Taxe à la valeur ajoutée. Taux particulier applicable aux prestations touristiques
(93.3544)- Type
- Motion
- État
- Liquidé
- Parlement
- Suisse
- Numéro
- 93.3544
- Début
- 29 nov. 1993
- Registre officiel
- Profil officiel
- ID externe
- 19933544
- Jakob BürgiParti démocrate-chrétien
- Franz SteineggerPLR.Les Libéraux-Radicaux
- Karl TschuppertPLR.Les Libéraux-Radicaux
- Finanzdepartement
- Gerold BührerPLR.Les Libéraux-Radicaux
- RejetConseil national
- Liquidé
- Le Conseil fédéral propose de transformer la motion en postulat.Conseil fédéral
- Réponse CF / Bureau
Comparer texte allemande
Le Conseil fédéral propose de transformer la motion en postulat. - Titre de l'objetTaxe à la valeur ajoutée. Taux particulier applicable aux prestations touristiques
- Texte déposé
Le Conseil fédéral est chargé, comme l'y autorise l'article 8ter des dispositions transitoires de la constitution, de présenter aux Chambres un projet qui prévoira l'imposition des prestations touristiques à un taux réduit lors du passage à la taxe sur la valeur ajoutée.
- Développement
L'hôtellerie et le tourisme constituent la seule et unique industrie exportatrice des régions de montagne, ces dernières ne pouvant se reconvertir dans d'autres activités. Contrairement à d'autres branches, l'hôtellerie est au centre de la bataille internationale des prix. En 1991, nous avons vendu pas moins de 56 % des services de l'hôtellerie à des non-résidents. Or les prix des prestations de l'hôtellerie de montagne ont l'un dans l'autre atteint d'ores et déjà des plafonds à ne pas dépasser sous peine d'assister à une désertion de la clientèle. L'introduction, dans ce secteur, d'un taux de la TVA non minoré provoquerait inévitablement, à recettes égales, un renchérissement des prestations de l'ordre de 4 %, renchérissement que le client devrait payer sans compensation visible. Il en résulterait une baisse de la demande puisque le rapport qualité/prix de nos prestations continuerait à se dégrader, face à celui qu'affichent nos concurrents étrangers directs. Et s'il advenait que les établissements hôteliers doivent supporter ces coûts supplémentaires, plus d'un - surtout dans les régions de montagne - verrait son existence menacée.
Si l'on veut que l'hôtellerie suisse reste concurrentielle, il faut la doter d'une taxe à taux réduit - au moins pour la partie hébergement, qui constitue l'essentiel de la prestation "exportée"-, lequel taux réduit permettra d'éviter l'envol des prix. Tous nos principaux concurrents étrangers de l'EEE (à savoir le Portugal, l'Espagne, l'Autriche, l'Italie et la France) l'ont fait ; qui plus est, l'écart, dans ces pays, entre le taux normal et le taux réduit est tel que les taxes nettes que l'on y paie resteront inférieures à celles que nous paierons chez nous si nous nous dotons d'un taux réduit.
Données: OpenParlData · CC BY 4.0