Alain Beuret · Parti vert libéral
M. Alain Beuret (PVL) : Je n’avais pas forcément prévu d’intervenir mais je soutiens pleinement, et une bonne partie de notre groupe aussi, soutient les arguments qui ont été donnés par Jelica Aubry-Janketic. Mais, il y a une chose que j’ai encore du mal de comprendre, c’est au niveau économique, l’argument selon lequel ce sont les entreprises, je l’entends bien, mais si on a une vision à long terme, parce qu’aujourd’hui on est tous conscients qu’on est dans une crise, mais dans une vision à long terme, la force de travail est aussi importante pour une entreprise. Si elle n’a plus de main-d’œuvre, elle ne va plus fonctionner.
Pour avoir de la main-d’œuvre à long terme, notre société doit se rajeunir, elle doit faire des enfants et dans le contexte économique actuel, c’est particulièrement difficile pour les familles d’avoir des enfants aujourd’hui. Si on regarde les indicateurs économiques dans ce domaine, on voit clairement qu’avoir des enfants, c’est toujours plus cher, c’est une réalité, même si on n’a pas envie de le dire, et on ne doit pas arrêter notre soutien aux familles ou le freiner, pour un des autres arguments économiques, parce que l’économie ne peut fonctionner que si elle a de la main-d'œuvre, et si on ne veut plus avoir personne dans le Jura à long terme, de jeunes employables, il faut continuer comme ça, mais à un moment donné, il faut aussi penser à long terme.
Et l’autre argument qui est particulièrement choquant, c’est d’entendre que le Gouvernement n’applique pas le droit. Il y a quand même des décisions qui ont été prises dans ce Parlement. Et encore une fois, on peut entendre la situation difficile des entreprises, on peut rouvrir la discussion, on peut faire plein de choses, mais d’entendre que simplement on adopte des bases légales et qu’on ne les applique pas, je n’arrive pas à comprendre et une bonne partie du groupe a aussi certainement ces difficultés-là. A un moment donné, si les bases légales ne sont plus correctes, il faut qu’on en débatte et il faut ouvrir ce débat, il faut les changer. Mais je crois qu’on n’en n’est pas à ce point-là, en tout cas, c’est ce que j’ai compris. Je pense que c’est vraiment un sujet qui mérite notre attention et au lieu de réfléchir juste à court terme, s’il-vous-plaît, essayons de réfléchir un peu sur le long terme et soutenir les familles qui ont besoin aussi de ces allocations familiales et appliquer simplement les dispositions qu’on a choisies à l’époque.