aménagements mis à disposition, les barbecues publics connaissent un succès particulier durant la saison estivale, favorisant la convivialité et les rencontres.
Ces barbecues devront malheureusement disparaître lorsque le chantier de la patinoire débutera. Face à ce constat, il est légitime de se demander si la Ville entend pérenniser ce type d'infrastructure, qui répond à un besoin social et récréatif clairement exprimé par la population.
Dès lors, je vous prie de bien vouloir répondre aux questions suivantes :
- La Municipalité a-t-elle identifié ou envisagé un ou plusieurs sites potentiels pour relocaliser ces barbecues publics après la disparition de ceux de Condémines ?
- Dans la négative, la Municipalité est-elle disposée à étudier cette possibilité et à associer la population ou les commissions compétentes à la recherche d'une solution de remplacement ?
Dans l'attente de votre retour, nous vous remercions de votre attention et de votre engagement pour le bien-être de notre population.
Yann Vetter
- Texte soumis9. Juni 2026relative à Sous-Géronde
Interpellation écrite (RCG Art 37)
Thème : Sous-Géronde
Auteure : Ursula ImhofHistorique / exposé des faits :
D'ici peu nous allons vivre les deux ans de la crue du Rhône survenue pendant le week-end du 29-30 juin 2024 où une grande partie de la région s'est retrouvée sous l'eau. Les traces sont encore visibles : quelques déchets par ci et par là, des maisons abandonnées, des villas au bord du fleuve vides et barricadées …
Cette situation me semble inquiétante et les suites concrètes qui ont été données à ces malheureux évènements ne sont pas vraiment claires. N'ayant pas reçu des réponses précises quant à l'évolution à court et moyen terme de ce site je demande au Conseil Municipal de répondre aux questions suivantes :
- Quel est le futur du quartier de Sous-Géronde ?
- Est-ce que les anciens habitants ont trouvé un autre logement ?
- Est-ce qu'ils/elles ont été dédommagé/es ?
- Est-ce que cette crue a exercé une influence sur la décharge de l'ancienne Alusuisse contenant surtout des métaux lourds ?
Dans l'attente de votre retour, je vous remercie de l'attention que vous porterez à cette interpellation.
Ursula Imhof
- Réponse11. März 2026Revêtement passerelle de la gare
Réponse à l’interpellation déposée par la conseillère générale Nadine Fuchs relative au remplacement du revêtement de la passerelle de la gare de Sierre
Enoncé de la question
Le 31.01.2026, la conseillère générale Nadine Fuchs a déposé une interpellation sur le remplacement du revêtement de la passerelle de la gare de Sierre, dont voici le texte :
Contexte
Le revêtement initial de la passerelle de la gare, posé en 2017 lors d’une première étape et finalisé en 2019, a présenté une usure prématurée, caractérisée notamment par l’apparition de fissures. Les analyses réalisées ont démontré que les caractéristiques du matériau utilisé ne répondaient pas de manière satisfaisante aux contraintes spécifiques de cet ouvrage, tant en termes de résistance mécanique, d’adhérence que de durabilité. Ces dégradations soulevaient également un enjeu pour la pérennité de l’infrastructure. En effet, la présence de fissurations pouvait favoriser les infiltrations d’eau et, à terme, affecter les couches situées sous le revêtement. Il convient par ailleurs de rappeler que la passerelle présente des conditions d’exploitation particulièrement exigeantes. L’ouvrage est fortement exposé aux variations climatiques, de température et d’humidité, ainsi qu’aux rayonnements UVs et aux effets du vent (passage des trains). Il se caractérise aussi par une pente très faible, qui limite l’écoulement des eaux de surface.
Face à cette situation, plusieurs expertises ont été sollicitées auprès d’entreprises spécialisées et de leurs fournisseurs. Sur la base de ces analyses, le mandat de remplacement a été attribué à l’entreprise Lourejoint SA pour la mise en œuvre d’un système de résine multicouche de la gamme Alsan (fiches techniques annexées). Cette gamme de produits est conforme au marquage CE (Conformité Européenne) par une vérification ATE (Agrément Technique Européen) et certaines de ces couches disposent également des certifications ecobau 2 et Minergie-ECO. Cette solution a été retenue en raison de ses meilleures performances mécaniques, de sa capacité à résister aux conditions météorologiques extérieures et de ses propriétés antidérapantes accrues, particulièrement adaptées aux ouvrages tels que les ponts et passerelles. Le montant des travaux s’est élevé à CHF 120'023.85 TTC.
Les interventions réalisées au printemps 2025 ont consisté à remplacer intégralement la couche superficielle de la superstructure. L’ensemble des fissures a fait l’objet d’un traitement préalable et le revêtement ainsi que les raccords ont été entièrement refaits. La teinte choisie a également été adaptée afin d’améliorer la résistance du matériau aux UVs. Ces travaux n’ont en revanche pas modifié la couche d’étanchéité sous-jacente ni la géométrie de l’ouvrage, notamment les dévers existants (pentes latérales).
Réponses aux questions
1. Sécurité des usagers et remplacement du revêtement
Dans l’interpellation de la conseillère générale Nadine Fuchs, les phénomènes évoqués concernent la sécurité des usagers lors de conditions météorologiques pluvieuses ou en présence d’humidité et de basses températures (neige ou gel). Ces observations ne sont toutefois pas liées au caractère antidérapant du nouveau revêtement. Une inspection a été réalisée le 16 février 2026 par l’entreprise Lourejoint SA, en présence de son fournisseur. Il en ressort que la stagnation ponctuelle de l’eau s’explique principalement par la configuration de la passerelle et par l’évacuation limitée des eaux de surface, liée aux faibles pentes de l’ouvrage. Dans ces conditions, l’écoulement naturel de l’eau est insuffisant pour compenser la rétention liée à la tension de surface élevée du matériau, laquelle témoigne d’une bonne qualité d’adhérence du revêtement. Il convient également de préciser qu’à la suite de la pose encore récente, un léger phénomène de ressuage peut apparaître. Ce dernier forme un mince film superficiel de nature grasse, susceptible d’accentuer cette rétention d’eau, mais qui tend à disparaître progressivement avec le temps et l’usage.
Afin d’accélérer ce processus, un nettoyage spécifique sera prochainement effectué à l’aide de brosses douces et d’un produit dégraissant recommandé par le fournisseur. Cette intervention devrait contribuer à réduire la stagnation de l’eau observée à certains endroits sans altérer les propriétés d’adhérence.
Durant la période hivernale, le déneigement et le salage de la passerelle sont assurés par les services communaux. Une attention particulière a été demandée pour cet ouvrage et les services techniques poursuivent leurs ajustements afin d’identifier les modalités de salage les plus adaptées à cette surface. Pour l’heure, le choix du produit de déverglaçage s’est porté sur un sel à action prolongée sur 24 heures environ.
En définitive, un nouveau remplacement du revêtement ne permettrait pas de résoudre la problématique soulevée. Une amélioration structurelle impliquerait en réalité une transformation complète de la structure et de la superstructure de la passerelle. De tels travaux relèveraient d’interventions lourdes de génie civil et engendreraient des coûts se chiffrant à plusieurs centaines de milliers de francs au moins.
Dans ce contexte, les services techniques continueront à suivre attentivement l’évolution de la situation et renforceront les mesures d’entretien et de surveillance de cet ouvrage, en particulier durant les périodes hivernales.
Pierre Berthod
Benoît Emery
Président
Secrétaire municipal
Sierre, le 12 mars 2026
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