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SD

Samantha Dunning

Activ
Sozialdemokratische ParteiSP-JUSO
Grosser RatBiel-Seeland

Mandat
Partida
Sozialdemokratische ParteiFuntauna: SP
Fracziun
SP-JUSO
Circul electoral
Biel-Seeland
Pagina dal parlament
Profil uffizial
Persunal
Schlattaina
Feminin
Naschì
1987
Professiun
Soziologin
Lingua
lang_f
Contact
Adressa
Biel/Bienne
Referenzas & funtauna
Gremi da funtauna
BE
Funtauna actualisada
05.09.2026
Registraziun actualisada
06.09.2026
Emprim importà
14.08.2025
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Discurs(73)
  1. Discurs
  2. Discurs
    Grosser Rat
    Samantha Dunning, Biel/Bienne (PS), porte-parole de groupe. Le groupe socialiste rejette les motions 67 et 68 ainsi que le point 1 de la motion 69. En revanche, nous soutenons le point 2 de cette motion et refusons son classement.

    La politique d’hébergement dans le domaine de l’asile est une tâche complexe. Elle doit répondre à une réalité mouvante, des arrivées qui fluctuent, des besoins urgents, des parcours d’intégration différents. Cela exige de la souplesse, de la réactivité et surtout une responsabilité politique.

    Or, rappelons-le, ce Parlement, à majorité bourgeoise, a fait le choix d’un système en deux étapes : d’abord un hébergement collectif, puis un logement individuel lorsque certaines conditions d’intégration sont remplies, comme l’apprentissage de la langue, la formation ou une activité professionnelle. Ce modèle implique une chose très simple : il faut disposer d’un nombre suffisant d’hébergements collectifs, mais pas n’importe lesquels. Nous parlons de lieux où des personnes vivent, parfois sur le moyen terme. Il faut des conditions dignes, de l’espace, des cuisines, des lieux pour étudier, pour que les enfants jouent, pour préserver un peu d’intimité. Et autant que possible, éviter les hébergements souterrains. Il faut aussi des lieux accessibles, connectés à la vie sociale, aux écoles, aux transports. Soyons lucides, trouver ces hébergements relève du casse-tête, c’est un véritable Tetris.

    Concernant la motion 67, le groupe socialiste soutient évidemment une bonne collaboration avec les communes et vous savez à quel point cela m’est cher. L’acceptation locale compte et le dialogue est essentiel. Mais exiger l’accord préalable des communes avant toute ouverture de centre pose un problème majeur. Que se passe-t-il si plusieurs communes refusent ? Comment le canton remplit-il alors son obligation légale d’héberger les personnes relevant de l’asile ? Faut-il laisser quelques communes assumer seules parce qu’elles acceptent encore de jouer le jeu de la solidarité ?

    Cette motion remet en cause la répartition des compétences entre cantons et communes dans un domaine où il faut pouvoir agir vite. C’est une proposition irréaliste qui affaiblit la capacité du canton à répondre à ses obligations. Quant au point 2 de cette motion, il n’est tout simplement pas applicable, car l’ouverture des centres fédéraux relève de la Confédération. Nous rejetons donc cette motion.

    S’agissant de la motion 68 et du point 1 de la motion n 69, la limitation de 5 pour cent de la population peut sembler éventuellement raisonnable à première vue sur le papier, mais elle ne résiste pas à la réalité.

    Elle ignore totalement les contraintes concrètes, la disponibilité de bâtiments, les infrastructures existantes, la nécessité de réagir rapidement. Les centres urbains manquent déjà d’espaces adaptés. Introduire une telle règle rend la planification encore plus compliquée et forcerait probablement à revoir tout le système d’hébergement. Est-ce réellement ça que veulent les motionnaires ? J’en doute.

    Enfin, le point 2 de la motion 69 mérite, lui, notre soutien. Parce que oui, accueillir dignement implique aussi de soutenir les communes : lorsqu’une population augmente, il faut adapter les écoles, les transports et les infrastructures et les offres locales.

    L’intégration ne se fait pas derrière les murs d’un centre collectif, elle se construit dans les communes, dans les associations, dans les activités locales, au contact de la population. Et ce travail-là mérite davantage de soutien. Le canton doit faire sa part, mais il faut aussi réfléchir à une meilleure redistribution des forfaits d’intégration vers les communes et les acteurs locaux qui rendent concrètement cette intégration possible. Car c’est là que se construit la cohésion sociale, c’est là que se gagne l’acceptation de la population et c’est là que se traduit concrètement notre capacité collective à accueillir dignement.

    Pour toutes ces raisons, le groupe socialiste refuse les motions 67, 68 ainsi que le point 1 de la motion 69 et soutient le point 2 sans classement. Je vous remercie de votre attention.

  3. Discurs
    Grosser Rat
    Samantha Dunning, Biel/Bienne (PS), porte-parole de groupe. Le groupe socialiste soutient pleinement les déclarations de planification 6 à 9. Ces propositions sont essentielles pour garantir une aide aux victimes efficace, accessible et adaptée aux besoins réels.

    Concernant la déclaration de planification 6, il est fondamental que la neutralité des coûts reste indicative et non contraignante. La mise en œuvre de la stratégie ne doit jamais se faire au détriment de la protection des victimes. Les mesures qui améliorent la prévention, la protection et la coordination ou les solutions post-hébergement doivent être appliquées même si elles entraînent des coûts supplémentaires. La sécurité et le bien-être des victimes doivent primer sur des considérations purement financières.

    La déclaration de planification 7 rappelle que les besoins en matière de conseil ambulatoire augmentent depuis des années et que le financement actuel est insuffisant. Pour le groupe socialiste, il est donc impératif d’adapter les ressources à la réalité des besoins et de renoncer à tout plafonnement des coûts. Ce principe répond directement à la motion 188-2024 adoptée par le Grand Conseil et constitue une condition sine qua non pour un accompagnement digne et efficace.

    La déclaration de planification 8 précise que certaines mesures essentielles doivent être explicitement exemptées de l’exigence de la neutralité des coûts. Il s’agit, par exemple, de la formation du personnel des pharmacies, de la stratégie portant sur les consultations de proximité, de l’accroissement du nombre de places d’accueil, des solutions post-hébergement LibElle et du Centre interdisciplinaire pour les victimes de violences à l’hôpital de l’Île. Ces mesures sont centrales pour garantir la continuité et la qualité de l’aide aux victimes.

    La déclaration de planification numéro°9 insiste sur la nécessité de mettre à disposition les ressources nécessaires pour répondre aux besoins spécifiques de certains publics. Il est indispensable que les personnes queer, en situation de handicap, migrantes ou souffrant de troubles psychiques ou d’addiction puissent accéder aux prestations de manière adaptée et efficace. Pour le groupe socialiste, une stratégie d’aide aux victimes doit être universelle, équitable et centrée sur les besoins de chacun.

    En résumé, le groupe socialiste soutient pleinement ces quatre déclarations qui renforcent la prévention, la protection et l’accompagnement de toutes les victimes dans le canton. Une stratégie d’aide aux victimes ne peut être efficace que si elle est correctement financée et accessible à tous, sans restriction ni limitation de l’offre. Je vous remercie de votre attention.

  4. Discurs
    Grosser Rat
    Samantha Dunning, Biel/Bienne (PS), porte-parole de groupe. Le groupe socialiste soutient les déclarations de planification 4 et 11 concernant la maison d’accueil pour jeunes filles, avec une préférence pour la 11 qui va plus loin et se base sur un modèle éprouvé. Ces propositions soulèvent une question concrète et essentielle : la durée de séjour actuellement prévue de 21 jours dans la maison d’accueil pour jeunes filles. Pour le groupe socialiste, il est primordial d’examiner cette durée de manière sérieuse et professionnelle.

    Aujourd’hui, les possibilités d’accueil pour les jeunes filles et les jeunes femmes sont très limitées et c’est pourquoi une Mädchenhaus est absolument nécessaire. Des institutions existantes pour les jeunes, notamment francophones, ne sont souvent pas adaptées aux situations de violence, car elles sont spécialisées dans d’autres problématiques ; et ce point avait déjà été relevé en 2023. Il est donc crucial de s’inspirer d’expériences réussies comme la maison d’accueil pour jeunes filles de Zurich qui prévoit une durée de séjour plus longue. Une telle approche permet de stabiliser la situation des jeunes, de mieux comprendre leurs besoins et surtout de préparer des solutions durables pour l’après-hébergement.

    La période de 21 jours peut suffire pour une phase d’urgence, mais elle est souvent trop courte pour permettre un véritable travail de stabilisation et l’organisation de solutions adaptées. La déclaration de planification 11 propose justement de s’appuyer sur les conditions de la Mädchenhaus de Zurich, ce qui constitue pour nous un modèle pertinent.

    Enfin, il est également important que le Grand Conseil et la CSoc soient régulièrement informés de l’avancement du projet. Le projet pilote s’étend sur plusieurs années, mais nous devons disposer d’informations suffisamment tôt pour savoir dans quelle direction aller et éviter d’interrompre à nouveau ce projet. Cela permettra également à l’institution porteuse du projet de planifier la suite de son travail de manière sereine et durable.

    Pour toutes ces raisons, le groupe socialiste soutient les déclarations de planification 4 et 11 et 10. Je vous remercie de votre attention.

  5. Discurs
    Grosser Rat
    Samantha Dunning, Biel/Bienne (PS), rapporteuse de la minorité de la CSoc. Je prends la parole au nom de la minorité de la CSoc concernant la déclaration de planification numéro 10 relative au projet pilote Mädchenhaus.

    Pour la minorité de la CSoc, cette question est particulièrement importante. Déjà en 2023, nous avions fortement regretté que la poursuite de la Mädchenhaus ne soit pas garantie. Nous l’avions clairement critiqué à l’époque, car cette offre répond à un besoin réel : offrir un lieu sûr et adapté à des jeunes filles et jeunes femmes confrontées à des situations de violence. Depuis, plusieurs années ont été perdues. C’est pourquoi il est essentiel aujourd’hui de relancer cette offre et de garantir sa pérennité. Le projet pilote actuellement prévu est bien sûr une étape positive, il permettra d’évaluer le fonctionnement de l’offre et d’identifier les améliorations nécessaires.

    Mais pour la minorité de la CSoc, il est important d’avoir une perspective claire. Cette offre ne doit pas rester provisoire, elle doit pouvoir s’inscrire dans la durée. La déclaration de planification que nous proposons vise donc deux choses : que la CSoc soit régulièrement informée de l’évolution du projet pilote et que le Conseil-exécutif indique d’ici au 31 décembre 2027 dans quelle mesure la Mädchenhaus pourra devenir une offre définitive. Il s’agit d’un minimum pour assurer la transparence et préparer la pérennisation d’une offre dont nous savons qu’elle est nécessaire. Je vous remercie de votre attention.

Commembranzas(7)

Maletgs(1)

  • Versiun 1
    01.01.2025 – 31.12.2199

Datas: OpenParlData · CC BY 4.0