Françoise Schaffter Houlmann · Parti socialiste
Mme Françoise Schaffter Houlmann (PS) : Je réagis rapidement. Si tout le monde est d’accord sur le fond et que ce problème existe depuis des années, proposez nous la solution qui convienne ? Là, c’est saisir la balle au bond parce que ce sujet est actuellement discuté. Mais ce qui est proposé au niveau fédéral, ça a été dit par Madame la Ministre, c’est pour les personnes qui sont déjà surendettées et pour qu’il y ait une perspective de deuxième chance et pour prendre en compte les impôts courants dans le minimum vital, ce qui n’est pas le cas actuellement, ce qui est une aberration totale parce que quelqu’un qui arrive finalement peut-être éventuellement à solder ses dettes, à la fin on lui dit que maintenant il reste ses impôts qu’il n’a plus pu payer depuis une année parce qu’ils ne sont pas considérés dans le minimum.
La question fédérale résoudra ces aspects-là, mais ça ne résoudra pas la question d’intervenir plus rapidement et plus précocement, on n’est pas sur le même domaine. Donc, ici, c’est intervenir en amont et puis, comme je l’ai dit tout à l’heure, il y a déjà une commission qui est active plus ou moins, qui est déjà en charge de ce dossier, qui demande un peu un élan et cet élan, ça pourrait être cette motion qui est acceptée. Et quelqu’un a dit aussi qu’on pourrait confier ce mandat à Caritas Jura, mais là, je le dis aussi, vous savez pour les gens quand ils doivent venir demander de l’aide à Caritas Jura, autant je pense que l’institution jouit d’une bonne crédibilité et d’une bonne image. Mais pour les gens qui ont besoin d’aide, venir à Caritas, c’est la honte absolue encore, c’est encore vécu comme un truc dramatique et donc il faudrait pouvoir, si c’est peut-être au niveau des collaborateurs de l’Etat, mais pas des nouveaux collaborateurs, des collaborateurs actuels dans une commune, dans un service qui entendent quelqu’un qui se plaint d’un souci financier, pour l’instant on va peut-être lui dire : écoutez, maintenant on n’est pas là pour ça, on est là pour les bourses, on est là pour votre taxation, mais on ne parle pas de ça. C’est de simplement encourager, mais sans aucune obligation, à consulter un service d’aide pour faire un budget, en dédramatisant tout ça. Parce que je peux vous le dire, pour toutes les prestations que fournit Caritas pour la personne en question, c’est le bout du bout. Donc, ce n’est pas si facile que ça et que ce soit Caritas qui soit meneur là-dedans, ce n’est pas forcément possible parce que Caritas n’a pas accès à toutes les personnes qui sont encore au stade précoce de cette problématique.