VD

Grand Council

Vaud(VD)cantonAvec parlement
SuisseVD799'145 Habitants150 Sièges
Profil
Type
canton
Pays
Suisse
Canton
VD
Dispose d'un parlement
Oui
Langues
FR
Population
799'145
Sièges (législatif)
150
Exécutif
Conseil d'État
Sièges (exécutif)
7
Références et source
Wikidata
Q12771
Consultations
Profil officiel
Drapeau
Drapeau
Clé de l'organe
VD
Langue source
FR
Textes(7)
  • Texte déposéHTML

    L’arrêté relatif aux aides individuelles allouées aux détenteurs d’animaux de rente exerçant leur activité dans les zones touchées par la présence de grands carnivores (AAIGC) du 25 mai 2022 stipule dans son art. 1, al.2 que : « Les aides individuelles sont destinées à financer des mesures de protection des troupeaux d’animaux de rente contre les attaques de grands carnivores ». Sous lettre c., il est indiqué que des aides peuvent être allouées à la détention et l’utilisation de chiens de protection des troupeaux officiels.

    En Suisse, les chiens de protection des troupeaux utilisés sont principalement issus des deux races suivantes, soit le Montagne des Pyrénées (Patou) et leMaremmano Abruzzese.

    L’Office Fédéral de l’Environnement (OFEV) encourage la protection des troupeaux au moyen de chiens de protection des troupeaux, à condition que les chiens soient élevés, éduqués, détenus et employés correctement, conformément à l’art. 10 quater de l’OChP et aux directives s’y rapportant. Chaque propriétaire d’animaux de rente demeure libre d’utiliser des chiens de protection des troupeaux n’ayant pas été officiellement reconnus – de tels chiens ne sont cependant pas subventionnés par la Confédération.

    Si la majorité des chiens sont utilisés pour protéger des troupeaux de moutons ou de chèvres, quelques-uns d’entre eux protègent des bovins.

    L’efficacité des chiens de protection n’est plus à prouver. Toutefois, nous observons sur le terrain que le nombre de chiens disponibles est insuffisant dans notre canton. Il en est de même concernant les cours organisés pour la formation de leurs détenteurs.

     

    Nous avons l’honneur d’interpeller le Conseil d’Etat en posant les questions suivantes :

     

    • Combien de chiens de protection sont-ils recensés dans notre canton ?
    • Combien d’exploitations agricoles bénéficient-elles d’aides au titre de l’AAIGC ?
    • Des aides ont-elles également été allouées aux détenteurs de bétail bovin en 2022 ?
    • Dans quel délai les demandes de détention sont-elles possibles, tant en termes de disponibilité des animaux que de processus de reconnaissance officielle ?
    • Au niveau cantonal, la possibilité de reconnaître d’autres races de chiens de protection est-elle envisagée ?

     

    Anne-Lise Rime

    Alexandre Berthoud

    Loïc Bardet

    John Desmeules

    Philippe Germain

    Florence Gross

    Pierre-François Mottier

    Olivier Petermann

     

     

  • Texte déposéHTML

    Habitant du Pied du Jura Vaudois, plus précisément dans la commune de Montricher, j’assiste, impuissant, à la montée d’une problématique inquiétante : la présence du loup dans le Canton de Vaud.

     

    Cet animal emblématique et majestueux pose malheureusement de nombreux problèmes dans nos contrées. Chaque jour, je suis confronté à l’exaspération des éleveurs et à la peur des autres habitants.

     

    La réponse des autorités qui vise à monitorer les meutes ne répond en aucun cas aux problèmes rencontrés par les agriculteurs. Les loups sont des animaux intelligents qui trouvent facilement comment contourner les diverses mesures de surveillance.

     

    La population de nos villages est inquiète. Certains hésitent à prendre leur vélo pour faire une balade dans les bois et cette inquiétude est encore plus vive pour les coureurs à pied. Sans parler des parents qui sont réticents à laisser leurs enfants organiser une fête dans un refuge forestier. Ces inquiétudes ne devraient avoir cour dans nos régions. Le loup a disparu à l’époque car une cohabitation n’était pas possible.

     

    En prenant connaissance du plan d’action loup 2023 du Conseil d’Etat, il semblerait que nous soyons encore en phase d’apprentissage. A quand les examens finaux pour pouvoir mettre en place de vraies solutions ? Espérons que cela sera avant qu’un humain ne subisse à son tour une attaque.

     

    Questions :

     

    Le 18 janvier 2023, le Tribunal administratif fédéral a rendu un arrêt donnant raison au canton des Grisons face à l’OFEV quant à la nécessité d’une preuve par analyse ADN. Il a reconnu d’autres éléments à titre de justificatif (p. ex. schéma d’attaque spécifique, méthode particulière de mise à mort, ou lieu de l’attaque déterminé en temps réel au moyen d’un émetteur). Est-ce le canton de Vaud compte utiliser cette marge de manœuvre supplémentaire ?

     

    Quelles-sont les mesures concrètes et applicables immédiatement, en défaveur du loup ?

     

    Qui assumera la responsabilité en cas d’attaque d’un ou plusieurs loups sur un être humain ?

     

    Comment rassurer l’économie local, tributaire des marcheurs, vététistes et touristes ?

     

    John Desmeules

    Alexandre Berthoud

    Anne-Lise Rime

    Philippe Germain

    Florence Gross

    Loïc Bardet

    Olivier Petermann

    Pierre-François Mottier

  • Texte déposéHTML

    Le mardi 23 mai, le quotidien « 24 heures » faisait écho de l’existence d’un blog tenant des propos transphobes et favorisant des appels à la haine envers certaines personnes ou catégories de personnes. Ce blog, tenu vraisemblablement par des étudiant·es au Gymnase de Burier, est intitulé « Groupe d’action conservateur suisse » (GACS). Selon le quotidien précité, il y est notamment évoqué que les personnes transgenre sont des « malades mentaux ». Ce type d’écrit s'inscrit dans un climat général de plus en plus délétère, marqué par une augmentation, notamment en Suisse, des attaques envers des groupes en fonction de leur orientation affective, sexuelle ou leur identité de genre.

     

    A ce titre, les interpellateur·trices apportent tout d’abord leur plein et entier soutien aux personnes visées par ces violences transphobes, mais aussi toutes les autres formes d’appels à la haine qu’aurait pu générer et que pourrait générer ce type de blog. Il est scientifiquement établi que l’exposition à des actes ou paroles transphobes est correlé à des atteintes à la santé mentale, allant jusqu’à un risque accrû de tentative de suicide. Les conséquences peuvent être particulièrement néfastes lors du passage de l’adolescence à l’âge adulte, période charnière en termes de construction de l’identité, de l’importance accordée aux pairs et de la prise de confiance en soi. Chaque parole remettant en question le droit des un·es et des autres d’exister et d’être soi-même est à même d’ébranler la confiance de jeunes de l’âge de l’établissement considéré et d’impacter leur santé mentale.

     

    L’article du 24 heures précise que le Canton a considéré qu’il n’y avait, selon leur analyse, rien de répréhensible. Il semble que l’affaire se soit arrêtée là.

     

    Les interpellateur·trices ont donc l’honneur de poser les questions suivantes au Conseil d’Etat : 

     

    1. En quoi les propos proférés sur le blog susnommé ne seraient-ils pas pénalement répréhensibles ?

    2. La DGEP a-t-elle connaissance d’autres propos attentatoires à l’honneur dans le cadre de ce blog ?

    3. Lorsque des cas de discriminations avérées ou suspectées sont identifiées en lien avec les établissements de formation post-obligatoire, quelles sont les démarches mises en oeuvre par les établissements de formation et la DGEP afin d’identifier les auteur·trices de ces discriminations et prendre toute mesure qui s’imposent ? 

    4. Quelles sont les démarches mises en place par les établissements de formation post-obligatoire et/ou par la DGEP afin de protéger et d’accompagner les personnes ou groupes de personnes potentiellement touchées par des discriminations (personnes ressources, procédures, communication des procédures auprès des étudiant·es et du personnel…) ? 

    5. Le Conseil d’Etat a-t-il connaissance de statistiques relatives aux propos (oraux, écrits) discriminatoires et comportements de discrimination touchant les personnes LGBTIQ+ dans le domaine de la formation post-obligatoire ?  

     

    D’avance, nous vous remercions pour les réponses qui seront apportées à cette interpellation.

  • Texte déposéHTML

    L’article 160 de la loi cantonale sur l’exercice des droits politiques (LEDP) concerne le référendum en matière communale. L’alinéa premier pose le principe général : « Sont soumises au référendum les décisions adoptées par le Conseil communal ». L’alinéa 2 énumère un certain nombre d’exceptions (nominations et élections, décisions relatives au fonctionnement du Conseil communal, budget dans son ensemble, gestion et comptes, emprunts, dépenses liées et décisions qui maintiennent l’état des choses existant). En d’autres termes, les décisions qui concernent les domaines listés à l’alinéa 2 échappent au référendum. Cette liste est manifestement exhaustive. L’alinéa 4, quant à lui, prévoit que le Conseil communal peut, à la majorité des trois quarts des votants, admettre que la décision qu'il prend revêt un caractère d'urgence exceptionnelle et que son exécution est incompatible avec l'observation de la procédure référendaire. Dans ce cas, la décision n’est pas soumise au référendum.

     

    Le 20 septembre 2022, le Conseil communal de Prilly a pris les deux décisions suivantes :

     

    1. autoriser la Municipalité à procéder à l'acquisition de la parcelle n° 1364 via son droit de préemption, pour une valeur de CHF 62'000'000, décrit à l'article 31, al 1 et 2 LPPPL, aux mêmes conditions que la promesse de vente et d'achat conditionnelle et droit d'emption du 10 août 2022 ;

     

    2. autoriser la Municipalité à procéder à l'aliénation de la parcelle n° 1364 en faveur de la Société Coopérative d'Habitation Lausanne (SCHL) selon les conditions énumérées dans son offre ferme, datée du 31 août 2022.

     

    Ces décisions ne mentionnent d’aucune manière le droit de référendum alors qu’elles ne semblent pas couvertes par les exceptions listées à l’article 160, alinéa 2, LEDP. Par ailleurs, le Conseil communal ne semble pas avoir décidé de qualifier les décisions prises d’urgentes au sens de l’article 160, alinéa 4, LEDP.

     

    Au vu de ce qui précède, j’ai l’honneur de poser au Conseil d’Etat les questions suivantes :

     

    1. Le Conseil d’Etat considère-t-il que l’article 160 LEDP a été appliqué correctement par le Conseil communal de Prilly ?

     

    1. Le Conseil communal aurait-il dû soumettre les décisions prises le 20 septembre 2022 à la procédure référendaire ordinaire (affichage des décisions au pilier public, possibilité pour les citoyens de déposer une demande de référendum, etc.) ?

     

    D’avance je remercie le Conseil d’Etat pour ses réponses.

  • Texte déposéHTML

    Gare de Lausanne – les travaux restent à quai

     

    Selon le communiqué de presse commun de l’Etat de Vaud et de la Municipalité de Lausanne publié le 11 octobre 2022, le début du chantier d’agrandissement de la gare CFF de Lausanne est repoussé d’au moins douze mois. Apparemment, le maître de l’ouvrage – les CFF et l’OFT – doit à nouveau travailler les aspects liés à la statique des structures prévues sous les quais et sous la place de la gare. Cela pourrait retarder de dix ans l’agrandissement de la gare CFF de Lausanne.

     

    Depuis plusieurs mois, des mesures ont été prises afin de commencer les travaux. La place de la gare a été réaménagée. Les places de parc ont été supprimées. Des immeubles au sud de la gare ont été évacués. Ces mesures ont eu des impacts importants pour les habitants, les voyageurs et les commerces.

     

    La gare de Lausanne est aujourd’hui la dernière gare d’importance nationale qui n’a pas été rénovée et adaptée aux besoins de la mobilité moderne.

     

    Cette situation ne peut perdurer. Il est vital que la région lémanique et le canton puissent disposer d’une infrastructure qui fonctionne. Les enjeux climatiques sont évidemment au centre des préoccupations.

     

    Par la présente résolution, le Grand Conseil souhaite que le Conseil d’Etat :

     

    1. intervienne auprès du maître de l’ouvrage afin que les travaux nécessaires soient menés immédiatement et sans désemparer ;
    2. prenne les mesures nécessaire afin que, durant la période consacrée au réexamen des travaux, l’utilisation de la place de la gare soit rétablie ;
    3. renseigne le Grand Conseil sur les conséquences pratiques et financières de ce retard sur la conduite des travaux, y compris pour les entreprises qui se sont vu attribuer des travaux.

Données: OpenParlData · CC BY 4.0