Aller au contenu principal

Permettre aux titulaires d'une maturité professionnelle d'accéder sans examen aux hautes écoles pédagogiques. Une réponse à la pénurie d'enseignants et d'enseignantes

(23.304)Initiative déposée par un cantonEn commission du Conseil des Etats
Suisse10 mars 2023
Profil
Type
Initiative déposée par un canton
État
En commission du Conseil des Etats
Parlement
Suisse
Numéro
23.304
Début
10 mars 2023
Références et source
Registre officiel
Profil officiel
ID externe
20230304
Contributions(6)
  • Matthias MichelAuteurPLR.Les Libéraux-Radicaux
  • ParlamentDépartement responsable
  • Kommission für Wissenschaft, Bildung und Kultur SRCommission compétente
  • Provisorische Kommission-VCommission compétente
  • Kommission für Wissenschaft, Bildung und Kultur NRCommission compétente
Chronologie(13)
  • En commission du Conseil des Etats
  • Le délai imparti est prorogé jusqu'au 14 novembre 2028
    Conseil des Etats
  • Planifié au Conseil des Etats
  • En commission du Conseil des Etats
  • Attribué à la commission compétente
Textes(3)
  • Titre de l'objetTEXT
    Permettre aux titulaires d'une maturité professionnelle d'accéder sans examen aux hautes écoles pédagogiques. Une réponse à la pénurie d'enseignants et d'enseignantes
  • Texte déposéTEXT

    Se fondant sur l'art. 160, al. 1, de la Constitution fédérale et sur l'art. 115 de la loi sur le Parlement, le canton de Saint-Gall soumet à l'Assemblée fédérale l'initiative suivante :

    L'Assemblée fédérale est invitée à créer les bases légales permettant aux titulaires d'une maturité professionnelle d'être admis sans examen dans une haute école pédagogique (HEP) en vue d'y suivre une formation d'enseignant ou d'enseignante pour les degrés préscolaire et primaire.

  • DéveloppementTEXT

    Aux termes de l'art. 24, al. 1, LEHE, l'admission dans les hautes écoles pédagogiques requiert une maturité gymnasiale. L'al. 2 du même article précise toutefois que les titulaires d'une maturité spécialisée en pédagogie doivent également être admis sans examen au premier cycle d'études pour la formation des enseignants et enseignantes des niveaux préscolaire et primaire.

    Quant aux titulaires d'une maturité professionnelle, il n'y sont admis qu'" à certaines conditions ", lesquelles sont fixées par le Conseil des hautes écoles. Pour l'heure, les titulaires d'une maturité professionnelle ne sont pas admis sans examen à la formation d'enseignant ou d'enseignante du degré primaire des hautes écoles pédagogiques. Il faut passer un examen d'admission, pour lequel il existe des cours préparatoires astreignants.

    Les titulaires d'une maturité professionnelle qui veulent suivre une formation dans une haute école pédagogique sont donc confrontés à un obstacle supplémentaire qui, au moins pour la formation d'enseignant ou d'enseignante des degrés préscolaire et primaire, ne se justifie plus. Cette pratique ne tient en effet nullement compte de la précieuse expérience acquise par ces personnes dans une autre profession et conduit à des situations absurdes, où les titulaires d'une maturité professionnelle formés spécifiquement dans la prise en charge d'enfants de 1 à 12 ans ne peuvent être admis sans examen dans une HEP, alors que les détenteurs d'une maturité gymnasiale en option spécifique " Physique " y ont accès sans aucune expérience professionnelle dans le secteur social ou pédagogique.

    Or, nous avons absolument besoin de réponses et de solutions simples pour faire face à la pénurie d'enseignants.

    L'objectif de la maturité professionnelle était d'offrir de nouvelles perspectives aux apprentis et aux jeunes professionnels et, partant, de renforcer notre système de formation professionnelle. Mais cette maturité ne sera attrayante que si les écoles supérieures ouvrent leurs portes sans conditions supplémentaires aux titulaires de ce diplôme.

    Il n'est par ailleurs pas juste que les titulaires d'une maturité professionnelle soient tenus de suivre le même cours préparatoire et de passer le même examen d'admission que les candidats n'ayant pas de maturité professionnelle. Cette pratique ne tient pas compte du fait que les titulaires d'une maturité professionnelle disposent d'une culture générale plus étendue acquise dans le cadre de cette formation. La modification demandée permettrait en outre de réorienter la formation du corps enseignant pour l'axer davantage sur la pratique et l'expérience que sur des critères académiques.

    La matière enseignée dans le cadre du cours préparatoire est quasiment la même que celle proposée dans les écoles de maturité professionnelle. Cette redondance est inutile.

Données: OpenParlData · CC BY 4.0