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Suppression des examens écrits de connaissances professionnelles du CFC

(24.3565)InterpellationLiquidé
Suisse11 juin 2024
Profil
Type
Interpellation
État
Liquidé
Parlement
Suisse
Numéro
24.3565
Début
11 juin 2024
Références et source
Registre officiel
Profil officiel
ID externe
20243565
Points de l'ordre du jour
Contributions(3)
  • Regina Durrer-KnobelAuteurLe Centre
  • Departement für Wirtschaft, Bildung und ForschungDépartement responsable
  • NationalratConseil initial
Chronologie(5)
  • Classé car le conseil n’a pas achevé son examen dans un délai de deux ans
  • Liquidé
  • Discussion reportée
    Conseil national
  • L’avis relatif à l’intervention est disponible
  • Déposé
Textes(4)
  • Titre de l'objetTEXT
    Suppression des examens écrits de connaissances professionnelles du CFC
  • Réponse CF / BureauTEXT

    Conformément à l’article 1 de la loi sur la formation professionnelle (LFPr ; RS 412.10), la formation professionnelle est la tâche commune de la Confédération, des cantons et des organisations du monde du travail (OrTra). Ainsi, ces trois partenaires assument ensemble la responsabilité du développement des professions et de la qualité des formations. Les OrTra définissent les contenus de la formation et les procédures de qualification d’une formation professionnelle initiale. Pour les professions MEM, il s’agit de Swissmem et Swissmechanic. Les cantons sont responsables de la mise en œuvre de la procédure de qualification, c'est pourquoi les OrTra travaillent en étroite collaboration avec eux pour l'organiser. Le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) est responsable de la réglementation et de la promulgation des ordonnances sur la formation et le fera à la fin du processus de développement des professions, après avoir consulté toutes les parties prenantes et les milieux intéressés.

    1. / 2. / 7. Avec le soutien de la Conférence suisse des offices de la formation professionnelle, Swissmem et Swissmechanic ont souhaité remplacer l’examen sur les connaissances professionnelles par un travail de synthèse. Comme pour l'examen des connaissances professionnelles, ce travail porte sur des connaissances de base théoriques à l'aide de tâches prescrites et proches de la pratique. La procédure de qualification pour les professions MEM a été développée de manière concertée et consensuelle par les partenaires. Comme dans tout processus de réforme, il y a des partisans et des détracteurs. Conformément au planning actuel, le SEFRI lancera la procédure officielle d’audition à la fin du mois d’août 2024. Toutes les parties prenantes et les milieux intéressés auront alors une nouvelle fois la possibilité de s'exprimer sur ces projets de révision. Le SEFRI prendra la décision finale en se basant sur les résultats de l'audition avec la participation des cantons ainsi que de Swissmem et Swissmechanic.

    3. La procédure choisie s’appuie sur le document du SEFRI « Cadre de référence pour la conception de procédures de qualification avec examen final » (disponible sous www.sbfi.admin.ch > Formation > Formation professionnelle et continue > Formation professionnelle initiale > Procédures de qualification), destiné aux organes responsables pour le développement des professions. Ce document a été élaboré conjointement par les partenaires de la formation professionnelle à partir de leurs expériences.

    Dans sa mise à jour de 2019, les partenaires de la formation professionnelle se sont mis d'accord sur des principes et des recommandations visant à soutenir des examens finaux simplifiés, de qualité et compréhensibles pour tous les participants. Une des recommandations prévoit que, si le domaine de qualification « travail pratique » est conçu de telle manière que les apprentis doivent utiliser les connaissances professionnelles afin de le valider, le domaine de qualification connaissances professionnelles peut être réduit en conséquence ou complètement omis. Dans ce cas, l'enseignement des connaissances professionnelles a plus de poids tout au long de la formation professionnelle initiale par le biais de la note d'expérience. Cependant, les professions MEM continuent de tester les connaissances professionnelles, mais sous la forme d'un travail d'approfondissement. Il n’y a pas eu d’évaluation scientifique concernant le travail de synthèse pour les professions MEM. Cependant, il est important de noter qu’à tous les niveaux de formation et dans tous les domaines d'apprentissage, se constate une tendance à ne plus interroger les connaissances, mais à vérifier comment les candidats peuvent mettre en réseau les connaissances acquises et les mettre en relation avec la pratique. Ce changement est soutenu par les experts en pédagogie ainsi que par les institutions de formation pédagogique.

    4. Le travail de synthèse est conçu en fonction des compétences et comprend une ou plusieurs tâches en relation avec la pratique. Il est réalisé dans un cadre temporel de 6 à 8 heures et sous surveillance. En outre, le travail doit être présenté et comprend un entretien professionnel avec des experts aux examens. Une telle procédure ne peut pas être réalisée par une IA.

    5. L’examen final de culture générale n’est pas supprimé, mais aménagé différemment. L’enseignement de la culture générale est dispensé pendant toute la durée de l'apprentissage. Et lors de la procédure de qualification, l'accent est mis sur le travail d'approfondissement. Les personnes en formation démontrent par ce biais qu'elles sont capables d'appliquer et de mettre en relation leurs connaissances de culture générale dans la pratique. C’est sur ce même principe qu’est envisagée l’introduction du travail de synthèse pour évaluer les connaissances professionnelles, à la place d’un examen final uniquement axé sur les connaissances professionnelles.

    6. L'un des principaux facteurs de réussite de la formation professionnelle est l'engagement responsable des organisations du monde du travail pour la formation de leur personnel qualifié. Leur intérêt est de produire des professionnels qualifiés. En conséquence, les OrTra définissent les contenus des examens finaux de manière à ce qu'ils apportent la preuve que les professionnels formés possèdent les qualifications nécessaires pour le marché du travail. Il convient de souligner que les OrTra évaluent leurs formations et leurs examens finaux au moins tous les cinq ans et prennent les mesures adéquates si nécessaire.

  • Texte déposéTEXT

    Situation de départ

    Selon les documents relatifs à la réforme des métiers MEM, les examens écrits de connaissances professionnelles à la fin de l’apprentissage CFC doivent être supprimés et partiellement remplacés par des travaux écrits (travaux de synthèse). Cette décision, prise dans le cadre des réformes en cours, suscite une vive inquiétude parmi les acteurs de la formation professionnelle, notamment parmi les formateurs, les responsables économiques et même les directeurs cantonaux de la formation. 

     

    Justification

    1. Manque de consensus et avis défavorables : la suppression des examens de fin d’apprentissage ne fait pas l’objet d’un consensus. 
    2. Atteinte à l’homogénéité du CFC : la suppression des examens risque de nuire à l’homogénéité du niveau de la formation CFC dans tout le pays. 
    3. Impact négatif sur les emplois dans l’industrie des machines : cette mesure risque de déprécier la valeur de l’apprentissage et de nuire à la réputation de l’apprentissage CFC dans ces domaines.
    4. Contrôle nécessaire pour un niveau de connaissances optimal : l’évaluation des connaissances professionnelles à la fin de l’apprentissage est un élément crucial pour garantir que les apprentis aient acquis les compétences requises pour leur future carrière.

    Questions

    Au vu de ces préoccupations, je pose les questions suivantes au Conseil fédéral :

    1. Sur quelles bases la décision de supprimer les examens écrits de connaissances professionnelles CFC a-t-elle été prise ?
    2. Le Conseil fédéral est-il conscient des inquiétudes exprimées par les acteurs de la formation professionnelle concernant cette réforme ?
    3. A-t-on évalué scientifiquement si le travail final écrit (travail de synthèse) prévu par la réforme présente des avantages par rapport à un examen final basé sur les compétences opérationnelles ?
    4. Comment s’assurer que le CFC n’est pas acquis suite à un travail de synthèse produit par l’IA ?
    5. Si l’examen final de l’enseignement de culture générale est également supprimé, les jeunes ne manqueront-ils pas de compétences pour se préparer à un examen final complet de manière approfondie et ciblée ?
    6. Quelles mesures ont-elles été envisagées pour garantir le maintien d’un niveau de connaissances professionnelles optimal malgré la suppression des examens écrits ?
    7. Le Conseil fédéral est-il disposé à reconsidérer sa décision concernant la suppression des examens écrits de connaissances professionnelles CFC ?

    Merci d’avance pour vos réponses.

  • MotivazioneTEXT
    1. Mancanza di consenso e pareri negativi: non vi è alcun consenso sull’abolizione degli esami finali di tirocinio.
    2. Riduzione dell’omogeneità del livello AFC: l’abolizione dell’esame rischia di compromettere l’uniformità del livello formativo AFC in tutto il Paese.
    3. Impatto negativo sui posti di lavoro nell’industria MEM: la misura rischia inoltre di sminuire il valore dei cicli AFC e di nuocere alla loro reputazione nel settore MEM.
    4. Necessità di verificare che il livello delle conoscenze sia ottimale: la valutazione delle conoscenze professionali alla fine del tirocinio è cruciale per garantire che gli apprendisti abbiano acquisito le competenze necessarie per la loro carriera.

    Domande

    Alla luce di quanto esposto, pongo al Consiglio federale le seguenti domande.

    1. Su quali basi è stata presa la decisione di abolire l’esame finale delle conoscenze professionali nel livello AFC?
    2. Il Consiglio federale è consapevole delle preoccupazioni espresse dagli attori della formazione professionale in merito alla riforma?
    3. È stato valutato sul piano scientifico se il lavoro di sintesi previsto dalla riforma presenta dei vantaggi rispetto a un esame finale basato sulle competenze operative?
    4. Come è possibile garantire che l’AFC non venga ottenuto tramite un lavoro di sintesi prodotto dall’intelligenza artificiale?
    5. Qualora venga abolito anche l’esame finale di cultura generale, ai giovani non mancherebbero le competenze necessarie per prepararsi in maniera mirata e approfondita a un esame finale completo?
    6. Quali misure sono state prese in considerazione per garantire un livello di competenze ottimale nonostante l’abolizione dell’esame?
    7. Il Consiglio federale è disposto a riconsiderare la decisione di abolire l’esame scritto delle conoscenze professionali nel livello AFC?

    Grazie sin d’ora di voler rispondere alle domande.

     

    Motivazione

Données: OpenParlData · CC BY 4.0