Nadine Gobet
- Parti
- PLR.Les Libéraux-Radicaux
- Groupe parlementaire
- Groupe RL
- Parlement
- Suisse
- Circonscription
- Fribourg
- Chambre / secteur
- NR
- Numéro de siège
- 100
- Page du Parlement
- Profil officiel
- Sexe
- Femme
- Né(e) le
- 18. November 1969
- Profession
- Directeur/rice
- Langue
- Français
- nadine.gobet@parl.ch
- Adresse
- Rue Condémine 56
1630 Bulle
- Grand Council
- PLR.Les Libéraux-Radicaux· Gruyère
- Wikidata
- Q123158072
- Organe source
- CHE
- Source mise à jour
- 02.07.2026
- Enregistrement mis à jour
- 06.07.2026
- Premier import
- 14.08.2025
- OuiSuisseLa durée maximale d'indemnisation du chômage partiel devrait pouvoir être prolongée de douze périodes de décompte au lieu de six (Initiative parlementaire)Conseil nationalSession d'automne 2025 · 08.09.2025Résultat: 142 Oui · 52 Non · 2 Abst. · 3 Absent
- OuiSuisseÉchanges de notes entre la Suisse et l’UE sur la reprise des règlements (UE) 2024/1351, (UE) 2024/1359, (UE) 2024/1349, (UE) 2024/1358 et (UE) 2024/1356 (pacte européen sur la migration et l’asile) (développements de l’acquis de Schengen et de l’acquis « Dublin/Eurodac »). Approbation et mise en œuvre ; modification de lois (Objet du Conseil fédéral)Conseil nationalSession d'automne 2025 · 08.09.2025Résultat: 129 Oui · 65 Non · 3 Abst. · 2 Absent
- OuiSuisseÉchanges de notes entre la Suisse et l’UE sur la reprise des règlements (UE) 2024/1351, (UE) 2024/1359, (UE) 2024/1349, (UE) 2024/1358 et (UE) 2024/1356 (pacte européen sur la migration et l’asile) (développements de l’acquis de Schengen et de l’acquis « Dublin/Eurodac »). Approbation et mise en œuvre ; modification de lois (Objet du Conseil fédéral)Conseil nationalSession d'automne 2025 · 08.09.2025Résultat: 131 Oui · 65 Non · 1 Abst. · 2 Absent
- OuiSuisseÉchanges de notes entre la Suisse et l’UE sur la reprise des règlements (UE) 2024/1351, (UE) 2024/1359, (UE) 2024/1349, (UE) 2024/1358 et (UE) 2024/1356 (pacte européen sur la migration et l’asile) (développements de l’acquis de Schengen et de l’acquis « Dublin/Eurodac »). Approbation et mise en œuvre ; modification de lois (Objet du Conseil fédéral)Conseil nationalSession d'automne 2025 · 08.09.2025Résultat: 130 Oui · 65 Non · 1 Abst. · 3 Absent
- OuiSuisseÉchanges de notes entre la Suisse et l’UE sur la reprise des règlements (UE) 2024/1351, (UE) 2024/1359, (UE) 2024/1349, (UE) 2024/1358 et (UE) 2024/1356 (pacte européen sur la migration et l’asile) (développements de l’acquis de Schengen et de l’acquis « Dublin/Eurodac »). Approbation et mise en œuvre ; modification de lois (Objet du Conseil fédéral)Conseil nationalSession d'automne 2025 · 08.09.2025Résultat: 109 Oui · 86 Non · 2 Abst. · 2 Absent
- Rémunérée
- —
- —
- Bénévole
- Bénévole
- Collaborateur/trice personnel/leZapf Arnaud30.09.2025 – 31.12.2199Suisse
- LobbyisteBourdin Karlen Valérie · Représentant/e de milieux intéressés30.09.2025 – 31.12.2199SuisseFER
- texte du discoursSuisse
Je m'exprime au nom du groupe libéral-radical qui vous invite à suivre la proposition de la majorité de la Commission des affaires juridiques, sauf en ce qui concerne l'article 348 alinéa 1 lettre b, pour lequel le groupe libéral-radical vous recommande d'accepter la proposition de la minorité Schmezer.
En ce qui concerne l'article 339 lettre b, le groupe libéral-radical considère qu'il est légitime de donner la préférence aux impôts sur le revenu et la fortune, ainsi qu'aux loyers et aux charges locatives. En effet, si le but de la modification de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite est de faciliter l'assainissement des particuliers en situation d'endettement, il nous paraît tout aussi nécessaire de contraindre ces mêmes personnes à s'acquitter d'abord de ces dettes sensibles durant cette phase d'assainissement, avant de songer à rembourser d'autres créanciers. En effet, les impôts sont une contribution obligatoire que tout citoyen doit payer un jour ou l'autre, sous peine d'être mis en poursuite systématiquement par l'État. Il s'agit d'un cercle vicieux et il faut éviter que les individus endettés ne s'enlisent toujours plus. Il en va de même pour les loyers et les charges locatives. Cette mesure profitera tant aux propriétaires, qui auraient ainsi une assurance d'être payés pendant la phase d'assainissement, qui durera tout de même 3 ans, qu'aux locataires. En effet, en cas de non-paiement de ces frais, ces personnes risquent sérieusement de perdre leur logement, ce qui pourrait compromettre irrémédiablement leurs chances d'en retrouver un, et donc de sortir la tête de l'eau.
Pour l'article 348 alinéa 1 lettre b, comme anticipé au début de mon intervention, le groupe libéral-radical ne vous recommande pas de suivre la majorité de la commission, mais bien la minorité Schmezer. Cette disposition traite des raisons pour lesquelles l'office compétent pourrait proposer au juge de la faillite de mettre un terme à la procédure d'assainissement. Plus précisément, la lettre b offre la possibilité d'interrompre la procédure si l'office estime que les efforts du débiteur sont insuffisants. Le groupe libéral-radical estime que l'interruption de la procédure doit pouvoir intervenir dans des cas clairs. L'ajout de l'adverbe "manifestement" permet ainsi de garantir que l'interruption a lieu lorsque le débiteur ne fournit pas, de toute évidence, les efforts que l'on est en droit d'attendre de lui. Partant, le groupe libéral-radical vous recommande de suivre la minorité Schmezer.
Finalement, au sujet de l'article 350 alinéa 1, qui a fait l'objet d'un vote serré en commission, le groupe libéral-radical vous recommande de suivre la majorité de la commission et de reprendre la version du Conseil des États, qui fixe une limite de 20 ans pour l'exhérédation d'une personne insolvable. Pour le groupe libéral-radical, il s'agit notamment d'une question de sécurité juridique. Ainsi, si nous n'inscrivons aucune limite temporelle dans la loi, il faut néanmoins pouvoir garantir que l'État soit en mesure d'appliquer cette loi. Or, cette situation risque, certes, d'être peu fréquente, mais il incombera néanmoins aux autorités de pouvoir surveiller l'évolution des finances de chacun de ces individus pour s'assurer de ne pas louper un éventuel gain extraordinaire. Cette activité de surveillance pourrait être complexe, raison pour laquelle le groupe libéral-radical privilégie la solution d'une limite fixée à 20 ans, telle que soutenue par une majorité de la commission.
- texte du discoursSuisse
Autant le dire tout de suite, je m'oppose à l'initiative foie gras. En effet, j'estime que la Suisse a, à ce jour, suffisamment durci son arsenal législatif pour protéger le bien-être des oies et des canards. En 1978 déjà, nos prédécesseurs avaient interdit la maltraitance animale, ce qui avait conduit à l'interdiction du gavage des volatiles et donc à l'interdiction de la production de foie gras sur le territoire national. En ce qui concerne son importation, après de longues années de débat populaire sur le sujet, un juste compromis a été trouvé en 2023 qui consiste en une déclaration obligatoire de la méthode de production afin que les consommateurs puissent choisir librement et de manière éclairée quels produits ils souhaitent acheter. Cette déclaration étant en vigueur en Suisse depuis le 1er juillet 2025, le consommateur dispose donc aujourd'hui d'une information claire et transparente. Cette solution pragmatique respecte le principe libéral fondateur de notre Confédération en ce sens qu'elle laisse la liberté de choix à nos concitoyens.
Rappelons également que selon une étude commandée par les initiants eux-mêmes, quasiment un habitant sur trois, tout de même, consomme du foie gras dans notre pays. Cette étude démontre par ailleurs une profonde disparité régionale, puisqu'en Romandie 71 pour cent des sondés déclarent consommer ce mets, sans oublier la moitié des Tessinois.
L'interdiction d'importer du foie gras telle que proposée par les initiants aurait des conséquences problématiques pour notre société. D'une part, elle créerait un dangereux précédent sur le plan de la liberté individuelle, puisque l'État s'autoriserait à interdire un produit alimentaire légalement importé alors même que l'information du consommateur est garantie. Aujourd'hui, on demande au Conseil fédéral d'interdire le foie gras. Demain, ce sera quoi[NB]? D'autre part, l'interdiction aurait un impact important pour les bouchers, les restaurateurs et le commerce de détail, surtout en Romandie, puisque les consommateurs se rendraient simplement dans les pays voisins pour continuer à consommer ce mets qu'ils apprécient, entraînant au passage une augmentation du tourisme d'achat et une perte importante de chiffre d'affaires pour les commerces et établissements, en particulier durant la période des fêtes de fin d'année.
Finalement, je pense qu'il est également nécessaire de mentionner nos traditions culinaires. Ce pays fédéral est établi sur un principe fondamental, celui de la cohésion nationale au-delà des différences culturelles. Je l'ai rappelé[NB]: une large majorité des Romands et près de la moitié des Tessinois consomment volontiers du foie gras, en particulier lors des repas de Noël. En ce sens, une interdiction dictée par la partie alémanique majoritaire qui ne partage pas nos goûts culinaires serait un précédent regrettable pour la qualité de notre vivre ensemble. N'alimentons pas un "Röstigraben" à cause du foie gras.
Deshalb appelliere ich an meine Deutschschweizer Kollegen: Auch wenn Sie keine Fans von Foie gras sind, respektieren Sie bitte den Föderalismus, der die Stärke unserer Nation ausmacht, und berauben Sie nicht eine bedeutende Minderheit Ihrer Mitbürger ihrer kulinarischen Freude.
Pour toutes ces raisons, je vous invite à rejeter cet objet et à privilégier un statu quo efficace. C'est ainsi un oui à la responsabilité individuelle, un oui à la liberté individuelle et un non à un monde hygiéniste.
- texte du discoursSuisse
La volonté est claire[NB]: il s'agit de réhabiliter les combattants.
- texte du discoursSuisse
Je m'exprime au nom du groupe libéral-radical qui vous invite à entrer en matière sur ce projet.
Il convient de rappeler notamment que nos prédécesseurs avaient décidé, en 2009 déjà, de réhabiliter les combattants suisses ayant lutté aux côtés des forces républicaines durant la guerre civile espagnole. Alors que l'initiative parlementaire à l'origine de cette décision prévoyait d'inclure les combattants suisses ayant participé à la Résistance française, nos prédécesseurs avaient toutefois jugé bon de les écarter temporairement, et ce, par manque d'informations et de recherches historiques spécifiques sur le sujet. Or, ces recherches ont depuis été réalisées et des informations sont maintenant disponibles. Grâce aux travaux de M.[NB]Peter Huber, ce ne sont pas moins de 466 Suisses qui ont été identifiés comme ayant participé à la Résistance française. Parmi ceux-ci, environ 200 ont été condamnés, parfois lourdement, par la justice militaire de notre pays à leur retour en Suisse. Aujourd'hui, il ne fait plus aucun doute que, en s'engageant aux côtés des forces alliées dans la Résistance française, nos concitoyens ont contribué à la défaite du nazisme et plus particulièrement à la libération de notre continent des régimes tyranniques et génocidaires d'alors. Le groupe libéral-radical estime donc qu'il est désormais temps de réhabiliter formellement la mémoire de ces combattants.
En suivant la même logique, le groupe libéral-radical recommande également d'inclure dans le champ d'application de la loi les combattants suisses ayant participé à la Résistance italienne. En effet, comme l'ont notamment démontré les études menées par M.[NB]Raphael Rues, certains de nos concitoyens ont participé aux efforts pour lutter contre la dictature fasciste en Italie et ont également fait l'objet de condamnations de la part de nos autorités pour ces faits. Or, ces condamnations heurtent aujourd'hui profondément notre sens de la justice et il est donc nécessaire de les annuler.
Tout comme ce fut déjà le cas pour les combattants suisses en 2009 et, avant cela, pour les personnes ayant sauvé des réfugiés et lutté contre le nazisme en 2003, le groupe libéral-radical insiste toutefois pour que la réhabilitation soit uniquement formelle et que la loi ne prévoie pas d'indemnisation. En effet, il ne s'agit pas de dédommager les volontaires de la Résistance française et italienne des sanctions découlant de décisions judiciaires prises de manière conforme au droit en vigueur à l'époque, mais bien d'annuler ex nunc ces mêmes décisions. En ce sens, le projet va au-delà de la simple déclaration politique du Conseil fédéral, ce qui nous paraît approprié vu le sujet traité.
En ce qui concerne la discussion par article, le groupe libéral-radical vous recommande de suivre systématiquement la majorité de la Commission des affaires juridiques.
- texte du discoursSuisse
Les préoccupations de la population face aux défis liés à l'immigration, qu'il s'agisse de logement, de mobilité ou de sécurité, sont légitimes et doivent être prises au sérieux. L'une des réponses passe par la mise en oeuvre d'une politique migratoire ferme et ciblée. Mais celle qui veut limiter arbitrairement la population à 10 millions serait une grave erreur. Cela freinerait notre croissance, affaiblirait nos retraites et priverait des secteurs essentiels comme la santé, la construction ou l'agriculture de la main-d'oeuvre dont ils ont absolument besoin.
Si cette initiative prétend assurer la durabilité de notre système, elle est en réalité très éloignée de cet objectif. Elle représente une menace directe pour la prospérité de notre pays et notre qualité de vie. Avec une limite de population fixée arbitrairement à 10 millions et l'abandon de la libre circulation des personnes comme but ultime, cette initiative fait fi de la réalité démographique de notre pays, qui se traduit actuellement par une chute des naissances et un important vieillissement de la population.
Aujourd'hui déjà, de nombreux secteurs sont confrontés à une pénurie chronique et croissante de main-d'oeuvre, qualifiée ou non[NB]; les estimations prévoient le manque de quelque 400[NB]000 travailleurs à plein temps d'ici 2035, soit presque demain. Nous sommes tous d'accord pour donner la priorité à l'intégration de la main-d'oeuvre indigène dans le marché du travail avec des mesures fiscales, d'amélioration de l'employabilité et autres. Toutefois, cette main-d'oeuvre là n'est pas suffisante pour répondre aux besoins de nos entreprises. L'apport de travailleurs étrangers, en particulier européens, est tout simplement indispensable, notamment à l'heure où nos entreprises sont déjà soumises à une concurrence internationale de plus en plus forte.
La main-d'oeuvre étrangère est, par exemple, essentielle au bon fonctionnement de nos hôtels-restaurants et des sociétés de nettoyage. Elle l'est tout autant dans d'autres secteurs encore plus sensibles, tels que la santé, la construction ou l'agriculture. Dans le secteur technologique, environ 45 pour cent des ingénieurs informatiques en Suisse sont issus de l'étranger. Sans cette main-d'oeuvre qualifiée, les entreprises suisses innovantes peineraient à maintenir leur compétitivité sur le marché mondial.
Avec le vieillissement de la population et l'augmentation de maladies chroniques, les besoins en prestations médicales et infirmières sont continuellement en hausse. En 2024, plus de 40 pour cent des médecins exerçant en Suisse ont suivi leurs études et obtenu leur diplôme à l'étranger. Cette proportion n'a cessé d'augmenter ces dernières années. Qui remplacera les infirmiers et les infirmières dans nos EMS[NB]? Plus largement, qui prendra soin de nos personnes âgées, alors que les besoins en soins explosent déjà[NB]? Dans l'agriculture ou la construction, des milliers d'emplois reposent sur la main-d'oeuvre étrangère. Sans elle, le fonctionnement de certaines exploitations sera remis en question. Des employés manqueront pour construire nos logements et nos écoles. Est-ce vraiment l'avenir que nous voulons pour la Suisse[NB]? Il serait toutefois naïf d'ignorer les préoccupations de la population. Oui, la croissance démographique soulève des défis bien réels en matière de logement, de mobilité, d'infrastructures ou de formation. Ce n'est pas en fermant la porte aux travailleurs dont notre économie dépend que nous relèverons ces défis. C'est en investissant davantage dans des logements[NB]accessibles,[NB]des[NB]transports publics et des infrastructures efficaces et dans la formation. C'est en renforçant nos capacités internes et non en affaiblissant notre prospérité, que nous pourrons garantir la cohésion sociale et le bien-être de tous.
En conclusion, cette initiative fait prendre un risque majeur à la Suisse. Limiter arbitrairement la population au chiffre de 10 millions, censé nous rendre heureux, et restreindre la libre circulation des personnes, c'est se priver des travailleurs dont la Suisse a absolument besoin[NB]: moins de médecins, moins d'infirmiers, moins d'ouvriers et moins de spécialistes. Ce sont nos hôpitaux et nos entreprises qui en pâtiront et, avec eux, toute la population. Le taux de chômage reste bas malgré l'immigration et les mesures d'accompagnement encadrent efficacement l'accès au marché du travail. Ce n'est pas en mettant la Suisse sous cloche que nous serons heureux. Il est dans notre intérêt de maintenir un accès facilité aux travailleurs étrangers, mais en renforçant la participation de la main-d'oeuvre résidente. C'est ainsi que la Suisse assurera sa prospérité et sa durabilité pour les générations futures.
Dans ce sens, je vous invite à rejeter cette initiative.
- Motion
- MotionCosignataire
- InterpellationCosignataire
- Motion
- Postulat
- Permanente
- Conseil
- ParlementGrand CouncilSource
- Conseil législatif16.12.2021 – 31.10.2023
- Conseil législatif15.12.2016 – 15.12.2021
- Conseil législatif22.12.2011 – 14.12.2016
- Commissions permanentes et spécialisée
- Membre16.12.2021 – 21.11.2023
- Membre16.12.2016 – 15.12.2021
- Membre23.12.2011 – 14.12.2016
- Groupes
- Membre16.12.2021 – 31.10.2023
Images(2)
- Version 101.01.2025 – 31.12.2199
- Version 101.01.2025 – 31.12.2199
Données: OpenParlData · CC BY 4.0