Gabriel Voirol
- Function
- Député
- Party
- FDP.Die Liberalen
- Parliament
- Kantonsparlament (JU)
- Electoral district
- Porrentruy
- Parliament page
- Official profile
- Gender
- Male
- Marital status
- Marié
- Occupation
- Pharmacien
- Language
- French
- Address
- Jonnières 16
2900 Porrentruy
- Source body
- JU
- Record updated
- 01.08.2026
- First imported
- 14.08.2025
- ABSENTKantonsparlamentResult: 54 Yes · 0 No · 4 Abst. · 2 Absent
- CONTREKantonsparlamentResult: 11 Yes · 45 No · 0 Abst. · 2 Absent
- POURKantonsparlamentResult: 59 Yes · 0 No · 0 Abst. · 1 Absent
- POUR
- POURKantonsparlamentResult: 37 Yes · 9 No · 9 Abst. · 4 Absent
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M. Gabriel Voirol (PLR) : Notre président de la CGF ayant su présenter de manière exhaustive la situation et les données chiffrées, mon intervention portera principalement sur les éléments ayant un caractère général ou généraliste.
Notre groupe retient avant tout le résultat qui reflète fidèlement la réalité des comptes et la situation de notre canton.
Un déficit de 37,9 millions, c’est le montant avant le prélèvement de la réserve pour politique budgétaire, réserve qui est désormais quasi-épuisée.
Il est toutefois heureux de constater que ce résultat a été obtenu grâce à des rentrées fiscales solides en raison de la conjoncture économique favorable. Mais que se serait-il passé si tel n’avait pas été le cas ? Et que se passera-t-il demain si la situation économique venait à se détériorer ? La presse de ces derniers jours a relayé ces inquiétudes bien réelles. Souligner les faits et la situation précaire de l’Etat n’est pas du catastrophisme mais simplement une prise de conscience responsable de la réalité.
En évoquant le mauvais résultat des comptes 2023, il est crucial de ne pas se tromper de cible. Nous estimons que le Gouvernement a fait un travail de qualité. Il a rapidement pris conscience de l’impact de l’absence de versement de la BNS aux collectivités publiques au début de l’année 2023 aurait sur le résultat des comptes et a su réagir en conséquence. De plus, il faut souligner que les charges courantes de l’Etat ont été maîtrisées par rapport aux prévisions budgétaires et qu’aucun investissement supplémentaire n’a été sollicité en 2023 au Parlement. Ces constats plutôt positifs, contrastent fortement avec les résultats et le bilan qui eux, sont inquiétants. Cela confirme ce que nous répétons depuis de nombreuses années, le problème est d’ordre structurel et seule une réforme de la structure même de l’Etat, peut améliorer la santé financière de notre canton à moyen et long terme.
Outre les 37,9 millions de déficit, il convient de mettre en avant la fortune restante de notre canton, 50,3 millions. D’ici une année, en 2025, on peut craindre que notre fortune atteigne le seuil fatidique de zéro franc. Pour illustrer la situation, on peut résumer en disant qu'en vendant tous nos biens, nous n’arriverions plus à honorer nos dettes. Ou à l’échelle d’un individu, c’est comme si celui-ci vendait tous ses biens et se retrouvait sans argent.
Je n’ose imaginer la situation actuelle sans avoir vécu avec le frein à l’endettement. Ce n’est certes pas un instrument plaisant mais il est indispensable. Sans lui, la chute aurait été encore plus brutale et notre situation actuelle plus précaire. Il est souvent plus facile de dire oui à des interventions qui engendrent de nouvelles charges pour l’Etat que de dire non. Refuser ces charges n’est jamais, jamais une décision facile mais c’est en pensant aux générations futures que nous trouvons la force nécessaire. Je me permets de rappeler une fois de plus la motion no 435 de notre collègue député Alain Schweingruber, adoptée par notre Parlement il y a plus de 30 ans. Depuis, nous n’avons cessé par des interventions orales et écrites de demander l’état d’avancement de cette motion. Comme Anne, nous ne voyons toujours rien venir. Il y a eu des annonces de projets, tels que "Repenser l’Etat", qui a été abandonné avec regret avant même de démarrer ou son successeur "Moderniser l’Etat", un changement de nom et une version apparemment allégée, mais avec quelle volonté de réalisation de la part du Gouvernement ? Nous avons de sérieux doutes à ce sujet lorsque nous constatons à la lecture des comptes 2023, que le budget prévu pour lancer le mandat "Moderniser l’Etat" n’a pas été utilisé. Quelle mauvaise surprise, après en plus l’abandon de "Repenser l’Etat". Si nous donnons une note relativement bonne au Gouvernement en matière de gestion des charges maîtrisables, il en va tout autrement pour sa détermination à lancer un projet qui vise à revoir les tâches et repenser la structure de l’Etat. Le temps a déjà passé, le temps continue à passer et désormais le temps presse. Dans une période où le pouvoir d’achat de la population est une préoccupation centrale, un exercice de priorisation des tâches est indispensable pour aligner les capacités financières et charges d’exécution sans recourir à des hausses d’impôt qui pénaliseraient le pouvoir d’achat de toutes les citoyennes et de tous les citoyens. Pour réussir le défi qui nous attend, nous devons avancer ensemble, Gouvernement et Parlement, dans la même direction et en respectant les compétences gouvernementales dans les décisions qu’il prend. Nous ne reviendrons pas sur les débats parlementaires lors de l’examen du budget 2024, mais vous l’aurez compris, ce n’est pas pour nous l’exemple à suivre pour redresser la barre. On ne peut pas gouverner avec deux gouvernements aux commandes. Nous pourrions encore beaucoup disserter sur les résultats des comptes 2023, mais le défi est devant nous avec en ligne de mire la préparation du budget 2025. Lors de la préparation du budget 2024, nous avions exceptionnellement consenti à maintenir la recette de la BNS uniquement pour préserver le frein à l’endettement et ce en raison de la demande tardive de sa suppression au budget 2024. Nous nous sommes toujours opposés à la comptabilisation de cette recette dans le compte de fonctionnement de l’Etat, préférant la réserver à d’autres usages. Le non-versement de la manne fédérale en 2023 aura eu le mérite si l’on peut réellement parler de mérite ici, de rendre encore plus lisible la situation réelle de l’état financier de notre canton. Pour terminer, nous signalons la situation délicate en lien avec la péréquation financière fédérale, situation instable qui pourrait encore se dégrader les prochaines années, même si une hausse de 4,5 millions est annoncée pour 2025. Mais, en effet, les recettes ont déjà diminué de 6,3 millions en 2022, alors qu’elles étaient déjà inférieures de 6,8 millions par rapport à 2021.
En conclusion, il est temps d’agir pour garantir que les tâches essentielles et régaliennes puissent être assurées à l’avenir pour le bien de nos concitoyennes et concitoyens.
En conclusion et avant de terminer, je remercie en effet le Gouvernement, sa ministre et les services de l’Etat et notre groupe soutiendra l’entrée en matière et j’espère que ce message que vous avez sans doute déjà écouté, sera cette fois-ci entendu.
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M. Gabriel Voirol (PLR) : Tout d’abord bien évidemment s’associer à ces soucis que peuvent avoir ces familles lorsque leur situation vient à changer brutalement et qui ont un défi temporel bien réel. C’est la raison pour laquelle, au niveau du groupe, nous sommes très sensibles à cette question-là.
On estime que l'on doit trouver une solution. Malheureusement aujourd’hui, la proposition telle qu’elle est formulée, on n’arrive pas à savoir si elle est réalisable facilement ou pas. C’est la raison pour laquelle, dans nos discussions, nous formulons la proposition de transformer la motion en postulat pour examiner les différentes pistes les plus simples possibles si elles existent, pour pouvoir réaliser cet objectif, qui est un objectif important, essentiel mais qui aujourd’hui avec les éléments que l’on a à disposition ne nous permettent pas de savoir si réellement c’est faisable à un coût raisonnable ou pas. On a entendu aussi Madame Lehmann parler d’autres expériences dans d’autres cantons qui nécessiteraient peut-être d’autres perspectives ou d’autres démarches administratives.
Donc, à ce stade, il nous est difficile de nous prononcer sur la motion, nous la refuserons majoritairement dans le cadre de son maintien. Par contre, en cas de transformation en postulat, il peut y avoir un autre sort qui lui est réservée.
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M. Gabriel Voirol (PLR) : Je serai relativement bref vu que le temps nous est compté. Vous dire que j’espère que dans cette salle tout le monde est conscient de la problématique des plastiques et qu’il faut impérativement agir pour revaloriser ces éléments qui sont produits et qui sont nuisibles pour la santé.
Mais pour le groupe PLR, comme cela déjà a été dit à maintes reprises et qui rejoint la position du Gouvernement, cette motion fédérale qui doit arriver en fin d’année, doit nous apporter des orientations dans lesquelles on souhaite tous aller. Si aujourd’hui on venait à prendre des mesures qui ne sont pas en adéquation avec ce qu’il sortira de la motion fédérale alors on crée de nouveau une certaine cacophonie et pour toutes ces raisons nous n’accepterons pas la motion telle qu’elle est déposée puisque c’est sous forme de motion que nous devons la traiter.
- SEGMENT_TYPE_SPEAKERSpeechKantonsparlament
M. Gabriel Voirol (PLR) : Je serai là aussi extrêmement bref. Notre groupe a en effet examiné cette motion.
Il était extrêmement partagé sur les impacts que cela pouvait avoir. Donc on a laissé la liberté de vote par rapport à ce sujet qui mêle à la fois bien évidemment notre histoire jurassienne et évidemment l’impact que cela peut avoir. Certains l’apprécieront sous la forme d’implication directement financière, d’autres verront uniquement un encouragement à trouver une solution pour ce site et c’est partagé entre ces deux sentiments que notre groupe laissera cette liberté de vote.
- SEGMENT_TYPE_SPEAKERSpeechKantonsparlament
M. Gabriel Voirol (PLR) : Je m’attendais bien évidemment, puisque finalement j’ai déjà dans mon intervention, si vous l’avez bien écoutée, répondu à beaucoup de vos questions. En tout cas, j’ai essayé d’apporter des explications sur pourquoi un système majoritaire présente des avantages. Je n’ai, par contre rien entendu vraiment de pertinent pour le maintien du système à la proportionnelle, à part le fait que la Constituante a décidé. Peut-être que dans quelques années, dizaines centaines d’années, on citera toujours la situation initiale. C'est normal, les constituant travaillaient dans une configuration bien précise. Aujourd'hui, et cela a été dit par le PCSI, par Monsieur Hennin, on aura aussi des défis d’avenir pour notre Canton. C'est vrai qu’avec l’arrivée de Moutier, toutes ces questions liées à notre mode de fonctionnement, notre mode de représentation devront être mises sur la table et je suis persuadé que ces questions reviendront un jour ou l’autre parce que quelque part, une personne seule qui voudrait se présenter, comme je l’ai dit, n’a aucune chance. Pour se présenter, il faut être deux du même parti pour arriver à être élu. Il y a des exemples en Suisse où des conseillers aux Etats ne font pas partie d’un parti politique, mais dans le Jura, c’est juste pas possible d’être élu dans ces conditions-là. Je reconnais qu’il y a la place pour la proportionnelle dans le domaine du national, il n'est surtout pas remis en cause et je le trouve tout à fait naturel et justifié, simplement, ce sont des élections qui doivent être différentes, sans quoi il faudrait juste rassembler les deux élections parce que ça n’apporte rien de plus. Donc, je pense que là on fait fausse route en voulant continuer sur cette voie-là et surtout de ne pas écouter la voix du peuple et en particulier de tenir compte aussi des changements avec l’arrivée de Moutier prochainement. Donc, j’ai entendu beaucoup de choses du passé, peu de choses pour l’avenir, donc j’espère que la raison viendra un jour où les gens se rendront bien compte que le système n’est pas le plus idéal possible, en tout cas les avantages l’emportent à mes yeux largement sur des considérations qu’elles soient historiques, humoristiques pour certaines mais qui n’ont pas apporté d’éléments tangibles dans le débat.
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