Moussia von Wattenwyl · GRÜNE
Les surfaces vitrées représentent de véritables pièges invisibles. Or, dans de nombreux cas, ces collisions pourraient être évitées grâce à des mesures simples et peu coûteuses : choix d’un verre adapté, films anticollision, conception architecturale préventive – en lisant les directives, j’étais étonnée de voir toutes les possibilités qui existent.
Dès lors, intégrées dès la phase de projets ces solutions sont faciles à mettre en œuvre et nettement moins coûteuses que des adaptations ultérieures. Et je ne pense pas que ça freinerait les projets de construction. Il est dès lors logique d’agir au moment de la construction. C’est à ce stade que l’on décide si une façade... (Die Präsidentin bittet um Ruhe im Saal. / La présidente réclame le silence dans l’assemblée.) ... où est-ce que j’en étais : ... que l’on décide si une façade restera pendant des décennies un piège mortel ou si elle intégrera des protections efficaces.
La protection des oiseaux ne se fait pas au détriment de la qualité de vie, il faut quand même le dire. Les surfaces particulièrement exposées ne correspondent pas toujours aux espaces essentiels pour la vue ou le confort des habitants. Et lorsqu’une protection est nécessaire, des solutions esthétiques et bien tolérées existent aujourd’hui.
Sur le plan juridique, il ne s’agit pas d’introduire une nouvelle philosophie, mais de rendre efficace des protections déjà prévues dans la législation en matière de faune et de biodiversité.
Sur le plan économique, la prévention représente un choix rationnel et responsable. Sur le plan environnemental, la biodiversité ne se protège pas uniquement dans les zones naturelles mais aussi au cœur des espaces construits. On l’a vu, d’autres cantons mettent déjà certaines règles en œuvre. Il ne s’agit donc pas d’un excès réglementaire mais d’un alignement sur une évolution nationale.
Réfléchir est nécessaire, mais fixer un cadre juridique minimal dès maintenant donne une direction claire. La protection de la biodiversité ne peut pas dépendre uniquement de la bonne volonté des acteurs de la construction, car ce secteur répond d’abord à des normes contraignantes. Il ne s’agit pas d’alourdir inutilement la réglementation, mais d’éviter des morts d’animaux facilement évitables grâce à une planification intelligente. La protection des oiseaux doit être pensée au moment où le bâtiment est conçu et non lorsque la collision a déjà eu lieu.
Ce dossier est écologiquement solide, juridiquement cohérent et politiquement défendable, pour autant qu’il reste proportionné. Merci au gouvernement d’entrouvrir la porte au postulat, nous avons une nette préférence pour la motion. Merci aussi à l’Office des immeubles et des constructions (OIC) de tenir déjà compte des possibilités de protéger les oiseaux, impliquons donc à présent les privés. Merci pour votre attention. Les Verts soutiennent une sécurité accrue pour nos oiseaux pour que tous se sentent «vögeliwohl».