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MZ

Marina Zuber

Ativo
Sozialdemokratische ParteiSP-JUSO
Grosser RatBerner Jura

Mandato
Partido
Sozialdemokratische ParteiFonte: PSA
Grupo parlamentar
SP-JUSO
Círculo eleitoral
Berner Jura
Página do Parlamento
Perfil oficial
Dados pessoais
Sexo
Feminino
Nascido/a em
1992
Profissão
Assistante sociale
Contacto
Morada
Moutier
Referências e fonte
Órgão de origem
BE
Fonte atualizada
09.08.2026
Registo atualizado
09.08.2026
Primeira importação
14.08.2025
Comportamento de voto(256504)
  1. Ja
    Votação sem título
    Grosser Rat
  2. Ja
    Votação sem título
    Grosser Rat
  3. Ja
    Votação sem título
    Grosser Rat
  4. Ja
    Votação sem título
    Grosser Rat
  5. Nicht abgestimmt
    Votação sem título
    Grosser Rat
Interesses(4)
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Discursos(2)
  1. Discurso
    Grosser Rat
    Marina Zuber, Moutier (PSA), intervenante à titre personnel. Il n’y a nul excès à souligner que le vote que s’apprête à vivre notre Grand Conseil en même temps que le Parlement du canton voisin est historique. Nous devons nous prononcer sur un concordat, terme juridique qui trouve sa racine dans celui de « concorde », lequel n’appartenait pas jusqu’ici au vocabulaire berno-jurassien, tant il est vrai que c’est son antonyme, celui de discorde, qui était jusqu’ici rattaché à ce qu’il est convenu d’appeler la Question jurassienne. Cette concorde que nous sommes appelés à vivre et partager aujourd’hui, marque une étape historique qui voit une page se tourner sans faire ni vainqueurs ni vaincus.

    Quelqu’un a dit un jour que le courage fait des vainqueurs, la concorde, des invincibles. En fait, chers collègues, c’est la démocratie seule et invincible qui triomphe aujourd’hui. Notre pays, la Suisse, nos deux cantons, Berne et Jura, ont en effet administré la preuve qu’au contraire de ce qu’on observe, hélas, ailleurs dans le monde, chez nous, les problèmes politiques les plus épineux peuvent trouver des solutions dans le dialogue et le respect réciproque de l’égale honorabilité des causes.

    Prévôtoise de naissance, je suis trop jeune pour avoir vécu les années de braise, dont je sais pourtant qu’elles ont laissé des traces et des brûlures auprès de mes aînés. Je suis d’autant plus fière d’appartenir à ce Grand Conseil qui saura tendre la main à son voisin dans une démarche de réconciliation historique.

    On peut bien sûr pérorer sur l’un ou l’autre détail du texte qui nous est soumis et qui, par définition, en tant qu’accord concordataire, est né de concessions mutuelles et donc d’imperfections selon les points de vue. Il n’empêche que le travail accompli par les gouvernements et les administrations des deux cantons doit être salué. On peut aussi se focaliser sur l’une ou l’autre finesse de procédure qui relève plus du dogme que du bon sens. On peut même s’abaisser à instrumentaliser cette affaire à des fins électorales ou de propagande.

    L’Histoire retiendra pourtant que le texte qui nous est soumis constitue une sorte de paix des braves laquelle, le sort de Moutier étant réglé, permettra aux deux cantons et à leur population d’entretenir des relations apaisées de bon voisinage.

    C’est dans cet esprit que nous sommes appelés à nous montrer à la hauteur de l’enjeu en adoptant avec fierté, conviction et confiance le concordat intercantonal qui nous est soumis. Je vous remercie de votre bienveillante attention.

  2. Discurso
    Grosser Rat
    Marina Zuber, Moutier (PSA), porte-parole de groupe. La motion dont nous débattons ici charge le Bureau du Grand Conseil d’élaborer un projet pour un modèle de suppléance qui permettrait aux membres du Grand Conseil de se faire remplacer durant au moins deux sessions pour les différentes raisons énumérées dans le texte de l’intervention. Le groupe socialiste vous invite à soutenir le point 1 de la motion et les autres points en tant que postulats.

    Mon propos à cette tribune ne reprend pas les éléments de détail développés dans le texte de l’intervention et dans l’argumentation présentée par les motionnaires. Très brièvement, je me confinerai ici à exposer des principes démocratiques généraux qui militent en faveur de l’adoption de différents points. J’aimerais d’abord en appeler à la modestie des membres de ce parlement : si nous sommes toutes et tous élu-e-s, ce dont nous pouvons être fiers, ce n’est pas exclusivement en raison de nos qualités propres et personnelles. Nous devons aussi notre élection au fait d’avoir appartenu à une liste électorale représentant un courant d’idées, de valeurs et un programme soumis à l’appréciation du peuple. Dans une élection au système proportionnel, les talents individuels sont en effet peu de choses en comparaison avec ce que représente un projet qu’un collectif s’engage à défendre au sein du parlement.

    En accordant sa confiance à une liste, l’électeur s’attend à ce que celle-ci puisse le représenter et se montrer fidèle aux engagements pris et ceci indépendamment des personnalités qui seront finalement élues. Pour prendre une image un peu simple mais évocatrice : lorsqu’on est supporteur de l’équipe de Suisse, on s’attend à ce qu’à celle-ci se batte, même si Shaqiri ou Sommer sont indisponibles pour des raisons qui les regardent. Ainsi, si le peuple décide qu’un parti est représenté par x élus, il est en droit d’attendre que x députés seront en tout temps présents sur le terrain politique.

    La solution de la suppléance assure ainsi une certaine garantie démocratique à l’égard de l’électeur. Et celle-ci ne revient pas uniquement à ce que le Conseil-exécutif qualifie de particratie dans sa réponse. Le système de suppléance assurerait aussi que le Grand Conseil puisse siéger avec le quorum et ceci quelles que soient les circonstances, par exemple, en cas de pandémie ou d’autres événements extraordinaires.

    Autre argument de poids : il n’est pas admissible que des décisions puissent se prendre avec des majorités de circonstance ou de hasard qui s’expliquent uniquement par les aléas liés à la présence ou l’absence de l’un ou l’autre député. Il en va de la crédibilité des autorités politiques et de leurs décisions.

    Si certaines absences sont parfaitement justifiables dans le milieu professionnel comme la maternité, la maladie ou autres, pourquoi celles-ci ne seraient pas reconnues dans le monde politique ? Dans ces situations, il n’est pas envisageable que les députés concernés soient pénalisés par la culpabilité de leur absence et que le fonctionnement du Grand Conseil en pâtisse. Je m’arrête là et vous invite à suivre les recommandations de vote formulées en préambule.

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