Anita Kradolfer · Les Verts
Mme Anita Kradolfer (VERT-E-S) : Je ne veux pas être très longue. Déjà, j’aimerais dire que ce n’est pas mon projet, j’ai été approchée d'Ana-Mia, d’autres parlementaires, des familles et des citoyens et citoyennes qui souffrent de cette situation. J’avais contacté le médecin cantonal ad intérim pour demander des chiffres, pour savoir combien coûtait une hospitalisation extra-cantonale. Donc, oui, je suis d’accord, se mettre autour d’une table. Je sais qu’on manque de professionnels dans le canton, comme dans tous les autres cantons. Je suis moi-même une professionnelle de la santé depuis 30 ans, je sais de quoi je parle.
Transformer en postulat pour réétudier les besoins, je pense que les besoins on les connaît, ils sont avérés. Il ne s’agit pas de monter une usine à gaz, pas créer une structure, pas un hôpital de jour ou imiter Saint-Loup ou le centre abC, c’est de donner les moyens de se coordonner.
Vous avez raison, Monsieur Gerber, c’est peut-être difficile que les professionnels indépendants s’organisent pour créer cela. Je pense que l’Hôpital du Jura, c’est une structure existante, il y a les professionnels, les médecins et les psychologues, les diététiciennes qui sont déjà sous le même toit.
Et comme je l’ai déjà dit, ce n’est pas monter une usine à gaz mais de se donner les moyens pour une petite partie de la population. Là-dessus je suis d’accord. Il y a les autistes, les TDA, il y a plein de structures que l'on pourrait créer mais si on ne commence jamais, on ne va jamais rien faire. J’aimerais aussi remercier la Fondation O2 qui fait un travail au niveau de la prévention où là, je pense qu’on doit aussi encore accentuer dans les écoles.
Je garde ma conviction que c’est la responsabilité de la société civile, c’est le Canton qui doit donner l’impulsion pour donner les moyens de créer cette structure. Il ne s’agit pas d’engager dix personnes pour des EPT en plus. C’est utiliser ce qui existe avec les professionnels qui ont déjà des formations.