Article constitutionnel sur l'éducation
(97.419)- Type
- Initiative parlementaire
- État
- Liquidé
- Parlement
- Suisse
- Numéro
- 97.419
- Début
- 30 avr. 1997
- Registre officiel
- Profil officiel
- ID externe
- 19970419
- CHE23 juin 2000
- CHE5 oct. 2001
- CHE20 juin 2003
- CHE5 oct. 2005
- CHE6 déc. 2005
- CHE13 déc. 2005
- CHE16 déc. 2005
- CHE16 déc. 2005
- Christiane LangenbergerPLR.Les Libéraux-Radicaux
- Franco CavalliParti Socialiste
- Jost GrossParti Socialiste
- Johannes RandeggerPLR.Les Libéraux-Radicaux
- Hans ZbindenParti Socialiste
- Adoption (vote final)Conseil des Etats
- Liquidé
- AdhésionConseil national
- DivergencesConseil des Etats
- Traité par les deux conseils
- Titre de l'objetArticle constitutionnel sur l'éducation
- Texte déposé
Conformément à l'art. 93, al. 1er, de la Constitution fédérale et à l'article 21bis de la loi sur les rapports entre les Conseils, je dépose l'initiative parlementaire suivante, rédigée sous la forme d'une demande conçue en termes généraux :
Il faut élaborer rapidement, en collaboration avec la CDIP, mais indépendamment de la révision de la constitution en cours, un projet d'article fixant les dispositions générales qui doivent régir l'éducation.
Cette norme constitutionnelle doit donner à la Confédération les moyens de créer des conditions propres à favoriser l'aménagement d'un espace éducatif suisse homogène et d'un haut niveau de qualité qui couvre l'ensemble du territoire et qui :
a. permette aux étudiants d'être très mobiles et de disposer de formations diverses s'intégrant aisément les unes aux autres ;
b. soit eurocompatible et
c. évolutif.
La Confédération crée - au moyen d'instruments d'orientation tels que les normes, les paramètres structurels, les mandats de prestation, les réglementations d'accès aux formations et les pôles d'enseignement - les conditions d'une harmonisation et d'une coordination des sous-ensembles de formation gérés par les entités nationales, régionales et cantonales et par les structures privées.
La Confédération doit jouer un rôle moteur dans les domaines suivants : formation professionnelle, formation tertiaire (universités et hautes écoles spécialisées) et formation quaternaire (formation continue).
La configuration interne des sous-ensembles de formation continue de relever de la compétence des organisations et collectivités responsables, dans les limites fixées par le nouvel article constitutionnel. La législation relative à la scolarité obligatoire reste du ressort des cantons.
- Développement
Il est de plus en plus patent que la Confédération, faute de disposer de compétences suffisantes, est limitée dans l'action qu'elle peut exercer sur la structuration et la coordination des formations au niveau national (par exemple les formations universitaires, les formations données dans les hautes écoles spécialisées et la formation professionnelle).
Or, la constitution de marchés transfrontaliers - intercantonaux et internationaux - et les demandes d'harmonisation pressantes qu'elle engendre chez les employeurs, les acteurs de la formation eux-mêmes, voire les parents, contraignent de plus en plus le système éducatif suisse à être plus efficace et à mieux coordonner ses activités.
Les deux dernières tentatives faites pour introduire dans la constitution un article sur l'éducation ont échoué en 1973, pour la première, et en 1989, pour la seconde. Dans le premier cas, la disposition proposée, qui faisait notamment état d'un droit à la formation, n'a été rejetée qu'à une courte majorité par les cantons. Dans le deuxième cas, le Conseil fédéral et le Conseil national ont rejeté une initiative parlementaire en faveur d'un article constitutionnel sur l'éducation pour ne pas créer de nouveau conflit avec les cantons. La nécessité d'améliorer la coordination et la coopération au sein du système de formation suisse n'a toutefois été remise en cause ni dans un cas, ni dans l'autre.
À l'occasion de son audition devant la commission, l'auteur de l'initiative a complété son développement écrit : selon lui, les conséquences du système de formation fédéraliste varient considérablement selon les régions. Des différences marquantes selon les cantons apparaissent en ce qui concerne la durée du niveau préobligatoire, le nombre d'heures dispensées au niveau obligatoire ainsi que le pourcentage des élèves parvenant au niveau de la maturité. Par ailleurs, selon un sondage effectué par Univox en 1996, 77 % des personnes interrogées souhaiteraient un renforcement du rôle de la Confédération dans le domaine de la formation. Les divers systèmes du niveau préobligatoire, du niveau obligatoire et de la formation postobligatoire se sont développés d'après leurs propres schémas. Aujourd'hui, vu l'accroissement de la mobilité, une coopération s'avère nécessaire en la matière, d'où le besoin d'un "espace de formation", à l'intérieur duquel les individus devraient pouvoir se déplacer sans obstacles structurels.
Données: OpenParlData · CC BY 4.0