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BG

Benoît Genecand

Anteriur commember
FDP.Die Liberalen
SchweizGenf

·

Mandat
Partida
FDP.Die LiberalenFuntauna: FDP-Liberale
Parlament
Schweiz
Circul electoral
Genf
Pagina dal parlament
Profil uffizial
Persunal
Schlattaina
Masculin
Naschì
28. Januar 1964
Mort
11. August 2021
Professiun
Administrateur indépendant / Consultant
Lingua
Franzos
Er activ en
Grosser Rat (GE)
FDP.Die LiberalenAnteriur
Referenzas & funtauna
Wikidata
Q21294675
Gremi da funtauna
CHE
Funtauna actualisada
05.08.2026
Registraziun actualisada
07.08.2026
Emprim importà
14.08.2025
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Discurs(74)
  1. Redetext
    Schweiz

    Mon initiative parlementaire vise à ce que les banques systémiques, les banques "too big to fail", se dotent d'un minimum de 10 pour cent de fonds propres. Il y est donc question d'un pourcentage. On pourrait d'emblée se poser la question de savoir pourquoi imposer un pourcentage de fonds propres à ces banques. La réponse est simple: ces banques bénéficient aujourd'hui d'une garantie étatique. Elles ne sont donc plus directement dans le système privé. Il est par conséquent utile et normal que nous nous en occupions.

    Pourquoi 10 pour cent? Monsieur Barazzone avait posé cette question en commission. 10 pour cent, c'est un minimum, et les économistes qui se sont penchés sur la question indiquent plutôt un taux de 20 pour cent comme étant une bonne mesure pour régler le problème. On parle de taux de fonds propres qui sont extrêmement bas. Il fut un temps, il n'y a pas si longtemps, où les banques étaient des institutions comme les autres et où les gens qui déposaient leur argent dans les banques demandaient des taux de fonds propres élevés - 30, 40, 50 pour cent. Nous en sommes arrivés, juste avant la crise, à des taux de fonds propres qui n'excédaient pas 2 pour cent chez UBS, ce qui est une aberration complète du système. Que les banques visées disposent de 10 pour cent de fonds propres diminue le risque pour le client; cela diminue surtout le risque que notre Etat, la Confédération, doive intervenir en cas de problème, ce qu'elle a dû faire en 2008; cela stabilise notre système financier.

    La Suisse est un pays particulier: il est très exposé en raison de son système financier. C'est le pays le plus exposé au monde, ses bilans totalisant plus de 300 pour cent du produit intérieur brut. Jamais les Etats-Unis n'accepteraient une telle exposition, jamais! Notre exposition est excessive.

    Cette proposition aurait dû recueillir une large majorité, mais malheureusement ce n'est pas le cas: elle a obtenu un nombre de voix assez limité, seulement à gauche - merci le parti socialiste! -, tous les autres s'y opposent. Pourquoi est-ce qu'ils s'y opposent, alors qu'à l'évidence on devrait agir? Ils s'y opposent en invoquant l'adage selon lequel "Tout va très bien, Madame la marquise". Tout à l'heure, Messieurs Matter et Barazzone vous diront: "Nous sommes déjà à 9,2 pour cent, alors pourquoi parler de 10 pour cent? Franchement, Monsieur Genecand, vous exagérez; pour 0,8 pour cent, on ne va pas faire des histoires."

    Or il ne faut pas confondre ces 9,2 pour cent avec mon 10 pour cent; on ne parle pas de la même chose. Les financiers sont les champions lorsqu'il s'agit d'inventer des instruments à destination d'enfumage de la population. La différence entre le pourcentage actuel de fonds propres d'UBS et du Crédit suisse, qui est en dessous de 5 pour cent, et les 9,2 pour cent, ce sont des instruments financiers nouveaux avec des noms exotiques comme celui de "Coco". En français, quand on dit de quelqu'un que c'est un coco, c'est un drôle de personnage. Ces instruments sont également de drôles d'instruments. Cela devrait être, en cas de problème, des fonds propres, mais ne vous réjouissez pas trop: lors de la dernière crise, l'Etat a dit qu'aucun obligataire ne devrait perdre de l'argent; rien n'indique qu'il ne dira pas la même chose lors de la prochaine crise. Donc ces fonds propres ne sont pas encore là.

    On vous dira aussi: "Tout va très bien, Madame la marquise!", tout simplement parce que le système est un système stable. Mais la semaine dernière et celle d'avant, la "Fed" est intervenue en injectant des dizaines de milliards de dollars dans le système financier, tout simplement parce que les liquidités n'étaient pas assurées. Le système n'est pas stable!

    Dernier point: il y a un outrage dans cette affaire. Je suis absolument sidéré de la manière avec laquelle notre pays a accepté l'idée même du "too big to fail". Normalement, un Etat, lorsqu'il fait face à des organisations trop grandes, doit démanteler celles-ci. C'est ce que les Américains devront faire avec Google, avec Facebook. On ne prend pas prétexte qu'une organisation est trop grande pour dire qu'on va l'aider! Normalement, dans une logique de concurrence, on considère qu'une telle organisation doit maigrir. Nous avons fait le contraire; nous avons dit: "Plus ils sont forts, plus ils sont grands, plus ils ont gagné d'argent dans le passé, plus on va les protéger dans le futur." Et cela alors que, dans le même système, nous sommes - à mon avis à raison - très durs envers ceux qui demandent de l'argent à l'Etat, puisque nous avons décidé d'envoyer des inspecteurs ou des enquêteurs surveiller les bénéficiaires de l'assurance-invalidité.

    Dans ce même système très dur avec les faibles, nous sommes d'une grande faiblesse avec les forts. Et cela, symboliquement, c'est une catastrophe pour notre système capitaliste libéral. C'est un système qui doit se débarrasser au plus vite de la notion de "too big to fail", et le meilleur moyen de le faire, c'est en dotant les institutions concernées de ces bons vieux fonds propres dans une proportion indiquée, à savoir au minimum 10 pour cent.

    C'est pour cela que je vous encourage, même si c'est sans grande illusion, à donner suite à mon initiative parlementaire. [PAGE 1866]

  2. Redetext
    Schweiz

    Monsieur le conseiller fédéral, j'ai été un peu étonné par les arguments de la minorité. La balance commerciale de notre pays, en 2018, affiche un excédent de 30,5 milliards de francs, dont 20 milliards seulement avec les Etats-Unis, ce qui nous met par rapport à ces derniers dans une situation critique, parce qu'ils trouvent que nous sommes beaucoup trop agressifs. Il est vrai que l'on est un des pays qui, en pourcentage, fait le plus d'excédent commercial.

    Ma question est la suivante: à quoi servent concrètement les 90,5 millions de francs que vous proposez - ou les 94 millions selon ce que souhaite la minorité? C'est une paille par rapport au volume de notre commerce vers l'extérieur. Ne devrions-nous pas être plutôt prudents, puisque nous sommes déjà pointés du doigt comme étant un pays extrêmement exportateur?

  3. Redetext
    Schweiz

    Je voulais commencer cette intervention par trois remarques préliminaires.

    Tout d'abord, j'aimerais dire à Roger Nordmann que cette initiative n'est pas dangereuse. Dans ce pays, il n'est jamais dangereux de poser des questions; la population y répond de manière extrêmement fondée et extrêmement adulte. D'autres pays n'ont pas cette culture et font effectivement des expériences un peu désastreuses, mais ce n'est pas le cas de la Suisse.

    Ensuite, sur ce sujet, il y a 30 pour cent de gens qui sont convaincus et qui vont voter oui, 30 pour cent qui vont voter non. Les seuls qui sont intéressants dans la perspective de la votation du début de l'année prochaine, ce sont les 40 pour cent qui ne savent pas encore ce qu'ils vont voter. Ceux-là ne se laisseront pas convaincre par des menaces ou par des arguments un peu légers.

    Enfin, Ursula von der Leyen, présidente élue de la Commission européenne, a nommé un vice-président pour protéger notre mode de vie européen. Les gens se sont un peu moqués d'elle. Mais qu'est-ce que la population attend de politiciens sinon de protéger leur mode de vie? Qu'attend la population? Elle n'attend certainement pas des performances en termes de PIB, elle attend une protection du mode de vie. La question qui se pose par rapport à la libre circulation des personnes est: est-ce que, globalement, cela a protégé le mode de vie des gens qui habitent dans notre pays? Je ne parle pas des Suisses, je parle de tous ceux qui habitent dans notre pays.

    Que peut-on dire sur la libre circulation des personnes? Ce qu'on peut dire avec certitude, c'est que cela a augmenté la prospérité. Mais cela veut dire quoi concrètement? Cela veut dire que cela a permis au capital investi en Suisse d'obtenir des rendements importants, puisque le capital est rare et que plus vous avez de personnes dans ce pays, plus ce capital sera exploité de manière efficace. Cela a permis aussi aux personnes actives en Suisse, qui sont en bonne santé et bien formées, de trouver un pays qui offre des opportunités pour tout le monde, y compris des opportunités de développement.

    Il ne faut pas se voiler la face: pour toutes les personnes qui sont moins bien formées, qui sont affaiblies par la maladie, pour les jeunes qui entrent sur le marché du travail, les mettre en concurrence avec trois pays limitrophes qui parlent la même langue que nous et qui ont 100 millions de collaborateurs, alors que nous n'en avons que 4 millions, cela met ces personnes sous une pression colossale. Vous pourrez mettre en place toutes les mesures d'accompagnement que vous voudrez, cela ne les protègera pas, parce que les mesures d'accompagnement protègent les "insiders", mais ne [PAGE 1595] protègent pas ceux qui n'arrivent pas à entrer dans le marché du travail.

    Donc, aujourd'hui, nous avons ce problème, et la difficulté est de savoir si ce problème ira plutôt en s'atténuant ou plutôt en s'aggravant. Malheureusement, la mauvaise nouvelle, c'est[NB]que[NB]le problème n'ira vraisemblablement pas en s'atténuant.

    L'idée de départ des libertés était que toutes les économies allaient converger. C'était le principe de convergence. Or, la réalité dans l'Union européenne, c'est qu'il n'y a pas de convergence: l'Allemagne devient plus riche, la Grèce devient plus pauvre. Et c'est la même réalité entre la Suisse et l'Union européenne: il n'y a pas de convergence. Notre pays reste plus prospère, parce qu'il est mieux organisé, parce qu'il a un gouvernement qui gouverne bien. Mais quelle est la conséquence concrète de cette divergence? C'est que de toute[NB]manière l'immigration, une immigration importante, continuera.

    Je sais que mes collègues suisses alémaniques sont aujourd'hui un peu apaisés, parce que l'Allemagne se porte bien et qu'il y a moins d'immigration en provenance de ce pays. Mais les collègues tessinois et romands pourront vous dire que ce n'est pas du tout le cas de leur côté. Tant la France, qui est dans une situation compliquée, que l'Italie continuent d'envoyer du monde en Suisse, parce qu'ils ont des tas de gens formés qui veulent venir en Suisse. Donc, on ne verra pas à l'avenir une diminution de la tension, mais cette[NB]tension[NB]persistera. C'est la première difficulté à laquelle il faudra faire face, que la population vote oui ou non à l'initiative de l'UDC.

    La deuxième difficulté - et je suis parfois étonné d'entendre certaines personnes, comme ma chère collègue Silva Semadeni, défendre ce système -, c'est que dans tous ces modèles économiques, le sol n'est jamais considéré comme une rareté. Il est toujours considéré comme étant à disposition, sans limite. C'est pour cela qu'on arrive à établir des modèles de croissance, parce qu'on ne considère jamais le sol comme un bien rare. Si on le considérait de la sorte, on verrait que la problématique de la croissance basée sur l'immigration est un problème pour le pays, à terme. C'est un modèle de développement illustrant un développement qui est extrêmement gourmand en surfaces.

    Dernière chose, même pour Economiesuisse et les défenseurs de ce modèle, il faut se rendre compte du fait que l'accès aux ressources est extrêmement facile. Les gens traversent l'Allemagne ou la France pour venir travailler chez nous. Cela a eu une conséquence dans notre pays un peu néfaste, c'est que la productivité n'est pas ce qu'elle devrait être. Parce que les capitalistes n'ont pas besoin de se poser des questions de productivité, d'investir dans du matériel, ils ont des gens qui viennent travailler pour des salaires qui sont extrêmement compétitifs. La "NZZ", en juin 2017 déjà, sous la plume de son éditorialiste Simon Gemperli, disait déjà que la Suisse devait faire un choix de "Produktivität statt Zuwanderung". Ce n'étaient pas là les propos d'extrémistes de l'UDC. Nous avons donc un vrai problème de modèle, et, de toute façon, ce problème persistera.

    Que faut-il faire, me direz-vous? Le problème de la proposition de l'UDC, c'est que l'UDC n'a absolument pas décrit comment sortir de ce système. Pour l'instant, on fait des[NB]promesses - et les belles promesses rendent les fous joyeux! -, mais on ne sait pas du tout quels dégâts résulteraient d'une dénonciation des accords sectoriels avec l'Union européenne.

    De plus, l'UDC fait à mon avis de nouveau, dans cette thématique, un faux procès. Elle parle de l'immigration en provenance de l'Union européenne. Or, cette immigration est le fait de personnes qui viennent travailler en Suisse. Mélanger cela avec l'immigration des réfugiés n'a aucun sens, ce n'est pas le même sujet.

    Je conclus par une métaphore. J'ai l'impression que la Suisse est sur une route de montagne comme un camion sans freins. On a, d'un côté, le gouvernement et la majorité qui nous disent de ne pas nous inquiéter et que nous arriverons sains et saufs au bas de la descente en négociant les virages, de l'autre côté, l'UDC qui nous dit qu'il faut braquer le volant immédiatement, mais on ne sait pas si elle veut braquer le volant pour nous freiner sur la route de montagne ou nous envoyer dans le fossé.

    Donc, dans ces conditions, je m'abstiendrai sur cette question.[GZ]

    [VS][GZ]

    [VS][GZ]

    Die Beratung dieses Geschäftes wird unterbrochen [GZ]

    Le débat sur cet objet est interrompu[GZ]

    [VS][GZ]

    [VS][GZ]

    [VS][GZ]

    Schluss der Sitzung um 21.50 Uhr [GZ]

    La séance est levée à 21 h 50 [PAGE 1596]

    [VS]

    [VS]

    [VS]

    [VS]

  4. Redetext
    Schweiz

    Monsieur Girod, vous avez dit qu'il fallait agir en faveur du climat. Est-ce que vous êtes d'accord avec moi qu'il est nécessaire d'agir de manière intelligente? Est-ce qu'il n'est pas particulièrement intéressant de constater qu'en fait, aujourd'hui, on ne parle pas vraiment de la mesure qui est en discussion, c'est-à-dire de la prolongation des avantages fiscaux pour les biocarburants? Cette prolongation, et les biocarburants eux-mêmes, présent toute une série de problèmes en termes climatiques et de bilan global. Cette mesure n'est pas la mesure phare que nous devrions promouvoir si nous voulions limiter le réchauffement climatique.

  5. Redetext
    Schweiz

    Chère collègue, sans vouloir rallonger le débat, je trouve que la manière dont vous avez présenté l'événement historique est un peu faussée: vous avez dit et répété que vous compreniez que c'était un problème qui concernait le canton de Genève. A mon avis, c'est un vrai problème suisse: c'est la seule fois dans l'histoire de notre pays que l'armée a tiré contre la population. Ce n'est pas un problème genevois, c'est un problème suisse. Cet événement engage toute la Suisse, qui est amenée à y réfléchir. Cela n'a rien à voir les Genevois de l'ouest du pays.

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Maletgs(2)

  • Versiun 1
    01.01.2025 – 31.12.2199
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