Boris Beuret
- Funcziun
- Député
- Partida
- Die Mitte
- Parlament
- Kantonsparlament (JU)
- Circul electoral
- Delémont
- Pagina dal parlament
- Profil uffizial
- Schlattaina
- Masculin
- Stadi civil
- Marié
- Professiun
- Agriculteur / Président Swissmilk -PSL
- Lingua
- Franzos
- boris.beuret.plt@jura.ch
- Adressa
- La Maîcheratte 9
2826 Corban
- Gremi da funtauna
- JU
- Registraziun actualisada
- 01.08.2026
- Emprim importà
- 14.08.2025
- CONTREKantonsparlamentResultat: 37 Gea · 16 Na · 5 Absten. · 0 Absent
- POURKantonsparlamentResultat: 55 Gea · 0 Na · 0 Absten. · 0 Absent
- POURKantonsparlamentResultat: 57 Gea · 0 Na · 0 Absten. · 0 Absent
- POURKantonsparlamentResultat: 58 Gea · 0 Na · 0 Absten. · 0 Absent
- POURKantonsparlamentResultat: 36 Gea · 22 Na · 0 Absten. · 0 Absent
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- SEGMENT_TYPE_SPEAKERDiscursKantonsparlament
M. Boris Beuret (Le Centre) : Je vous fais part de la position de notre groupe, ici, au travers d’un texte qui a été préparé par notre collègue Aubin Montavon. Le groupe du Centre a examiné avec attention le postulat de notre collègue Pauline Godat. Si les objectifs poursuivis par ce postulat sont louables et si les effets de l’augmentation des températures sur la faune piscicole sont bien réels, le groupe du Centre estime qu’une réflexion basée uniquement sur le renforcement des berges boisées n’est pas pertinente, d’autant plus que de nombreux outils existent déjà.
La situation est aujourd’hui bien connue et suivie. Les communes jurassiennes ont l’obligation d’établir un plan d’entretien des eaux de surface, le PGE. Cet outil permet de dresser un état des lieux précis, de définir des priorités claires et de planifier de manière structurée l’entretien des cours d’eau ainsi que la gestion des berges. La plupart de ces données sont accessibles à toutes et à tous, via le géoportail cantonal, garantissant une transparence complète. Ces PGE sont révisés tous les 15 ans assurant ainsi une planification en adéquation avec la réalité du terrain, notamment face à l’évolution du climat.
Le groupe Le Centre rejoint également l’analyse du Gouvernement qui souligne que des mécanismes incitatifs concrets existent déjà. Les communes disposent d’un cadre clair avec l’obligation de mettre en place un règlement des eaux de surface. Celui-ci vise à définir et à mettre en œuvre des actions respectueuses des équilibres et de la dynamique des écosystèmes aquatiques. A cela s’ajoutent des mécanismes de financement, notamment à travers la taxe communément appelée taxe des digues qui incite à un entretien adéquat des cours d’eau.
Les agriculteurs jouent également un rôle central. Les subventions agricoles liées aux surfaces de promotion de la biodiversité encouragent explicitement le maintien, voire le développement de berges boisées. Ces contributions financières reconnaissent concrètement le travail des exploitants et les incitent à préserver des structures végétales le long des cours d’eau. Ces berges boisées apportent précisément les effets recherchés de l’ombrage mais aussi une amélioration de la biodiversité, une stabilisation des rives et une contribution à la régulation thermique des milieux aquatiques.
En parallèle, le Canton a mis en place une planification globale de la revitalisation des cours d’eau. Entre 2014 et 2034, 17,7 kilomètres de rivières doivent être revitalisés. Cette démarche intègre l’ensemble des enjeux liés au milieu aquatique, la biodiversité, la qualité de l’eau, la sécurité, la renaturation des seuils et le bon fonctionnement écologique des cours d’eau.
Dans ce contexte, se focaliser uniquement sur la question de l’ombrage apparaît réducteur. Autrement dit, les objectifs visés par le postulat sont déjà, à notre sens, poursuivis aujourd’hui de manière concrète, coordonnée et incitative. Pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, le groupe du Centre vous invite donc logiquement à refuser ce postulat.
- SEGMENT_TYPE_SPEAKERDiscursKantonsparlament
M. Boris Beuret (Le Centre) : Je suis satisfait.
- SEGMENT_TYPE_SPEAKERDiscursKantonsparlament
M. Boris Beuret (Le Centre) : Du jamais vu, la situation sanitaire animale en Europe peut être qualifiée de très dynamique. Jamais autant de maladies hautement contagieuses concernant les animaux de rente n’ont erré, si je puis dire, simultanément aux frontières suisses et jurassiennes. Peste porcine africaine, dermatose nodulaire contagieuse des bovins en plus de la grippe aviaire que nous connaissions déjà. L’étau se resserre et les dégâts potentiels sont énormes si je pense particulièrement à la dermatose nodulaire qui touche les bovins. En plus de l’abattage des troupeaux touchés, plusieurs questions touchant à l’exportation des fromages et produits laitiers suisses restent à l’heure actuelle sans réponse très claire. La Suisse ne sachant pas avec certitude comment ses partenaires commerciaux réagiraient en cas d’apparition de cas dans notre pays. Dans ce contexte, comment le Gouvernement s’est-il préparé ? Met-il tout en œuvre pour éviter que des cas n’apparaissent sur notre territoire et dispose-t-il de plans d’action précis et efficaces en cas d’infections avérées par ces épizooties ? Je remercie le Gouvernement de sa réponse.
- SEGMENT_TYPE_SPEAKERDiscursAbgeordneterKantonsparlament
M. Boris Beuret (Le Centre) : Le groupe Le Centre a étudié de manière approfondie le message relatif au projet d’arrêté en faveur de l’Hôpital du Jura pour le financement de la construction du nouveau site hospitalier de Delémont. La validation du financement du projet par l’acceptation de l’octroi de la garantie de l’Etat à hauteur de 95 millions est une condition sine qua non pour que le projet puisse être réalisé. L’octroi de cette garantie implique également et de manière indirecte que nous reconnaissions et que nous soutenions le projet de base, le principe même de construction d’un nouvel hôpital. Dans son analyse, le groupe Le Centre est allé au fond des choses. Au cours de sa réflexion, il a étudié la pertinence de la construction d’un nouvel hôpital.
Il a reçu à plusieurs reprises des représentants du Conseil d’administration et de la direction afin de pouvoir évaluer la situation au mieux et obtenir les éclaircissements et garanties nécessaires. Dans ses conclusions, notre groupe souhaite souligner qu’il est prioritaire à l’avenir de pouvoir garantir à l’ensemble de la population jurassienne un accès équitable à des soins de qualité délivrés dans des conditions optimales de sécurité et d’efficacité. L’Hôpital du Jura emploie environ 2’000 personnes. La valeur ajoutée créée par l’activité de l’H-JU se monte à 180 millions de francs par année. Ce montant est considérable et revêt une grande importance pour l’économie régionale. A l’avenir, le maintien de prestations médicales de bon niveau permettra également de rester une région attractive pour les soignants. Nous devons éviter que le Jura ne devienne un désert médical. Cela exercera une influence évidente sur l’attractivité résidentielle de la région.
Pour Le Centre, il faut également pérenniser la capacité du canton du Jura à former les professionnels de santé dont il aura tant besoin pour faire face aux défis liés au vieillissement de la population. Le site principal actuel de l’H-JU a été construit entre les années 1935 et 1985. La structure de base des bâtiments est complexe et ne permet pas de se projeter dans l’avenir sans devoir investir des sommes d’argent considérables. Il serait même nécessaire de déconstruire une bonne partie du site pour permettre une nouvelle construction qui serait toujours conditionnée par la présence de l’aile sud qui seule pourrait être conservée.
Un investissement dans une toute nouvelle structure semble donc être la variante la plus pragmatique, étant donné qu’il existe, et c’est également une attente et une exigence de la part de notre groupe, des possibilités crédibles de mettre en valeur l’ancien site. Le projet de nouvel hôpital repose sur un montage financier qui n’implique pas d’engagement financier direct de la part du Canton, ce qui est un avantage important dans ce projet. La forme de la garantie proposée est celle d’un cautionnement simple au sens de l’article 495 du Code suisse des obligations et non d’un cautionnement solidaire. La République et Canton du Jura n’interviendrait donc qu’en cas de défaillance avérée du débiteur et uniquement après que la banque ait entrepris toutes les démarches contractuelles à sa disposition, conformément au projet de contrat de cautionnement. Le Centre veut limiter les risques financiers pour le Canton.
Notre groupe est convaincu de la nécessité d’investir dans un nouvel hôpital. Il est pleinement conscient de l’opportunité représentée par le financement partiel du projet par des acteurs privés. Il s’agit maintenant de saisir cette opportunité. Toutefois, Le Centre veut rester prudent et attentif et il attend de la part des porteurs du projet une gestion exemplaire de celui-ci ainsi que l’existence de garde-fous qui devront limiter les risques financiers à l’avenir. Le projet ne devra en aucun cas dépasser le budget prévu de 160 millions de francs. Le projet doit être dimensionné en fonction des ressources et non l’inverse. Les investissements devront être raisonnables et rentables. Le bâtiment devra être modulable pour pouvoir s’adapter à l’évolution du système de santé qui pourrait être conséquente dans les prochaines décennies.
Il est de la responsabilité du Conseil d’administration de l’H-JU, ainsi que de sa direction, d’assurer que le plan d’affaires soit prudent, cohérent et qu’il tienne la route à long terme. Le rôle et les tâches futures de l’H-JU doivent être clairement définis et connus avant le début du projet. Le Conseil d’administration doit avoir défini une stratégie claire à long terme. Un modèle de collaboration avec l’Hôpital universitaire de Bâle serait certainement une bonne piste. La phase de transition entre la fin des activités sur l’ancien site et le démarrage des activités sur le nouveau site ne doit pas être sous-estimée. D’éventuels retards dans la réalisation pourraient également engendrer des coûts supplémentaires importants. Nous attendons également que le personnel soignant soit engagé à des conditions correctes à l’avenir. Un niveau de rémunération adéquat du personnel soignant dans le futur est une donnée qui doit être intégrée sans compromis possible dans le plan d’affaires. Sans soignants correctement rémunérés, c’est tout le système qui sera en péril et tous les calculs financiers qui seront obsolètes. L’activité du futur nouvel hôpital devra en tout temps permettre de faire face aux engagements financiers pris dans le cadre de l’investissement de base qui est conséquent. Les dispositifs de contrôle, de reporting et de suivi formalisé devront en tout temps être transparents et fonctionner de manière sérieuse et régulière en partenariat avec le Gouvernement et les services cantonaux concernés.
Suite à cette analyse fouillée et après avoir relevé certains points de vigilance importants et non négociables, après avoir également évalué les garde-fous mis en place dans ce projet, le groupe Le Centre va soutenir, dans sa très grande majorité, la demande de cautionnement faite à la République et Canton du Jura pour le financement du projet de nouvel hôpital.
- SEGMENT_TYPE_SPEAKERDiscursKantonsparlament
M. Boris Beuret (Le Centre) : Je remercie tous les groupes pour leur prise de position. J’ai entendu dans toutes les discussions qu’on a amenées, comme je l’ai dit dans mon développement, qu’il y avait quand même un certain souci de ne pas avoir de ressources pour pouvoir faire évoluer la situation, qu’on était piégé dans un système où il fallait simplement couper, faire des économies et qu’on n’arriverait pas à sortir du tunnel. C’est quand même un souci qui est revenu à plusieurs reprises dans les discussions. Et peut-être pour notre collègue Haas, quand vous dites que vous ne voyez pas la nécessité d’utiliser des fonds importants et après vous parlez d’utiliser tout l’argent de la BNS. Je n’ai jamais demandé qu’on utilise tout l’argent de la BNS, il y a certainement dans cette manne qui vient de manière certes irrégulière, mais quand même, au fil des années, qui permet de donner une certaine flexibilité, il y a certainement la possibilité de trouver l’argent nécessaire pour sortir de l’ornière, comme c’est clairement écrit dans les différents rapports que j’ai nommés tout à l’heure. Ensuite, Alain Koller a parlé de la boîte de Pandore ou d’une utilisation raisonnable par les collègues du PLR, alors je vous rassure, collègue Koller, l’idée n’est pas après de faire un brainstorming à qui aura la meilleure idée pour utiliser cet argent. La réflexion que j’ai faite, c’est de dire que c’est la priorité pour la suite pour notre canton. On prend cet argent-là pour ça, mais ce n’est pas pour commencer d’en piquer chaque année et d’avoir une nouvelle idée. Donc là, j’aimerais vous rassurer à ce niveau-là. Quant à notre collègue André Henzelin, une utilisation raisonnable. Il me semble que c’est une utilisation raisonnable que de dire qu’on va utiliser cet argent pour investir pour l’avenir et sortir de l’ornière. Donc là, j’ai un peu de difficulté à comprendre que vous remettiez en cause le fait que mes propositions soient raisonnables. Je comprends aussi que Madame la Ministre souhaite pouvoir continuer à lisser les budgets à long terme, je le comprends bien et je comprends tout à fait la réflexion qu’elle a derrière, c’est aussi pour ça que j’ai accepté maintenant la proposition de transformer en postulat dans un état d’esprit constructif, mais je prends aussi note que le fait de trouver un financement n’est pas remis en question, au contraire, et ça a été dit, les réflexions doivent se poursuivre.
Je pense que de refuser ce postulat maintenant serait vraiment un mauvais signal qu’on donnerait en fin de législature pour la suite de la législature suivante. Le Gouvernement s’est aussi positionné maintenant avec son rapport par rapport à la prise de position des mandataires, il s’agit maintenant de donner un signal, un signal aussi de confiance et orienté vers l’avenir pour la prochaine législature. Et je pense que ce serait aussi un bon signal pour le nouveau Gouvernement, comme je l’ai dit, un signal de confiance et qu’on donnerait une direction, vraiment maintenant donner un input clair pour la suite et pour le début de la prochaine législature.
- MotionAuturDes ressources pour moderniser l'EtatNr. MO 1532
- Interpellation
- Interpellation
- MotionAutur
- MotionAuturDes ressources pour moderniser l'EtatNr. MO 1532
- Cumissiun
- Cussegl legislativ
Maletgs(2)
- Versiun 101.01.2025 – 04.10.2025
- Versiun 204.10.2025 – 31.12.2199
Datas: OpenParlData · CC BY 4.0