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KS

Karim Saïd

Active
Sozialdemokratische ParteiSP-JUSO
Grosser RatBiel-Seeland

Mandate
Party
Sozialdemokratische ParteiSource: SP
Parliamentary group
SP-JUSO
Electoral district
Biel-Seeland
Parliament page
Official profile
Personal
Gender
Male
Born
1986
Occupation
Mathematiklehrer (CPNE)
Language
lang_f
Contact
Address
Biel/Bienne
References & source
Source body
BE
Source updated
22.08.2026
Record updated
23.08.2026
First imported
14.08.2025
Voting record(319298)
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Speeches(51)
  1. Speech
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  3. Speech
  4. Speech
    Grosser Rat
    Karim Saïd, Biel/Bienne (PS), rapporteur de la CFor. Permettez-moi, en préambule, de préciser que je prends la parole ici en remplacement de Moussia de Wattenwyl. La Commission interparlementaire de la HES-SO exerce la haute surveillance parlementaire sur cette institution et veille à la bonne application de la Convention intercantonale. À ce titre, elle suit notamment l’évolution des objectifs stratégiques, de la situation financière et du développement de l’offre de formation.

    En 2025, la commission s’est réunie à trois reprises en séance plénière, à Lausanne et à Berne, chaque séance ayant été préparée par une réunion du bureau.

    La thématique de l’année portait sur « l’évolution, les enjeux et les défis de la formation ». Les travaux ont permis d’examiner la diversité des filières proposées par la HES-SO et leur capacité à répondre aux besoins du marché du travail, en particulier dans certains domaines en tension, comme les soins infirmiers ou les filières MINT.

    Plusieurs dossiers importants ont retenu l’attention de la commission. Tout d’abord, le processus de révision de la convention intercantonale a été engagé. Un comité de pilotage conduit actuellement les travaux portant à la fois sur la gouvernance et sur le modèle financier. La commission sera étroitement associée à ces réflexions.

    La commission a également suivi la question de la régulation dans le domaine de la santé ainsi que l’évolution des effectifs étudiants qui enregistrent en 2025 une légère hausse après plusieurs années de stagnation.

    Sur le plan financier, la commission a pris connaissance des comptes 2024 et du budget 2026. Si les comptes ont été validés sans réserve par l’organe de révision, l’évolution du réseau analytique demeure préoccupante. La commission a ainsi demandé au comité gouvernemental une analyse approfondie de la situation financière à long terme.

    Enfin, la commission a porté une attention particulière aux incertitudes liées aux finances fédérales, notamment dans le cadre du programme d’allégement 2027, ainsi qu’aux enjeux liés à la participation des hautes écoles suisses au programme européen de recherche et de mobilité.

    En conclusion, l’année 2025 confirme l’importance du rôle de la Commission interparlementaire comme espace de dialogue entre les cantons partenaires de la HES-SO. Les défis à venir, qu’ils soient institutionnels, financiers ou liés à l’évolution des formations, continueront à faire l’objet d’un suivi attentif de la commission. Je vous remercie.

  5. Speech
    Grosser Rat
    Karim Saïd, Biel/Bienne (PS), motionnaire. Les récentes évolutions technologiques et la numérisation croissante ont profondément transformé le marché de l’emploi. Les contenus de nombreuses formations professionnelles initiales deviennent aujourd’hui plus rapidement obsolètes qu’auparavant.

    Imaginez la situation suivante : après avoir eu un enfant, vous devez interrompre votre activité professionnelle pour vous en occuper. Quelques années plus tard, vous êtes disposé à reprendre votre activité professionnelle, mais votre poste n’existe plus, car il a été remplacé par une intelligence artificielle. Ce scénario n’a rien de fictif et il est une réalité pour un nombre croissant de personnes dans notre canton.

    Les progrès technologiques transforment en profondeur le marché du travail. Les compétences évoluent, se renouvellent, disparaissent parfois. Ce sont les personnes peu qualifiées qui sont plus particulièrement vulnérables face à ces mutations rapides. Or, dans les faits, ce sont précisément elles qui participent le moins aux formations continues, car il faut connaître le système, il faut oser franchir le pas, il faut parfois avancer des frais, il faut pouvoir s’organiser. Même avec des offres subventionnées, l’accès n’est pas garanti.

    C’est précisément là qu’interviennent les bons de formation. Ils constituent un instrument concret de justice sociale. La transition numérique ne doit pas créer une nouvelle fracture sociale. Les personnes les plus vulnérables ne doivent pas être laissées seules face aux mutations économiques. Le canton a la responsabilité d’intervenir pour corriger les déséquilibres du marché du travail. Les bons de formation ont un impact direct et prouvé, car ils réduisent les obstacles financiers, facilitent l’accès aux formations et permettent à chacune et à chacun d’actualiser ses compétences au moment où cela devient nécessaire.

    Les exemples des cantons de Genève et de Lucerne montrent qu’un tel système suscite une demande réelle, produit un impact mesurable et est administrativement faisable.

    Contrairement à une subvention de l’offre uniquement, le bon donne un choix à la personne concernée. Il responsabilise, motive et favorise l’engagement personnel dans la démarche de formation. Subventionner les cours ne garantit pas que les personnes ciblées s’y inscrivent.

    Former les personnes peu qualifiées ne relève pas uniquement de la politique sociale, c’est aussi une nécessité économique. Cela réduit les pénuries de main-d’œuvre, augmente la productivité et soutient la compétitivité de notre canton. Dans un contexte de manque de personnel qualifié, valoriser les compétences existantes est une décision rationnelle.

    Dans sa réponse, le Conseil-exécutif insiste sur l’encouragement de l’offre qu’il propose déjà. L’objectif du postulat n’est pas de mettre en concurrence, ou à opposer, les bons de formation avec l’encouragement de l’offre, mais d’étudier l’opportunité de faire cohabiter les deux modèles. Je vous remercie de votre soutien.

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  • Version 1
    01.01.2025 – 31.12.2199

Data: OpenParlData · CC BY 4.0