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Politische Bildung. Anerkennung

(00.3056)PostulatErledigt
Schweiz15.03.2000
Speeches(3)
Sorted by Speech date, Descending
3 Results
  • Redetext
    Hanspeter Seiler(Schweizerische Volkspartei)
    Schweiz
  • Redetext
    Pascal Couchepin(FDP.Die Liberalen)
    Schweiz

    Le postulat Rennwald demande que l'on accorde un congé de formation politique payé et qu'on mette sur pied un système adéquat de financement. Dans le domaine de tout ce qui pourrait toucher à l'intervention sur la volonté populaire, à l'intervention dans le domaine de la libre formation des opinions, notamment des opinions politiques, il faut exercer une très grande retenue lorsqu'on envisage d'engager les moyens de l'Etat. C'est pour cette raison essentielle, pour une raison de principe, que nous nous opposons à ce postulat. Je crois que si l'Etat se mettait à légiférer dans le domaine des congés de formation politique, s'il essayait de fixer un système de financement pour soutenir cette formation politique, très rapidement on risquerait de tomber dans quelque chose qui fait horreur au peuple suisse, aux démocrates suisses, aux citoyens suisses, c'est l'idée que l'Etat puisse chercher à influencer de manière excessive la volonté populaire.

    Avec M. Rennwald, nous partageons le souci d'améliorer la participation des citoyens et des citoyennes à la vie politique, mais nous sommes convaincus que le moyen proposé n'est pas adéquat.

    C'est la raison pour laquelle nous vous proposons de rejeter le postulat Rennwald, y compris la volonté exprimée par M. Rennwald de faire des rapports sur ce sujet.

  • Redetext
    Jean-Claude Rennwald(Sozialdemokratische Partei)
    Schweiz

    L'idée d'une reconnaissance de la formation politique est née au moment où la discussion relative au financement des partis politiques s'est accélérée. Cette question du financement des partis politiques est évidemment très importante, mais je crois aussi qu'en insistant par trop et peut-être exclusivement sur cette mesure, on oublie les citoyennes et les citoyens. Je crois très sérieusement qu'il y a quelques problèmes à ce niveau-là, et plusieurs phénomènes en témoignent.

    Bien sûr, il y a la montée de l'abstentionnisme; il y a le fait que la majorité des abstentionnistes sont des gens qui ne disposent pas d'une formation suffisante, tant sur le plan politique que d'un point de vue plus général. Il y a aussi la montée du populisme, tant il est vrai que moins l'on connaît la chose publique, plus on a tendance à tomber dans le piège des slogans politiques simplistes.

    Il y a aussi la difficulté croissante à trouver des citoyennes et des citoyens disposés à s'engager dans la vie publique. Et enfin, il y a le fait qu'un nombre toujours croissant de citoyennes et citoyens se découragent face à des sujets politiques de plus en plus complexes. En l'espèce, le paquet énergétique de ce prochain dimanche a sans doute atteint un paroxysme.

    Dans ces conditions, il est urgent d'agir, et j'ajouterais qu'il est de notre devoir d'agir. Je n'ai pas l'outrecuidance de prétendre qu'aujourd'hui il ne se fait rien. Mais face à l'ampleur de la tâche, je pense aussi que les mesures qui sont rappelées dans la réponse du Conseil fédéral à mon postulat sont nettement insuffisantes.

    C'est pourquoi je vous demande de soutenir les deux mesures que je suggère à travers mon postulat, mesures qui sont finalement très simples, à savoir tout d'abord la création d'un congé de formation politique et ensuite l'instauration d'un mécanisme de financement au niveau fédéral ou cantonal ou, en combinant les deux, un mécanisme de financement qui assure une formation politique de base à toute personne qui souhaite s'engager dans la vie publique de ce pays.

    J'ajoute aussi que je ne demande à ce stade qu'une étude et, dans cet esprit, je comprends mal que le Conseil fédéral rejette purement et simplement ce postulat. Je crois qu'il faudrait d'abord examiner et étudier sérieusement toutes ces questions, ce qui nous permettrait ensuite de trancher en toute connaissance de cause.

    Je pense enfin - ce sera ma conclusion - que, dans un système qui se veut démocratique, les mesures que je propose sont finalement le minimum du minimum. Je crois aussi que toutes celles et tous ceux qui, dans cette salle, croient encore en l'avenir de notre démocratie ne pourront qu'accepter ce postulat.

Data: OpenParlData · CC BY 4.0