Maxime Ochsenbein · SVP
Les chiffres montrent une hausse des taux d’interruption volontaire de grossesse tant au niveau Suisse que dans le canton de Berne. Même si, dans notre canton, ce taux se situe en dessous de la moyenne nationale, la tendance mérite d’être analysée avec sérieux.
Lorsqu’un phénomène évolue de manière constante sur plusieurs années, notre responsabilité politique est d’en comprendre les causes. Les données disponibles indiquent que dans plus de 75 pour cent des cas, les motifs invoqués sont d’ordre psychosocial et près de 10 pour cent sont liés à des raisons financières. Cela signifie que nous ne sommes pas en face de questions purement médicales, mais à des situations humaines complexes : précarité, isolement, pression professionnelle, difficultés relationnelles, charge familiale.
Le canton dispose déjà de nombreuses prestations : des centres de consultation en santé sexuelle, offres de planning familiale, actions d’éducation sexuelle, structures de soutien à la parentalité. Nous avons le devoir de vérifier si nos instruments de prévention sont suffisants et si nos offres de conseil atteignent réellement les publics concernés et si certaines lacunes subsistent.
Le groupe UDC va suivre l’avis du Conseil-exécutif en adoptant et en classant ce postulat. Je vous remercie de votre attention.