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Virginie Heyer · FDP

de
Grosser Rat (BE)24.11.2025
Virginie Heyer, Perrefitte (PLR), porte-parole de groupe. Le PLR tient d’abord à saluer l’intention du postulat. Encourager le dialogue entre les groupes est un objectif que nous pouvons tous soutenir. Travailler ensemble, chercher des compromis, dépasser les clivages : c’est au fond la mission quotidienne de ce Parlement. Mais reconnaître l’objectif ne signifie pas approuver les moyens proposés. Or, tester un plan de sièges attribués de manière aléatoire comporte de nombreuses limites organisationnelles, politiques et fonctionnelles qui, pour le PLR, rendent ce postulat inutile et inapproprié.

Commençons par l’essentiel : le Grand Conseil fonctionne bien. Sa disposition actuelle en secteur par groupe n’est ni un accident ni une habitude figée, c’est une organisation qui a fait ses preuves dans tous les parlements cantonaux comparables. Cette répartition permet aux groupes d’assurer leur cohésion, de se coordonner efficacement durant les débats et les votes et de tenir compte d’éléments importants, comme la langue, la région, la responsabilité interne, les besoins particuliers, etc.

Ensuite, le postulat part d’une hypothèse discutable, avouons-le quand même : l’idée que le fait de siéger côte à côte avec des collègues d’autres partis favoriserait mécaniquement la culture du compromis. Permettez-moi d’en douter un tout petit peu. La réalité est sans doute plus nuancée.

La collaboration interpartis, nous la vivons déjà dans les commissions. Et c’est justement parce que les commissions sont des espaces réduits et structurés qu’elles permettent ces échanges rapprochés et non pas parce que les sièges y sont mélangés au hasard. Transposer cette logique au plenum dans un espace bien plus large avec une dynamique totalement différente ne produirait pas les mêmes effets. Au contraire, cela créerait surtout des complications qui sont bien décrites dans la réponse du Bureau.

Un autre point important : le rôle des groupes parlementaires. Vouloir affaiblir symboliquement leur visibilité dans la salle sous prétexte de fluidifier le dialogue revient à méconnaître leur fonction centrale dans notre système politique. Les groupes structurent le travail parlementaire, préparent les dossiers, donnent de la cohérence aux positions. Ils sont un outil d’efficacité, pas un obstacle au compromis.

Enfin, rappelons que des solutions beaucoup plus simples existent déjà pour renforcer les interactions entre politiciens de tous bords : les événements informels interpartis, les manifestations organisées dans le cadre des sessions, les repas de midi ou encore les trajets pour se rendre en session. Tout cela ne nécessite pas de réorganiser physiquement l’hémicycle ni de perturber un système éprouvé. C’est pourquoi le PLR rejette ce postulat. Je vous remercie de votre attention.

Institution
Grosser Rat

Data: OpenParlData · CC BY 4.0