Anael Lovis · Parti libéral-radical
M. Anael Lovis (PLR) : C’est désormais malheureusement le cas, on peut mourir pour ses idées en Europe. Ce fut le cas il y a quelques jours à Lyon, en France. C’est inacceptable et intolérable. Heureusement, notre pays et notre région semblent encore épargnés par cette tendance. Pour le moment du moins, mais jusqu’à quand ? En effet, un constat d’augmentation de la violence politique, tant en nombre qu’en intensité, a aussi été posé en Suisse, notamment à l’égard des élus, qu’ils soient de gauche ou de droite. Probablement que cette même violence politique a aussi augmenté à l’égard des citoyens de notre pays dans une société de plus en plus polarisée. Nous sommes d’avis que la violence n’a pas sa place dans le débat démocratique. Notre responsabilité en tant qu’institution est de prévenir ce genre de risques et de dénoncer les dérives. Comme un vieil adage le dit, il vaut mieux prévenir que guérir. Ma question est donc la suivante : Le Gouvernement a-t-il connaissance, dans le Jura ou à proximité, de l’existence de groupuscule, de quelle nature que ce soit, qui présente un risque de violence politique à l’encontre d’élus ou de citoyens ? Je remercie le Gouvernement pour sa réponse.