Galmiz. Ausmass der Steuererleichterung für die Firma Amgen
(05.5030)- RedetextClaude Janiak(Sozialdemokratische Partei)Schweiz
Die restlichen Fragen werden schriftlich beantwortet.
- RedetextJoseph Deiss(Christlichdemokratische Volkspartei der Schweiz)Schweiz
Non. Mais, comme je vous l'ai dit, n'ayant pas reçu pour l'instant de demande concrète, il ne m'est pas possible de m'engager de quelque manière que ce soit.
Dans votre question, je crois que vous avez aussi parlé des allègements fiscaux et de leur importance. J'aimerais dire à ce sujet - vous ne l'avez pas fait - qu'on parle parfois de pertes fiscales. Il ne peut y avoir de perte fiscale aussi longtemps que l'entreprise n'est pas implantée; si elle ne vient pas, à défaut justement d'allègements fiscaux, je pense que la perte sera bien plus grande que celle qui pourrait résulter des allègements fiscaux, parce qu'en leur absence, peut-être n'y aura-t-il pas besoin d'encaisser des impôts auprès d'une entreprise qui ne sera pas chez nous.
- RedetextUeli Leuenberger(Die Grünen)Schweiz
Monsieur le conseiller fédéral, nous sommes restés un peu sur notre faim après avoir écouté vos réponses. Est-ce que vous comprenez que, face à ces réponses assez vagues, des milieux assez larges soient inquiets au sujet de ce qui se passe autour de ce projet?
- RedetextJoseph Deiss(Christlichdemokratische Volkspartei der Schweiz)Schweiz
Le critère principal, comme je vous l'ai dit, est celui du nombre de places de travail créées. D'ailleurs, cela a fait l'objet de nombreux débats. Nous axons les mesures d'aide, dans le cadre de l'arrêté Bonny, sur des entreprises qui, d'une part, sont productrices, c'est-à-dire qui créent des places de travail - je reçois beaucoup de demandes où il s'agit d'établir le siège d'une entreprise, ce qui ne crée pas beaucoup d'emplois, mais installe une administration -, et qui, d'autre part, procèdent à des investissements. Ce que l'on peut dire en l'occurrence, si les données que nous avons pour l'instant sont confirmées, c'est qu'il s'agit d'un projet qui répond certainement aux critères de création de places de travail et d'investissements.
J'aimerais qu'on distingue clairement deux aspects qui ne concernent pas mon département, car j'ai un peu le sentiment qu'on veut les mélanger: ce sont les questions de l'implantation au sens du déclassement des terres et de la mise en zone. Ce ne sont pas des décisions que mon département doit prendre. Nous avons comme mission l'application de l'arrêté Bonny et nous pouvons donner une "aide Bonny" pour autant que cette entreprise obtienne des organes compétents les autorisations nécessaires pour s'implanter.
- RedetextLuc Recordon(Die Grünen)Schweiz
Monsieur le conseiller fédéral, vous avez dit qu'aucune décision n'avait été prise. Mais ma [PAGE 164] question était de savoir si le Conseil fédéral avait envisagé sérieusement cette question ou pas, ou pas encore. C'est donc dans ce sens-là que j'attendais une réponse.
De même, sur la question des conditions écologiques et sociales, vous avez dit que, bien sûr, il fallait respecter ces conditions. Mais ce n'était pas non plus exactement l'objet de la question. L'objet de la question était en fait de savoir si vous en faisiez un critère, au nom du principe de la proportionnalité bien sûr, pour l'ampleur de l'exemption accordée. Est-ce que la qualité du projet sur le plan écologique et social représente un critère pour donner plus ou moins d'exemption?
- RedetextJoseph Deiss(Christlichdemokratische Volkspartei der Schweiz)Schweiz
Cette question doit être résolue par le canton en question, à savoir le canton de Fribourg. Comme chef du Département fédéral de l'économie, je n'ai pas les éléments pour donner cette réponse.
- RedetextFernand Cuche(Die Grünen)Schweiz
Monsieur le conseiller fédéral, vous avez déclaré que si l'entreprise ne s'implantait pas sur ces 55 hectares, ceux-ci retourneraient à l'agriculture: c'est très bien. Mais vous avez dit aussi que s'il y avait implantation, il faudrait trouver des compensations. Alors, comme ce terrain est "dézoné", j'aimerais savoir où les compensations ont été trouvées, actuellement.
- RedetextJoseph Deiss(Christlichdemokratische Volkspartei der Schweiz)Schweiz
Sie sehen, das Vorgehen ist so, dass wir unseren Entscheid erst dann fällen, wenn wir ein konkretes Gesuch haben, in dem die Firma auch angibt, wie viele Arbeitsplätze in Tat und Wahrheit geschaffen werden sollen. Es stimmt, dass langfristig etwa 1200 Arbeitsplätze zur Diskussion stehen, aber das sind vorläufig Umschreibungen. Wir warten auf einen Businessplan, in dem wir dann auch die notwendige Information vom Betrieb her bestätigt erhalten.
- RedetextFranziska Teuscher(Die Grünen)Schweiz
Herr Deiss, Sie haben gesagt, Sie hätten das Recht, Unternehmer zu treffen. Ich finde es ja auch gut, wenn Sie sich für den Wirtschaftsstandort Schweiz einsetzen. Ich möchte einfach Folgendes wissen: Sie haben gesagt, der Businessplan liege nicht vor, man könne keine Angaben zu den Arbeitsplätzen machen. In der Presse spricht man aber immer von 1200 Arbeitsplätzen, die da geschaffen werden sollen. Wenn Sie sich da jetzt nicht festlegen: Ist es richtig, wenn ich davon ausgehe, dass mit der Firma nur ein Bruchteil dieser Arbeitsplätze wirklich in die Schweiz kommt?
- RedetextJoseph Deiss(Christlichdemokratische Volkspartei der Schweiz)Schweiz
Es kommt vielleicht einmal pro Jahr vor, und ich sehe nicht, was an meiner Haltung nicht rechtens sein könnte. Ich frage mich sogar, wieso man einen Volkswirtschaftsminister hat, wenn der nicht das Recht haben sollte, Unternehmer zu treffen und mit ihnen die Sache zu besprechen.
- RedetextCécile Bühlmann(Die Grünen)Schweiz
Nein, Sie haben gesagt, das Vorgehen bei Galmiz sei völlig rechtens, das würden Sie immer tun, wenn es sich um Firmen handle, die von nationaler Bedeutung sein könnten, wenn man sie in der Schweiz ansiedelt. Ich wollte fragen, wie häufig das vorkommt.
- RedetextJoseph Deiss(Christlichdemokratische Volkspartei der Schweiz)Schweiz
Wie häufig ich mit Unternehmern zusammenkomme? Ist das die Frage?
- RedetextCécile Bühlmann(Die Grünen)Schweiz
Herr Bundesrat, Sie haben gesagt, es sei üblich, dass sich der Bundesrat bei der Ansiedlung von Firmen von nationaler Bedeutung engagiere. Sie haben aber den Teil der Frage Teuscher nicht beantwortet, wie häufig das vorkommt und wann und in welchem Zusammenhang das das letzte Mal der Fall war. Es würde uns schon noch interessieren, wie häufig dieses Vorgehen vom Bundesrat gewählt wird.
- RedetextJoseph Deiss(Christlichdemokratische Volkspartei der Schweiz)Schweiz
Monsieur le président, voulez-vous que je réponde à toutes les questions en même temps? - C'est le cas.
Prenons tout d'abord la question Teuscher 05.5021.
1. La Confédération apporte, dans les limites prévues par le droit fédéral, un soutien actif aux entreprises pour le choix de leur site d'implantation. L'implantation à proprement parler est toutefois du ressort des cantons. Dans le cadre de projets d'implantation importants, il est du devoir du chef du Département fédéral de l'économie de rencontrer les représentants des cantons et des entreprises qui sont concernés, si ceux-là le souhaitent.
2. Le Conseil fédéral a d'ores et déjà répondu, dans le cadre de l'heure des questions du 6 décembre 2004 (04.5236), que, dans le cas de Galmiz, le reclassement de la zone en question n'entraînerait pas d'infraction à la loi sur l'aménagement du territoire. Dans ses décisions, le Conseil fédéral veille à défendre les intérêts de toute la Suisse tout en respectant le droit fédéral.
3. Les demandes de contributions au service de l'intérêt et d'allègements fiscaux doivent être adressées à l'autorité compétente du canton dans lequel le projet est appelé à être réalisé. Elles doivent être accompagnées de tous les documents nécessaires à leur examen et le canton décide de sa participation au service de l'intérêt et de l'octroi d'allègements fiscaux au niveau cantonal. Il transmet la demande accompagnée de ses décisions et propositions au Secrétariat d'Etat à l'économie, c'est-à-dire au SECO. Ce dernier examine les demandes à l'intention du département compétent, lequel finalement statue sur les contributions au service de l'intérêt au niveau fédéral et prend une décision sur l'octroi et l'importance des allègements fiscaux en matière d'impôt fédéral direct. [PAGE 163]
Si l'entreprise qui envisage une implantation en Suisse - en l'occurrence ici à Galmiz ou à Yverdon-les-Bains - est intéressée par des allègements fiscaux ou des contributions au service de l'intérêt, elle est tenue de joindre un "business plan" à sa demande. C'est sur la foi de ce document qu'il serait possible de déterminer le nombre d'emplois qui pourraient être créés. Il faut ajouter que, pour l'instant, aucune demande de ce type n'est parvenue au SECO et que, par conséquent, aucune décision n'a été prise.
En ce qui concerne la question Bühlmann 05.5026, les cantons de Fribourg et de Vaud ont conjointement, avec des représentants de l'entreprise concernée, sollicité une entrevue avec le chef du Département fédéral de l'économie, afin de pouvoir présenter le projet. Jusqu'à présent, comme je viens de le dire, aucun canton n'a déposé de demande concrète.
Aux termes de l'arrêté fédéral en faveur des zones économiques en redéploiement, une entreprise peut bénéficier d'un allègement de l'impôt fédéral direct lorsqu'un canton comportant des zones économiques en redéploiement lui accorde aussi des allègements fiscaux. La Confédération octroie ces allègements fiscaux en fonction de l'importance que revêt le projet pour l'économie régionale, et même si un canton accorde des allègements fiscaux importants.
La rencontre qui a eu lieu avec les cantons et avec l'entreprise concernée n'avait pas pour objet la négociation, mais simplement la présentation du projet. En raison du caractère informel et non contraignant de cette présentation, il n'était pas nécessaire de solliciter à ce stade le DETEC. D'ailleurs, aucune décision n'a été prise quant à Galmiz ou à Yverdon-les-Bains, puisqu'aucune demande cantonale concrète n'a pour l'instant été déposée pour une éventuelle implantation.
La question Leuenberger-Genève 05.5028 est semblable et je ne peux que rappeler que nous n'avons fait aucune promesse d'allègement, aucune demande cantonale concrète n'ayant été adressée; en l'absence d'éléments d'appréciation, il n'est pas possible de se prononcer actuellement sur d'éventuelles pertes fiscales.
En ce qui concerne la question Cuche 05.5029 à propos de la valeur agronomique des terres agricoles de Galmiz, le Conseil fédéral répond ceci: le reclassement des terres agricoles évoquées en une zone industrielle est souhaité par les autorités cantonales et communales compétentes, après examen approfondi des enjeux - examen impératif pour toute mesure de planification. Concrètement, les autorités compétentes ont estimé que, concernant l'exploitation de ces terres, l'intérêt économique - promotion économique, création d'un nombre non négligeable d'emplois, contribution à la croissance économique - primait l'intérêt agricole, en l'occurrence.
Cette décision ne signifie pas pour autant que la zone concernée soit devenue inintéressante sur le plan agricole. En effet, si cette société devait ne pas s'implanter à Galmiz, la zone concernée serait réaffectée à l'agriculture. Ces terres étant inscrites comme terres d'assolement, le canton est tenu, le cas échéant, de veiller à leur remplacement. Le "dézonage" prévu ne remet nullement en cause la valeur des autres terres agricoles de la région pour la production agricole. Une évaluation agronomique montre que ces terres sont adaptées à la grande culture et plus encore à la culture fourragère. Contrairement aux zones situées à la périphérie du Grand Marais, la zone concernée n'est pas une terre de culture fourragère privilégiée.
Enfin, il y a la question Recordon 05.5030 concernant l'ampleur de l'allègement fiscal à consentir. Pour l'instant, aucune demande concrète n'a été adressée par un canton en ce qui concerne le projet de l'entreprise intéressée. Aucune décision n'a donc pu être prise à ce sujet au niveau du Département fédéral de l'économie. Toutefois, aux termes de l'arrêté fédéral en faveur des zones économiques en redéploiement, la Confédération peut encourager la réalisation de projets de l'économie privée visant à créer ou à réorienter des emplois dans des zones économiques en redéploiement, en accordant notamment des allègements fiscaux.
Le montant des allègements fiscaux accordés est alors fonction de l'importance que revêt le projet d'investissement pour l'économie régionale. Les critères suivants sont, en particulier, déterminants: d'une part, le nombre d'emplois créés dans la zone économique en redéploiement; d'autre part, l'importance des investissements envisagés au sein de cette zone. Bien entendu, si une entreprise fait l'objet d'un soutien au titre de l'arrêté fédéral susmentionné, elle se doit de respecter la législation en vigueur, y compris celle touchant au travail et à la protection de l'environnement. Conformément au droit en vigueur, il est possible d'octroyer des allègements fiscaux par étapes, en vérifiant par exemple après cinq ans si les chiffres prévisionnels se sont concrétisés.
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