Thomas Schaffter
- Function
- Suppléant
- Party
- Christlichsoziale Partei
- Parliament
- Kantonsparlament (JU)
- Electoral district
- Porrentruy
- Parliament page
- Official profile
- Gender
- Male
- Marital status
- Marié
- Occupation
- Chef d'entreprise
- Language
- French
- Address
- Rue du Fahy 5
2900 Porrentruy
- Source body
- JU
- Record updated
- 30.10.2026
- First imported
- 14.08.2025
- POURKantonsparlamentHausse des primes maladie : STOP ! Les Jurassiennes et les Jurassiens n'en peuvent plus de payer ! (Résolution)Result: 57 Yes · 0 No · 2 Abst. · 0 Absent
- POURKantonsparlamentProtéger les femmes et les filles afghanes (Résolution)Result: 44 Yes · 4 No · 11 Abst. · 0 Absent
- POURKantonsparlamentResult: 49 Yes · 6 No · 3 Abst. · 0 Absent
- POURKantonsparlamentResult: 58 Yes · 0 No · 0 Abst. · 0 Absent
- POURKantonsparlamentResult: 59 Yes · 0 No · 0 Abst. · 0 Absent
No interests recorded.
No access badges issued.
- SEGMENT_TYPE_SPEAKERSpeechKantonsparlament
M. Thomas Schaffter (PCSI) : Je comprends l'irritation de certaines personnes dans cette hémicycle sur le texte que j'ai déposé, mais j'ai une grande confiance à l'intelligence collective à la fois de ce Parlement, des différentes sensibilités politiques, je crois qu'on le vit régulièrement dans le cadre de la commission de gestion et des finances, il n'y a pas de raison que ça ne se poursuive pas dans le cadre de l'adoption de cette motion. Je rappelle que j'avais donné jusqu'en 2030 pour cet objectif, personne n'a dit que d'ici à l'année prochaine, il fallait commencer à avoir 5, 10, 15 EPT réellement en moins. Peut-être que ça sera dans deux ans ou trois ans que les essais se confirmeront avec la suppression peut-être de certaines prestations, ça a été évoqué. Je pense qu'il faudra mettre tout sur la table, mais pour être à la commission de gestion et des finances depuis de nombreuses années, ce sujet était tellement récurrent, sans aucun objectif atteint sur la question des EPT, qu'il me paraissait important d'une fois poser ce sujet sur la table de manière assez frontale. Juste peut-être le reproche par rapport au personnel de l'Etat, vous vous trompez. Moi, je suis très à l'aise de parler ici aussi au personnel de l'Etat dans l'intérêt de ceux-ci. Cette motion est aussi déposée dans leur intérêt, et je crois que le député Rottet, certes un ancien PCSI, je le rappelle, qui a lui viré très fortement à droite, mais que je respecte pour autant, a rappelé qu'on a très régulièrement renoncé au renchérissement du personnel de l'Etat, bloqué des annuités, et ça a été fait plusieurs fois dans le cadre des budgets de l'Etat jurassien. Je ne suis pas sûr que ce soit un très beau message qu'on donne aussi à notre personnel. Je suis plus pour moderniser l'Etat, probablement réduire le nombre d'EPP, mais de pouvoir aussi assurer le renchérissement pour l'ensemble du personnel, et je pense qu'ils peuvent aussi entendre et comprendre ce message.
- SEGMENT_TYPE_SPEAKERSpeechKantonsparlament
M. Thomas Schaffter (PCSI) : Je vois que le Gouvernement est vite revenu à la raison en décidant cette fois de demander la transformation de ma motion sur les EPT en postulat. Trêve de plaisanterie, disons-le d'emblée, l'approche de la motion est braque et sans détours, simpliste, me reprocheront certains, je suis sûr que je vais l'entendre, ou alors restrictive et inadaptée pour prendre le terme plus politiquement correct employé par le Gouvernement dans sa réponse. Eh bien oui, cette approche est totalement assumée et fait écho aux interminables discussions qui précèdent l'adoption des budgets de l'Etat et lors desquelles tous les groupes, ou presque, entonnent la nécessaire réforme structurelle de l'Etat et, par voie de conséquence, la réduction des effectifs de la fonction publique. L'objectif de la motion a le mérite d'être clair et limpide et laisse au Gouvernement de définir les moyens pour y parvenir d'ici à 2030, ce qui ne semble pas irréalisable. J'imagine que notre Exécutif le pense aussi, puisqu'il accepte ce même but, mais sous forme de postulat. Ce qui motive ce texte n'est de loin pas une chasse aux sorcières des postes qui ne serviraient à rien, mais bien l'urgente nécessité de travailler de manière transversale, de décloisonner les murailles des départements, de mettre en place la modernisation tant attendue, de réduire le nombre de communes sollicitant constamment l'appareil d'Etat, d'implémenter les nouvelles technologies à tous les échelons pour faciliter la transmission de l'information entre les services et le traitement des demandes des citoyens. Cette motion ne veut pas pour autant dire que le Gouvernement n'en est pas conscient et ne fait rien. Il l'a encore démontré dans l'intégration de la ville de Moutier, en limitant les postes prévus initialement, en privilégiant les synergies. Cela mérite d'être salué, même si certains groupes souhaiteraient qu'ils aillent plus loin. Mais si je demande qu'une réduction de 100 EPT d'ici à 2030 soit obtenue, c'est justement pour accélérer les processus à mettre en place et qui sont évoqués par le Gouvernement dans sa réponse, à savoir le projet modernisation de l'Etat, redéfinition des prestations, transformation des processus de travail et la mise en place de nouveaux outils technologiques. J'aimerais également préciser à cette tribune que si la proposition peut paraître brutale pour certains groupes de cet hémicycle, il n'en demeure pas moins qu'elle est moins choquante, à mes yeux, que les mesures d'économie que le Gouvernement a proposées lors des derniers budgets et qui consistaient à réduire les subventions pour les soins à domicile ou le soutien de l'Etat pour les repas assurés par Pro Senectute. Quand un Etat est résolu à couper dans son soutien aux plus fragiles ou dans des tâches considérées comme essentielles, par manque de capacité financière, il y a lieu de se poser la question sur son train de vie. Et nous avons malheureusement atteint cette situation lors du dernier débat du budget. Et je ne parle même pas des investissements qui sont sans cesse reportés par manque de capacité d'autofinancement dans ces domaines pourtant cruciaux. Et là, je pense que chaque département pourra confirmer lors des arbitrages qui nous sont présentés en commission de gestion et des finances, chaque département doit renoncer à des investissements parfois essentiels pour le fonctionnement de l'Etat. Bref, vous l'aurez compris, transformer cette motion en postulat reviendrait à lui retirer tout son sens et tout son effet, raison pour laquelle je vous remercie par avance du soutien que vous apporterez à la motion.
- SEGMENT_TYPE_SPEAKERSpeechKantonsparlament
M. Thomas Schaffter (PCSI) : Voilà près de dix ans que je siège au Parlement et je crois que c'est la première fois que le Gouvernement accepte l'un de mes textes sans broncher, comme quoi la patience et la persévérance payent. Enfin, ne s'emballons pas, il me reste à vous convaincre afin qu'un signal fort soit donné par ce Parlement dans le but d'exploiter à chaque fois que l'opportunité se présentera, ce joyau historique qu'est le Château de Porrentruy, sous un angle touristique. Je ne vais pas vous faire l'affront de décrire l'impact que le Château de Porrentruy a sur les visiteurs et touristes de passage dans la région. Depuis plusieurs années, la Ville de Porrentruy et le Canton du Jura plus largement ont développé de nombreuses offres qui permettent de découvrir de manière originale nos vieilles villes, la vieille ville de Porrentruy et certains espaces du Château de Porrentruy, d'ailleurs. Certes, l'exploitation de ce bâtiment inscrit au patrimoine fédéral n'est pas simple, et le Canton du Jura ne le sait que trop bien. Après avoir investi régulièrement plusieurs millions de francs pour adapter ces locaux à son affectation actuelle, à savoir la justice cantonale et la prison. Et pas forcément avec le résultat escompté, vous en conviendrez, puisque nous devons même indemniser les détenus. Je souhaite être clair. Le but de ce postulat n'est pas de sortir totalement la justice de ce bâtiment, comme semble le craindre le Gouvernement jurassien dans le développement de sa réponse, mais c'est exploiter les espaces déjà disponibles et ceux qui le seront dans un avenir proche, si le Parlement confirme les nécessaires décisions en matière pénitentiaire, à savoir la prison, l'orangerie, la Tour du Coq et, bien entendu, la Cour du Château. D'après mes informations, d'ailleurs, cette dernière, la Cour, fait d'ailleurs déjà l'objet d'une entrée en matière du Département de l'environnement et du Gouvernement, pour la tenue d'événements publics ou privés, une ouverture de la part du Gouvernement que je tiens à saluer. Le Château doit rester un lieu d'exercice du pouvoir. Un éminent conservateur historique à la retraite me l'a rappelé tout récemment, et il a raison. Tout le monde l'aura reconnu. Il n'est nullement dans mon intention de faire déménager les instances judiciaires cantonales de ce lieu. Le départ programmé de la prison est cependant l'occasion idéale de se poser les bonnes questions et de donner à ce bâtiment emblématique une tonalité touristique forte, tonalité que je vous invite, chères et chers collègues, à valider ce jour au travers de ce postulat. Chacun sait ici que l'Etat n'a pas à se substituer aux acteurs et promoteurs touristiques. Il n'en aurait de toute façon pas les moyens, comme nous le rappelle à juste titre le Gouvernement dans sa réponse. L'appel à projet est donc une piste sérieuse à étudier. De nombreux acteurs efficaces comme Jura Tourisme et son laboratoire TalentisLab pourraient être des interlocuteurs privilégiés lors de telles réflexions. Bref, je ne vais pas rallonger le débat. Je tiens à remercier le Gouvernement d'avoir accepté ce postulat et j'espère que notre Parlement en fera de même. Merci d'avance de votre soutien et de votre attention.
- SEGMENT_TYPE_SPEAKER
- SEGMENT_TYPE_SPEAKERSpeechKantonsparlament
M. Thomas Schaffter (PCSI) : L'Office fédéral de la statistique a annoncé tout récemment que les procédures de faillites ouvertes à l'encontre de sociétés et de personnes avaient progressé de 10,3% en 2024 par rapport à 2023. Un chiffre, d'ailleurs, qui ne cesse de croître depuis 2021, les années post-COVID, comme par hasard. Dans cinq cantons, le nombre de cas de faillites a toutefois été inférieur en 2024, notamment dans le Jura, où l'on a dénombré 15 cas de faillite en moins. Mais ce qui inquiète et interpelle davantage, c'est le dernier paragraphe du communiqué de l'OFS qui confirme que la vague des faillites devrait perdurer, car le nombre de poursuites atteint lui aussi des records. En 2024, les commandements payés ont bondi de 8,5%, les saisies de 12,5%. Jamais auparavant, un nombre si élevé de poursuites avaient été enregistrées sur une année civile précise le communiqué. Dans un contexte économique et social anxiogène, et compte tenu des charges de plus en plus importantes qui pèsent sur les indépendants, les sociétés et les familles jurassiennes, cette information a de quoi inquiéter. Le Gouvernement peut-il nous renseigner sur l'évolution dans le Jura du nombre de poursuites, de commandements de payés et de saisies durant l'année 2024 et ces trois premiers mois de l'année, pour chacune des deux catégories, à savoir les entreprises et les personnes, et comment l'Etat perçoit-il cette situation ? Je remercie le Gouvernement de sa réponse.
- InterpellationUrheber/inPlus de solidarité dans la crise COVID-19No. INT 936
- Motion
- PostulatUrheber/in
- Motion interneUrheber/in
- Motion interneUrheber/in
- Parlament (Legislativrat)
- Kommission
Images(3)
- Version 101.01.2025 – 04.10.2025
- Version 204.10.2025
- Version 304.10.2025 – 31.12.2199
Data: OpenParlData · CC BY 4.0