Raphaël Ciocchi
- Function
- Député
- Party
- Parti socialiste
- Parliament
- Kantonsparlament (JU)
- Electoral district
- Delémont
- Parliament page
- Official profile
- Gender
- Male
- Marital status
- Marié
- Occupation
- Enseignant secondaire II
- Language
- French
- Address
- Rue de Bellevie 49
2822 Courroux
- Wikidata
- Q137221724
- Source body
- JU
- Record updated
- 31.10.2026
- First imported
- 14.08.2025
- POURUntitled votingKantonsparlament
- POURKantonsparlamentPour l'abandon de l'achat des F-35 ! (Résolution)Result: 31 Yes · 16 No · 8 Abst. · 0 Absent
- POURKantonsparlamentResult: 57 Yes · 0 No · 0 Abst. · 0 Absent
- CONTREKantonsparlamentResult: 14 Yes · 38 No · 5 Abst. · 0 Absent
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- SEGMENT_TYPE_SPEAKERSpeechministre de la Formation, du Numérique et des SportsKantonsparlament
M. Raphaël Ciocchi, ministre de la Formation, du Numérique et des Sports : L’objet qui nous est soumis aujourd’hui peut paraître simple, il s’agit de prolonger de deux ans la durée de validité de l’arrêté numérique, comme le président de la commission l’a très bien rebaptisé. Mais derrière cette modification technique, plus deux ans, il y a un enjeu important, permettre à un projet cantonal majeur d’aller jusqu’au bout, dans de bonnes conditions, sans demander de crédit supplémentaire et en respectant l’esprit de la décision prise par ce même Parlement en 2021. L’objectif était clair, donner un élan cantonal, réduire les disparités entre les écoles et garantir à toutes et tous les mêmes chances d’accès, d’usage et de maîtrise du numérique. Il ne s’agissait pas simplement d’acheter du matériel, de numériser l’école pour numériser l’école, il s’agissait de donner à nos élèves, à nos apprentis, mais aussi à nos enseignants un cadre numérique cohérent et sécurisé.
Mesdames et Messieurs les Députés, il faut se souvenir d’où nous venons. L’informatique est entrée dans nos écoles durant les années 1990. Elle l’a fait progressivement, souvent grâce à des passionnés, à des pionniers, à des directions d’école ou à des enseignants qui ont pris les devants, mais également à des communes qui ont pris des initiatives avec les moyens disponibles. Ce développement a été précieux, mais il s’est aussi fait de manière dispersée avec des réalités très différentes d’une école à l’autre, d’une division à l’autre, d’une commune à l’autre.
Le plan d’action numérique avait précisément pour ambition de franchir une nouvelle étape, passer d’une logique de solution locale à une vision cantonale harmonisée, tout en respectant la marge de manœuvre des communes. Le président l’a déjà très bien dit, mais je tiens à le répéter, le Canton n’a pas voulu remplacer les communes dans leur rôle, les communes continuent de choisir leur partenaire et de mettre en place l’informatique qu’elles souhaitent dans leurs écoles. Le Canton, par le Gouvernement et le Service de l’enseignement et de la formation postobligatoire, accompagne, recommande, subventionne, bref, fixe un cadre et veille à la cohérence de l’ensemble.
Aujourd’hui, permettez-moi, à l’heure du bilan intermédiaire, d’aborder trois éléments d’une longue liste, tout ça pour vous dire qu’un travail considérable a déjà été accompli. Premièrement, l’éducation numérique est désormais généralisée depuis l’été 2025. Les premiers élèves de 11e année ont validé le cycle complet des quatre leçons obligatoires et l’enseignement des compétences numériques concerne désormais toutes les divisions. Deuxièmement, le subventionnement du renouvellement informatique des écoles primaires et secondaires a déjà permis aux communes d’investir 2,2 millions de francs avec 608’000 francs de subventions cantonales. Troisièmement et pour terminer, tout le canton dispose désormais d’une connexion internet de qualité, protégée et d’un environnement numérique d’enseignement unique regroupant les élèves et les enseignants de l’école obligatoire et du secondaire 2.
Ce bilan, Mesdames et Messieurs les Députés, est très concret. Il se voit dans les classes, dans les pratiques des enseignants et dans les outils utilisés par les élèves. C’est précisément parce que ce travail est bien engagé qu’il faut aujourd’hui permettre d’être terminé correctement. Pourquoi demander deux années de plus ? Le crédit-cadre avait été calibré pour cinq ans. Cette durée était raisonnable, mais plusieurs éléments ont pesé sur le calendrier, comme l’a déjà relevé le président de commission.
Trois domaines surtout restent particulièrement importants. Premièrement, la mise en place d’une identité numérique unique et sécurisée. Deuxièmement, l’équipement de certaines salles du CEJEF pour accueillir correctement les portables personnels de près de 60% des élèves qui les utilisent aujourd’hui. Troisièmement, la migration de toutes les divisions vers l’adresse "edu.jura.ch". L’objectif opérationnel est de terminer les travaux d’ici à fin 2027. La demande porte toutefois sur deux années supplémentaires afin de disposer d’une marge suffisante si certains éléments devaient encore glisser en 2028. L’informatique, c’est comme le domaine de la construction, il se peut des fois qu’on assiste à quelques imprévus.
Cette marge évite donc de devoir revenir devant vous, Mesdames et Messieurs les Députés, pour de simple ajustement de calendrier alors que le crédit lui reste maîtrisé. En parlant de crédit, d’ailleurs, je profite de cette tribune pour vous annoncer que la prolongation de deux ans ne signifie en tout cas pas une augmentation du crédit-cadre, au contraire, selon les projections actuelles, le projet devrait coûter un peu moins que les 6,7 millions de francs octroyés par le Parlement en 2021.
Le Gouvernement ne vient donc pas devant vous pour vous demander davantage d’argent, nous venons devant vous pour vous demander davantage de temps pour utiliser correctement l’argent déjà voté et pour réaliser les actions promises. Pour toutes ces raisons, je vous invite, au nom du Gouvernement, à accepter l’arrêté qui vous est soumis. J’en profite également pour remercier la commission, son président, ainsi que les personnes qui ont accompagné nos travaux, en particulier Monsieur Cyril Jeanbourquin, responsable du secteur numérique au Service de l’enseignement, pour leur engagement dans ce dossier. Je vous remercie de votre soutien et de votre attention.
- SEGMENT_TYPE_SPEAKERSpeechKantonsparlament
M. Raphaël Ciocchi, ministre de la Formation, du Numérique et des Sports : Merci Monsieur le Député de votre question qui me permet ici de confirmer une certitude. Le transfert du corps enseignant de Moutier au canton du Jura, au 1er août 2026, ne se fera pas au détriment de la qualité de l’enseignement.
Par rapport à votre constat d’une vingtaine d’enseignants, je peux préciser ici que le chiffre exact est de 14 situations d’enseignants sur une centaine qui, à ce jour, ne correspondent pas aux exigences de qualité de l’école jurassienne en termes d’enseignement. Pour ces 14 enseignants, je peux également ici m’engager et vous rassurer, un contrat de travail à durée indéterminée a été réalisé avec une clause très précise de formation sur cinq ans. Cette clause prévoit explicitement que les rapports de service prendront fin d’office si le titre exigé n’est pas obtenu dans le délai convenu.
Je me permets quand même ici d’ajouter un autre élément parce que vous êtes du métier et vous le savez, un titre ne suffit pas à lui seul à garantir la qualité de l’enseignement. Celle-ci repose aussi sur un suivi, un accompagnement des enseignants par les directions et par le Service de l’enseignement. Et là aussi, j’aimerais vous rassurer, le Canton du Jura prendra toutes ses responsabilités pour garantir un encadrement sérieux, rigoureux et conforme aux standards de qualité de l’école jurassienne. La ligne du Gouvernement est donc claire, pas de baisse de qualité, pas de passe-droit, mais une transition du corps enseignant de Moutier dans l’école jurassienne encadrée, sérieuse et réfléchie.
- SEGMENT_TYPE_SPEAKER
- SEGMENT_TYPE_SPEAKERSpeechministre de la Formation, du Numérique et des SportsKantonsparlament
M. Raphaël Ciocchi, ministre de la Formation, du Numérique et des Sports : Pourquoi l’écriture cursive a été choisie comme écriture officielle et utilisée au niveau romand et donc au niveau jurassien ? C’est finalement la question que pose l’intervention de la députée Francine Stettler. Permettez-moi ici de rappeler certains éléments qui font de cette décision en cours depuis un nombre d’années conséquent au niveau romand et au niveau jurassien. Comme je l’ai dit, en Suisse romande, les domaines généraux de formation ainsi que les disciplines enseignées sont définis conformément aux articles 3 et 4 de l’Accord intercantonal sur l’harmonisation de la scolarité obligatoire en application de l’article 52 sur la loi de l’école obligatoire. Les objectifs et les programmes d’enseignement sont précisément établis dans le Plan d’études romand. La députée parle d’un plan d’études cantonal, il s’agit bien ici d’un Plan d’études romand validé par l’ensemble des cantons romands, élaboré donc sous la responsabilité des autorités cantonales compétentes en matière d’éducation.
Ces dernières se réfèrent aux orientations et recommandations émises par la Conférence intercantonale de l’instruction publique et de la culture de la Suisse romande et du Tessin (CIIP), ainsi que par la Conférence des directrices et des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP). Le choix de l’écriture cursive s’inscrit donc dans ce cadre institutionnel commun, ça, c’est véritablement le premier point fondamental, décider seul est délicat, décider seul ne serait pas opportun pour cette raison que je viens de citer. Deuxième élément. Mesdames et Messieurs, ce choix n’est pas un choix idéologique ou finalement politique, mais en tout cas pas idéologique. Il est fondé sur des résultats solides de la recherche. La députée a parlé d’un bilan ou plutôt d’un rapport préalable au choix en Suisse allemande de la "Basisschrift". Il en est de même ici avec d’autres études que je pourrais citer, l’étude James 2012, l’étude Varlinger 2015, l’étude encore Vanderville 2020. Tout ça pour vous dire que dans ce domaine-là, les sciences de l’éducation, c’est certaines fois un débat aussi de scientifiques quant à savoir quelle étude permet ou quelle écriture permet de favoriser l’écriture ou la lecture.
Au niveau romand, dans tous les cas, les résultats de la recherche sont solides et ce qu’ils démontrent, en contradiction des études citées par la députée Stettler, c’est que l’apprentissage de l’écriture cursive favorise une écriture plus fluide, plus rapide et plus endurante. Le geste continu aide les élèves à automatiser l’écriture, ce qui leur permet de se concentrer davantage sur le contenu de ce qu’ils écrivent plutôt que sur la forme des lettres. L’écriture cursive contribue également à réduire certaines confusions fréquentes entre des lettres qui se ressemblent, on peut parler des lettres B et D ou des lettres P et la lettre Q, grâce à un sens d’écriture claire et à des mouvements différenciés.
Voilà, de manière très humble et en me référant donc à ces choix scientifiques et aussi politiques d’il y a un certain temps, la cursive engage davantage la mémoire du geste et du mouvement. Cette dimension motrice aide les élèves à mieux mémoriser les mots et à les reconnaître plus facilement, facilitant ainsi l’acquisition de l’orthographe.
Je reviens aussi ici sur un argument important que les études scientifiques sur lesquelles les cantons romands se basent contredisent la position de la Basisschrift. Ecrire les lettres différemment de celles imprimées dans les livres ne constitue pas, Mesdames et Messieurs les Députés, un obstacle, car lire et écrire mobilisent des compétences différentes et complémentaires. Des alternatives comme des écritures hybrides introduites dans certains cantons alémaniques, par exemple la Basisschrift, existent bien sûr, mais à ce jour, les preuves scientifiques convaincantes ne démontrent pas forcément qu’il s’agit de remplacer l’écriture cursive.
Dernier point et j’en terminerai là-dessus, un autre élément très important qui nous lie parce qu’on ne renie pas si facilement un héritage ou certains choix, les moyens d’enseignement romands qu’on appelle les (MER) sont conçus sur la base de ce choix de l’écriture cursive. Les cahiers d’écriture pour les degrés 3P et 4P, notamment dans notre canton et dans les cantons romands, travaillent le geste de l’écriture cursive et les livres et cahiers enseignent la correspondance cursive-script. Opter pour l’apprentissage de l’écriture scripte ne correspondrait plus à ces moyens d’enseignement, en tout cas pour le premier cycle durant lequel l’écriture est étudiée. Cela obligerait clairement le Canton du Jura à créer ses propres moyens d’enseignement. Je ne vous le cache pas, ça représente un coût extrêmement significatif pour notre Canton. Pour ces raisons, le Canton du Jura maintient le choix de l’écriture cursive comme écriture officielle à l’école, en parfaite cohérence avec les prescriptions institutionnelles en vigueur.
Au vu de ces éléments, le Gouvernement propose de rejeter la motion.
- SEGMENT_TYPE_SPEAKERSpeechKantonsparlament
M. Raphaël Ciocchi (PS) : Vous avez totalement raison, c’est une excellente question. On est sur actuellement une forme de fortune qui avoisine le million ou qui dépasse le million et avec la décision du Parlement, il y a trois ans maintenant, d’augmenter encore ce taux, on a un fonds qui a clairement les moyens de ses ambitions. Maintenant, est-ce qu’on est parvenu à ça ? La réponse est non et ce n’est pas la faute de ce Parlement. Le fonds pour la formation, c’est un Conseil de fondation qui prend les décisions. Ce Conseil de fondation, c’est deux personnes représentant de l’Etat, deux personnes représentant des syndicats et deux personnes représentant le patronat. Entre ces six personnes, ils peuvent décider de favoriser, soutenir différents projets qu’on appelle des projets sur requête.
Ça c’est amélioré ces dernières années, ça veut dire que ce Conseil de fonds se réunit un peu plus souvent, a aussi, comment dire, je ne veux pas délier les cordons de la bourse, mais a fait preuve d’un peu plus d’interprétations pour soutenir ce qu’il faut. Mais vous avez raison, il y a largement les moyens. Ce qui a manqué, c’est la promotion, l’utilisation et le travail. Mais vous ne me ferez pas dire ici que c’est une problématique du Département de la formation, de la culture et des sports, parce que ça, c’est vraiment quelque chose que je ne dirai pas.
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- Departementsvorstehersince 19.12.2025
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- Ministre du Département de la formation, du numérique et des sports (DFNS)since 17.12.2025
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- Version 101.01.2025 – 31.12.2199
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