Zum Hauptinhalt springen
CS

Christophe Schaffter

Ehemaliges Mitglied
Combat socialiste - Parti ouvrier populaire
KantonsparlamentDelémont
Mandat
Partei
Combat socialiste - Parti ouvrier populaire
Wahlkreis
Delémont
Parlamentsseite
Offizielles Profil
Persönliches
Geschlecht
Männlich
Zivilstand
Divorcé
Beruf
Avocat
Sprache
Französisch
Kontakt
Adresse
Chanteclair 10
2800 Delémont
Referenzen & Quelle
Quell-Körperschaft
JU
Datensatz aktualisiert
31.07.2026
Erstmals importiert
14.08.2025
Interessenbindungen

Keine Interessenbindungen erfasst.

Zutrittsausweise

Keine Zutrittsausweise vergeben.

Reden(35)
  1. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Rede
    Kantonsparlament

    M. Christophe Schaffter (CS-POP) : En quelques secondes, le groupe VERT-E-S et CS-POP est resté particulièrement insensible à votre proposition et la refusera quelle que soit sa forme, motion ou postulat. Le groupe VERT-E-S et CS-POP estime qu’il y a actuellement d’autres priorités dans la République que celle de placer de l’argent éventuel de la BNS dans un fonds pour moderniser l’Etat alors qu’on ne connaît ni le contenu, ni les objectifs de cette supposée modernisation.

  2. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Rede
    Kantonsparlament

    M. Christophe Schaffter (CS-POP) : On peut mieux faire, notamment pour les professionnels qui ne passent pas par la caisse des médecins, respectivement ceux qui passent par un autre prestataire. Deux mots d'ordre, la confiance et la simplification, voilà les deux directions à suivre. Donc, ça va mieux, mais le service peut encore mieux faire.

  3. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Rede
    Kantonsparlament

    M. Christophe Schaffter (CS-POP) : Convoquer la poésie au cœur de notre Parlement et plus précisément les mots du poète français Alphonse de Lamartine qui écrivait « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » Ici, notre collègue Thomas Schaffter, nous joue Alphonse de Lamartine avec l'accent ajoulot « Une seule prison nous manque et le Château des juges doit fermer. » C'est exactement ce qu'il demande, ni plus ni moins. Plutôt que de rester figé dans un passé révolu, le Château sans prison doit être rendu aux visiteurs, aux promeneurs, aux curés, aux touristes. Qu'il devienne un lieu d'histoire, de mémoire et de culture, et non plus un espace judiciaire orphelin de ses prisons. Chers collègues, le simple fait de prononcer ces mots fait froid dans le dos. Ainsi donc, un seul cachot nous manque, et c'est tout le Château qui se dépeuple. Si les princes évêques entendaient ces mots, je serais écartelé sur le champ. Comme pourrait d'ailleurs le confirmer Pierre Péquignat, sans doute un des derniers à être passé par la potence, non sans avoir donné son nom précisément à une cellule de ce château, on y revient. Pour le postulant, donc, l'histoire frappe à notre porte. Le Château de Porrentruy s'apprête à fermer ses prisons, et dans leurs sillages, le postulant veut se débarrasser de cette forteresse où l'on croyait encore qu'enfermer suffisait à rendre justice. Que les juges déposent leurs robes, pourraient-ils nous dire, ces costumes d'un autre temps, car si l'on ne peut plus enfermer, à quoi bon juger ? Laissons ce bâtiment aux touristes, aux amateurs de vieilles pierres et aux nostalgiques de l'ordre ancien. Transformons-le en musée de l'absurde judiciaire où l'on expliquera à nos enfants, qu'ici, autrefois, on décidait du sort des hommes à coup de sentence et de serrure. Dans ce monde, décidément, tout va trop vite. Même le Château de Porrentruy qui s'il avait des roulettes, serait évidemment et depuis longtemps à Delémont, nous répète souvent notre camarade Yves Gigon, même ce château ne résiste pas au temps. La majorité du groupe VERT-E-S et CS-POP n'est ni réjouie ni convaincue par ce postulat. Veut-on et peut-on vraiment faire des nobles salles d'audience du tribunal, des dortoirs pour scouts suisses-alémaniques ou vaudois en mal d'aventure en pays jurassien ? Le bureau d'un juge peut-il avoir une autre destinée que de rester, ad aeternam, le bureau d'un juge ? Que les cellules des prisons puissent se transformer en chambres de luxe pour une nuit insolite, ça pourrait encore passer. Mais il n'y a pas besoin d'un postulat pour cela. Imaginez, chers collègues, quand les barreaux deviennent tendance, la prison de Porrentruy, transformée en hôtel de luxe, du style, dans les murs épais de l'ancienne prison de Porrentruy où résonnaient jadis les pas lourds des gardiens et les murmures des détenus, s'ouvre désormais un lieu pour le moins inattendu, un hôtel de luxe pour amateurs d'expériences. Les cellules austères d'autrefois se sont muées en suites raffinées, alliant le caractère brut des lieux en un confort cinq étoiles. Chaque cellule soigneusement rénovée conserve ses portes en fer et ses petites fenêtres à barreaux, mais accueille désormais un lit king-size, des luminaires design et des salles de bains dignes des plus grands établissements hôteliers. Le contraste entre l'histoire carcérale et le luxe contemporain séduit une clientèle en quête d'originalité des bobos branchés aux voyageurs fortunés venus de loin pour passer une nuit derrière les barreaux, mais cette fois de leur plein gré. On pourrait lire encore : L'hôtel joue habilement avec l'identité du lieu. Les anciens quartiers disciplinaires deviennent des spas privatifs. La cour de promenade se transforme en terrasse. Ah non, la cour de promenade, il n'y en a pas, excusez-moi. Le réfectoire des prisonniers devient un restaurant gastronomique proposant une cuisine locale réinventée. Plus qu'un simple hébergement, ce lieu raconterait une histoire, celle d'une reconversion audacieuse où le patrimoine rencontre l'hôtellerie de haute gamme. Dormir dans une cellule deviendrait un luxe et le passé carcéral de Porrentruy se verrait réinterprété avec élégance et dérision. Mais faut-il un postulat pour tout cela ? Non, bien sûr que non. Un groupe de travail, des dizaines d'heures de discussion alors que Jura Tourisme a déjà tout imaginé, mais pour la prison uniquement. Les juges de première instance ne peuvent siéger qu'au Château de Porrentruy et ceux de deuxième instance sont attendus à Moutier, les locaux seront libres au 1er janvier 2026, qu'on se le dise.

  4. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Rede
    Kantonsparlament

    M. Christophe Schaffter (CS-POP) : Quand on nous dit qu'une entreprise vient contrôler et dénoncer des véhicules se trouvant sur domaine public jurassien, sans base légale, c'est hautement douteux. Cette question va rester toutefois ouverte. Ce qui est davantage insupportable, c'est d'apprendre que cette même entreprise vaudoise, soit Securitas S.A., facture sa prestation 100 francs de l'heure pour venir fliquer des voitures jurassiennes, le seul déplacement d'un agent coûte déjà 400 francs à l'Etat. Et qu'elle utilise son propre papier à contravention rédigé en français vaudois. Non, chers amis vaudois, dans le Jura, nous n'avons pas de juge de paix, nous avons beaucoup mieux, nous avons des juges de première instance. Donc, allier à la fois tarifs exorbitants vaudois et coutumes ou accents vaudois, choisis et acceptés par le Gouvernement jurassien, c'est à la fois de très mauvais goût, c'est faire injure à nos propres agents, et surtout, c'est se moquer de notre République. On doit pouvoir régler nos affaires avec l'accent jurassien.

  5. SEGMENT_TYPE_SPEAKER
    Rede
    Kantonsparlament

    M. Christophe Schaffter (CS-POP) : Je tiens tout d'abord à vous exprimer, Monsieur le député Lovis, ma sincère gratitude. Par votre motion, vous donnez l'opportunité aux députés d'aborder notre vivre ensemble, soit les fondamentaux de notre société, et dans ce sens, nous pouvons tous, députés et ministres, vous remercier. Ça change des plans équilibres. Mais ne nous emballons pas. Vous demandez ainsi au Gouvernement jurassien d'enclencher la procédure de révision totale de la Constitution et de rédiger un additif constitutionnel, je m'arrête déjà ici. Utiliser un tel vocable trois jours après le 16 mars, c'est téméraire, Monsieur le Député, quand on sait que celui du canton de Berne de 1970 a cassé le Jura en deux, c'est à tout le moins très délicat de nous renvoyer à ce genre d'exercice. Vous souhaitez donc qu'un additif constitutionnel soit adopté et qu'une assemblée constituante soit élue par le peuple, c'est là qu'il y a un truc qui coince, à mon avis. Et même si vous soutenez le contraire, le Gouvernement n'a pas cette double compétence qui appartient au Parlement et au peuple. Le Gouvernement a beaucoup de compétences, mais pas celle-là. En l'absence d'initiative populaire, le Parlement seul est compétent pour enclencher la machine que vous proposez, et quelque part, heureusement, et ce n'est pas un hasard, le constituant jurassien l'avait déjà prévu et avait déjà vu juste. Ce serait d'ailleurs tout de même un peu incongru qu'un gouvernement seul puisse prendre une telle initiative et enclencher une révision totale de la Constitution. Il faut à mon sens une légitimité populaire ou parlementaire pour agir dans ce sens que seuls les cinq ministres du Gouvernement n'ont pas. C'est une motion interne, notamment, qu'il aurait fallu proposer, tendant par exemple à la création d'une commission spéciale chargée de rédiger un projet d'additif à l'attention du Parlement. En conséquence, et même si votre motion devait être acceptée, il y a clairement un risque de rencontrer quelques obstacles en cours de route. En langage imagé, déposer une motion pour modifier la Constitution, c'est un peu comme essayer d'ouvrir un coffre-fort avec une cuillère à soupe. Or, chacun le sait, notre Constitution n'est pas une boîte de conserve qu'on ouvre d'un coup de tournevis législatif. Il y a des procédures, des principes, des outils prévus pour cela et la motion n'est ici sans doute pas la bonne clé. Sur le fond, à présent. On ne sait pas trop ce que vous voulez, Monsieur le député Lovis, à travers votre motion. Chez les VERT-E-S et CS-POP, on aime bien savoir où on va. Vous parlez à la fois de défis financiers, de sortir de l'ornière, de réformer l'Etat. Peut-être bien que oui, peut-être bien que non, mais pour aller où ? Vers le mieux sans doute, mais c'est où le mieux ? Et si le but est d'améliorer le fonctionnement de notre canton, il existe des voies solides, réfléchies, cohérentes, déjà proposées avec succès dans ce Parlement, notamment en lien avec Moutier. Et si le but est autre, et nous avons quelques craintes dans ce sens, alors il faut le dire franchement. Dans un monde en perpétuelle évolution où les certitudes d'hier deviennent des défis d'aujourd'hui, notre Constitution demeure une boussole. Elle fixe les principes fondamentaux qui guident notre action collective, elle protège les droits de chacun, de chacune, elle trace la voie pour une société plus juste, plus libre, plus solidaire à tout le moins, c'est ce que voulaient les pères de la République. Que trouvons-nous précisément dans notre Constitution que vous voulez réviser ? Les fondements de notre démocratie, le reste de la dignité humaine, la liberté personnelle et collective, la justice sociale, la participation citoyenne, la séparation et l'indépendance des pouvoirs, tellement importantes et concrétisées depuis une vingtaine d'années par le Conseil de la magistrature qui permet d'être nommé magistrat, libéré de toute appartenance partisane. Dans notre Constitution, nous trouvons également la reconnaissance du rôle de l'Etat, non pas comme simple entité administrative, mais comme un acteur garant de la cohésion sociale et du bien-être de sa population. Notre Constitution ne se limite donc pas à énoncer des principes abstraits, elle se vit au quotidien. Et c'est le moment de l'affirmer, cet idéal constitutionnel a déjà subi quelques coups de poignard. Qu'on le veuille ou non, on a abandonné les Jurassiens du sud par le renoncement à l'article 138. Qu'en est-il aujourd'hui de la coopération entre les peuples, préambule même de la Constitution, repris à l'article 53, qui nous dit ceci : "L'Etat encourage l'aide humanitaire et coopère au développement des peuples défavorisés". Cette coopération est réduite aujourd'hui, peu ou prou, à quelques échanges avec nos voisins bâlois ou du Territoire de Belfort. Voilà nos peuples défavorisés. Vous demandez une révision totale de la Constitution car il faut redimensionner l'Etat, selon vous, et relever un immense défi financier. Il faut donc comprendre que vous voulez encore moins d'Etat, un Etat décapité à la tronçonneuse. C'est à la mode, ces temps. Ou vers des hôpitaux privés comme à Moutier, avec des patients qui sont devenus des clients. En 45 ans de souveraineté, notre Etat a déjà été bien malmené par des décisions populaires de baisse d'impôts, notamment particulièrement peu opportunes, et qui n'ont absolument pas boosté notre démographie, contrairement aux promesses gouvernementales de l'époque, gauche, droite, centre, réunis. Ce n'est pas notre Constitution qui est à l'origine des problèmes financiers de notre canton. Elle n'y est pour rien, mais c'est bien la baisse fiscale des années 2000 qui a privé notre Etat de dizaines de millions de recettes fiscales sans que notre population passe à 100'000 habitants, contrairement à ce qu'on nous avait promis à l'époque. Baisse fiscale qui, concrètement, a eu pour effet de creuser notre dette, de fragiliser nos budgets et qui impose aux élus de passer 90% de leur temps parlementaire à trouver des économies. Baisse fiscale encore, qui a eu pour seule conséquence de permettre aux nombreux garagistes de la région de vendre encore plus de voitures, encore plus chères, encore plus grandes, encore plus lourdes et souvent encore plus inutiles. Voilà la principale conséquence de la baisse fiscale de Jura, pays ouvert, plus de voitures sur nos routes mais pas plus d'habitants. Donc, si c'est ça votre défi financier, Monsieur le Député, vous ne serez pas suivi par les VERT-E-S et CS-POP. Dernier mot, notre Constitution a été inspirée par l'audace, par l'intelligence de notre culture politique et libertaire de l'époque, alliant à la fois autonomie intellectuelle, action et réflexion collective. Il faut protéger notre Constitution et non pas la modifier.

Beiträge(104)
Mitgliedschaften(1)

Bilder(2)

  • Version 1
    01.01.2025 – 04.10.2025
  • Version 2
    04.10.2025 – 31.12.2199

Daten: OpenParlData · CC BY 4.0